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La Direction de l’action sociale (DAS) de Bouira et le département de psychologie de l’université Akli-Mohand-Oulhadi

15% des adolescents se droguent !

La Direction de l’action sociale (DAS) de Bouira et le département de psychologie de l’université Akli-Mohand-Oulhadi, ont organisé, jeudi dernier, une journée d’étude, portant sur la toxicomanie chez les adolescents. Ce fléau, qui se propage en plus dans les milieux scolaires, atteint, selon les spécialistes conviés à cette journée, un “seuil alarmant”. Et pour cause, près 15% des adolescents se droguent, avant même d’arriver au lycée ! D’après le Pr Ould Taleb Mahmoud, pédopsychiatre, l’adolescence s’accompagne de nombreux changements physiologiques et physiques, mais c’est également une étape de maturation et d’évolution psychologique complexe. C’est principalement à cette période, que se fait l’initiation à la consommation de substances psychoactives licites (alcool/tabac) mais aussi de certaines substances illicites (cannabis…). Selon l’intervenant, les adolescents manifestent des attentes ou bien des motivations très variées, souvent en fonction du genre et socialement différenciées.
Ces ados se révèlent peu sensibles à la mise en garde vis-à-vis des risques sanitaires à long terme, car ils ne les perçoivent que comme un risque lointain ne les concernant pas vraiment. Les intervenants ont souligné que chez les adolescents, une première expérience “positive” avec des substances psychoactives peut influencer l’évolution de la consommation, favorisant des consommations régulières puis, potentiellement, la survenue d’une dépendance.
Le Pr Ould Taleb indiquera que le cerveau de l’adolescent est plus vulnérable aux substances psychoactives que le cerveau de l’adulte. Il présente la particularité d’être dans un état de transition vers l’état adulte. Les processus de maturation cérébrale entraînent une vulnérabilité exacerbée de l’adolescent vis-à-vis de la neurotoxicité des substances psychoactives en général.
Une zone du cerveau, le cortex préfrontal, qui permet la prise de décision, l’adaptation du comportement à la situation, est plus particulièrement concernée par cette maturation à l’adolescence. S’agissant du volet prévention, le Dr Adouane Mohamed, pédopsychiatre à l’EHS de Sétif, notera que la lutte contre la toxicomanie doit être multidisciplinaire. Comment ? Selon lui, en intégrant les différents éléments du problème, à savoir : l’information, l’éducation, la répression, le contrôle, la prévention, le traitement et enfin la réinsertion. Selon l’orateur et partant du principe que la famille et l’école, la mosquée et le quartier sont les principales cellules de transmission à la jeunesse des messages indispensables pour combattre les éventuelles indications à la consommation, l’activité s'exercera en direction des jeunes à travers la famille, les enseignants, les imams et les éducateurs. De larges campagnes d’information et de sensibilisation sur les dangers de la drogue doivent être relayées par les médias, les établissements scolaires, le corps médical et les endroits fréquentés par les jeunes.

R.B.

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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