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“Il faut en finir avec la religiosité aliénante”

Liberté : Une vaste réflexion est engagée actuellement autour de la réforme de l’islam de France. Que vous inspire ce débat ? Ghaleb Bencheikh : J’ai quelques réserves sur le mot “réforme”. Je lui préfère pour ma part le mot “refondation” ou “refonte” de la pensée théologique islamique. Cette refondation est nécessaire. On ne peut pas décemment, sérieusement, vivre au XXIe siècle avec des idées arrêtées depuis maintenant belle lurette. Il est temps de revoir le mode de pensée islamique, sortir de la raison religieuse dévote et aller plus vers une raison critique et autonome, s’affranchir des représentations superstitieuses, en finir avec la religiosité aliénante et laisser place à plus d’intelligence et de réflexion. Il s’agit aussi de savoir problématiser les questions religieuses, de s’interroger aussi sur les questions de foi, de les mettre à distance et ne pas croire que c’est garanti par le divin et qu’on ne doit plus en parler. Cela est le travail des penseurs, des théologiens, des philosophes. La refondation de cette pensée théologique islamique est nécessaire pour séparer le politique du religieux, laisser place au pluralisme et à une éducation qui respecte l’altérité confessionnelle, l’ouverture sur autrui et sur le monde, l’humanisme. Cela nous permettra aussi de renouer avec l’humanisme arabe antéislamique qui a été oblitéré et effacé des mémoires. Tous ces chantiers sont titanesques. Ils impliquent la valorisation des notions d’égalité foncière entre les êtres par-delà le genre et l’appartenance confessionnelle. Ce qui renvoie également au respect de la liberté de conscience. Un travail doit être fait, par ailleurs, pour désacraliser la notion de la violence. On ne peut pas continuer à croire que la violence est commanditée par la transcendance. Il n’est plus possible de penser qu’il y a des phalanges angéliques, des puissances célestes qui viennent assister des armées terrestres. On ne doit plus être dans cette vision des choses. Les responsables français évoquent surtout la réforme de l’islam de France. En quoi celui-ci est-il différent des autres pour lui administrer un traitement particulier ? L’islam est un. Il y a une pratique cultuelle unique. La triade — la foi, le culte et la bienfaisance — est connue de tous. Toutefois, on ne vit pas son islamité de la même façon au Yémen qu’en France. Le milieu influe sur la confessionnalité des êtres, surtout lorsque ce milieu est sécularisé. On parle aujourd’hui de l’islam de France parce que celui-ci est problématique. C’est devenu un refuge identitaire pour beaucoup de jeunes. L’exacerbation de la normativité religieuse, cette religiosité aliénante n’est pas sans causer des problèmes sérieux à la société française et plus généralement à la société du XXIe siècle où que l’on se trouve. Le contexte sécuritaire très grave dans lequel le problème de la refonte de l’islam de France est posé ne risque-t-il pas de biaiser cette démarche ? Vous avez tout à fait raison car on ne peut pas, d’un côté, se défendre de vouloir stigmatiser les musulmans et, d’un autre côté, faire l’amalgame entre islam et terrorisme en demandant la refonte de l’islam dans un contexte d’attentats terroristes. De fait, on fait un lien direct entre l’islam et le terrorisme. En même temps, lorsque les musulmans disent halte à l’amalgame, ce n’est pas suffisant. Parfois, c’est indécent. Il n’y a qu’à voir l’arc de cercle qui va du nord du Nigeria à l’île de Jolo, en passant par la Corne de l’Afrique, sans m’appesantir sur cette région du monde qui a vu naître un monstre, dénommé Daech, et où des vies humaines sont fauchées chaque jour que Dieu fait, au nom de cette tradition religieuse. On peut dire que cette tradition est biaisée, aliénée, etc. Mais il se trouve que dans le corpus dit second, il y a de quoi alimenter ces actes terroristes abjects que nous exécrons et que nous dénonçons. En conséquence, d’une part, les musulmans doivent travailler sérieusement pour expurger le patrimoine de ce qui vient polluer toute la tradition d’amour, de bonté, de miséricorde et de sollicitude de l’islam. D’autre part, les pouvoirs publics et la classe politique doivent distinguer les deux registres : le terrorisme qu’il faut régler avec des moyens sécuritaires et en prenant en compte ses dimensions sociales et géostratégiques, et l’islam, en trouvant des interlocuteurs privilégiés de la question islamique en France pour faire en sorte que la pratique de cette religion soit apaisée, saine et intelligente. Qui pourraient être ces interlocuteurs selon vous, surtout que les organisations représentant l’islam de France semblent complètement dépassées ? En démocratie, il n’y a de représentativité qu’au niveau politique et les musulmans de France en qualité de citoyens ne peuvent être représentés que politiquement. Il existe, néanmoins, des instances représentatives de la gestion du culte islamique en France. Celles-ci doivent être crédibles et avoir à leur tête des hommes et des femmes capables de susciter l’adhésion des fidèles. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas et cela explique le sentiment qu’ont les musulmans d’être en quelque sorte orphelins parce qu’ils n’ont pas trouvé les personnes qui ont la carrure et l’envergure, la culture et l’ascendant moral qui les rendraient capables de parler en leur nom et de gérer la pratique cultuelle en France. Le gouvernement projette de mettre en place la Fondation de l’islam de France. Êtes-vous d’accord ? La mise en place d’une fondation des œuvres de l’islam ne date pas d’aujourd’hui. Elle a été réactualisée puisque c’est Dominique de Villepin (ex-Premier ministre) qui, en 2005, a élaboré ce projet. Celui-ci a été ensuite mis en veille avant de revenir au goût du jour. Cette fondation est nécessaire, déjà pour la collecte de l’argent et pour financer à la fois la formation des imams et les lieux de culte. Elle permettra à l’État français d’avoir un contrôle sur ces financements. En même temps, cette fondation devra contribuer à promouvoir la pensée islamique à travers des colloques et le dialogue interreligieux. Entretien réalisé par : S. L.-K.

