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Archives de cet auteur: philhadj

“Restons derrière cette équipe pour atteindre notre objectif”

Les supporters de la JSMB ne décolèrent toujours pas. Ils ont du mal à digérer le dernier revers concédé à domicile, le week-end dernier, face au GC Mascara (0-1). Ils étaient nombreux d’ailleurs à la reprise, dimanche dernier, au stade Opow, à venir exprimer leur déception mais aussi pour secouer les joueurs. Le lendemain c’était au tour du président Boualem Tiab de rencontrer une partie de fans au siège du club. “Je comprends parfaitement votre déception mais il faut que vous sachiez que moi-même je suis déçu autant que vous. Le plus important à présent et de rester solidaire derrière cette équipe pour qu’elle puisse atteindre son objectif qui est l’accession. Le championnat est encore long et on fera en sorte de remobiliser nos troupes au plus vite”, dira en substance le boss béjaoui à ces supporters. Il est vrai qu’il reste encore 14 matches à jouer et rien n’est encore perdu mais les camarades de Boumechra doivent hausser leur niveau de jeu s’ils souhaitent réellement retrouver l’élite dès la saison prochaine. Les Vert et Rouge en sont à leur troisième défaite à domicile depuis l’entame de la saison et ce n’est certainement pas à ce rythme qu’ils vont atteindre leur objectif. Les choses deviennent de plus en plus serrées. En effet, au vu du potentiel des équipes qui prétendent à jouer l’accession, il semble que le Paradou, leader avec 9 points d’avance, ainsi que le CABBA, dauphin avec 28 points et qui reste sur une courbe ascendante incroyable avec un volume de jeu impressionnant, sont bien partis pour accéder. Il ne reste donc, a priori, qu’une place à disputer entre la JSMB, l’USM Blida et l’US Biskra. D’ailleurs, les Vert et Rouge vont se rendre ce vendredi à Biskra pour affronter l’USB locale dans un match à six points. Les protégés de Younes Ifticen doivent impérativement revenir avec au moins le point du match nul. Une défaite ne fera qu’enfoncer davantage les Béjaouis qui sont en plein doute. Z. Tairi

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Limogeages en série

La direction de l'USM Alger a annoncé, hier, la démission de trois membres de son staff technique senior, à savoir le manager général, Boudjemaâ Mohammedi, le préparateur physique, Laïd Benseghir, et l'entraîneur adjoint du Belge Paul Put, Karim Masmoudi. “Mohammedi, Benseghir et Masmoudi ont eu une entrevue avec le président Rabah Haddad qui a accepté à l'amiable leurs démissions”, a indiqué la direction des Rouge et Noir sur son site officiel, sans donner plus de détails sur les motifs qui ont motivé ces départs en masse. “L'USMA est heureuse d'avoir collaboré avec Mohammedi, Benseghir et Masmoudi, et leur souhaite une bonne continuation dans leurs carrières respectives”, s'est contenté d'ajouter la direction algéroise dans un communiqué. Pour l'heure, aucune information n'a filtré concernant les potentiels successeurs de ces trois techniciens à la barre technique du club champion d'Algérie en titre.

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Le MOB honoré par le COA

Les Vert et Noir, joueurs et dirigeants, sont invités par le Comité olympique algérien (COA) à une réception qui aura lieu demain à 18h à Alger. Le président des Crabes, Farid Hassissene, qui nous a affirmé l’information, nous a précisé que c’est Mustapha Berraf, en sa qualité de président de ce comité, qui l’a appelé pour l’informer que le MOB sera honoré à l’occasion de cette cérémonie suite à son exceptionnel parcours en Coupe de la CAF. Les Béjaouis, pour rappel, ont atteint la finale de cette compétition continentale. Les Vert et Noir, qui effectuent un stage de préparation à Aïn Témouchent, ont repoussé, en conséquence, la fin du stage de 24 heures. Prévu initialement pour hier, le stage prendra fin aujourd’hui pour permettre à l’équipe de faire une escale à Alger, pour se rendre à cette cérémonie à laquelle d’autres équipes, dans d’autres disciplines, et d’autres athlètes sont également conviés. Z. T.

