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Gel de la grève des paramédicaux

La grève illimitée, que devaient observer, hier, les paramédicaux au niveau de l’hôpital de Béni Messous, n’a finalement pas eu lieu en raison du gel par la section locale du Syndicat algérien des paramédicaux de son mot d’ordre lancé le 20 avril dernier. Cette décision de gel de la grève a été prise par le bureau de la section syndicale des paramédicaux SAP du CHU de Béni Messous, après concertation entre le bureau de wilaya et le bureau national du SAP, et ce, conformément à la décision du conseil du bureau de la section syndicale du centre hospitalo-universitaire réuni en session extraordinaire le 6 mai. Ce dénouement heureux intervient suite à l’ouverture par la direction générale d’un dialogue avec le syndicat, nous a indiqué le directeur général du CHU de Béni Messous, Hachemi Chaouche, joint par nos soins, hier. Ce dernier a déploré le recours à la grève sans passer par des discussions, alors qu’elle doit constituer l’ultime recours après l’échec des négociations. “Les portes du dialogue sont ouvertes devant le syndicat afin de discuter de toutes les éventuelles revendications socioprofessionnelles”, a-t-il indiqué, ajoutant que la raison de la contestation du syndicat portait essentiellement sur l’exigence d’être associé au conseil scientifique, alors que celui-ci ne relève pas de leurs prérogatives, car c’est une institution administrative réglementée. Bien que, dit-il, “nous leur ayons ouvert la porte et nous les ayons encouragés à organiser eux-mêmes toute manifestation scientifique ou culturelle”. D’après nos informations, le tribunal de Bir-Mourad-Raïs a déclaré la grève illégale. A. R.

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“Echourouk” croule sous les dettes

Le quotidien arabophone Echourouk est sommé de payer une dette avoisinant une soixantaine de milliards de centimes (574,4 millions de dinars) aux imprimeries publiques. C’est du moins le montant de sa dette révélé hier par la Société d’impression d’Alger (SIA), via un communiqué relayé par l’agence officielle (APS). La SIA qualifie de “fausses allégations” les affirmations de ce quotidien quant à la “prétendue relaxe” des chèques impayés. L’allusion est faite aux déclarations des responsables d’Echourouk dans son édition du 4 mai 2017 où ils avaient déclaré avoir “remboursé l'entreprise publique à hauteur de 98% de ses créances”. L’imprimerie a rappelé qu'Echourouk, “contrairement à ses affirmations, a été condamné par le tribunal pénal d'Hussein-Dey en date du 25 novembre 2015, un jugement confirmé par la cour d'Alger en date du 8 mars 2016”. Ce cas, précise-t-on dans le même communiqué, concerne “seulement la SIA”. Les autres imprimeries, souligne la direction de l’imprimerie, “ne sont pas pour autant épargnées par le défaut de règlement et le comportement irresponsable d'émissions de chèques rejetés pour insuffisance de provisions”. Selon la SIA, au moins “29 chèques ont été rejetés”. Ce qui, explique-t-on dans le communiqué, “a contraint les imprimeries à saisir les tribunaux compétents et obtenir des jugements définitifs mais, malheureusement, inexécutables en raison de l'insuffisance de provision dans les comptes d'Echourouk pour ne citer que l'exemple de la Simpral”. Même si elle menace de recourir à d’“autres procédures” qu’elle n’explique pas, la direction de l’imprimerie publique se déclare, néanmoins, “disponible” à trouver une solution à l’amiable “dans l’intérêt des deux parties”. Dans le détail, est-il précisé dans le même communiqué, “les dettes d'Echourouk auprès de la SIA s’élèvent à 204 459 280,78 DA, à 231 536 130,22 DA auprès de la Simpral, à 93 670 860,13 DA auprès de la SIO et à 44 824 714,68 DA auprès de la SIE”. Soit un total de 574 490 985,81 DA que le journal Echourouk “ne peut contester”, insiste la direction de l’imprimerie publique. L’imprimerie précise que “toutes ces créances sont arrêtées au 30 avril 2017”. Pour la SIA, “ces chiffres démontrent à eux seuls les facilitations accordées par les imprimeurs à la société Echourouk qui se résument notamment en un échéancier de paiement qui n'est pas respecté et un volume de créances équivalent à une année d'activité”. Cette situation, ajoute la SIA, aurait engendré “un déséquilibre structurel et chronique de certaines imprimeries, à l'instar de la Simpral qui se retrouve actuellement en cessation de paiement et l'imminence d'un dépôt de bilan”. Farid Abdeladim

