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Un enfant retrouve sa mère

Les éléments de la Gendarmerie nationale de Baraki (Alger) ont retrouvé et remis à sa mère un enfant, trois ans après avoir été enlevé en France par son père et conduit illégalement en Algérie, a indiqué, hier, un communiqué de la Gendarmerie nationale. L'opération a été rendue possible “suite à des informations parvenues aux éléments de la brigade de gendarmerie de Cherarba relevant du groupement territorial de Baraki, faisant état de la présence de M. H., 43 ans, en compagnie de M. M., son fils âgé de 7 ans, faisant l'objet d'un avis de recherche, au niveau d'une habitation louée à Cherarba, dans la commune des Eucalyptus”, précise la même source. Les éléments de la GN, suite à un mandat de perquisition délivré par le procureur de la République près le tribunal d'El-Harrach, se sont déplacés au domicile du suspect où “l'enfant a été retrouvé caché sous un lit”. Le suspect a été présenté au procureur de la République près le tribunal de l’Arba qui a ordonné sa mise en détention provisoire. L'enfant mineur a été remis à B. S. sa mère légitime âgée de 40 ans, qui n'avait plus vu son fils depuis le 16/08/2014, date à laquelle il avait été enlevé en France par son père et conduit illégalement en Algérie. APS

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Le gouvernement prépare le Ramadhan

L’Exécutif pourra-t-il contrer les pratiques spéculatives récurrentes qui laminent le pouvoir d’achat des ménages chaque mois sacré ? Le gouvernement semble réunir toutes les conditions requises pour que la population passe le mois de Ramadhan dans la sérénité. Pour atteindre un tel objectif, l’Exécutif veut garantir une offre suffisante en produits alimentaires et un niveau de prix accessible à tous les consommateurs. La feuille de route fixée pour le mois sacré prévoit, entre autres dispositions, la lutte efficiente contre toute pénurie et flambée des prix. Il doit assurer ainsi une disponibilité régulière des produits de large consommation. En ce sens, la commission interministérielle chargée de la délivrance de licences d'importation a attribué, rappelons-le, 19 autorisations pour introduire quelque 20 000 tonnes de viandes rouges fraîches sur le marché national. La forte demande de cet aliment durant le mois de jeûne, attendu pour le 27 mai, oblige les pouvoirs publics à maintenir un approvisionnement stable des espaces commerciaux afin d’assurer des prix de la viande à la portée des bourses moyennes. Près de 50% de ces quantités seront importés d'Espagne, alors que le reste proviendra de France, d'Italie, du Brésil et de Nouvelle-Zélande. Mieux, 17 000 autres tonnes de viandes rouges ont déjà été importées depuis le début de l'année 2017 à travers des licences d'importation attribuées au titre de l'année 2016. Le ministère du Commerce avait ouvert, rappelle-t-on, entre le 1er et le 15 avril dernier les contingents quantitatifs pour l’importation des produits et marchandises au titre des licences d’importation pour l'année 2017. Il s'agit essentiellement de viande bovine fraîche ou réfrigérée, de fromages, de citrons, de pommes, de bananes, d'orge, de maïs, de tourteaux de soja, de concentré minéral vitaminé et de double concentré de tomates. C’est avec toutes ces quantités que la tutelle compte inonder le marché national à la veille du mois de carême et, par là même, espérer une répercussion baissière sur les prix, profitable aux familles les plus nécessiteuses. Encore que les pouvoirs publics attribuent rapidement les licences d’importation, notamment pour l’ail, le citron et le double concentré de tomates. Cette bataille n’est, en revanche, pas gagnée d’avance d’autant plus que le département du Commerce a décidé d’arrêter l’importation de viande congelée, très prisée par une grande frange de la population pour son prix abordable. L’argument avancé par le ministre de l’Habitat et ministre du Commerce par intérim, Abdelmadjid Tebboune, est que les capacités nationales en viande ovine couvrent la demande. Cette décision est nécessaire, a-t-il souligné, tout en précisant qu’il a proposé la promulgation d’un décret autorisant la vente directe de produits alimentaires par le producteur. Une telle mesure, a-t-il expliqué, contribuera de manière efficace à juguler la spéculation et le monopole, notamment pour ce qui est des produits alimentaires de large consommation. Dispositif de régulation Le ministère prévoit, par ailleurs, la poursuite de la campagne de sensibilisation des commerçants distributeurs (grossistes et détaillants) pour maintenir l'approvisionnement permanent des citoyens en produits à forte demande en cette période, le respect des prix réglementés, le maintien des tarifs à des niveaux raisonnables et la lutte contre toute pratique spéculative comme la rétention des stocks de produits. Un dispositif spécifique au contrôle sera, en outre, mis en œuvre à partir du 25 mai grâce auquel les agents veilleront au respect des règles de transparence et de loyauté des transactions commerciales, ainsi qu'à la conformité des biens et des services proposés à la vente. Dans son plan d’action de régulation, la tutelle va en principe reconduire l'organisation des marchés spécifiques à cette occasion, en collaboration avec l'UGTA et l'Union générale des commerçants (UGCAA). Dans la capitale, les services de la wilaya prévoient l’ouverture durant le Ramadhan des “marchés solidaires” dits “rahma” à travers 57 communes pour permettre aux citoyens de s'approvisionner en produits d'alimentation générale et en fruits et légumes à des prix accessibles. Sur un autre registre, les cadres du ministère ont été instruits d'assurer un suivi régulier de l'approvisionnement du marché et une observation quotidienne efficace de la mercuriale, accompagnés d'une analyse des données recueillies et exploitées. Il est question, dans ce sens, de surveiller les conditions de distribution de ces produits et de s'enquérir de la cause d'éventuelles tensions et de perturbations qui pourraient les toucher. Les brigades chargées de l'observation des prix du marché sont, quant à elles, mobilisées pour le suivi de la tarification pratiquée, ainsi que leur tendance à travers l'élaboration et la communication d’un relevé. À ce propos, à moins d’un mois de ce rendez-vous, l’on enregistre une légère baisse des prix des fruits et légumes sur les marchés. Ceux du chou-fleur (60 DA), des fèves, du concombre, de la tomate, de la carotte et de l’oignon (70 DA), du poivron, de la pomme de terre (55 DA), de la courgette,… pour ne citer que ces légumes, ont connu une baisse de 10 à 20 DA ces derniers jours. L’on s’attend à une baisse plus significative à l’approche du mois sacré qui coïncidera avec l’arrivée sur le marché de nouvelles récoltes. Au grand bonheur du consommateur… Mais reste à savoir si tout ce dispositif pourra contrer les pratiques spéculatives et protéger le pouvoir d’achat des citoyens. B. K.

