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Jorus Mabiala, un griot africain à “Raconte-arts”

“On appelle conteur (ou griot), celui qui raconte oralement une histoire sans support autre que ses connaissances, son imaginaire et ses talents d'improvisation”. Et comme adepte de cette discipline si chère à nos chérubins, Jorus Mabiala en est le parfait exemple. Rencontré lors du 13e Festival “Raconte-arts” qui a eu lieu cette année à Souamaâ du 24 au 31 juillet, ce conteur franco-congolais atypique et singulier a brillé tout au long de son séjour kabyle par un humour aussi drôle que dénonciateur. Car, Jorus Mabiala est, certes, un conteur qui veut plaire et faire rêver les enfants, mais c’est aussi et surtout un éveilleur de conscience subtil et un “déclencheur d’alerte” déguisé. Drôle dans ses mimiques, parfois burlesque dans son allure, il incarne cependant dans ses contes et ses histoires cette sagesse africaine qui sait si bien décrire le vécu des uns, mettre le doigt sur les maux des autres et panser quelques blessures ça et là en tentant de distiller des remèdes “miracle” par un conte riche de connotations et de finesse. Et cela est parfaitement incarné dans cette publication Jorus Mabiala, photos, citations et contes, recueillis par Rachid Adel et parus aux éditions Jazz, qu’il signait de temps à autre, non sans plaisir, à ses fans conquis après chaque spectacle à Souamaâ en ce “Raconte-arts 2016”. Ainsi, on peut y puiser, en plus du conte africain Sila, la petite fille de Yamba, des citations toujours introduites par “On dit chez moi” dont : “Pour faire un enfant, deux personnes suffisent, pour l’élever, il faut tout un village” ; “Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi” ; “S’accepter tel qu’on est, ça peut sauver la vie” ; ou encore “De l’autre côté, on dit que le changement c’est maintenant. Nous, en Afrique, nous sommes en train de réfléchir sur ce qu’on doit changer”. Et les exemples ne manquent pas de cette sagesse africaine que Jorus sait si bien véhiculer, en s’adressant aux gens, dont il sait si bien capter l’attention ; mais toutefois, notre conteur noir africain se sent comme piégé et estime que le temps lui manque pour concrétiser sur le terrain ses aspirations, car, nous confie-t-il, “je suis souvent quelque part, puis ailleurs à sillonner les terres pour conter, et avant de réaliser un projet, me voilà obligé de quitter, car ce devoir m’appelle sans cesse…” ; et les projets, il en a plein la tête mais il est comme pris dans le tourbillon de ces festivals qu’il crée, auxquels il participe, qu’il sème ou qu’il laisse vivre un peu partout : “Retour au M’bongui” à Pointe-Noire ; “Le Festival du conte” à Oran ; “La nuit du conte” pour Raconte-arts ; l’association “Le petit conteur” à Marseille où il vit depuis une vingtaine d’années… Tombé amoureux de l’Algérie depuis quelques années, s’étant fait des amis dans quelques-unes de ses contrées, ayant fidélisé nombreux de ses enfants, Jorus Mabiala promet de belles surprises lors de sa prochaine visite en Algérie… Samira Bendris

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Cevital à la rencontre des estivants

Cevital Agro-industrie a lancé au début du mois un concept inédit à l’occasion de la saison estivale : le Summer Tour by Cevital. Il s’agit d’une caravane qui sillonnera plusieurs plages du pays pour aller à la rencontre des estivants. À Béjaïa, c’est à Capritour, dans la station balnéaire de Tichy, qu’elle a élu domicile, depuis mardi. Au programme de cet événement où la gamme de produits du groupe sera mise en avant : des animations, des concerts, des jeux aquatiques et concours, ainsi que des séances de cinéma en plein air. Aussi, pour l’occasion, un terrain de beach-volley, un parcours du combattant, des espaces de jeux vidéo, de cyberconnexion, de réalité virtuelle, de quiz et une scène de concerts seront aménagés. “Summer Tour by Cevital, qui se veut un événement familial où tous les estivants auront droit à un accès gratuit et seront gratifiés d’un programme cinématographique chaque soir. Un concert sera animé par le groupe Freeklane et/ou Ouled El-Hadja El-Maghnia le vendredi soir”, a, par ailleurs, indiqué la chargée de communication du groupe Cevital. H. Kabir

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“Il y a déjà assez d’atteintes aux libertés”