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Alger paralysée par les eaux de pluie

Les pluies diluviennes qui se sont déversées sur le nord du pays, suivies d’une vague de froid exceptionnelle, n’ont pas été sans conséquence pour la wilaya d’Alger. Ces averses ininterrompues ont causé d’énormes dégâts. En effet, outre les inondations, il a été enregistré également des chutes d’arbres, des éboulements et des infiltrations d’eau dans des maisons provoquées par les effondrements partiels de toits dans certaines cités de la capitale. Les sapeurs-pompiers ont multiplié les interventions durant la journée d’hier. Ils ont surtout ciblé les endroits inondés. C’est le cas à Baba Ali où la RN1 était submergée par les eaux, entraînant ainsi durant la matinée d’hier, d’inextricables goulots d’étranglement qui ont perturbé le trafic routier jusqu’à Birtouta. D’où l’intervention du personnel de l’établissement Asrout pour permettre la fluidité de la circulation automobile. Beaucoup d’autres routes ont été rendues impraticables suite aux inondations, notamment du côté de Bachdjarrah, de Sidi-M’hamed, de Birkhadem, d’Hussein-Dey, de Tessala el-Merdja, d’El-Biar et à Dar El-Beïda où l’oued Hamiz a littéralement débordé de son lit, inondant ainsi cinq bidonvilles de la localité. Au demeurant, le vent a provoqué des chutes d’arbres à Sidi-M’hamed et à Bouzaréah. S’agissant du bâti, on signale la chute d’une partie de la façade d’un balcon à la cité des 527-Logements à El-Achour. Par ailleurs, des cas d’asphyxie au monoxyde de carbone ont été enregistrés. Selon le chargé de communication de la Protection civile de la wilaya d’Alger, le lieutenant Khaled Ben Khalfallah, trois personnes, victimes du monoxyde de carbone, ont été sauvées in extremis dans la nuit de dimanche à lundi dans une cité à Bordj El-Bahri. Il s’agissait d’une mère et de ses deux enfants. À El-Achour, une famille de 5 membres, à savoir les parents et leurs trois enfants, a été également victime du monoxyde de carbone dans la nuit de lundi à mardi vers 2h du matin. La célérité dont ont fait preuve les éléments de la Protection civile, a permis l’évacuation de la famille à l’hôpital où elle a été prise en charge. Dimanche le monoxyde de carbone a tué un jeune homme de 27 ans, dans une villa à Beni Messous. Un autre, âgé de 26 ans, également victime du monoxyde de carbone est dans un état grave à l'hôpital de la localité. Selon le lieutenant Khaled Ben Khalfallah, les services de la Protection civile ont enregistré depuis le 1er janvier de l’année en cours, 1 mort et 39 personnes intoxiquées au monoxyde de carbone. Depuis le mois de novembre dernier, les services de la Protection civile ont lancé des campagnes de sensibilisation portant sur les risques de l'asphyxie due essentiellement au non-respect des normes de sécurité, notamment l’aération et la fermeture de vannes qui sont souvent négligées au cours de l'installation des appareils de chauffage. Alors, pour endiguer le risque, des caravanes sont à pied d’œuvre au niveau des établissements scolaires, des résidences universitaires, des places publiques, des bibliothèques et des maisons de jeunes d’Alger ainsi que des mosquées afin de faire passer le message. Hanafi H.