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Le SG de l’UGTA à Tamanrasset en grève de la faim

“Nous avons frappé à toutes les portes. En vain. Le problème des salaires non versés n’a toujours pas été résolu”, a regretté le responsable local de la Centrale syndicale. En signe de solidarité avec les centaines de travailleurs licenciés, dont 105 à In Salah, par la direction de l’EPMC (Entreprise publique des matériaux de construction), le SG de la section syndicale de la wilaya de Tamanrasset affiliée à l’UGTA, Ahmed Elmaltaoui, a entamé, hier, lundi, une grève de la faim illimitée. Le choix de la date coïncidant avec les génocides du 8 Mai 1945 n’est nullement fortuit, car elle explique la détermination affichée par le gréviste et l’ultimatum lancé aux plus hautes autorités du pays en les pressant d’intervenir pour sauver cette entreprise qui risque de faire banqueroute, eu égard aux difficultés financières dans lesquelles elle s’embourbe. Déjà affaibli par le diabète, M. Elmaltaoui tient à faire aboutir son action motivée par la colère des travailleurs de cette entreprise qui n’a pas payé ses employés depuis 11 mois. “Nous avons frappé à toutes les portes. En vain. Le problème des salaires non versés n’a toujours pas été résolu. Nous avons saisi le secrétaire national de l’UGTA, Sidi Saïd, qui serait intervenu auprès des autorités compétentes en vue de lever la main sur le compte de l’entreprise et de lui permettre par conséquent de s’acquitter de ses dettes vis-à-vis des employés en matière de salaires et de rémunérations relatives aux œuvres sociales. Malheureusement, aucun engagement n’a été honoré”, regrette notre interlocuteur. Entouré des membres de l’union locale qui tentent vainement de le persuader de mettre fin à ce jeûne de protestation, Ahmed Elmaltaoui se dit rongé par le malheur des familles des employés poussées à la mendicité et le calvaire des ouvriers licenciés qui s’apprêtent à accueillir le mois sacré du Ramadhan dans la précarité et la misère extrême. Le premier responsable de l’UGTA à Tamanrasset accuse la direction de l’EPMC “de mauvaise gestion” et se demande “où sont parties les recettes des projets accordés à l’entreprise qui a, faut-il le signaler, bénéficié d’une enveloppe financière astronomique pour se restructurer et segmenter ses activités en créant, entre autres, une cimenterie et une briqueterie”. Des accusations encore plus graves ont été proférées à l’encontre des autorités locales, particulièrement à l'endroit de l’inspection du travail inscrite aux abonnés absents, pour “leur complicité avec des gérants défaillants et irresponsables” qui ont livré des centaines d’employés au chômage technique. “Nous avons attendu la fin des élections législatives pour éviter que cette affaire ne soit exploitée à des fins électoralistes. Aujourd’hui (lundi, ndlr), je m’engage à faire valoir les droits des travailleurs de l'EPMC et maintenir cette grève jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications, quitte à mourir de faim”, a-t-il conclu. RABAH KARÈCHE

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Colloque international sur le discours religieux dans la presse

La faculté des sciences sociales de l’université Abdelhamid-Ibn Badis de Mostaganem accueillera le premier Colloque international dédié au “discours religieux dans la presse”, et ce, les 13 et 14 mai. Ce colloque est également organisé sous l'égide du ministère des Affaires religieuses et des Waqfs, en collaboration avec le laboratoire des études de l'information et de la communication de l'université de la ville. Cette rencontre scientifique verra la participation de plusieurs pays arabes et musulmans, à l’image de l’Arabie saoudite, de la Jordanie, du Maroc, de l’Égypte et des Émirats arabes unis. Les participants débattront de divers sujets religieux touchant aux discours diffusés par les médias et les réseaux sociaux. Notons que certains discours religieux, diffusés sur la Toile, cultivent la haine et l’extrémisme religieux. À ce sujet, le prochain colloque axera ses communications sur cinq principaux thèmes, à savoir le discours religieux informationnel, le discours religieux électronique dans les nouveaux médias, le phénomène de la pluralité du discours religieux sur les chaînes satellitaires, le discours religieux extrémiste dans les médias classiques et nouveaux et le démantèlement du discours religieux d’information dans le monde virtuel. Enfin, à la clôture de ce colloque, une charte d’un discours religieux sera en principe élaborée par les conférenciers. M. Salah