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, ne comprend pas comment un débat sur “l’expression de la barbarie”, à savoir “la réinstauration de la peine de mort”, peut avoir lieu en 2016, en Algérie. Elle ne comprend pas plus “comment un pays qui n’a pas appliqué la peine de mort pendant une décennie noire où il y a eu 200 000 morts, peut-il l’appliquer aujourd’hui ?” Louisa Hanoune redoute que si jamais la peine de mort est réinstaurée en Algérie, “cela ouvrira les portes à toutes les dérives”. Elle parle de dérives car elle craint que “cette peine ne soit utilisée pour éliminer même des adversaires économiques”. Ce pour quoi, elle estime qu’il “y a déjà assez d’atteintes aux libertés et aux droits de l’Homme pour réinstaurer aujourd’hui la peine de mort en Algérie”. Enfin, Louisa Hanoune pense qu’“un État ne peut pas répondre au crime par le crime”. M. M.

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An-Nawawi pour l’ijtihad

D’un format carré et modeste, l’ouvrage proposé est ce qu’on peut appeler un “beau livre” tant il présente de très belles enluminures outre la restitution des paroles et les actes sacrés du Prophète. Réédités à l’occasion du Ramadhan 2016, les Quarante Hadiths du prophète Mohamed (QSSSL) présentés par l’imam An-Nawawi sont en réalité un opus, valable à l’image de la religion islamique, en tout temps et en tout lieu. Un fait indéniable : la dimension universelle du message prophétique prend toute son ampleur lorsque celui-ci est traduit dans des langues autres que l’arabe. C’est pour cela que les éditions Al-Bayazine ont décidé de publier une version en langue française, à côté de la version originale, des Quarante Hadiths du prophète Mohamed (QSSSL) présentés par l’imam Mohieddine Abou Zakariya Yahya An-Nawawi. Né en l’an 631 de l’ère Hégire (1233 après Jésus-Christ) à Nawa au sud de Damas, dans l’actuelle Syrie, An-Nawawi est considéré comme l’un des plus grands commentateurs du hadith. Il est notamment l’auteur d’ouvrages célèbres comme Riadh Al-Salihine ou Minhaj Al-Talibine. Ses ouvrages restent des références jusqu’à l’heure actuelle et sont étudiés pieusement par les musulmans de tous les temps. Son livre intitulé El-Arba’in Ennawawiya reste un livre de chevet pour beaucoup de pieux croyants, en ce qu’il contient comme hadiths embrassant tous les aspects de la vie du croyant. “Un véritable code de conduite” estime Messaoud Boudjenoun dans la présentation de l’ouvrage paru aux éditions Al-Bayazine. “Quant au nombre quarante, on le retrouve, dit-on, quatre fois dans le Coran et dix-huit fois dans les hadiths. Il est inutile de rappeler l’intérêt attaché à ce nombre dans les contes, les proverbes et la médecine populaire, aussi bien dans les pays arabes que dans le monde musulman”, signale, pour sa part, l’auteur de la traduction, l’ancien journaliste de l’APS Hocine Seddiki, pour qui le chiffre 40 n’est pas anodin dans la tradition islamique. Et de citer précisément l’un des Hadith qui y fait référence : “Celui qui - au sein de ma communauté - apprend pour transmettre les quarante Hadiths en rapport avec les prescriptions religieuses, Dieu le ressuscitera parmi les docteurs de la loi et les savants.” D’un format carré et modeste, l’ouvrage proposé par les éditions Al-Bayazine est ce qu’on peut appeler un “beau livre” tant il présente de très belles enluminures et la calligraphie d’Abdelmadjid Ghaleb, un miniaturiste né en 1935 a El-Milia, dans la wilaya de Jijel. Ce livre est donc indispensable non pas seulement pour ses réalisations artistiques mais surtout - et l’on s’en doute - pour son contenu qui reprend les actes et les paroles du Prophète. À ce titre, cet ouvrage constitue, assurément, pour tous les musulmans, un recueil de principes et une source de réflexion intarissable. Mohamed-Chérif Lachichi

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Réparation à domicile : l’assurance prend en charge