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Des oueds en crue et des quartiers inondés

Les pluies torrentielles qui se sont abattues ces dernières 24 heures sur Bouira ont fait déborder certains oueds, notamment ceux de Bouaamoud dans la commune de Lakhdaria et de Tiksiriden dans la commune de Chorfa. Ainsi, les villageois de la localité d’El-Mahouel, relevant de la commune de Lakhdaria, sont entièrement coupés du monde après que les eaux de l’oued Bouaamoud ont emporté le pont qui relie leur localité à la RN5. Selon des témoignages recueillis sur place, l’oued est sorti de son lit dans la matinée d’hier. “L’unique pont qui relie notre localité à Lakhdaria a été emporté par les eaux. C’est vers 10h que nous avons entendu un bruit sourd (…) ; quelques minutes plus tard, nous nous sommes rendu compte que la passerelle a été emportée par les eaux”, indiquent des villageois. Ces derniers se disent isolés du fait que cette passerelle, construite dans les années 2000, constituait l’unique passage des habitants. Désormais, ils doivent parcourir plus de dix kilomètres pour regagner leur domicile. Le P/APC ainsi que le chef de daïra de Lakhdaria se sont immédiatement rendus sur les lieux, afin de prendre connaissance des dégâts enregistrés. Du côté de la commune de Chorfa à 50 km à l’est de Bouira, c’est l’oued Tiksiriden qui menace sérieusement les habitations. Selon les autorités municipales, plusieurs demandes ont été introduites auprès des services de l’hydraulique, afin de renforcer la digue avec du gabion, mais sans résultat. Hier, les villageois craignaient le pire et cet oued avait quelque peu débordé, sans toutefois causer des dégâts notables. En outre, certaines communes de Bouira, notamment Aïn Turk, Sour El-Ghozlane, Lakhdaria, et même certains quartiers du chef-lieu de wilaya ont été durement affectés par les récentes pluies qui se sont abattues sur la région. À Aïn Turk, plusieurs quartiers de la ville ont été inondés, donnant à cette municipalité des allures de piscine à ciel ouvert. En effet, les importantes quantités d’eau qui sont tombées ces dernières 24 heures ont considérablement gêné la circulation automobile dans cette commune, rendant parfois inaccessibles certaines routes. Le même constat a été dressé pour la commune de Sour El-Ghozlane (sud de Bouira), où plusieurs quartiers ont été inondés. Ainsi, le lotissement Loucif-Djelloul, le quartier Laaïfaoui, la cité des 142-Logements et le quartier El-Djbssa, pour ne citer que ceux-là, ont été submergés par des torrents d’eau et de boue. Les habitants se sont réveillés les pieds dans l'eau. À titre d'exemple, la cité des 142-Logements, où la boue, mêlée à des détritus en tous genres, obstruait les avaloirs. Les canalisations des eaux usées ont carrément éclaté sous la pression. Une caravane humanitaire lancée hier Par ailleurs, une caravane humanitaire, chargée de denrées alimentaires de première nécessité, de vêtements et de couvertures, a démaré, hier, de Bouira. Cette initiative nationale, puisque des actions similaires ont été lancées récemment à El-Tarf et à Laghouat, aura pour but de sillonner les villes et les villages de la wilaya, afin d’y distribuer des vivres aux familles nécessiteuses. Ces dernières ont été recensées par les services de la Direction de l’action sociale (DAS), et selon le chef de l’exécutif de la wilaya, l’opération d’hier touchera près de 200 familles. Les véhicules transportant une importante quantité de produits, dont des denrées alimentaires, des couvertures, des médicaments, du matériel pour enfants aux besoins spécifiques, etc., ont pris le départ depuis le siège de la Protection civile de Bouira, en présence des responsables de la DAS, des représentants de divers organismes : mouvement associatif, Croissant-Rouge algérien, Chambre de commerce et d’industrie. S’agissant de l’itinéraire emprunté par cette caravane de solidarité, le wali indiquera que dans un premier temps, ce sont les communes de Dechmia, de Ridane, d’El-Hadjra Zerga, de Bordj-Okhris qui recevront ces aides. Ensuite, l’opération s’étendra à d’autres localités isolées de Bouira. RAMDANE B.