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Législatives : la liste “Les citoyens libres” conteste les résultats

La liste “Les citoyens libres” ayant participé aux dernières législatives dans la wilaya de Béjaïa conteste énergiquement et avec “preuves à l’appui” les résultats proclamés officiellement. En effet, lors d’une conférence de presse animée, hier, au siège de la permanence électorale, les candidats de ladite liste contestent les résultats officiels, notamment ceux concernant la daïra de Béjaïa. Selon les candidats de cette liste, il y a erreur sur le PV des résultats. “Dans le décompte des résultats finals, on a attribué 697 voix à la liste ‘Initiative citoyenne’ au détriment de notre liste.” Cela est dû à une “erreur alphabétique en caractères arabes”, ont déclaré la tête et le second de la liste, en l’occurrence Hamid Ferhat et Rabah Mekcem. Dans les bureaux de vote, précisera-t-on, des voix obtenues par leur liste ont été “comptabilisées sciemment au profit de cette autre liste indépendante”. Les conférenciers précisent avoir la preuve de cette “confusion dans les deux listes indépendantes” et soutiennent qu’ils la porteront “à la connaissance de la Drag”. Ces derniers affirment avec force que l’administration a voulu éliminer “délibérément” leur liste de la course et donc de gagner un siège. “Si notre liste n’est pas rétablie dans son droit, nous appellerons à investir la rue”, ont indiqué clairement les deux intervenants. “Après vérification des PV de dépouillement des bureaux de vote de la daïra de Béjaïa, il nous a été donné de constater un impair flagrant et délibéré commis par l’administration en permutant les lettres ‘alif’ et ‘B’ entre les deux listes influant sur les résultats obtenus par chacune des listes en lice”, lit-on dans le communiqué de la liste “Les citoyens libres” dont, précise-t-on encore, un nombre “important de suffrages exprimés en faveur de notre liste a été détourné et comptabilisé au profit de la liste ‘Initiative citoyenne’”. “Indignés par cet état de fait inacceptable, nous dénonçons énergiquement ces procédés d’un autre âge et exigeons solennellement le rétablissement dans nos droits en procédant au décompte des bulletins de vote dans les deux circonscriptions”, ajoute le communiqué de la liste “Les citoyens libres”. Il y a lieu de rappeler que ladite liste a introduit un recours auprès du Conseil constitutionnel. L. Oubira

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“Les Français dépensent trop”

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé hier Emmanuel Macron à réduire la dépense publique en France une fois au pouvoir, jugeant que son niveau actuel n'était pas tenable à terme. “Nous sommes confrontés avec la France à un problème particulier, les Français dépensent trop d'argent et ils dépensent au mauvais endroit”, a déclaré à la presse à Berlin M. Juncker, au lendemain même de l'élection du centriste à la présidence française. “Les Français consacrent entre 53% et 57% de leur Produit intérieur brut à leurs budgets publics, compte tenu du niveau relativement élevé de la dette, cela ne peut pas fonctionner dans la durée”, a ajouté M. Juncker. Il a estimé que le futur chef de l'État français ne pourrait pas compter à sens unique sur la mansuétude de ses partenaires européens sur ces questions. “Il appartient aussi aux Français de faire un geste en direction des autres en faisant les réformes nécessaires”, a-t-il dit. Ces propos surviennent alors que la Commission doit publier ce jeudi ses prévisions économiques de printemps pour les pays de l'UE, suivies le 17 mai de recommandations. Or la France est sous pression pour respecter enfin les règles européennes, selon lesquelles les déficits publics doivent être en-dessous des 3% du PIB. Selon les prévisions d'hiver de l'Exécutif européen, la France arriverait tout juste à respecter ses engagements cette année avec un déficit public à 2,9%, après -3,3% en 2016. Mais son déficit public remonterait à 3,1% l'an prochain. Le président élu français a prévu dans son programme une réduction des dépenses publiques de 60 milliards d'euros en cinq ans, passant entre autres par la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires. Mais il a dans le même temps appelé l'Europe à se réformer et à ne pas être uniquement focalisée sur les questions budgétaires. R. I./Agences

