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Le bras de fer politique opposant le président du Burundi Pierre Nkurunziza à ses détracteurs

Burundi : pressions onusiennes sur Pierre Nkurunziza

Le bras de fer politique opposant le président du Burundi Pierre Nkurunziza à ses détracteurs, qui rejettent sa réélection forcée pour un troisième mandat, continue d’alimenter les inquiétudes de la communauté internationale. Car, cette crise politique est en train de virer dangereusement vers une guerre civile, qui peut être évitée.
Des assassinats ciblés et des exécutions ont en effet lieu quasi quotidiennement à Bujumbura et dans plusieurs autres villes du pays depuis avril dernier. L’aggravation de la situation a ainsi conduit le Conseil de sécurité de l’ONU à tenir plusieurs réunions consacrées à la crise au Burundi. Mais cela n’a pas été suivi de résultats probants ni de décisions fermes à l’encontre notamment du pouvoir en place. Cette fois-ci, le Conseil de sécurité a appelé le président Nkurunziza à ouvrir un dialogue politique sérieux avec l’opposition, se posant ainsi comme médiateur à cette crise.
Les ambassadeurs des quinze pays membres doivent arriver demain à Bujumbura pour deux jours de visite, la deuxième en moins d'un an. Ils prévoient aussi une escale à Addis Abeba, siège de l'Union africaine pour tenter de lancer ce dialogue, a indiqué l'émissaire de l'ONU Jamal Benomar. Le problème est qu'il n'y a pas de processus politique pour sortir le Burundi de la grave crise où il est plongé depuis avril, a expliqué Jamal Benomar. Pour lui, “il y a encore une chance pour les Burundais de s'unir pour trouver un moyen d'aller de l'avant. Pour cela, il faut un processus large, dans le cadre d'une médiation impartiale, avec un calendrier clair, un ordre du jour, un accord sur les participants, et c'est exactement ce que nous n'avons pas”.
L'Ouganda a entrepris depuis des mois une médiation régionale mais celle-ci piétine. L'ONU va renforcer sa présence au Burundi en déployant cette semaine une équipe d'une vingtaine de personnes chargée de surveiller le respect des droits de l'homme et d'encourager le dialogue politique. À terme, si la situation dérape, l'ONU pourrait être amenée à déployer des Casques bleus. Mais le président burundais Pierre Nkurunziza refuse obstinément toute mission de maintien de la paix, même venant de l'Union africaine. Un document interne de l'ONU soulignait récemment que des Casques bleus n'auraient pas les moyens de protéger efficacement les civils si un génocide se produisait, comme au Rwanda voisin en 1994.

L. M./Agences

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Burundi : pressions onusiennes sur Pierre Nkurunziza

Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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