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Débordement de l’oued Chiffa

Après une légère accalmie des chutes de neige, il a plu des cordes durant la nuit du lundi à mardi, causant le débordement de l’oued Chiffa et la sortie de plusieurs cours d’eau de la région de leurs lits. En effet, les importantes quantités de précipitations enregistrées durant ces dernières heures ont augmenté le volume des écoulements dans l’oued Chiffa et provoqué son débordement sur la chaussée qui est devenue un risque pour la circulation automobile. Les routes ont été envahies par les boues et les gravats causant le blocage de la circulation durant la matinée d’hier, notamment au niveau de la pente Fernane non loin du col de Ben Chicao sur la RN1. D’ailleurs, la circulation était très difficile durant la matinée sur le tronçon situé entre Ouzera et Berrouaghia à hauteur de la déviation de Maskouni, près de la base de vie de l’entreprise chinoise chargée de la réalisation du projet d’autoroute Chiffa-Berroughia. Les sapeurs-pompiers ont effectué de nombreuses sorties à la suite d’appels de détresse de citoyens dont les habitations ont été inondées par les eaux pluviales notamment à Médéa, Berrouaghia et Si-Mahdjoub où des infiltrations d’eau ont été pompées. Les mêmes services sont intervenus à plusieurs reprises pour assister les familles dont les murs et toits de leur demeure se sont effondrés, notamment dans les daïra de Médéa, Aïn Boucif et Si-Mahdjoub. En outre, des coulées de boue ont envahi deux habitations au lieudit Sidi-Ali dans la commune de Ouamri, 25 km à l’ouest du chef-lieu de wilaya, où 2 familles ont été hébergées à la salle omnisports de la commune. Par ailleurs, les murs de clôture d’un parking d’une salle des fêtes ont été emportés hier vers 9h par les eaux qui ont aussi causé la destruction totale et partielle de 8 véhicules qui y étaient stationnés. Aussi, la panne technique survenue sur la conduite d’adduction d’eau du barrage vers la ville de Médéa n’est toujours pas réparée et l’alimentation de la population n’a toujours pas eu lieu jusqu’à hier. M. EL BEY

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L’Algérie, un pays à “risque élevé”

