Accueil / Une / Balotelli, club ou clubbing ?
Sera-t-il meilleur sur la piste des boîtes de nuit de la French Riviera ou sur les pelouses de France ? “Je préfère ne pas entendre cette question”, tranche Mario Balotelli, l'air mauvais. Car le bad boy le jure: il ne “représente pas un risque” pour Nice, qui a réussi un gros coup médiatique en le recrutant. L'attaquant italien a donné vendredi sa première conférence de presse, au lendemain de son premier entraînement avec son nouveau club. Génie précoce qui s'est ensuite égaré en multipliant les frasques, Balotelli est LA nouvelle star du championnat français, orpheline d'un autre gros ego, le Suédois Zlatan Ibrahimovic, parti du Paris SG pour Manchester United. Ce statut a donc déplacé en masse les journalistes, notamment italiens, pour cette conférence de presse inaugurale. Balotelli, le nouveau Zlatan de la France du foot ? “Je joue à Nice, il jouait au Paris SG”, objecte laconiquement l'Italien dans sa langue natale. Lui et Ibra partagent plus qu'un statut : ils ont le même agent, Mino Raiola, nouvel homme fort du foot européen qui compte aussi dans son écurie le joueur le plus cher de l'histoire, Paul Pogba. Raiola est d'ailleurs venu à Nice pour assister aux premiers pas de “Super Mario”. Mais entre Zlatan et Balotelli, une différence de taille : loué pour son professionnalisme à défaut de sa modestie, le premier reste l'un des meilleurs attaquants d'Europe à 35 ans, tandis que de gros doutes planent sur la suite de la carrière du second, qui n'a pourtant que 26 ans. “Lui laisser du temps” Il sort de deux saisons catastrophiques à Liverpool puis à l'AC Milan auquel le club anglais l'avait prêté (7 buts en 51 matches). Et sa réputation hors du terrain, entre frasques et sorties nocturnes, n'incite guère à l'optimisme. “Je ne représente pas un risque. J'ai eu des problèmes physiques, mais un risque ? Non !”, assène le joueur, victime d'une pubalgie la saison passée. Risque : le mot a été lâché par le président niçois lui-même un peu auparavant, ce qui a fait tiquer l'Italien. “On sait le risque qu'on prend, mais moi je le prends avec plaisir”, a fait valoir Jean-Pierre Rivère, dont le club a aidé la saison passée un autre joueur sulfureux, Hatem Ben Arfa, à se relancer avant de le voir filer au PSG. “Il faut laisser du temps à Mario, il ne faut pas attendre tout tout de suite”, poursuit le président niçois. “La carrière qui a été la mienne, c'est différent de ce qui est écrit dans la presse”, plaide le joueur de sa voix grave, petite croix à l'oreille et polo de Nice sur le dos. Fugacement, un sourire vient illuminer son visage surmonté d'une crête de cheveux plutôt sage comparée à ses excentricités passées. Mais globalement, le joueur d'origine ghanéenne garde l'air fermé et méfiant de celui qui se sait attendu. Il le jure : son choix de venir à Nice dans les dernières heures du mercato, pour une durée d'un an, selon son agent Mino Raiola, et un montant qui n'a pas été précisé, était “uniquement sportif, footballistique”. “Ma priorité, c'était de jouer. D'autres clubs plus titrés m'ont appelé, mais le projet me plaît et l'entraîneur croit en moi”, développe celui qui n'a pas été retenu en équipe d'Italie pour disputer l'Euro en juin dernier. Raiola, lui, croit mordicus à la rédemption : “Nice, ce n'est pas la dernière planche de salut. Je ne crois pas à ce scénario catastrophe.” “Dans sa vie, beaucoup de choses ont souvent influencé ses choix. Comme c'est le cas depuis un an et demi, j'espère qu'ils ne resteront dictés que par le sportif”, poursuit l'agent, qui a été au cœur de transactions portant sur plus de 300 millions d'euros durant le mercato estival. Selon Raiola et Balotelli, la présence du nouvel entraîneur Lucien Favre, remplaçant de Claude Puel, a été déterminante dans le choix de venir à Nice. “Mario a d'énormes qualités. Mais c'est un travail de longue haleine. Tout dépendra de sa bonne volonté. Le reste, au niveau technique, je ne me fais pas beaucoup de soucis”, reconnaît le technicien suisse. Le prochain match de Nice, le 11 septembre pour la 4e journée de L1, sera une énorme affiche puisque le club recevra l'Olympique de Marseille. Avec sa nouvelle star ? L'Italien l'espère : “Je me suis entraîné. Je suis bien. Le 11, j'aurai envie de jouer et de marquer mais ce sera à l'entraîneur de choisir.”

Balotelli, club ou clubbing ?