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Hanoune : “Parler des législatives de 2017 est une diversion”

Louisa Hanoune considère que les problèmes que connaît l’Algérie sur le plan social, économique et sécuritaire sont tels que parler actuellement des législatives de 2017 serait une forme de diversion. La question de la participation aux élections législatives de 2017 ou non n’est pas à l’ordre du jour au Parti des travailleurs. Louisa Hanoune, secrétaire générale du PT, a estimé hier, dans une conférence de presse au siège de son parti, à Alger, qu’“il y a plus urgent à traiter et que ces élections ne régleront rien”. Pour elle, la question ne se pose même pas encore, car “le Parti des travailleurs reste concentré sur l’essentiel”. Et l’essentiel, le plus urgent donc pour Louisa Hanoune, ce sont “les problèmes que connaît le pays sur le plan social, économique, sécuritaire”, mais aussi dans “le domaine des libertés collectives et individuelles, notamment la liberté de la presse qui connaît un acharnement sans précédent”. La SG du PT estime ainsi qu’il serait “prématuré” de parler des législatives de 2017, alors que la situation actuelle du pays qu’elle juge d’ailleurs “extrêmement dangereuse” exige “une vigilance particulière”. Pour l’instant, Louisa Hanoune souligne que “les militants du parti sont surtout mobilisés à militer pour arrêter le rouleau compresseur”. Et par rouleau compresseur, la première dame du PT entend “les lois compradores et scélérates adoptées de force et avec violence à l’APN”, aussi “les atteintes à la liberté d’expression”, et surtout “les mesures antisociales” et “la politique d’austérité engagée par le gouvernement”. Face à un tel état de fait, Louisa Hanoune estime donc que “parler des législatives de 2017 serait une forme de diversion”. En clair, une fuite en avant face aux problèmes de l’heure. Et elle se demande d’ailleurs si “ceux qui décident ne voient pas que ce sont eux-mêmes qui réunissent les conditions pour que le peuple se soulève ?”. Car la SG du PT rappelle que “c’est grâce à sa politique sociale que l’Algérie a pu éviter le péril du Printemps arabe”. Une politique sociale qui, pour Louisa Hanoune, “comporte, certes, des contradictions et des solutions pas durables”, mais qui “a tout de même permis d’immuniser le pays”. Aujourd’hui, elle considère que “les orientations politiques, sociales et économiques du pays connaissent des changements radicaux”, et que “les ressorts entre l’État et le peuple sont en passe d’être rompus”. Ce qui est “une grosse source d’inquiétude” pour Mme Hanoune qui explique qu’“en plus de la mobilisation des troupes de l’ANP, le péril sécuritaire aux frontières du pays est tel qu’il exige aujourd’hui la solidarité et l’engagement des populations”. Une solidarité et un engagement que “les mesures antisociales et la politique d’austérité du gouvernement n’encouragent pas en ce moment”. Elle rappelle d’ailleurs les derniers rapports des États-Unis, mais aussi ceux de l’ONU qui prévoient un repli des milices terroristes vers l’Algérie après l’intervention de l’armée américaine en Libye. Ce qui explique justement l’état d’alerte et la forte mobilisation de l’Armée algérienne sur la bande frontalière avec la Libye. Mais encore une fois, Louisa Hanoune pense que “l’appui des populations des frontières de l’Algérie est indispensable pour les soldats de l’ANP”. Un appui que “la politique actuelle du gouvernement qui sert une minorité creuse davantage le fossé avec la majorité du peuple”. Et lorsqu’“un régime perd sa base sociale”, relève-t-elle, “il cherche forcément des appuis à l’étranger”. À ce moment-là, conclut-elle, “le pays sera sous protectorat”. Un aboutissement, prévient enfin Mme Hanoune, que “le peuple algérien n’acceptera jamais”. Mehdi Mehenni

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Sale temps pour les vacanciers à Béjaïa