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Ancrage islamiste : la fin d’une illusion

Premiers perdants des législatives du 4 mai, les islamistes, malgré le score de l’alliance MSP-FC, n’ont pas atteint leur objectif électoral, encore moins franchi un nouveau seuil. À peine dans les limites de leur score de 2012 avec l’Alliance verte qui s’était radicalisée après une scission (Amar Ghoul qui a conduit la liste d’Alger) qui les a privés d’une trentaine de députés ayant rejoint TAJ. On vient d’assister, ce 4 mai, à la réédition de l’expérience, mais avec deux alliances islamistes appelées, selon leurs leaders, à se transformer en parti. Et les résultats n’ont, cependant, pas changé. Cette déroute des islamistes trouve ses origines dans l’évolution des partis de cette mouvance et dans leurs positions versatiles, voire opportunistes, qui échappent à la visibilité. Abdellah Djaballah, qui a été débarqué par deux fois des partis qu’il a fondés, a été contraint par la conjoncture à recomposer avec ses anciens dissidents pour aboutir à un conglomérat de petits partis et sans véritable aura. Encore plus. Passée la fièvre des événements dits du Printemps arabe, le très radical Djaballah a commencé à chercher une issue pour tenter de peser sur la scène nationale. Il a trouvé la solution en recollant dans l’urgence les morceaux d’un puzzle “imparfait”. Le bloc qu’il a conduit lors de la campagne électorale n’a pas dépassé le stade de slogans avec, parfois, des airs qui rappellent les années 1990. Les années 90, des électeurs algériens sont déjà passées par là. Son discours est devenu tempéré, autant que son programme qui ne porte aucune innovation distillée par un Djaballah bien loin d’être offensif. Une sorte de recadrage perçu dans la mouvance comme un reniement. Et cette Alliance a payé le prix de son recentrage “conjoncturel”, en net déphasage avec les fondamentaux de la mouvance islamiste. Elle a également payé le prix de ses désaccords, de ses divergences profondes avec l’autre Alliance. En face, le frère ennemi, le MSP, brutalement basculé dans l’opposition avec l’élection de Makri, représentant de l’aile dure du parti, a aussi rapidement fait face à des résistances internes en raison de son éloignement de sa ligne entriste. La tension a culminé jusqu’au départ de trois importants cadres, Abdelmadjid Menasra, Ahmed Dane et Amar Ghoul, pour créer leurs propres formations politiques. Makri réussira, cependant, à se maintenir à la tête du MSP, malgré les pressions, mais sera, lui aussi, contraint par la conjoncture, qu’il avait mal analysée, de revenir à la ligne initiale. En effet, Makri a surfé sur la vague du “Printemps arabe”, et opéré avec l’AKP du président turc Erdogan et les frères musulmans d’Égypte un rapprochement problématique qui a suscité bien des questions. Une position jugée très tranchée au sein même du parti. Son rêve d’un “Printemps arabe” qu’il voulait chevaucher comme on prend un train en marche s’est vite dissipé dans une simple décision de plafonnement des prix de l’huile et du sucre. Malgré cet échec, Makri rejoint les autres partis d’opposition regroupés au sein de la CLTD et de l’Icso pour réclamer une transition démocratique. Contre toute attente, il donnera une autre teinte aux revendications de ces deux organisations pour faire marche arrière et s’aligner sur ses adversaires internes qui menaçaient ouvertement de le débarquer. Ayant déjà perdu Dane avec ses troupes, et Ghoul avec un groupe parlementaire sans participation à un scrutin, et devant leur refus de son offre, Makri n’a trouvé que Menasra, aux positions proches des siennes, avec son Front du changement, pour fonder l’Alliance MSP-FC qui a vite recadré sa position avec un discours au ton d’offre de service. Une posture qui sera récompensée, selon les observateurs, par son score au scrutin du 4 mai passé. Aussi, Makri a affiché des dispositions à intégrer le prochain gouvernement. Bien entendu, il n’est pas question de reformer l’AAV qui n’a pas survécu à un mandat. Cela dit, les deux Alliances islamistes n’auront pas le même destin dans l’hémicycle. Pourraient-elles même s’affronter. Djilali B.