La Coface juge les perspectives économiques et financières très incertaines, le contexte politique pouvant être instable et l’environnement des affaires comportant d’importantes lacunes. La Compagnie française d'assurances pour le commerce extérieur (Coface) a présenté, hier à Paris, son panorama mondial du “risque pays”, à la faveur de son traditionnel colloque. L’Algérie est classée à la catégorie C, avec un risque élevé. En d’autres termes, la Coface juge les perspectives économiques et financières très incertaines. Le contexte politique peut être instable. L’environnement des affaires comportent d’importantes lacunes. La probabilité moyenne de défaut des entreprises est élevée. Pour rappel, la note de l’Algérie a été dégradée en juin 2016 par l'assureur-crédit français qui octroie également la note B à notre pays concernant l’environnement des affaires. Dans son appréciation du risque, la Coface relève que la croissance algérienne n’a que faiblement ralenti en 2016. Selon l’assureur-crédit français, en dépit de la baisse du produit intérieur brut pétrolier nominal, le secteur pétrolier a montré des performances positives comparativement à 2015 en maintenant un taux de croissance supérieur à zéro. L’économie hors pétrole a, certes, présenté des signes de ralentissement, mais ils concernent principalement le secteur manufacturier et le secteur public. Les services et les secteurs liés à la consommation sont, quant à eux, restés dynamiques. Les dépenses des ménages sont restées soutenues en partie grâce au maintien des subventions hors énergie. “Face à un risque de ralentissement prolongé suite à une baisse des investissements en capital, les autorités algériennes avaient en outre maintenu les dépenses sociales et une réforme de la fiscalité des entreprises du secteur privé”, souligne l’assureur-crédit français. Les mesures d’austérité annoncées en 2017, estime la Coface, devraient, cependant, conduire à une nette décélération de l’activité, signalant que le gouvernement prévoit dans le même temps de lancer un plan de diversification économique sur la période 2016-2019. “Le programme quinquennal 2016-2019 aura pour objectif de favoriser 18 filières industrielles et d’amorcer la relance et l’intégration des industries, ainsi que la création d’emplois. Un plan de recapitalisation des banques publiques et de refinancement du système bancaire devrait permettre de dégager des liquidités supplémentaires et de stimuler le crédit. Le gouvernement entend ainsi substituer progressivement l’investissement privé à l’investissement public”, souligne l’assureur français. Cependant, estime-t-il, la réponse du secteur privé pourrait être moins importante que prévue. La Coface prévoit une croissance du PIB de 2,7% en 2017 en Algérie, contre 3,2% l’année dernière. Pour la Coface, “la légère augmentation du prix du pétrole attendue en 2017 ne suffirait pas à faire baisser la pression sur les finances publiques et les exportations et continuerait de peser sur l’environnement macroéconomique national. La hausse des taxes et l’inflation élevée contraindraient la consommation des ménages. Toute comme en 2016, la confiance des entreprises et des ménages devrait rester marquée par la morosité”. L’assureur français note une baisse du déficit public en 2016. “La diminution des recettes pétrolières n’a cependant pas été compensée par les mesures entreprises en 2016 qui incluent la hausse des prix des produits énergétiques et la réduction des budgets de certains ministères”, souligne la Coface, estimant que le rééquilibrage du marché pétrolier attendu en 2017 et la hausse des cours qui en découlerait devraient favoriser une augmentation des recettes pétrolières soulageant la pression sur les finances publiques. “Le déficit du solde public devrait de ce fait diminuer alors que les autorités poursuivraient des mesures d’austérité : parmi elles, une hausse de la TVA de deux points, une meilleure collection de l’impôt et la majoration des prix du pétrole à la pompe”, prévoit la Coface. La dette publique s’accroîtrait également, mais elle restera principalement domestique. M. R.

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LF 2017 : l’article 115 erroné !

Décidément, en voulant rattraper l’erreur commise dans le texte de la loi de finances 2017, le ministère des Finances l’a aggravée. Le “rectificatif” paru dans le numéro 2 du Journal officiel de la République algérienne censé corriger les erreurs d’arithmétique contenues dans le budget général de l’État à l’annexe A de la loi vient rajouter une nouvelle confusion puisque le montant figurant en chiffres et en lettres mentionné dans le corps du texte à l'article 115, soit cinq mille six cent trente-cinq milliards cinq cent quatorze millions de dinars ne correspond pas au total général. En effet, le chapitre de recettes 201 003 relatif aux produits des impôts divers sur les affaires (dont la TVA sur les produits importés) a été revu à la baisse dans le rectificatif publié au Journal officiel daté de mercredi 11 janvier 2017, passant d’un montant de 1 047 601 000 000 DA à 1 077 592 000 000 DA. Par ailleurs, l’erreur d’addition relevée dans le sous-total des recettes ordinaires a été corrigée : le montant de 100 000 000 000 DA revient à son calcul exact 100 020 000 000 DA. Aussi, l'article 115, désormais amputé d’une différence représentant près de 300 millions de dollars américains, devrait être modifié en conséquence pour coïncider enfin avec le total général des recettes tel que rectifié récemment dans l'état A annexé à la loi. Est-ce à dire qu’il faille, pour un strict respect des formes, un nouvel examen par le Parlement et une nouvelle cérémonie de signature par le chef de l’État ? Pas si sûr ! Si les juristes et autres experts financiers répondront par l’affirmative quant à cette nécessité d’un recours à une loi de finances “rectificative” pour sauver les formes, il est à craindre que les autorités s’obstinent dans leurs erreurs, du reste jamais enregistrées auparavant, et continueront probablement à se perdre en conjectures. Mohamed-chérif Lachichi

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M-paiement : “Djezzy sera prêt en 2018”

