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La mise en œuvre de l’accord de paix “va dans le bon sens”

Le président de l'Assemblée nationale de la République du Mali, Issaka Sidibé, s'est félicité, hier à Alger, des “avancées enregistrées” dans la mise en œuvre de l'accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger. “On doit reconnaître que l'accord de paix et de réconciliation intermalien signé à Alger va dans le bon sens”, a déclaré M. Issaka à l'issue de son entretien avec le président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed-Larbi Ould Khelifa. Il a salué, à cette occasion, le rôle de l'Algérie dans les négociations, en contribuant de “manière experte” aux efforts ayant abouti à la signature de cet accord. M. Issaka a ajouté que le Mali “commence à goûter à la paix et avoir du répit en ce qui concerne les relations entre les différentes parties maliennes, en dépit des escarmouches enregistrées par moments”. Le responsable malien a indiqué, en outre, que ses discussions avec M. Ould Khelifa ont porté sur plusieurs sujets relatifs au renforcement de la coopération bilatérale algéro-malienne.

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Les tailleurs de pierres formés par des Brésiliens

Deux tailleurs de pierres de la commune d’Ath Mansour (Bouira) vont bénéficier d’une formation assurée par des maîtres formateurs brésiliens, agréés par le Bureau international du travail (BIT), a-t-on appris du directeur de la Chambre de l’artisanat et des métiers (CAM) de Bouira, Abdous Azzedine. Cette formation, qui durera 45 jours, débutera aujourd’hui à Tamanrasset, Les frais inhérents à cette formation sont pris en charge par l’État. R. B.

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L’observation citoyenne comme parade à la fraude

L’opposition, qui participe aux élections, compte beaucoup sur la mobilisation des électeurs et citoyens pour empêcher, du moins atténuer l’ampleur de la fraude électorale. Le spectre de la fraude plane sur les élections législatives du printemps 2017 et les partis de l’opposition expriment ouvertement leurs craintes, maintenant que, certains parmi-eux, ont officiellement annoncé leur participation. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), qui a été le premier parti membre de la Coordination des libertés et de la transition démocratique (CLTD) à annoncer son engagement dans la prochaine course électorale, le 7 octobre dernier, n’avait pas caché ses soupçons quant à une éventuelle tentative de fraude au profit des partis au pouvoir. Des craintes tout aussi partagées et relevées par le Mouvement de la société pour la paix (MSP), Islah et le mouvement Ennahda qui ont annonçé, avant-hier, samedi, leur participation aux prochaines échéances électorales. Une situation qui, à première vue, semble pour le moins paradoxale, car, pourquoi prendre part à un scrutin dont la transparence et la régularité ne sont pas garanties ? Contacté hier, le président du MSP, Abderrezak Makri, considère que la participation de son parti, mais aussi celle de l’opposition dans son ensemble répond surtout à une “démarche stratégique”. Selon lui, “le boycott offrira une certaine légitimité au pouvoir, dès lors qu’il n’aura pas besoin de frauder au profit des partis-clientèles, partis qui seront seuls en lice pour les prochaines législatives”. Abderrezak Makri estime aussi que “le processus de changement est la responsabilité de tous et que les citoyens devront, cette fois-ci, s’impliquer en se dirigeant massivement vers les bureaux de vote”. Parce que, aux yeux du président du MSP, “un vote massif de la population gênera le pouvoir dans sa tentative de fraude, mais aussi lui fera rappeler combien il est illégitime lorsqu’il constatera que la majorité du peuple n’a pas voté en faveur des partis qui lui sont acquis ou proches”. L’action se veut donc “psychologique”, fait remarquer Abderrezak Makri, et ajoute que “plus le pouvoir se sentira illégitime, plus il cèdera sur des acquis démocratiques”. Et, poursuit-il, comme “le peuple n’est pas encore prêt à investir la rue pour réclamer ses droits, nous allons l’encourager à s’exprimer, du moins, à travers l’urne”. De son côté, le secrétaire général du mouvement Ennahda, Mohamed Douibi, explique que “le combat politique en Algérie comprend plusieurs obstacles, entre autres, la fraude, et si nous abandonnons à chaque fois qu’il y a obstacle, nous n’allons jamais avancer”. Une raison pour laquelle il estime qu’“il est de la responsabilité des partis de l’opposition de ne pas boycotter les prochaines échéances électorales, car si ces derniers renoncent, la population fera de même vis-à-vis de son droit de participer à la vie politique dans le pays”. Une situation, relève-t-il, qui “arrange le pouvoir”, sachant que “le terrain lui sera libre et favorable”. Au RCD, le secrétaire national à la communication, Atmane Mazouz, fait d’abord remarquer que “la question de la participation a été décidée par le Conseil national, instance souveraine du parti”. Mais s’agissant de l’aspect stratégique, notre interlocuteur considère qu’“à travers cette participation, une observation citoyenne sur le terrain pourra faire face à la machine de la fraude du pouvoir”. Aussi que “les Algériens ont des difficultés à se faire entendre”, que “la situation sera encore plus difficile dans les années à venir” et que “la société algérienne aura besoin d’être accompagnée par des députés”, conclut-il. Mehdi Mehenni