Du nouveau chez les assureurs. La gamme de prestations dans le cadre de l’assurance-habitat est désormais élargie aux réparations des fuites d'eau à la maison, installations électriques endommagées, ruptures de canalisation des sanitaires. Plusieurs compagnies d'assurances mettent à la disposition de leurs assurés des plombiers et électriciens pour les travaux de réparation à domicile. Cette assistance à domicile a été récemment introduite par des assureurs qui la proposent comme option dans les contrats multirisques-habitation, tandis que d'autres l'ont instaurée à titre obligatoire pour cette catégorie de contrat. Urgence habitation, Home assistance, Garantie dépannage à domicile sont les différentes appellations attribuées par les compagnies d'assurances à ces nouveaux services proposés, à savoir plomberie, électricité, vitrerie et serrurerie (perte des clés de la maison, serrure endommagée...). Avec une police d'assurance de 1 000 DA/an adossée à celle de l'habitat-risque, l'assistance à domicile permet à l'assuré de bénéficier, dans les cas d'urgence, de ces travaux de réparation à raison de 3 interventions/an au maximum pour chacun des 4 types de services (plomberie, électricité, serrurerie et vitrerie), soit 12 interventions/an au maximum, et ce, 7j/7 et 24h/24. Cependant, il y a un plafond de garantie pour chaque intervention Au-delà duquel l'assuré doit payer le différentiel dans le cas échéant, sachant que le montant de ce plafond oscille entre 4 000 et 35 000 DA variant d'une compagnie d'assurances à une autre. R. N./APS

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Le DGSN réitère sa fidélité à Bouteflika

“C’est ici à partir de cette tribune à Oran que je rassure et promets au chef de l’État que nous resterons fidèles aux engagements et que nous poursuivrons les efforts sur le terrain suivant ses directives”, a affirmé le directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, dans un discours prononcé à Oran à l’occasion de la célébration du 54e anniversaire de la Police nationale qui a eu lieu, officiellement, cette année et pour la première fois dans la capitale de l’Ouest. Un discours qui ne passera pas inaperçu tant certains de ses passages avaient une portée politique notable. Et pour cause, alors qu’il saluait, tout comme le ministre de l’Intérieur l’avait fait précédemment, les efforts constants de la Police nationale, de tous ses hommes et cadres, pour mener à bien les missions qui leur sont dévolues, Abdelghani Hamel exprimera sa fidélité au chef de l’État, avant d’enchaîner sur la lutte contre les crimes dans ses multiples formes, l’édification d’un État de droit et la sécurité garantie pour les citoyens. Félicitant tous les nouveaux promus à différents grades qui ont été décorés et d’autres honorés à cette occasion, le DGSN achèvera son allocution par des remerciements appuyés au chef d’état-major Gaïd Salah “pour ses encouragements, son soutien en direction de la Police nationale notamment dans le cadre de la formation et son développement”. Le 54e anniversaire de la Police nationale a donné lieu à une visite d’une importante délégation, en présence des ministres de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El-Ghazi, et de la Santé et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, ainsi que du général-major, le DGSN Abdelghani Hamel, et de très nombreux élus des deux Chambres. Alors qu’il avait été le premier à prendre la parole, face à l’ensemble des invités, le ministre de l’Intérieur a également fait allusion “à certaines menaces” qui pèsent sur le pays et la nation et de citer, entre autres, “ceux qui veulent faire circuler et implanter des idéologies contraires à nos traditions et la menace terroriste qui existe toujours dans notre pays et dans d’autres pays”, enjoignant ainsi aux forces de police à redoubler d’efforts et de vigilance pour lutter contre ces menaces et les autres formes de crime. L’engagement de la Police nationale, forte de son expérience dans le cadre d’Afripol, a été salué et encouragé pour poursuivre les efforts de mise à niveau et le développement de la coopération. Durant cette visite, il a été procédé à l’inauguration d’une nouvelle structure de santé totalement dédiée à la Sûreté nationale avec des blocs opératoires, un service de radiologie et un laboratoire d’analyses doté d’équipements à la pointe de la technologie médicale. Les festivités se sont poursuivies par des démonstrations de divers corps et forces spéciales de la Police nationale. D. LOUKIL

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“Au royaume de Koukou”, les racontaristes seront rois…