Sur les côtes de la ville des Hammadites, c’est le branle-bas de combat pour la location d’un appartement ou d’un bungalow par les estivants qui envahissent le littoral béjaoui pour y passer des vacances. En effet, c’est le grand rush comme chaque été. Les infrastructures touristiques implantées sur les côtes est et ouest de la ville restent inaccessibles pour la majorité des jeunes qui, eux, se tournent vers le tourisme de masse. Située au cœur de l’espace méditerranéen, Béjaïa est une cité millénaire qui brille par ses sites naturels. On citera, entre autres, le mont Gouraya, le pic des Singes, les grottes d’Aokas, la forêt d’Akfadou, les gorges de Chabet à Kherrata... Béjaïa témoigne également d’une prodigieuse mémoire plusieurs fois millénaire, les sites historiques confirmant l’importance de la région à travers les temps. À côté du littoral béjaoui, connu principalement pour ses plages au sable fin, la vallée de la Soummam, bien qu’elle renferme des atouts indéniables, demeure délaissée et inconnue pour la majorité des visiteurs de la wilaya. En effet, trois sources thermales à caractéristiques thérapeutiques avérées à Tifra, Adekar et Bouhamza sont peu exploitées. Malgré les équipements rudimentaires dont elles disposent, elles reçoivent en moyenne 20 000 curistes par an. Néanmoins, si le tourisme dans la vallée de la Soummam est frappé de sinistrose, sur les côtes de Béjaïa, les infrastructures hôtelières poussent comme des champignons. “Leurs tarifs ne nous permettent même pas de penser à passer un week-end, ils sont plutôt destinés à des gens qui ont de l’argent, pas aux enfants du peuple”, avoue un jeune de Toudja, en précisant : “Vous savez, nous n’avons même pas les moyens d’aller voir ce qu’il y a comme sites dans notre propre wilaya. Le transport et les hôtels sont chers. Nous nous contentons de rester dans nos coins.” À la lecture du rapport de l’Apw pour l’année 2016, il ressort que le secteur compte 62 hôtels en exploitation, avec une capacité de 4 447 lits et 2 auberges. Les infrastructures hôtelières sont insuffisantes et la qualité du service, accueil, restauration, hébergement est médiocre et les prix sont excessifs. “Le secteur du tourisme se porte mal malgré les atouts dont dispose la wilaya”, nous dira Salim, un technicien supérieur en hôtellerie. Côté investissements, la wilaya dispose de 14 zones d’expansion touristiques (ZET), d’une superficie de 956,50 ha : 9 ZET se situent sur la côte ouest et 5 autres sur la côte est ; 2 ont été approuvées par décret, 10 autres sont dans la deuxième phase d’étude. Pour l’investissement public, le secteur a bénéficié de l’inscription de 17 opérations d’études d’aménagements touristiques susceptibles d’accroître l’attractivité de la région, d’améliorer les conditions d’accueil par la création d’espaces touristiques et d’activités commerciales. L’investissement privé enregistre 37 projets pour une capacité d’accueil de 291 lits, en cours de réalisation. Par ailleurs, 67 projets sont validés par le Calpiref pour une capacité d’accueil de 22 384 lits et un montant de 56 millions de dinars. Néanmoins, les professionnels du secteur se plaignent de l’incivisme des estivants avec la prolifération des déchets et ordures sur les plages, l’exploitation irrationnelle des plages avec la mise en place forcée des parasols, la prolifération des commerces anarchiques, le squat des aires de stationnement et l’instauration d’une tarification abusive des parkings illicites. “Dès qu’on aperçoit votre véhicule pointer du nez pour se garer dans une rue ou ruelle, un adolescent sorti comme du néant vous accoste pour vous aider dans vos manœuvres de stationnement. La contrepartie à débourser est certes symbolique, c’est selon, mais quand on vous oblige à mettre plusieurs fois la main à la poche dans la même journée, cela devient lassant, harassant, voire révoltant”, dira un automobiliste venu de Batna. Pratiquement, ils ont accaparé la moindre parcelle pour la transformer en parking “illégal” mais payant. Ils ne ratent rien, y compris les espaces destinés aux enfants. Souvent, ces “gardiens de parking” forment des équipes de trois fois huit pour assurer la permanence, comme dans une usine. Ils demeurent toute la journée postés aux angles des rues, guettant les arrivées et départs des automobilistes, sans être inquiétés. Avec le temps, ces jeunes ont fait de cette pratique un métier. “Je pense que c’est mieux que de voler et puis c’est lucratif, notamment en cette période estivale”, a avoué Madjid, 30 ans, rencontré à Tichy. Et il n’y a pas que ce phénomène ; à Tichy ou Aokas, par exemple, des commerçants étalent leur marchandise sur le trottoir. On y trouve même des grilloirs. Quant aux locations chez les particuliers, elles atteignent les 12 000 DA la nuitée. A. H.

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Quel islam les Algériens de France veulent-ils ?

De nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une nouvelle organisation de la pratique cultuelle afin d’endiguer le salafisme. Pour autant, on refuse que des amalgames soient établis entre islam et terrorisme. Est-ce donc lui le coupable, cet islam de France qui aurait fabriqué, à travers une pratique débridée, des terroristes ? Pour la classe politique de ce pays et une partie de la population, le mal provient principalement de là. Les plus extrêmes parmi les responsables du Front national et ses partisans exigent tout bonnement que les “Muz” soient renvoyés dans leur pays, même si la plupart n’ont d’autre nation que la France. La droite, plus nuancée, demande à la communauté musulmane de choisir entre la valise et l’assimilation, comme au bon vieux temps du colonialisme. De leur côté, les socialistes au pouvoir, à tous les niveaux de l’État, estiment qu’il est nécessaire aujourd’hui de revoir la pratique de l’islam, qui, à leurs yeux, fait le lit du fondamentalisme. Le Premier ministre, Manuel Valls, a été le premier à réclamer cette remise à plat, assurant après les attentats de Nice et de l’église de Rouen en juillet dernier, que le salafisme n’a pas de place en France. En guise de premières mesures, il a préconisé l’arrêt du financement des lieux de culte et la formation des imams par des pays étrangers. “Pourquoi pas, si de telles décisions peuvent circonscrire l’influence de certains pays comme le Qatar et l’Arabie saoudite, réputés pour financer le terrorisme. Mais, cela n’est pas tout le problème. Pensez-vous qu’un jeune Français, musulman ou pas, a besoin d’aller à la mosquée du coin pour devenir un jihadiste en puissance ?”, fait remarquer Malik, un ingénieur né en France de parents algériens. Selon lui, les candidats au martyr s’inventent une foi pour soigner un mal-être profond. Il leur suffit de cliquer sur le bouton d’un ordinateur pour se mettre en lien avec des gourous qui se trouvent à mille lieues de l’Hexagone. Cette vision des choses est diffusée dans les médias parisiens par des imams éclairés et des islamologues qui tous sont d’accord pour la conceptualisation de la pratique musulmane en France afin de la tenir à l’égard des opportunistes et des illuminés. Ces spécialistes de la pensée islamique refusent, cependant, que le lien soit systématiquement fait, à chaque attentat, entre islam et terrorisme. Ce qui contribue à leur avis, à entretenir la confusion et une islamophobie grandissante. Nabil Mati, chirurgien-dentiste et président de l’association communautaire Trait d’Union 93, est lui, aussi exaspéré par la manie qu’ont les officiels français à poser le problème de l’islam en France comme une réponse aux attaques terroristes. “Nous sommes tous d’accord pour dire que la pratique de l’islam en France doit être mieux encadrée, que la pensée islamique doit se développer. Mais le discours qui est tenu par les politiques sur cette question est surtout opportuniste et électoraliste”, dénonce le militant associatif. Il déplore, par ailleurs, ce ton paternaliste, presque colonialiste, qui est employé par les autorités françaises à l’égard des musulmans, estimant qu’il appartient à ces derniers de s’organiser pour sortir l’islam de France des sentiers battus. Des initiatives sont déjà faites dans ce cadre. Il y a un peu plus d’un mois, 42 personnalités musulmanes de tous bords, journalistes, chefs d’entreprise, médecins, enseignants universitaires... ont publié une tribune dans Le Journal du Dimanche où elles ont demandé une refonte de la gestion de la pratique musulmane dans l’Hexagone, estimant qu’elle doit être adaptée à la configuration sociologique actuelle de la communauté musulmane. “Cette organisation avait probablement un sens quand les musulmans étaient des immigrés. Or, aujourd'hui, les musulmans de France sont à 75% français. Ils sont majoritairement jeunes, voire très jeunes. Nombre d'entre eux sont la proie d'idéologues de l'islam jihadiste mais aussi de l'islamisme politique. Les représentants traditionnels ne les comprennent plus car ils ne les connaissent pas, tout simplement”, ont fait savoir ces personnalités. Karima, pédiatre dans un hôpital de la banlieue parisienne, n’a pas signé l’appel mais elle adhère totalement à son contenu. Arrivée très jeune d’Algérie, elle a grandi dans un environnement familial où l’exercice de la foi était modéré, sans fioritures. “Mon père se rendait à la mosquée pour la prière du vendredi mais se gardait bien d’étaler sa croyance. Aujourd’hui, nous assistons à un déferlement de rigorisme religieux, parfois envahissant”, explique le médecin. Comme beaucoup, elle pense que les leaders musulmans doivent aider les membres de leur communauté à s’affranchir des codes dogmatiques pour se concentrer sur les vraies valeurs que véhicule leur religion. En même temps, elle attend aussi que les non-musulmans se libèrent de leurs préjugés et s’abstiennent de mettre l’islam dans le box des accusés. S. L.-K.

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Quelle rentrée politique pour l’opposition ?

