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Bouterfa : “L’accord d’Alger n’a pas été remis en cause”

Des rumeurs ont circulé ces jours-ci faisant état d’une éventuelle remise en cause de l’accord d’Alger signé en septembre dernier.

Les frictions enregistrées ces derniers jours entre les membres de l’Opep semblent ne pas inquiéter outre mesure le ministre de l’Énergie, Noureddine Bouterfa. Le ministre a préféré minimiser les méfaits que peuvent engendrer les récents désaccords affichés par certains pays affiliés à l’organisation quant à la réduction de la production de pétrole entre 32,5 et 33 millions barils/jour.
Des rumeurs ont, en effet, circulé ces jours-ci et ont fait état d’une éventuelle remise en cause de l’accord d’Alger, signé en septembre dernier. “Il n'y a pas de retour sur l'accord d'Alger. Aujourd'hui, nous sommes en application de cet accord. Le comité technique de haut niveau installé suite à la réunion d'Alger est en train d'y travailler, et l'accord d'Alger n'a pas été remis en cause”, a déclaré M. Bouterfa en réponse à une question de la presse. Mieux, le ministre a affirmé, hier, que les quotas de production des pays de l'Opep seraient arrêtés lors de la réunion ordinaire de cette organisation prévue le 28 novembre à Vienne. Le ministre a également expliqué que ce comité technique de haut niveau “a déjà réglé pas mal d'éléments techniques”. Il a proposé que la durée de l'accord soit d'une année à partir de janvier 2017 avec une révision au bout de six mois, a précisé le ministre en marge de la signature d'un contrat entre Sonatrach et le groupe chinois CPECC. Pour M. Bouterfa, “chaque pays réduira en fonction de son volume de production actuel”. La présidence de ce comité, chargé essentiellement de définir les mécanismes de réduction de la production de chaque pays membre et de coordonner avec les pays non-membres de l'Opep pour la mise en œuvre de l'accord d'Alger, a été, faut-il le rappeler, confiée, à l'Algérie. La menace de l’Arabie saoudite d’accroître sa production si l’Iran refuse de produire un plafond à 4 millions de barils/an a provoqué, faut-il le rappeler, une baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux. Les cours avaient profité jusque-là, de l'annonce fin septembre dernier à Alger du projet d'accord au sein de l'Opep, de réduire la production. Selon des informations de presse, l'Arabie saoudite a menacé d'augmenter sa production alors que l'Iran est censé être exempté de l'accord d’autant plus que ce pays commence à peine à faire son retour sur le marché mondial à la suite de la récente levée des sanctions.
Cette actualité n'a fait qu'accroître la pression sur le marché qui, en outre, a subi mercredi dernier l'annonce d'un bond de près de 15 millions
de barils des stocks de brut aux États-Unis.

B. K.

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Bouterfa : “L’accord d’Alger n’a pas été remis en cause”

Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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