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Bouteflika félicite Macron pour sa victoire

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a félicité hier Emmanuel Macron pour son “élection bien méritée”, affirmant que le peuple français a “distingué un ami de l'Algérie”. “Votre élection bien méritée (...) récompense, à bon droit, la force de votre volonté, la lucidité de votre vision et la rectitude de vos engagements”, a déclaré Bouteflika dans un message diffusé par l'agence de presse APS. “Le peuple français qui a su choisir en vous l'homme d'État (...) capable de présider à ses destinées dans cette conjoncture difficile (...), a, ce faisant, fort opportunément distingué un ami de l'Algérie”, a-t-il estimé. Le président algérien a salué la “contribution significative” de Macron, dans ses fonctions ministérielles, à “l'édification du partenariat d'exception” entre Alger et Paris. Pour Bouteflika, les “anticipations et initiatives” du nouveau chef d'État français ont fait “l'ample démonstration de (sa) claire détermination à travailler avec nous à compenser les occasions manquées dans les relations algéro-françaises”. Lors de sa visite à Alger en février, Emmanuel Macron avait qualifié la longue colonisation française (1830-1962) de “crime contre l'humanité”, suscitant de la sympathie en Algérie et une polémique en France. Et dans son message, le président algérien a estimé que “cette attitude pionnière de votre part vous place, naturellement et légitimement, dans la position-clé de protagoniste, convaincu et convainquant, du parachèvement d'une réconciliation authentique entre nos deux pays”. R. I./APS

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Sellal insiste sur l’intégration et l’exportation

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a procédé, hier, à l’inauguration de la 50e Foire internationale d’Alger. À travers les stands qu’il a visités, le Premier ministre a tenu le même discours, à savoir la production, l’intégration, le partenariat et l’exportation. Sellal a, à chacun de ses passages à un stand national, souligné l’importance de l’intégration et de la productivité. C’est notamment le cas au stand de l’Enie où il a émis des réserves sur la capacité de production de panneaux photovoltaïques, d’autant que, selon lui, l’option des énergies renouvelable est bien ancrée dans la stratégie de l’État. Automobile : 1/6 de la production sera exporté Concernant l’industrie mécanique, le Premier ministre a insisté sur le fait de booster le taux d’intégration, ajoutant que le prochain cahier des charges imposera un taux d’intégration conséquent avec en prime l’obligation d’exporter 1/6 de la production à la quatrième année. Le Premier ministre a également demandé d’accélérer l’aboutissement des investissements, à l’instar de ceux conclus avec les Américains dans l’élevage et l’agroalimentaire. Il a aussi inauguré le musée de la FIA, conçu pour retracer l’historique de cette manifestation économique internationale à travers essentiellement des expositions de photos et d’anciennes affiches de cette manifestation. La 50e FIA, qui se tient jusqu’au 13 mai, est placée sous le thème “50 ans au service de l’économie algérienne”. “À sa demande”, la Russie est l’invitée d’honneur. Elle est représentée par une trentaine d’entreprises. En termes de chiffres, le volume des échanges commerciaux et économiques entre les deux pays est passé, entre 2007 et 2017, de 700 millions à 4 milliards de dollars. La Biélorussie, elle, participe pour la première fois. Cette édition de la Foire internationale d’Alger (FIA) a ouvert ses portes, hier, au Palais des expositions (Pins-Maritimes) avec la participation de 536 entreprises algériennes et 494 étrangères en provenance de 34 pays avec 28 pavillons officiels. La participation étrangère à titre individuel regroupera, pour sa part, 30 sociétés sur une superficie de 245 m2, provenant de 11 pays. Cette édition se positionne en droite ligne de la nouvelle dimension de la FIA adoptée depuis 2010, qui se focalise essentiellement sur l’investissement et le renforcement du partenariat avec les entreprises étrangères, au lieu d’un aspect plutôt commercial auparavant. C’est ainsi que par secteur, l’espace réservé au partenariat arrive en tête avec 93 exposants, suivi du secteur de l’agroalimentaire (70 entreprises), de l’industrie énergétique, chimique et pétrochimique (69 entreprises), de l’électrique et de l’électronique (36 entreprises), des industries manufacturées (28 entreprises), de la mécanique, de la sidérurgie et de la métallurgie (38 entreprises), des services (59 entreprises), des grands travaux du bâtiment (18 entreprises). Saïd Smati