Ses membres débattront des différentes lois votées récemment, mais aussi d’un plan d’action pour la rentrée politique prochaine. L’Instance de coordination et de suivi de l’opposition (Icso) tiendra sa réunion ordinaire la fin de la semaine au siège national du RCD à Alger. La rencontre prévue mercredi, la première depuis son congrès tenu en mars dernier, se tient dans une conjoncture particulière, marquée, d’un côté, par le vote industriel mais sans surprise par les parlementaires des projets de lois dont notamment ceux devant régir l’organisation et le contrôle des prochaines élections locales et législatives, la haute instance de surveillance des élections, ainsi que celui portant obligation de réserve pour les militaires. Et de l’autre, par la nécessité pour les membres de l’Icso de traduire sur le terrain les recommandations prises lors du dernier congrès pour, notamment, donner un souffle nouveau à l’Instance, deux années après sa mise sur pied. Il est attendu du conclave de mercredi que l’organisation décline la lecture qu’elle en fait des différents événements politiques qui ont marqué l’actualité depuis ces dernières semaines. Selon une source à l’intérieur de l’Instance, les différents projets de loi votés seront débattus. Certaines lois, dont notamment celle sur l’obligation de réserve imposée aux militaires après la retraite ne manquera pas, selon des échos, de faire réagir l’Icso, à l’instar de Talaie El-Houriat d’Ali Benflis, mais aussi d’autres membres qui comptent en leur sein d’anciens officiers de l’ANP, versés, depuis leur retraite dans l’activité politique. Mais au-delà, la loi en question n’agrée pas l’opposition qui y décèle un arrière-fond politicien, une volonté de bâillonnement de l’expression politique. Si la position de l’Instance sur la question a été formulée et explicitée par ses différents membres à travers des déclarations relayées par la presse, il n’en demeure pas moins que la position commune de ce conglomérat de partis et de personnalités est souhaitée par ses membres. “Nous allons aussi débattre d’un plan d’action pour la rentrée sociale”, a encore souligné notre source, précisant que la prochaine rentrée “ne sera pas de tout repos”, du fait que “des décisions, tantôt impopulaires, tantôt populistes, sont prises par le gouvernement”. Ces questions qu’un membre de l’Instance considère comme une priorité afin d’arriver à dégager un consensus sur ces sujets brûlants de l’actualité, “engage l’avenir de tout un pays”. Il a expliqué que l’arsenal de lois votées par un Parlement dépourvu de toute légitimité “sert le pouvoir” dans “sa mission d’assurer une succession clanique”. Ceci étant, la rencontre de l’Icso entre dans le cadre de ses réunions périodiques. Celle attendue pour cette semaine a été prévue, initialement, le mois de juin dernier. Ses animateurs avaient décidé de la reporter pour des considérations internes à l’Instance. Pour rappel, l’Instance de coordination et de suivi de l’opposition est issue des recommandations de la première conférence nationale pour la transition démocratique, tenue à Mazafran le 10 juin 2014 et qui avait réuni des partis politiques, des organisations de la société civile et des personnalités politiques. Les cinq partis formant la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), et le Pôle du changement coordonné par l’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, l’UDS de Karim Tabbou, le FD de Sid-Ahmed Ghozali, sont, entre autres partis de l’opposition, regroupés dans l’Instance de coordination et de suivi de l’opposition. Mohamed Mouloudj

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La voix éternelle d’Ihesnawen

La maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou a abrité les 22 et 23 juillet, un vibrant hommage au regretté artiste cheikh El- Hasnaoui, de son vrai nom Mohamed Khelouat. L’initiative revient à l’association qui porte le nom de cet illustre chanteur et compositeur de musique chaâbi, qui a débuté sa carrière durant les années 1930 à Alger. À ses débuts, El-Hasnaoui a été remarqué dans le milieu artistique algérois par sa première chanson, A yemma yemma, et dans laquelle il a évoqué le déracinement et l’exil. Un exil qu’il fredonnera longtemps. La chanson a été composée en 1928, et c’est également un hymne à sa mère, décédée alors qu’il avait seulement deux ans. À travers cet hommage à El-Hasnaoui, ce sont l’œuvre et la vie d’un monument de la chanson qui sont revisitées. Et c’est dans cette optique que le programme de l’association organisatrice a été élaboré. L’ouverture de cette manifestation a été marquée par une exposition d’archives et par la visite de la maison natale de cheikh El-Hasnaoui à Taâzibt (Ihesnawen), à 10 km du chef-lieu de Tizi Ouzou. L’ouverture de la cérémonie a été donnée par la directrice de la culture Nabila Goumeziane, le P/APC de Tizi Ouzou Ouaheb Ait Menguellet, le vice président d’APW le Dr Messalah et le député Tayeb Mokadem qui ont, tour à tour, remercié les organisateurs et rappelé la grandeur du maître qu’était El-Hasnaoui. Ensuite, la délégation a visité le village natal d’El-Hasnaoui. Sur place, Khelouat Arezki, le frère du regretté cheikh El-Hasnaoui, a remercié les organisateurs tout en déclarant : “C’est un plaisir de voir que même les jeunes d’aujourd’hui admirent cheikh El-Hasnaoui”. Dans la soirée, il a été projeté à la Maison de la culture le film documentaire d’Abderazak Larbi-Chérif, intitulé Cheikh El-Hasnaoui, de la Maison-Blanche à l’océan bleu. L’auteur rapporte même dans ce film, des séquences inédites d’El-Hasnaoui, filmées une année avant son décès en 2002, à l’âge de 92 ans, à Saint-Pierre de la Réunion. Par ailleurs, au programme de la journée d’hier, devait se tenir un concours de poésie dans lequel devait participer une trentaine de poètes, suivi d’un gala artistique en hommage à l’une des voix éternelles de la chanson algérienne, cheikh El-Hasnaoui. Il est à rappeler que l’association cheikh-El- Hasnaoui, récemment réactivée, compte collecter tous les documents écrits, filmés ou sonores sur la vie et l’œuvre de cet artiste à la voix unique ainsi que la transcription des textes et partitions de ses œuvres. Par cette initiative, elle souhaite contribuer aux recherches sur la vie et l’œuvre de l’artiste, préserver son œuvre, écrire une biographie autorisée et officielle d’El- Hasnaoui et organiser des cours de musique. K. Tighilt

