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Comme chaque année en période estivale, et depuis très longtemps, le bassin appelé Tamda u Berbur regorge de monde. On y fait trempette comme au bon vieux temps où l’eau était encore pure et limpide, loin de toute pollution. En ces temps de farniente et de chaleur torride où le mercure culmine régulièrement avec la barre fatidique des 40°C et plus, les jeunes des localités d’Akbil, de Yatafène et d’Aïn El-Hammam qui n’ont ni le loisir ni le temps de rallier les plages lointaines de Tigzirt ou d’Azeffoun préfèrent la fraîcheur de la rivière toute proche, histoire de passer d’agréables moments entre amis. Les jeunes de la région s’adonnent à l’auto-stop, s’embarquent sur les bennes de camions ou optent carrément pour la marche à pied, très souvent en groupe pour se rendre à oued El-Djemaâ équidistant à moins d’une dizaine de kilomètres des villages limitrophes, pour profiter des bienfaits de la baignade et des séances de bronzage. Comme chaque année en période estivale, et depuis très longtemps, le bassin appelé Tamda u Berbur regorge de monde. On y fait trempette comme au bon vieux temps où l’eau était encore pure et limpide, loin de toute pollution. “Ici, c’est la piscine naturelle des sans-le-sou”, dira un jeune du village d’Aït Aïlem. Pour eux, la magnifique plage du Petit-Paradis, dans la région d’Azeffoun, constitue un éden quasiment impossible à atteindre car il faut débourser “une fortune” pour profiter de quelques heures de baignade seulement car on passe plus de la moitié de la journée dans le trajet aller-retour à travers les routes sinueuses de montagne. C’est dire que les plages de Kabylie sont destinées aux privilégiés qui ont la chance d’élire domicile pour un séjour de quelques semaines en bord de mer, et ce, au moment où de nombreux veinards se pavanent sur d’autres rives lointaines du littoral algérien ou tunisien. Pour un désir d’évasion, les adolescents et les jeunes de Haute-Kabylie, souvent munis de sacs à dos, se rendent chaque jour en masse à Tamda u Berbur, leur “plage” de fortune située entre Yatafène et Akbil, un paradis de paix, de fraîcheur pour une baignade à moindres frais. Ces jeunes, souvent fauchés et grands passionnés de la nature, accrochent leurs sacs aux branches des arbres pour garder leurs provisions au frais, se contentant généralement d’un simple repas froid fait de galette, de poivron, de tomate ou de frites agrémentés de quelques boissons gazeuses ou énergétiques, et le pique-nique est presque parfait ! Hakim, un étudiant, artiste en herbe avec sa guitare en bandoulière, déplore l’état général de la jeunesse de ces localités et fustige les autorités locales qui, selon lui, “investissent beaucoup dans le béton avec toute sa laideur et délaissent l’homme, l’environnement et son bien-être”, tout en enchaînant que “les élus locaux n’investissent pas dans des projets à long terme, sinon, comment expliquer l’absence de piscines dans la région surtout que le chef-lieu communal de Yatafène, par exemple, dispose de l’eau courante H/24 ?”. Tout compte fait, la ruée des jeunes vacanciers, notamment des collégiens et des lycéens, constitue un remède de choix pour vaincre les tracas quotidiens car toutes les cavales estivales suffisent amplement à leur bonheur sur les rives enchanteresses de l’oued El-Djemaâ, en attendant des jours meilleurs pour peu que les autorités concernées se penchent sur le dossier des loisirs de jeunes, notamment dans les zones enclavées et déshéritées de l’Algérie profonde. LIMARA B.

Aïn El-Hammam : faire trempette dans l’oued El-Djemaâ

Comme chaque année en période estivale, et depuis très longtemps, le bassin appelé Tamda u Berbur regorge de monde. On y fait trempette comme au bon vieux temps où l’eau était encore pure et limpide, loin de toute pollution.

En ces temps de farniente et de chaleur torride où le mercure culmine régulièrement avec la barre fatidique des 40°C et plus, les jeunes des localités d’Akbil, de Yatafène et d’Aïn El-Hammam qui n’ont ni le loisir ni le temps de rallier les plages lointaines de Tigzirt ou d’Azeffoun préfèrent la fraîcheur de la rivière toute proche, histoire de passer d’agréables moments entre amis. Les jeunes de la région s’adonnent à l’auto-stop, s’embarquent sur les bennes de camions ou optent carrément pour la marche à pied, très souvent en groupe pour se rendre à oued El-Djemaâ équidistant à moins d’une dizaine de kilomètres des villages limitrophes, pour profiter des bienfaits de la baignade et des séances de bronzage.
Comme chaque année en période estivale, et depuis très longtemps, le bassin appelé Tamda u Berbur regorge de monde. On y fait trempette comme au bon vieux temps où l’eau était encore pure et limpide, loin de toute pollution. “Ici, c’est la piscine naturelle des sans-le-sou”, dira un jeune du village d’Aït Aïlem. Pour eux, la magnifique plage du Petit-Paradis, dans la région d’Azeffoun, constitue un éden quasiment impossible à atteindre car il faut débourser “une fortune” pour profiter de quelques heures de baignade seulement car on passe plus de la moitié de la journée dans le trajet aller-retour à travers les routes sinueuses de montagne. C’est dire que les plages de Kabylie sont destinées aux privilégiés qui ont la chance d’élire domicile pour un séjour de quelques semaines en bord de mer, et ce, au moment où de nombreux veinards se pavanent sur d’autres rives lointaines du littoral algérien ou tunisien. Pour un désir d’évasion, les adolescents et les jeunes de Haute-Kabylie, souvent munis de sacs à dos, se rendent chaque jour en masse à Tamda u Berbur, leur “plage” de fortune située entre Yatafène et Akbil, un paradis de paix, de fraîcheur pour une baignade à moindres frais. Ces jeunes, souvent fauchés et grands passionnés de la nature, accrochent leurs sacs aux branches des arbres pour garder leurs provisions au frais, se contentant généralement d’un simple repas froid fait de galette, de poivron, de tomate ou de frites agrémentés de quelques boissons gazeuses ou énergétiques, et le pique-nique est presque parfait !
Hakim, un étudiant, artiste en herbe avec sa guitare en bandoulière, déplore l’état général de la jeunesse de ces localités et fustige les autorités locales qui, selon lui, “investissent beaucoup dans le béton avec toute sa laideur et délaissent l’homme, l’environnement et son bien-être”, tout en enchaînant que “les élus locaux n’investissent pas dans des projets à long terme, sinon, comment expliquer l’absence de piscines dans la région surtout que le chef-lieu communal de Yatafène, par exemple, dispose de l’eau courante H/24 ?”. Tout compte fait, la ruée des jeunes vacanciers, notamment des collégiens et des lycéens, constitue un remède de choix pour vaincre les tracas quotidiens car toutes les cavales estivales suffisent amplement à leur bonheur sur les rives enchanteresses de l’oued El-Djemaâ, en attendant des jours meilleurs pour peu que les autorités concernées se penchent sur le dossier des loisirs de jeunes, notamment dans les zones enclavées et déshéritées de l’Algérie profonde.

LIMARA B.

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Aïn El-Hammam : faire trempette dans l’oued El-Djemaâ

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