Une semaine culturelle haut en couleur se prépare au village de Souamaâ, près de la région de Mekla, en Kabyle. C’est Raconte-art, le rendez-vous annuel devenu incontournable, qui en est à sa 13e édition. Comme chaque année, il s’y prépare de bien belles choses culturelles entre art plastique, conte, chant, musique, danse, littérature, poésie, cinéma… Autour d’un thème central qui sera cette fois “Au royaume de Koukou”, une manière de revenir au passé à travers la grande Histoire et de construire l’avenir à partir de petites histoires contées par les uns et les autres, tissées çà et là par ceux qui feront jaillir la lumière du savoir à travers leurs divers spectacles et représentations artistiques. La femme aura aussi une part importante dans cette manifestation puisqu’il y sera, entre autres, question à travers le compte-rendu d’une enquête menée par Tinhinane Makaci sur le thème : “Quel avenir pour les femmes algériennes ?”. Durant toute une semaine – dès aujourd’hui, et ce jusqu’au 27 juillet – les habitants de Souamaâ ouvriront leurs portes aux festivaliers, qui sont chaque année de plus en plus nombreux, et recevront près de 300 invités qui viendront semer l’amour de l’art et récolter la joie du partage dans une ambiance qui verra des dizaines de rendez-vous dont le cinéma avec, entre autres, les courts métrages et films documentaires Ahmed Oulkadi, un roi kabyle de Djamel Aït Iften ; Le clandestin de Benamar Bakhti ; Khouya de Yanis Koussim ; La 3e vie de Kateb Yacine de Brahim Hadj Slimane. Il y aura également une exposition-vente de livres, et des rencontres littéraires : “Un auteur, un livre”, avec entre autres : Ali Akkache pour son recueil de poésie Tafat, Faouzia Laradi pour Faux pas, Djamel Mati pour Yoko et les gens du Barzakh”, Lazhari Labter pour La cuillère et autres petits riens, et Sarah Haidar pour La morsure du coquelicot. Les pièces de théâtre seront également au menu avec Sket el-moor de la compagnie Nedjma-Théâtre de Sétif, Serkhet el-oued de la troupe tunisienne Jeunes artistes. Il sera programmé, entre autres, des lectures de contes, des ateliers de dessin, des initiations à la photo, à la vidéo, des chants folkloriques, des lectures et veillées poétiques, de la musique… un tout qui animera et égayera pendant une semaine le village kabyle de Souamaâ. Et des rencontres-débat, il y en aura aussi tout au long de ce festival qui se veut un lieu de communication, d’échange de savoir et de partage d’opinions. Petits et grands se mêleront à ces animations qui apportent à chaque escale dans un village donné – et c’est le principe de ce festival - une note de gaieté et un souffle innovateur qui feront que le vivre-ensemble voulu se mêlera à l’hospitalité coutumière pour faire de l’endroit un havre de paix et de culture… En somme, Raconte-Art est, à chacune de ses stations, un lieu d’échange et un rendez-vous de partage à l’avenir fort prometteur tant son engagement est sain et sincère en ces moments difficiles où la culture a, plus que tout autre moment, un rôle primordial à jouer non seulement dans la sauvegarde du patrimoine ancestral mais aussi et surtout pour la survie de l’art dans toutes ses disciplines… Samira Bendris

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La Caci en prospection en Afrique de l’Ouest