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Compression de 40% des travailleurs étrangers

Les 400 employés étrangers que compte la société In Salah Gas, parmi un effectif global de 1 800 travailleurs, seront remplacés par la main-d'œuvre nationale. Le président-directeur général de la société In Salah Gas, Maazou Slimane, a affirmé que le groupe Sonatrach, principal propriétaire et ses partenaires, British Petroleum (BP) et Statoil, ont décidé la compression de 40% des travailleurs étrangers d'ici à la fin 2016. Lors de sa visite au site gazier de Krechba (Ghardaïa), M. Maazou a précisé que cette décision “a été prise d’un commun accord entre les trois actionnaires dans la société suite au recul des prix du pétrole en vue de réduire les coûts élevés en matière de salaires, de transport, d'hébergement et de protection”. Les 400 travailleurs étrangers que compte cette société parmi un effectif global de 1 800 employés, seront remplacés par la main-d'œuvre nationale aussi bien pour les cadres que les ingénieurs et les techniciens d'exploitation et de maintenance. Le nombre des travailleurs étrangers sera réduit “autant que possible”, a indiqué M. Maazou qui a affirmé que le recours à la main-d'œuvre étrangère ne se fera que dans des cas d’“extrême urgence”. Il a indiqué que le nombre des travailleurs étrangers au sein de la société connaît une régression continue après l'entrée en exploitation de plusieurs projets. Car, a-t-il précisé, la majorité des travailleurs étrangers est recrutée à l'étape de réalisation du projet avant le transfert des missions aux cadres nationaux avec le début de l'exploitation. Par ailleurs, le train n°3 du site gazier de Tiguentourine, situé à In Amenas dans la wilaya d'Illizi, sera remis en service dans les tout prochains jours. C’est, du moins, ce qu’a affirmé hier le directeur général de ce complexe gazier, Kamel Aouaes. “La remise en service du train n°3 devrait se faire dans quelques jours. Les opérations de réparation sont achevées et, actuellement, nous sommes en phase finale des essais avant d'introduire le gaz dans le train”, a-t-il relevé. Site de Tiguentourine : remise en service prochaine du train n°3 Sur un autre registre, cible d'une attaque terroriste en janvier 2013 qui a causé la mort de 40 employés de dix nationalités ainsi que 29 assaillants, le site de Tiguentourine a été fermé et ses activités ont cessé pendant longtemps. L’attentat avait endommagé le train n°3 de cette installation qui produisait, en moyenne, 16 millions de mfi par jour. Il y a lieu de préciser que le complexe gazier a pu redémarrer grâce aux ingénieurs, aux techniciens et aux travailleurs algériens, quelques semaines après l’acte terroriste alors que tous les étrangers (responsables, cadres et travailleurs) ont quitté le pays. Les premiers employés étrangers n’ont réintégré la plateforme gazière que 18 mois après l’attaque meurtrière. De son côté, le directeur des opérations du site, Saïd Oumeddour, a indiqué que les travaux de réparation de ce train avaient coûté 80 millions de dollars. Or, trois ans après l’attentat, plus précisément, au mois de mars dernier, une nouvelle attaque terroriste, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a ciblé le complexe gazier de Khrechba d'In Salah. Trois jours après cet acte terroriste, BP et Statoil ont annoncé le retrait temporaire de leurs personnels respectifs des sites gaziers d'In Salah et d'In Amenas, par mesure de précaution. Seul le personnel de Sonatrach est resté sur le complexe, considéré comme l'un des plus prometteurs pour la production gazière algérienne. Les deux partenaires de Sonatrach ont retiré provisoirement leur personnel de ces deux sites mais la compagnie BP poursuivait le travail à distance. L’Algérie a décidé de maintenir sa production sur tous les sites connus et dont les gains avoisinent, uniquement pour Tiguentourine et In Salah, les 18 milliards de dollars. Le P-DG d'In Salah Gas a assuré que la production de la société était passée de 14 millions de m3/j avant mars 2016 à 25 millions de m3 actuellement après la mise en exploitation du gisement de Hassi Moumen en avril dernier, un investissement d'une valeur de 1,3 milliard USD, soulignant que la société tablait sur une production de 27 millions de m3/j en septembre prochain. Révélant la découverte de 25 nouveaux puits dont 11 font l'objet de forage en attendant le reste selon les besoins de la société liée par un contrat de production annuelle de 9 milliards de m3/j, le même responsable a fait savoir que la production annuelle avait reculé à 8,3 milliards de m3 ces dernières années avant de rebondir à nouveau. B. K.