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Crime de sang à Sid El-Houari

Un crime sordide s’est produit, ces dernières heures, dans le quartier Sid El-Houari, à Oran. Selon des témoins oculaires, un homme âgé de 51 ans, souffrant de troubles mentaux, a été poignardé au cou et à la poitrine par son présumé assassin, âgé, lui, de 49 ans, également instable mentalement. Le mis en cause, habitant le vieux quartier, avait séjourné plusieurs fois à l’hôpital psychiatrique d’Oran. Ayoub A.

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Une activité prometteuse à Médéa

L’activité aquacole est en voie de connaître un grand essor après le lancement en production de l’important projet de réalisation d’une ferme aquacole à Benchicao, sise à 16 km au sud-est du chef-lieu de wilaya. En effet, la Sarl Titteri qui a entrepris les travaux de réfection d’une ancienne cave, produira à terme l’équivalent de 100 tonnes par an d’espèces de poisson destinées à la consommation. Selon Khali Mohamed Kheireddine, chargé de la gestion de l’antenne de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya de Médéa, la Sarl Titteri se spécialisera dans l’élevage de poisson, notamment l’espèce tilapia du Nil et l’espèce poisson-chat. Le projet n’entrera en production qu’en 2018 pour des facteurs liés à l’occupation d’une aile par une construction illicite et au manque d’eau, faute d’obtention d’une autorisation de pompage des eaux d’une retenue collinaire. En outre, des demandes d’investissement sont en cours d’étude pour la réalisation de projets aquacoles dans des plans d’eau alors qu’une opération de recensement et de classification concernant 7 barrages et 5 retenues collinaires est menée afin de déterminer leur adéquation pour l’accueil de l’activité aquacole, est-il indiqué. Concernant le volet relatif à l’intégration de l’aquaculture dans l’agriculture, 11 bassins d’élevage ont été créés et pas moins de 150 bassins d’irrigation sont recensés en vue d’être utilisés pour les besoins de l’ensemencement, dans le cadre du projet de démocratisation de l’aquaculture d’eau douce Prodac 2035. D’ailleurs, il est attendu cette année une production d’environ 1 860 kg composée de carpe qui est une espèce importée et du barbeau qui est une espèce autochtone. Au volet de la pêche continentale, l’activité n’ayant suscité que peu d’attrait pour les pêcheurs, sera relancée grâce aux projets d’investissement réalisés dans le cadre de financements Ansej pour la pêche dans les eaux du barrage de Ghrib à Aïn Defla. À cela, s’ajoute l’attribution dans le cadre de la concession de 2 projets de pêche continentale au niveau du barrage de Ladrat, commune de Sidi-Naâmane, à 45 km à l’est du chef-lieu de wilaya. Cependant, le barrage de Ladrat est, depuis quelque temps, déjà exposé au risque de pollution du fait des rejets déversés par l’importante agglomération d’El-Omaria située en amont, risque auquel aucune solution immédiate n’a été trouvée. M. EL BEY

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Un adolescent se noie dans un barrage à Sidi Yakoub

Hier, vers 13h, un adolescent de 14 ans est mort, noyé, dans le barrage de Sidi Yakoub dans la commune d’Ouled Ben Abdelkader au sud-ouest du chef-lieu de la wilaya de Chlef. Selon nos sources, la victime a glissé alors qu’elle était en train de pêcher. Originaire de la même localité, l’enfant a été repêché par les éléments de la Protection civile qui ont transporté le corps à la morgue de l’hôpital de Sobha. Une enquête a été ouverte. Ahmed Chenaoui

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Gel de l’importation de mélanges d’herbes

Pour en finir avec les pratiques de certains herboristes portant atteinte à la santé des consommateurs, le ministère du Commerce a annoncé, hier, le gel de l’importation de mélanges d’herbes à partir du 1er juin 2017, à titre de mesure conservatoire. Précisément, les pouvoirs publics ont décidé de geler l’importation de ces produits jusqu’à codification, ajoute le communiqué du ministère du Commerce, cité par l’APS. En clair, le commerce des mélanges d’herbes a entraîné des abus : importation de produits mélangés à des médicaments d’origine inconnue censés guérir des maladies, mais qui, en fait, n’ont aucune valeur thérapeutique. Des charlatans ou ignorants ont abusé de la crédulité des clients, faisant croire que ces produits dangereux pouvaient soigner même des maladies chroniques. Le gel de l’importation de ces mélanges d’herbes constitue la première mesure pour arrêter ce trafic ou cette médecine par les plantes par des commerçants méconnaissant les vertus et la composition de ces herbes. Face à ces pratiques, le ministère du Commerce a durci les conditions d’exercice de ce commerce. “Il est interdit aux commerçants exerçant l’activité de préparation, de conditionnement ou de vente d’herbes de commercialiser les mélanges d’herbes”, souligne le communiqué. Cette institution de contrôle rappelle que concernant les herboristes, dont les locaux ont été fermés, la reprise de leur activité est tributaire de la modification de leur registre du commerce et de la signature d’un engagement de suivre une formation spécialisée. Le ministère du Commerce appelle les concernés à se rapprocher des services des directions de wilaya pour de plus amples informations. Ce qu’il faut retenir de ce gel, c’est que les pouvoirs publics comptent réglementer ce commerce et ne l’autoriser que pour des professionnels qui ont une connaissance des vertus de ces plantes. En fait, cette codification renvoie à la légalisation de la médecine parallèle. En effet, en Allemagne, coexistent deux médecines : la médecine traditionnelle et la médecine par les plantes. Cette dernière est bien réglementée : elle est pratiquée par des professionnels qui ont une fine connaissance des vertus thérapeutiques des herbes. Toute une science des plantes médicinales est en pratique avec analyses des herbes, tests et vérifications scientifiques de leurs vertus thérapeutiques, respect des normes d’hygiène et contrôle de la qualité des herbes. R. E.