La Chambre algérienne de commerce et d'industrie (Caci) organise, depuis le 17 juillet dernier, un déplacement d'une délégation d'hommes d'affaires algériens, conduite par son président, Mohamed-Laïd Benamor, en Côte d'Ivoire, au Togo et au Bénin. Cette tournée, intitulée West Africa Road Show, a pour objectif d'examiner, d'une part, avec les partenaires ivoiriens, togolais et béninois, les potentialités de partenariat et de joint-ventures et de permettre, d'autre part, aux opérateurs économiques algériens d'avoir plus de visibilité sur les possibilités de placement de leurs produits sur un marché porteur qui compte plus de 350 millions d'habitants. En Côte d'Ivoire, le président de la Caci, accompagné d’une délégation d’entrepreneurs, a eu l’occasion de rencontrer son homologue ivoirien, le président Faman Touré, avec qui il a signé un protocole d’accord destiné à promouvoir, accompagner et renforcer les relations d’affaires entre les opérateurs économiques algériens et ivoiriens. Mohamed-Laïd Benamor a également été reçu par les ministres de l’Industrie et de l’Emploi des jeunes. Avec le ministre du Commerce ivoirien, le président de la Caci a pris connaissance des opportunités et des facilités offertes aujourd’hui aux entreprises algériennes par le gouvernement ivoirien. M. Benamor a eu également des entretiens avec le président du Conseil économique et social (CES) ivoirien. Ce dernier “a exprimé toute l’amitié qu’il porte pour l’Algérie et tout l’intérêt qu’il avait pour ses opérateurs économiques et investisseurs”, souligne le communiqué de la Caci. “Accompagné d’une trentaine de conseillers, le président du CES ivoirien s’est félicité de la présence de la délégation algérienne après une longue période de quasi-absence des entreprises algériennes dans son pays”, ajoute le communiqué. La Caci évoque l’organisation d’ateliers B to B, des visites de sites industriels, d’entreprises et de plantations en périphérie d’Abidjan (Grand Bassam et Bonoua), qui ont suscité l’intérêt des entrepreneurs et investisseurs algériens. Avec le patronat ivoirien, le CGECI, le président de la Caci et la délégation qui l’accompagne ont pu identifier les opportunités d’échanges commerciaux et d’investissement en Côte d’Ivoire. “Le patronat ivoirien fonde de nombreux espoirs dans ces partenariats gagnant/gagnant et exprime des attentes précises dans certains secteurs où les activités de transformation manquent. C’est le cas des secteurs de matières premières comme le cacao, le café ou les fruits exotiques. L’Algérie est perçue en Côte d’Ivoire comme un grand pays détenant des compétences réelles de transformation de ces activités”, souligne la Caci dans son communiqué. La délégation algérienne a, par ailleurs, rencontré le directeur général du port autonome de San Pedro. Celui-ci a souligné l’intérêt de traiter avec la région de San Pedro pour des raisons d’efficience logistique couvrant une bonne partie de l’Afrique de l’Ouest. Il a rappelé l’importance d’un protocole d’accord interportuaire entre les ports d’Alger, d’Oran et d’autres et le port de San Pedro. Comme c’est le cas actuellement avec les ports d’Houston, d’Anvers ou d’Amsterdam. Mohamed-Laïd Benamor a invité les opérateurs ivoiriens à participer au forum africain d’investissements et des affaires prévu à Alger du 3 au 5 décembre prochain. La Caci a annoncé la signature “de nombreux protocoles d’accord”. La délégation algérienne s’est rendue du 21 au 22 juillet au Togo et clôturera la tournée au Bénin, du 22 au 24 juillet de cette année. M. R.

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Quelle rentrée politique pour l’opposition ?

Ses membres débattront des différentes lois votées récemment, mais aussi d’un plan d’action pour la rentrée politique prochaine. L’Instance de coordination et de suivi de l’opposition (Icso) tiendra sa réunion ordinaire la fin de la semaine au siège national du RCD à Alger. La rencontre prévue mercredi, la première depuis son congrès tenu en mars dernier, se tient dans une conjoncture particulière, marquée, d’un côté, par le vote industriel mais sans surprise par les parlementaires des projets de lois dont notamment ceux devant régir l’organisation et le contrôle des prochaines élections locales et législatives, la haute instance de surveillance des élections, ainsi que celui portant obligation de réserve pour les militaires. Et de l’autre, par la nécessité pour les membres de l’Icso de traduire sur le terrain les recommandations prises lors du dernier congrès pour, notamment, donner un souffle nouveau à l’Instance, deux années après sa mise sur pied. Il est attendu du conclave de mercredi que l’organisation décline la lecture qu’elle en fait des différents événements politiques qui ont marqué l’actualité depuis ces dernières semaines. Selon une source à l’intérieur de l’Instance, les différents projets de loi votés seront débattus. Certaines lois, dont notamment celle sur l’obligation de réserve imposée aux militaires après la retraite ne manquera pas, selon des échos, de faire réagir l’Icso, à l’instar de Talaie El-Houriat d’Ali Benflis, mais aussi d’autres membres qui comptent en leur sein d’anciens officiers de l’ANP, versés, depuis leur retraite dans l’activité politique. Mais au-delà, la loi en question n’agrée pas l’opposition qui y décèle un arrière-fond politicien, une volonté de bâillonnement de l’expression politique. Si la position de l’Instance sur la question a été formulée et explicitée par ses différents membres à travers des déclarations relayées par la presse, il n’en demeure pas moins que la position commune de ce conglomérat de partis et de personnalités est souhaitée par ses membres. “Nous allons aussi débattre d’un plan d’action pour la rentrée sociale”, a encore souligné notre source, précisant que la prochaine rentrée “ne sera pas de tout repos”, du fait que “des décisions, tantôt impopulaires, tantôt populistes, sont prises par le gouvernement”. Ces questions qu’un membre de l’Instance considère comme une priorité afin d’arriver à dégager un consensus sur ces sujets brûlants de l’actualité, “engage l’avenir de tout un pays”. Il a expliqué que l’arsenal de lois votées par un Parlement dépourvu de toute légitimité “sert le pouvoir” dans “sa mission d’assurer une succession clanique”. Ceci étant, la rencontre de l’Icso entre dans le cadre de ses réunions périodiques. Celle attendue pour cette semaine a été prévue, initialement, le mois de juin dernier. Ses animateurs avaient décidé de la reporter pour des considérations internes à l’Instance. Pour rappel, l’Instance de coordination et de suivi de l’opposition est issue des recommandations de la première conférence nationale pour la transition démocratique, tenue à Mazafran le 10 juin 2014 et qui avait réuni des partis politiques, des organisations de la société civile et des personnalités politiques. Les cinq partis formant la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), et le Pôle du changement coordonné par l’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, l’UDS de Karim Tabbou, le FD de Sid-Ahmed Ghozali, sont, entre autres partis de l’opposition, regroupés dans l’Instance de coordination et de suivi de l’opposition. Mohamed Mouloudj