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Les déboires des islamistes de l’Alliance verte

Alors que la participation aux élections locales et législatives de 2017 n’est pas encore acquise, voilà que les instances consultatives des mouvements Ennahda et El-Islah qui doivent trancher la décision, sont aux prises avec des problèmes organiques. Il s’agit pour Ennahda, qui est également membre de la Cltd et de l'Icso, d’une action de contestation interne suivie de la démission de deux membres influents du bureau national, menée par le vice-président Youcef Khebaba, qui vise la tête du secrétaire général du parti Mohamed Douibi, et par l’ancien chargé de l’information, Mohamed Hadibi. Cette fronde, qui n’est pas la première pour ce parti créé par Abdallah Djaballah, de l’avis de certains militants, serait à même de compliquer davantage la position de ce mouvement, vis-à-vis des prochaines échéances en raison de la loi portant régime électoral, qui impose aux partis ayant obtenu moins de 4% des sièges lors des précédentes échéances électorales à recueillir les signatures nécessaires pour voir leurs listes acceptées. Une loi, est-il besoin de le rappeler, contre laquelle le mouvement Ennahda a fait front commun avec d’autres partis d’opposition notamment le MSP et El-Islah, ainsi que le Parti des travailleurs, El-Adala, le FFS et El-Karama pour la bloquer à l’APN. Pour le SG du parti, Mohamed Douibi, joint par téléphone, hier, cette double démission “n’est pas nouvelle” pour le parti, mais elle date d’un certain temps déjà. Elle devrait trouver une solution au sein du conseil national qui se tiendra à la mi-août. “Cette session du conseil national va régler tous les problèmes organiques et politiques. Pour le moment, je ne dis rien, parce qu’il est des prérogatives du conseil national, d’assurer le suivi et de faire le bilan de l’action du bureau exécutif”, a-t-il affirmé. Ces déboires ne sont pas sans rappeler ceux d’un autre parti, de l’AAV, El-Islah, dirigé par le secrétaire général, Filali Ghouini, où une crise d’alternance bat son plein, depuis le retrait de confiance et le remplacement du président du mouvement, Hamlaoui Akkouchi. Par ailleurs, le mouvement El-Islah s’est retiré du Pôle des forces du changement et a décidé du maintien en sa qualité de membre au sein de l'Instance de consultation et de suivi de l'opposition. Le MSP semble, lui, déjà lancé dans une précampagne qui a vu son président enchaîner des visites sur le terrain et des rencontres de proximité destinées à la formation des cadres. A. R.

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Entre paillettes et hommages