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Saisie de psychotropes

Un réseau composé de sept personnes, âgées entre 24 et 60 ans, spécialisé dans la vente de psychotropes, a été démantelé par les services de sécurité relevant de la sûreté de wilaya de Blida. C’est suite à une information indiquant qu’une personne écoulait des psychotropes au centre-ville de Blida, que les policiers ont enclenché une enquête qui leur a permis de localiser le suspect accompagné de son complice qu’ils ont arrêtés en flagrant délit de vente dans une voiture. Lors de la fouille du véhicule, les policiers découvrent une bombe lacrymogène et décident d’arrêter les deux suspects. Suite à un mandat de perquisition délivré par le procureur de la République, les policiers procèdent à la fouille du domicile du premier suspect et découvrent 4 949 comprimés de psychotropes et une somme d’argent estimée à 19 000 DA qui provient de la vente de cette drogue. Après un interrogatoire, le suspect donne le nom de son fournisseur principal qui n’est autre qu’un pharmacien exerçant à Sidi Bel-Abbès. Ce dernier sera arrêté par les services de sécurité dans la pharmacie. Ces mêmes services ont saisi 7 550 capsules de psychotropes ainsi que 1 135 boîtes vides de psychotropes. Présentés devant la justice, le juge a ordonné la mise sous mandat de dépôt des sept présumés coupables. K. FAWZI

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“Le BTP face aux risques de faillite”