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La voix éternelle d’Ihesnawen

La maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou a abrité les 22 et 23 juillet, un vibrant hommage au regretté artiste cheikh El- Hasnaoui, de son vrai nom Mohamed Khelouat. L’initiative revient à l’association qui porte le nom de cet illustre chanteur et compositeur de musique chaâbi, qui a débuté sa carrière durant les années 1930 à Alger. À ses débuts, El-Hasnaoui a été remarqué dans le milieu artistique algérois par sa première chanson, A yemma yemma, et dans laquelle il a évoqué le déracinement et l’exil. Un exil qu’il fredonnera longtemps. La chanson a été composée en 1928, et c’est également un hymne à sa mère, décédée alors qu’il avait seulement deux ans. À travers cet hommage à El-Hasnaoui, ce sont l’œuvre et la vie d’un monument de la chanson qui sont revisitées. Et c’est dans cette optique que le programme de l’association organisatrice a été élaboré. L’ouverture de cette manifestation a été marquée par une exposition d’archives et par la visite de la maison natale de cheikh El-Hasnaoui à Taâzibt (Ihesnawen), à 10 km du chef-lieu de Tizi Ouzou. L’ouverture de la cérémonie a été donnée par la directrice de la culture Nabila Goumeziane, le P/APC de Tizi Ouzou Ouaheb Ait Menguellet, le vice président d’APW le Dr Messalah et le député Tayeb Mokadem qui ont, tour à tour, remercié les organisateurs et rappelé la grandeur du maître qu’était El-Hasnaoui. Ensuite, la délégation a visité le village natal d’El-Hasnaoui. Sur place, Khelouat Arezki, le frère du regretté cheikh El-Hasnaoui, a remercié les organisateurs tout en déclarant : “C’est un plaisir de voir que même les jeunes d’aujourd’hui admirent cheikh El-Hasnaoui”. Dans la soirée, il a été projeté à la Maison de la culture le film documentaire d’Abderazak Larbi-Chérif, intitulé Cheikh El-Hasnaoui, de la Maison-Blanche à l’océan bleu. L’auteur rapporte même dans ce film, des séquences inédites d’El-Hasnaoui, filmées une année avant son décès en 2002, à l’âge de 92 ans, à Saint-Pierre de la Réunion. Par ailleurs, au programme de la journée d’hier, devait se tenir un concours de poésie dans lequel devait participer une trentaine de poètes, suivi d’un gala artistique en hommage à l’une des voix éternelles de la chanson algérienne, cheikh El-Hasnaoui. Il est à rappeler que l’association cheikh-El- Hasnaoui, récemment réactivée, compte collecter tous les documents écrits, filmés ou sonores sur la vie et l’œuvre de cet artiste à la voix unique ainsi que la transcription des textes et partitions de ses œuvres. Par cette initiative, elle souhaite contribuer aux recherches sur la vie et l’œuvre de l’artiste, préserver son œuvre, écrire une biographie autorisée et officielle d’El- Hasnaoui et organiser des cours de musique. K. Tighilt

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