L’opérateur de téléphonie mobile Djezzy est prêt pour marquer une nouvelle ère en Algérie dans le monde du mobile et de la finance. En effet, lors de l’ouverture, hier à l’hôtel El-Aurassi d’Alger, du forum intitulé “Mobile Money pour l’inclusion financière”, le P-DG du leader des technologues numériques, Nesci Vincenzo, a indiqué que “l’introduction du mobile paiement en Algérie est annoncée pour 2018. Et 2018, c’est demain ! Un laps de temps d’une année qui permettra à l’ensemble des opérateurs de mieux sensibiliser les consommateurs ainsi que les acteurs du secteur du commerce sur l’importance de l’usage de ce nouveau service qui revêt une dimension particulière à la hauteur des enjeux qu’il présente.” Devant son invité d’honneur, à savoir GSM-Association, les représentants de la Poste, des opérateurs de la téléphonie mobile, des banques publiques et privées, mais aussi du Fonds national d’investissement et de la Satim, M. Vincenzo a estimé que “le transfert d’argent de mobile à mobile s’est particulièrement développé dans les pays émergents où notre actionnaire VimpelCom a une solide expérience”. Il citera, entre autres, les formes de transaction, comme les petits paiements de proximité et les paiements à distance dématérialisés, désormais accessibles via la téléphonie mobile. “C’est cette expertise que nous comptons mettre à la disposition de nos 16 millions d’abonnés et futurs abonnés une fois les textes réglementaires publiés. Le rechargement prépayé est déjà une forme de paiement mobile. Mais ce dernier va aller au-delà, permettant rapidité et mobilité pour l’utilisateur et économie en coûts de transaction. C’est surtout un produit d’appel assurant la fourniture de services et la pénétration de nouveaux marchés pour le fournisseur du service, qu’il soit opérateur de téléphonie mobile ou d’institutions financières”, a développé encore M. Vincenzo. Aux yeux du patron de Djezzy, si l’opération e-paiement a réussi en Algérie comme une première étape, notamment avec sa généralisation dans toutes les surfaces commerciales, il est évident que le m-mobile constitue une seconde étape et la plus importante. “Le boom de la téléphonie mobile est un coup d’accélérateur qui aidera à l’émergence de l’économie numérique pour laquelle nous contribuons à travers la mise en place d’un écosystème digitale et le soutien apporté aux jeunes porteurs de projets innovants. Avec le FNI et VimpelCom, Djezzy joue un rôle dans le développement de l’économie nationale algérienne à travers l’investissement d’un milliard de dollars sur les cinq prochaines années”, a estimé M. Vincenzo. Rappelant qu’ils sont 60 millions d’utilisateurs du mobile paiement dans le monde, l’orateur a souligné que le m-payement “se décline comme un véritable marché économique mettant à la croisée des chemins des acteurs, comme les opérateurs des télécoms et les établissements bancaires (…) La plateforme numérique en Algérie est en train de jeter les bases d’une économie digitale dans le but de faciliter la vie des citoyens et contribuer à une meilleure traçabilité des flux financiers”. Raison pour laquelle, a expliqué M. Vincenzo, “Djezzy a organisé ce séminaire et marqué sa contribution à la vulgarisation de l’utilisation des moyens de paiements modernes dans le cadre de la politique du gouvernement”. Pour sa part, le directeur des politiques publiques de GSM-Association, Nathan Naidoo, a indiqué que “l’Algérie est située au milieu de la carte mondiale de l’inclusion financière. C’est un pays qui recèle une population assez bancarisée, certes, mais beaucoup reste à faire. Si le m-paiement marche dans 82 pays, avec un portefeuille de 2 milliards d’utilisateurs, pourquoi pas en Algérie ?” Détaillant les processus d’intégration de ces “autoroutes financières”, M. Naidoo a indiqué que le m-paiement, c’est-à-dire l’argent “mobile”, est un secteur à deux vitesses assujetti à une réglementation rigoureuse, un réseau bien implanté près des consommateurs et des infrastructures lourdes et sécurisées. Révélant les limites de ce nouveau mode de paiement, le conférencier estime que le m-paiement “est une valeur ajoutée, mais toute chose à ses limites, dont le plafonnement des transferts, y compris à l’international.” FARID BELGACEM