Sera-t-il meilleur sur la piste des boîtes de nuit de la French Riviera ou sur les pelouses de France ? “Je préfère ne pas entendre cette question”, tranche Mario Balotelli, l'air mauvais. Car le bad boy le jure: il ne “représente pas un risque” pour Nice, qui a réussi un gros coup médiatique en le recrutant. L'attaquant italien a donné vendredi sa première conférence de presse, au lendemain de son premier entraînement avec son nouveau club. Génie précoce qui s'est ensuite égaré en multipliant les frasques, Balotelli est LA nouvelle star du championnat français, orpheline d'un autre gros ego, le Suédois Zlatan Ibrahimovic, parti du Paris SG pour Manchester United. Ce statut a donc déplacé en masse les journalistes, notamment italiens, pour cette conférence de presse inaugurale. Balotelli, le nouveau Zlatan de la France du foot ? “Je joue à Nice, il jouait au Paris SG”, objecte laconiquement l'Italien dans sa langue natale. Lui et Ibra partagent plus qu'un statut : ils ont le même agent, Mino Raiola, nouvel homme fort du foot européen qui compte aussi dans son écurie le joueur le plus cher de l'histoire, Paul Pogba. Raiola est d'ailleurs venu à Nice pour assister aux premiers pas de “Super Mario”. Mais entre Zlatan et Balotelli, une différence de taille : loué pour son professionnalisme à défaut de sa modestie, le premier reste l'un des meilleurs attaquants d'Europe à 35 ans, tandis que de gros doutes planent sur la suite de la carrière du second, qui n'a pourtant que 26 ans.

“Lui laisser du temps”
Il sort de deux saisons catastrophiques à Liverpool puis à l'AC Milan auquel le club anglais l'avait prêté (7 buts en 51 matches). Et sa réputation hors du terrain, entre frasques et sorties nocturnes, n'incite guère à l'optimisme.
“Je ne représente pas un risque. J'ai eu des problèmes physiques, mais un risque ? Non !”, assène le joueur, victime d'une pubalgie la saison passée. Risque : le mot a été lâché par le président niçois lui-même un peu auparavant, ce qui a fait tiquer l'Italien. “On sait le risque qu'on prend, mais moi je le prends avec plaisir”, a fait valoir Jean-Pierre Rivère, dont le club a aidé la saison passée un autre joueur sulfureux, Hatem Ben Arfa, à se relancer avant de le voir filer au PSG. “Il faut laisser du temps à Mario, il ne faut pas attendre tout tout de suite”, poursuit le président niçois. “La carrière qui a été la mienne, c'est différent de ce qui est écrit dans la presse”, plaide le joueur de sa voix grave, petite croix à l'oreille et polo de Nice sur le dos. Fugacement, un sourire vient illuminer son visage surmonté d'une crête de cheveux plutôt sage comparée à ses excentricités passées. Mais globalement, le joueur d'origine ghanéenne garde l'air fermé et méfiant de celui qui se sait attendu. Il le jure : son choix de venir à Nice dans les dernières heures du mercato, pour une durée d'un an, selon son agent Mino Raiola, et un montant qui n'a pas été précisé, était “uniquement sportif, footballistique”. “Ma priorité, c'était de jouer. D'autres clubs plus titrés m'ont appelé, mais le projet me plaît et l'entraîneur croit en moi”, développe celui qui n'a pas été retenu en équipe d'Italie pour disputer l'Euro en juin dernier. Raiola, lui, croit mordicus à la rédemption : “Nice, ce n'est pas la dernière planche de salut. Je ne crois pas à ce scénario catastrophe.” “Dans sa vie, beaucoup de choses ont souvent influencé ses choix. Comme c'est le cas depuis un an et demi, j'espère qu'ils ne resteront dictés que par le sportif”, poursuit l'agent, qui a été au cœur de transactions portant sur plus de 300 millions d'euros durant le mercato estival. Selon Raiola et Balotelli, la présence du nouvel entraîneur Lucien Favre, remplaçant de Claude Puel, a été déterminante dans le choix de venir à Nice. “Mario a d'énormes qualités. Mais c'est un travail de longue haleine. Tout dépendra de sa bonne volonté. Le reste, au niveau technique, je ne me fais pas beaucoup de soucis”, reconnaît le technicien suisse. Le prochain match de Nice, le 11 septembre pour la 4e journée de L1, sera une énorme affiche puisque le club recevra l'Olympique de Marseille. Avec sa nouvelle star ? L'Italien l'espère : “Je me suis entraîné. Je suis bien. Le 11, j'aurai envie de jouer et de marquer mais ce sera à l'entraîneur de choisir.”

l’article complet

Votre Publicité ici

À propos philhadj

Laisser une réponse

Une

Balotelli, club ou clubbing ?

Par philhadj Temps de lecture: 3 min
0