Consultant en management et observateur du secteur du BTP, Smaïl Seghir nous livre son point de vue sur les chances de relance de ce secteur impacté par la crise financière que connaît le pays. Liberté : Vous qui êtes proche des entreprises du BTP, comment appréciez-vous leur situation actuelle et leur avenir prévisible suite à la réduction du budget d’équipement ? S. Seghir :La réduction drastique du budget d’équipement va se traduire vraisemblablement par des pertes d’emplois et, assez rapidement, conduire l’économie nationale vers la récession. À court terme, ce sont surtout les petites entreprises du BTP qui vont le plus souffrir. La plupart d’entre elles interviennent comme sous-traitantes des plus grandes entreprises. Or, celles-ci connaissant déjà une réduction importante de leur plan de charge auront tendance à rapatrier une bonne partie des travaux sous-traités. D’où des faillites prévisibles de beaucoup de PME qui sont dans cette situation. Les grandes entreprises quant à elles rencontrent déjà des problèmes de trésorerie du fait de la baisse des crédits de paiement. Certaines, même parmi les plus performantes, commencent déjà à ressentir des tensions concernant le paiement des salaires et pourraient ainsi être amenées elles aussi à licencier du personnel. Quelle lecture faites-vous de la dernière décision du Premier ministre de surseoir provisoirement au paiement des impôts et taxes par les entreprises du BTP ? À mes yeux, il s’agit là d’une mesure qui est loin d’apporter une solution aux problèmes de ces entreprises. En outre, et cela n’a pas été relevé, la mesure que vous évoquez n’est en fait qu’une application d’une disposition de la loi de finances pour 2017 qui prévoit le rééchelonnement des charges fiscales des entreprises en difficultés, quel que soit le secteur. C’est, je crois, l’article 90 de la loi. Mais pourquoi craignez-vous une “récession” de l’économie ? Au-delà des difficultés rencontrées par les entreprises du BTP, la réduction de 27% du budget affecté aux équipements publics dans la loi de finances pour 2017 est une décision lourde de conséquences. Il me semble qu’elle a été prise sans en mesurer l’impact sur l’économie nationale. Ce qu’il faut savoir, c’est que le BTP occupe une place spéciale dans les économies nationales et singulièrement dans celles des pays en développement. C’est d’abord un secteur qui crée beaucoup d’emplois à court terme et, grâce à ses fortes externalités positives, à moyen et long termes, il agit comme un accélérateur du développement économique. Le secteur du BTP constitue ainsi l’une des priorités stratégiques pour le développement économique. Le FMI lui-même – qui ne peut être soupçonné de favoriser la dépense publique – estime qu’un accroissement de 1% dans l’investissement dans les projets d’infrastructures se traduit par au moins 1,5 point de croissance dans le PIB sur quatre années. Il ajoute même que l’accroissement du PIB peut atteindre 2,6 points de PIB sur la même période si cet investissement est correctement exécuté. C’est dire que le BTP est une véritable locomotive pour le développement économique. Mais compte tenu de l’intensité de la crise financière qui nous frappe, le gouvernement avait-il la possibilité de faire autrement ? Comme chacun le sait, la gestion budgétaire est une question de priorités. Je pense que la décision de réduire de façon aussi brutale le budget de l’équipement est antiéconomique. Il aurait été judicieux de faire d’autres arbitrages pour maintenir le rythme de dépense des années précédentes en apportant cependant deux modifications majeures. D’abord, il me paraît indispensable de revoir le processus de lancement des projets d’infrastructures. On se rend compte que nombre