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Sit-in de l’Unpef dans toutes les wilayas

Les fonctionnaires protestataires menacent de durcir leur mouvement si la tutelle demeure sourde à leurs revendications. L’Union nationale des personnels professeurs d’enseignement et de la formation (Unpef) a organisé hier des sit-in de protestation devant les directions de l’éducation nationale de l’ensemble des wilayas du pays, afin de revendiquer l’accélération de l’application du décret présidentiel 14/266 portant valorisation des diplômes universitaires, ainsi que la relance des travaux de la commission technique mixte de règlement des dysfonctionnements du statut des corps de l'éducation nationale (décret exécutif 240/12 amendant et complétant le décret exécutif 315/08). Ces rassemblements ont connu la participation des fonctionnaires de l’éducation, tous corps confondus, plus particulièrement les détenteurs des diplômes d’études d’application (DEUA), à l’instar des adjoints d’éducation, ainsi que les enseignants titulaires de licence, a indiqué le secrétaire général de l’Unpef, Sadek Dziri. Ce dernier a précisé que la revendication porte essentiellement sur le reclassement des adjoints d’éducation à l’échelle 11 et les enseignants à l’échelle 12 de la Fonction publique. Il a rappelé que ces catégories de fonctionnaires de l’éducation sont en attente de l’application de ce décret depuis 2014. Les sit-in de protestation ont eu lieu dans toutes les wilayas et ont connu des taux de suivi variables, en raison des mauvaises conditions météorologiques, notamment de la fermeture de routes due à l’enneigement, a affirmé, pour sa part, le chargé de l’organique au sein du même syndicat, en l’occurrence Djilali Belkheir. Malgré cela, la mobilisation était appréciable. Dans certaines wilayas, à l’est du pays notamment, les sit-in ont drainé chacun jusqu’à 140 personnes. À l’ouest, la présence était moindre, vu que certaines wilayas n’ont tenu les rassemblements que dans l’après-midi, comme décidé lors de la réunion des délégués de la région tenue lundi dernier. Notre source a indiqué que les protestataires ont réaffirmé, à cette occasion, leur détermination à obtenir l’application du décret 14/266. Elle a souligné qu’en cas de non-satisfaction de leurs revendications, ils iront vers l’escalade, comme l’organisation d’autres sit-in de protestation régionaux et même un sit-in national, voire d’autres types d’actions de protestation. En somme, pour l’Unpef, la mobilisation a été au niveau des attentes des catégories concernées par l’application du décret. Ces dernières ont mis en œuvre la décision organique prise lors de la rencontre qui a regroupé tous les chefs de bureau de wilaya les 11 et 12 janvier dernier, à Staouéli. À l’issue des sit-in, les bureaux de wilaya de l’Unpef ont adressé une lettre à la ministre de l'Éducation nationale, lui rappelant leurs revendications, notamment la réactivation de la commission technique mixte en charge du règlement des déséquilibres de la loi organique 12-240 du 29/05/2012, pour veiller à l'équité entre les corps et paliers dans le classement, la promotion, l'intégration et les grades nouvellement créés. “Notre attente a trop duré, et la période de transition déterminée au 3 juin 2017 est presque achevée”, ont-ils affirmé. “Ce ralentissement de la mise en œuvre de ce décret est à l’origine de l’exacerbation de la situation qui pousse les catégories lésées à renouer avec la protestation”, indiquent encore les auteurs de la lettre. Et ce, avant de souligner que “ces sit-in sont un cri contre cette tergiversation et la politique de fuite en avant adoptée dans de nombreuses questions”. “Sinon, comment interpréter ce retard de l'application de ce décret dans le secteur de l'éducation ?”, conclut-on. Amar R.

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