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Les autorités maliennes préfèrent la prudence en cette fin d’année 2015 qui s’achève dans un climat sécuritaire des plus difficiles, en optant pour la prolongation de l’état d’urgence pour une période de trois mois supplémentaires(...)

Bamako prolonge de trois mois l’état d’urgence

Les autorités maliennes préfèrent la prudence en cette fin d’année 2015 qui s’achève dans un climat sécuritaire des plus difficiles, en optant pour la prolongation de l’état d’urgence pour une période de trois mois supplémentaires, a annoncé un communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres extraordinaire qui s’est tenu lundi après-midi. “Le Conseil a examiné et adopté un projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence jusqu’au 31 mars 2016 à minuit”, lit-on dans le texte en question. Décrétée le 21 décembre dernier, pour prévenir tout éventuel attentat terroriste à l’occasion des fêtes de Noël et du nouvel an, “la prorogation de l’état d’urgence au-delà de dix jours est autorisée par la loi”, a indiqué le communiqué, précisant que “l’adoption du projet de loi s’inscrit dans ce cadre et vise à poursuivre la sécurisation des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national”. Confronté à une inquiétante montée de la violence terroriste, qui touche désormais aussi bien la capitale Bamako que les autres régions du sud du pays, le Mali prend donc une mesure extrême, en prolongeant l’état d’urgence.
Cette mesure permet, en effet, à ses services de sécurité de mener des perquisitions dans les domiciles des personnes suspectées de terrorisme, à n’importe quel moment. Il est toutefois évident que cela ne suffit pas en raison du manque de moyens humain, matériel et financier nécessaires pour couvrir cette immensité du territoire qu’est le Mali. La présence des forces françaises de l’opération Barkhane et des troupes de la mission onusienne, la Minusma, ne suffit pas également à intercepter le mouvement des terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), allié d’Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar, des éléments d’Ansar Eddine d’Iyad Ag Ghali et du Mouvement pour la libération du Macina d’Amadou Kouffa. Ce qui explique la pression accrue sur les signataires de l’accord d’Alger, parmi les ex-rebelles du nord du Mali, pour la mise en œuvre de ce document. Car, seule une coopération de la Coordination des mouvements de l’Azawad et de la plateforme d’Alger (pro-gouvernement) est en mesure d’acculer les groupes terroristes qui sévissent dans cette zone frontalière avec l’Algérie.

L. M.

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Bamako prolonge de trois mois l’état d’urgence

Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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