de projets sont hélas lancés sans études coûts/bénéfices suffisantes. On le voit par exemple dans les projets ferroviaires où certaines liaisons risquent de n’attirer aucun trafic et qu’on sera obligé de fermer dès leur mise en route. C’est par exemple le cas de la liaison M’sila-Batna réalisée dans les années 90 et qui est fermée jusqu’à ce jour ! L’autre direction de progrès, c’est de trouver des modes de financements alternatifs. À cet égard, la formule dite “partenariat public-privé” ou “PPP” est particulièrement bien adaptée aux projets d’infrastructures publiques. Apparue en Grande-Bretagne dans les années 90, elle se répand aujourd’hui partout dans le monde et en particulier dans les pays émergents comme le Brésil, la Colombie, la Turquie, les Philippines… avec des succès remarquables. Précisément, on a appris qu’un texte de loi devant encadrer les opérations PPP serait en cours d’élaboration par le gouvernement. Est-ce la réponse attendue et comment pourra-t-on la mettre en œuvre efficacement ? La question de la mise en œuvre du PPP est absolument critique. On aura beau préparer la meilleure loi possible, l’important c’est d’assurer sa mise en œuvre de façon efficace. Et c’est là que souvent le bât blesse. Des échecs emblématiques enregistrés dans de nombreux pays ont en effet mis en lumière la nécessité de mettre en place un cadre ad hoc pour ce type d’opération. La réussite des opérations de type PPP exige la transparence et la redevabilité (au sens anglais d’accountability) des acteurs impliqués : investisseurs, entreprises de réalisation, banques, administration. Ce qui implique l’utilisation dans la sphère publique de méthodes de gouvernance propres aux entreprises privées. Or les administrations ne sont pas toujours prêtes à faire les mutations nécessaires pour adopter ces méthodes. Même le gouvernement britannique, qui pourtant dispose d’une administration de qualité, a cru bon de se doter d’une agence unique pour traiter ce type d’opérations lors du lancement de l’initiative PPP dans les années 90. En outre, il faut savoir que les projets PPP exigent une ingénierie très sophistiquée, aussi bien au plan financier que dans le montage des partenariats impliqués. Souvent ce sont des institutions multinationales – comme la Banque mondiale ou la Banque européenne d’investissement – qui apportent cette ingénierie et accompagnent la conduite de ces opérations. Si ces conditions sont respectées (mise en place d’une entité ad hoc pour les projets PPP et appel à des institutions spécialisées pour apporter l’ingénierie nécessaire), cette option peut apporter à l’Algérie une solution efficace pour poursuivre son effort d’équipement du pays sans recourir au Trésor public, tout en fournissant des services de qualité à la population et en préservant la croissance économique. Quels types de projets vous semblent les mieux adaptés à la formule PPP pour l’Algérie ? La formule PPP est applicable à tous types d’infrastructures. Notre pays pourrait commencer à la mettre en œuvre pour les projets d’équipements les plus critiques. Par exemple dans les transports urbains : métro, tramway… À titre d’illustration, pour donner la mesure de ce que nous pourrions viser dans ce domaine, je peux vous citer le cas du métro de Hong Kong où plus de 220 km de lignes ont été réalisées selon une formule du type PPP. La société qui les gère, où le gouvernement local est un actionnaire majeur, affiche des performances exceptionnelles : un taux de ponctualité de plus 99,9%, un tarif moyen du ticket parmi les plus faibles au monde… et tout cela sans aucune subvention publique, tout en dégageant un bénéfice opérationnel de 1,5 milliard de dollars en 2014 ! Entretien réalisé par : K. Remouche