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“Le vote blanc exprime un malaise politique”

L’enseignant universitaire, qui a aimablement accepté de répondre à nos questions, estime que l’abstention et le vote blanc sont l’expression d’un profond malaise politique. Liberté : Le taux de participation aux élections législatives a été de 38%. Parmi les 8 624 199 votants, un peu plus de 2 millions ont voté blanc, soit 24,46%. Quelle lecture en faites-vous ? Belkacem Boukherouf : Les élections et les votations populaires sont, naturellement, un moment solennel de la vie politique d’un pays et surtout un baromètre du dynamisme démocratique d’un pays. Dans des démocraties, cela s’entend. L’expérience électorale en Algérie est traumatisante pour le citoyen : le vote a toujours été techniquement biaisé, idéologiquement orienté et éthiquement entaché. La fraude, l’argent sale, la rapine, la violence verbale et physique, mais aussi l’invective et le mensonge sont le lot quotidien qui a servi au citoyen à chaque échéance. La crédibilité des élections dépend de la crédibilité tant de l’institution organisatrice que des parties engagées à la participation. Les élections législatives du 4 mai passé semblent avoir été le ramassis de tout cela : la campagne a été d’une atonie et d’une platitude extrême, où les programmes et le débat d’idées ont été relégués aux arrière-bans de l’expression politique. La caricature a semblé parfaite à l’occasion. La campagne électorale, censée donner une visibilité aux partis et à leurs programmes, a noirci le tableau et éloigné le citoyen de l’engagement dans le débat public. Les taux d’abstention mais aussi le blanc sont l’expression d’une désaffection sans précédent du citoyen et de son divorce d’avec la classe politique, gouvernants et opposants compris. Ce n’est pas l’élection qui est en elle-même visée, mais cette désaffection est une défiance vis-à-vis de l’institution législative qui a étouffé le citoyen par des lois impopulaires et par son caractère budgétivore et rentier, reflétant une image délétère de la représentation politique. Il semble que la société a appris à sanctionner non par le vote, mais par l’abstention, le boycott ou même le vote blanc. C’est un acte conscient et délibéré. Ce n’est pas la société qui s’est dépolitisée, mais c’est plutôt le gouvernement et la classe politique qui se sont déconnectés des aspirations citoyennes. Un grave malaise politique qu’il convient de prendre au sérieux et qu’il faut impérativement soigner. La société politique est appelée à se remettre profondément en cause. Peut-on parler d’abstention active et considérer ce vote blanc comme un acte revendicatif porteur d’un message politique ou juste une manière, pour les votants, de se prémunir contre d’éventuelles représailles ? Le rejet des élections est une véritable insurrection civique et pacifique des citoyens contre les institutions, les dirigeants politiques, et ça semble être très conscient. La contre-offensive électorale enclenchée sur les réseaux sociaux et dans quelques espaces médiatiques restés attentifs aux voix discordantes a révélé une prise de conscience citoyenne extraordinaire. L’on a vu des jeunes s’impliquer dans des actions organisées porteuses de vrais messages politiques et d’un vrai engagement politique. Les approches paternalistes qui ont prévalu jusque-là n’opèrent plus sur la société et la jeunesse s’est émancipée des manipulations politiciennes auxquelles elle été longtemps soumise, et tente de se frayer des chemins salvateurs en dehors des carcans politiques traditionnels. Ce rejet n’est pas le résultat d’une acculturation politique comme certains voudraient bien le qualifier, mais c’est tout le contraire. Les menaces, les chantages à l’aide sociale et même la répression de quelques leaders d’opinion, notamment parmi les blogueurs, les youtubeurs, n’ont fait qu’exacerber ce sentiment de mépris vis-à-vis du pouvoir et de ses institutions. Des stratégies paternalistes contre-productives qui ont aggravé la crise de confiance