L’ouverture de la 9e édition du Fiofa a eu lieu vendredi, au TRO. À cette occasion, une pléiade d’artistes du monde arabe était présente pour célébrer le 7e art, jusqu’au 27 juillet prochain. Un total de 34 œuvres a été retenu en compétition officielle dans les catégories court et long métrage et documentaire. Le coup d’envoi de la 9e édition du festival international d'Oran du film arabe (Fiofa), a été donné dans la soirée du vendredi, au théâtre régional Abdelkader-Alloula. Avant le lancement des festivités, les grands noms du cinéma arabe, réalisateurs et artistes de différentes disciplines ont monté les marches du TRO, sous les flashs des photographes. Ainsi les spectateurs et les curieux, très nombreux réunis devant le TRO, ont pu voir défiler les vedettes de la soirée, notamment l'actrice égyptienne Safia El-Omari accompagnée de Farouk El-Fichaoui, l’actrice et chanteuse Nicole Saba, et du comédien Samy Naceri, pour ne citer que ceux-là. Après le défilé sur le tapis rouge, les invités se sont retrouvés dans la salle du TRO, richement décoré à cette occasion. Le “coup de starter” a été donné par Azzedine Mihoubi. Dans son intervention, le ministre de la Culture, a rappelé son attachement pour que “le cinéma algérien retrouve sa place dans le monde des arts, et puisse à nouveau se développer y compris grâce à des partenariats et des actions de coopération”. Faisant référence à la situation de violence et de terrorisme qui touche le monde arabe, le ministre a indiqué que “de partout l'on dit de nous que nous ne sommes capables que de produire du terrorisme, nous avons une réponse forte à apporter, un message fort par le biais de la culture et de la création”. Et d’ajouter : “Aujourd'hui c'est l'image qui domine qui a le plus d'impact, nous avons failli politiquement. C'est sur le plan culturel que nous devons réussir.” Après le discours officiel, place aux festivités ! La soirée d’ouverture de cette 9e édition qui se tient jusqu’au 27 juillet, a été marquée par de nombreux hommages. Le premier était dédié au moudjahid Yacef Saâdi, dans le cadre de la célébration du 50e anniversaire du film culte La bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo. Pour lui rendre un bel hommage, Yacef Saâdi a été appelé sur scène pour être honoré en tant que figure historique. Une distinction lui a d’ailleurs été décernée. Enchaînant les moments de commémoration, le Fiofa, a rendu également hommage au film Omar Gatlato de Merzak Allouache. Sortie il y a 40 ans, cette œuvre a marqué des générations, à cet effet, le comédien principal, Boualem Benani, présent ce vendredi à la cérémonie, s’est vu honoré pour son rôle d’Omar. Dans une brève intervention, l'acteur a souligné que depuis 40 ans il n'a pas eu l'occasion de se distinguer et de ne pas avoir eu l’occasion de jouer dans un nouveau film. Il a, entre autres, plaidé pour la réouverture des salles de cinéma en Algérie. Pour cette édition 2016, un total de 34 œuvres de 14 pays (Syrie, Irak, Liban, Algérie…) a été sélectionné en compétition officielle, dans les catégories long et court métrages et documentaire. Ces films abordent tous les tourments, les violences et les déchirures qui s'abattent sur les pays et les sociétés arabes. Enfin, la soirée d’ouverture s’est poursuivie en musique au théâtre de verdure avec un concert de l’artiste Khadem Saher. D. LOUKIL

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Une statue de Mouloud Mammeri inaugurée à Beni Yenni

Vingt-sept ans après sa disparition tragique dans un “accident”, l’illustre écrivain, chercheur et penseur, Mouloud Mammeri, a, enfin, eu droit à sa statue. Une statue grandeur nature en bronze qui trône désormais en gardien du temple à Beni Yenni, sa région natale, où elle a été inaugurée, hier, en présence d’une grande foule. Ce sont plusieurs centaines de personnes qui ont bravé la chaleur suffocante de juillet pour prendre part à cette cérémonie d’inauguration qui a débuté au cimetière de Taourirt-Mimoun, avec un recueillement sur la tombe de celui qui a passé sa vie durant à déterrer cette culture berbère jusqu’alors profondément ensevelie par l’arabo-baathisme qui s’était emparé de la personnalité algérienne, et qui s’est poursuivie, à quelques dizaines de mètres de là, sur la placette nouvellement aménagée pour recevoir cette statue de 1,85 m qui représente Mouloud Mammeri en position assise, face au majestueux Djurdjura. Rassembleur, celui que tout le monde appelait Dda Lmouloud, l’a été encore une fois hier. Rien d’étonnant, à vrai dire. Il s’agit d’un symbole partagé reconnu par tous, en Kabylie comme ailleurs, indépendamment des divergences politiques ou autres. Parmi l’assistance, étaient présentes des figures connues du monde culturel, politique et administratif. Parmi elles, Lounis Aït Menguelet, Ali Sayad, Massa Bouchafa, Slimane Hachi, Abderrazak Larbi Cherif, une délégation du FFS conduite par l’ex-premier secrétaire national du parti, Ali Laskri, le maire de Tizi Ouzou, Ouahab Aït Menguelet, et aussi des représentants du ministère de la Culture et des représentants des autorités locales. Lors d’une prise de parole, chacun y est allé de ses mots, mais tous ont rendu un vibrant hommage à ce géant de la littérature en général et, plus particulièrement, de l’anthropologie et de la culture berbère dont il était le premier à mettre en place la grammaire, à la replacer au centre du débat sur la personnalité algérienne et surtout à jeter les premiers jalons, sinon les ingrédients, de ce qui allait devenir par la suite un combat pour l’identité berbère. Sur place, les représentants de l’association Talwit qui a pris à bras le corps ce projet, ont rappelé que la réalisation de cette statue est un projet initié depuis 2013 et financé entièrement par l’APW de Tizi Ouzou qui a dégagé un milliard de centimes pour sa concrétisation. Elle a été réalisée par un sculpteur de Beni Yenni vivant en Allemagne, Graine Abdeslam, dit Olivier. Initialement, ont-ils indiqué, cette statue devait être inaugurée le 20 avril dernier mais l’aménagement de la placette a pris plus de temps que prévu. Samir LESLOUS

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