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Vers une nouvelle trêve à partir du 13 mai

La Ligue de football professionnel (LFP) annoncera, dans les prochaines heures, de nouvelles modifications dans le programme de fin de saison. C’est ainsi que la compétition va observer une énième trêve de deux semaines au lendemain du déroulement de la 26e journée programmée pour les 12 et 13 mai, et qui va s’étaler jusqu’à la fin du mois. Un arrêt “forcé” durant lequel les deux représentants algériens dans les compétitions continentales vont disputer les matches en retard de ladite journée à savoir USMA-MCO programmé pour le 16 mai et CSC-MCA qui se jouera le vendredi 19 mai vu qu’ils joueront les rencontres de la seconde journée de la phase des poules de la LDC et de la Coupe de la CAF. En outre, ce nouvel arrêt va obliger sans doute la LFP à faire jouer les dernières journées durant le mois de Ramadhan, ce qui va poser des soucis pour la programmation des matches en nocturne, notamment pour les clubs dont les terrains sont dépourvus d’éclairage. F. R.

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Don du sang : Djezzy lance sa sixième édition

L’opérateur de téléphonie mobile, Djezzy, a lancé, hier, sa sixième édition de don du sang en partenariat avec l’Agence nationale du sang (ANS). La collecte qui concerne les employés de Djezzy devrait se poursuivre aujourd’hui et toucher 77 points, dont 6 à Alger, 2 à Constantine et 2 autres à Oran. Dans le reste des wilayas, Djezzy et l’ANS ont mobilisé plusieurs points afin de toucher le maximum d’employés. Cette opération, qui coïncide, par ailleurs, avec l’arrivée du mois du Ramadhan, se veut, selon le directeur exécutif de Djezzy, Nesci Vincenzo, “une suite logique des précédentes éditions et qui avaient enregistré un grand succès. J’espère également que, cette année, cette opération enregistrera un taux de participation élevé. Il s’agit, pour nous, d’une opération humanitaire et de solidarité que nous menons, chaque année, avec notre partenaire, l’ANS”. Selon M. Vincenzo, “cette opération de collecte de sang était limitée à trois wilayas seulement, à savoir Alger, Oran et Constantine. Cette année, nous avons décidé de la généraliser à toutes les wilayas. Les attentes sont importantes et chaque goutte de sang collectée est la bienvenue pour sauver des vies”. Visiblement satisfait du partenariat avec l’ANS qui a déployé des structures de transfusion sanguine (STS) à travers les directions régionales et le réseau Djezzy, M. Vincenzo a estimé que “cette collaboration s’inscrit dans la continuité.” De son côté, le directeur général de Djezzy, Matthieu Galvani, a indiqué que “cette campagne est formidable dans la mesure où elle démontre, encore une fois, que Djezzy est une entreprise citoyenne, animée par des employés généreux et solidaires. À la veille de ce mois du Ramadhan, je pense qu’il faudra faire ce geste tant humanitaire que citoyen, car le sang c’est la vie. Les employés et les collaborateurs de Djezzy ont toujours été au rendez-vous et je constate un grand engouement”. Pour rappel, durant les précédentes éditions, Djezzy et l’ANS collectaient une moyenne de 1 000 poches pour enrichir la Banque nationale de sang. Ces poches sont distribuées sur une dizaine d’hôpitaux du pays par l’ANS qui prend le soin de les acheminer et d’identifier les besoins. Hier, au siège de Djezzy de Dar El-Beida, les employés que nous avons rencontrés témoignaient leur disponibilité et leur attachement à cette tradition afin de réussir ce challenge. “C’est la quatrième année consécutive que je participe et que je donne mon sang aux malades nécessiteux dans les hôpitaux”, a déclaré l’un d’eux. FARID BELGACEM

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