déjà trop prononcée. On entend dire que même les militaires ont voté blanc. Si c’est vraiment le cas, y aurait-il alors un message derrière, sachant que les militaires ont toujours voté en faveur des partis au pouvoir ? La manipulation des votes des militaires n’est plus possible dans ses formes classiques. L’élimination des casernes comme centre de vote a réduit les manœuvres possibles par l’injonction ou l’obligation disciplinaire comme cela se faisait par la passé. Il y a, donc, une désagrégation du réservoir de voix ayant longtemps servi à alimenter le portefeuille électoral des partis au pouvoir ou de leurs alliés partisans périphériques. Il est difficile d’affecter le vote blanc aux seuls militaires d’autant plus que son volume est effarant. Plus de deux millions d’Algériens se sont réfugiés dans cette option qui traduit simplement le rejet, aussi bien des partis du gouvernement que de ceux de l’opposition ayant participé. L’on ne dispose pas, pour le moment, de moyens de statistiques et d’analyses fiables des résultats des scrutins pour prétendre affecter tel ou tel comportement à une catégorie particulière de votants. Mais il reste que les militaires sont, pour la majorité, des enfants issus de l’Algérie profonde et qui ressentent la crise politique et économique que traverse le pays comme n’importe quel citoyen lambda. Il est naturel qu’ils adoptent un comportement réprobateur vis-à-vis de ceux qu’il convient de qualifier comme les responsables de ce marasme. Avec un taux de participation de 37%, la nouvelle Assemblée n’est-elle pas confrontée à nouveau à un problème de légitimité ? Le pouvoir en place fait une bouchée du taux de participation obtenu à coups de manipulations, de fraude et de triturations de résultats... La légitimité n’est pas recherchée pour l’Assemblée nationale et son rôle figuratif et symbolique suffit. C’est aussi la crédibilité de cette institution législative qui prend un coup avec, notamment, des quotas décernés, des fraudes honteuses, de l’argent sale achetant les suffrages et de la violence achevant le débat. Rien n’est attendu d’une Assemblée dépourvue de compétences (plus de 50% des élus n’ont pas le bac) et qualifiée de caisse enregistreuse. L’image du député payé monnaie sonnante et trébuchante et éloigné du citoyen en entrant en connivence avec le pouvoir exécutif s’est durablement installée dans l’imaginaire de l’Algérien.Pour s’en défaire, il faut plus qu’un effort de proximité communicative avec la société ou des scènes de dénonciation démagogiques en plénière, mais un processus de recouvrement de la confiance citoyenne. Malgré la participation en même temps des deux partis, le FFS et le RCD, qui revendiquent cette région comme étant leur fief, la mobilisation des électeurs en Kabylie a été faible. Comment expliquez-vous cette désaffection ? La Kabylie, et pas seulement Tizi Ouzou, est un cas atypique en termes de comportement électoral. La fronde est réellement permanente contre la société politique et envers tout ce qui peut symboliser l’autorité. C’est le résultat de la conjonction de plusieurs facteurs historiques, culturels et sociologiques ayant conduit à la consécration d’une tradition de lutte à chaque phase de l’évolution de la situation du pays. Il y a de nouvelles aspirations exprimées en Kabylie autour de l’impérieuse nécessité de réviser l’organisation politico-administrative du territoire et plusieurs options y sont défendues aussi bien par les partis politiques traditionnels que par les mouvements autonomistes. Mais en plus de cela, il faut admettre que la Kabylie vit une situation économique des plus alarmantes : le chômage, notamment chez les jeunes diplômés, est très élevé, les montagnes sont enclavées, les espaces de vie se réduisent et la pauvreté s’installe de plus en plus. La faible participation en Kabylie est le signe d’une rupture grave de confiance entre la région et le gouvernement et son jacobinisme caractérisé. Entretien réalisé par : Samir LESLOUS

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