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Les radiés de l’ANP demandent réparation

Plusieurs dizaines de citoyens ayant été radiés des rangs de l’Armée nationale populaire (ANP) ont organisé, hier, à l’Opow Rabah-Bitat de Bouira, un rassemblement national regroupant 17 wilayas, pour revendiquer leurs droits. Ainsi, ces anciens soldats et hauts gradés de l’ANP réclament, dans un communiqué rendu public, dont Liberté détient une copie, le droit à une “vie digne” et exigent des “réparations financière et morales” suite à leur radiation. Ces ex-militaires se disent victimes de “radiations arbitraires” et exhortent le ministère de la Défense (MDN) à leur accorder des “indemnisations avec effet rétroactif depuis la date de la radiation, des retraites proportionnelles, la priorité en termes d’accès au logement et à l’emploi, la réintégration des éléments encore en âge de servir ainsi que la prise en charge médicale des personnes ayant contracté des maladies suite à ces mesures disciplinaires abusives”, lit-on dans ledit document. “Nombre d’entre nous ont été radiés pour avoir mis une journée de retard avant de rejoindre leur caserne ou pour avoir déserté afin d’assister à des obsèques ou des mariages de proches ou amis. Ce sont des mesures disciplinaires injustes et arbitraires”, dénoncera leur porte-parole. En outre, il a été décidé d’un autre rassemblement national qui devrait se tenir le 20 novembre prochain dans la wilaya de Chlef. Pour rappel, le 9 mars dernier, le MDN avait rassuré cette catégorie en indiquant que suite à la réunion portant sur les pensions d'invalidité des militaires radiés pour divers motifs, il est à préciser que “les résultats jusque-là obtenus des expertises médicales des différentes commissions régionales ont permis de relever que sur le nombre global de 74 940 cas recensés par les bureaux régionaux des pensions militaires, 68 739 ont bénéficié de l’expertise médicale, ce qui représente un taux de 91,72%”. RAMDANE B.

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SNVI : aucun accord en vue

Le syndicat recadre le P-DG et souligne que “les salaires sont toujours versés difficilement malgré le concours précieux des pouvoirs publics qui ont pris en charge les salaires des quatre premiers mois de l’année 2016.” Le P-DG de la SNVI, Malek Salah, est sorti, hier, de son silence, pour accuser “certains courants néfastes” qui ont initié, “directement ou indirectement, un climat déstabilisateur au sein de l’entreprise allant à l’encontre du bien-être des travailleurs et de la pérennité du groupe SNVI et dont les intérêts se trouvent menacés”, à travers un appel adressé aux travailleurs. Le P-DG qui invite les travailleurs à reprendre le travail “dans la sérénité”, leur demande également “de rester vigilants pour contrecarrer toute manœuvre déstabilisatrice et de déployer tous les efforts nécessaires pour le maintien du climat de confiance ayant toujours prévalu”. Le document affiché, le matin, dans toutes les unités, souligne que la direction générale ne pouvait rester indifférente et spectatrice devant la gravité de la situation que traverse, ces derniers jours, le site SNVI de Rouiba. Le P-DG réfute les accusations du syndicat sur les lenteurs enregistrées dans le plan d’investissement. “La DG tient à rétablir certaines vérités en vous informant directement des actions entreprises auprès de toutes les entités du groupe afin d’assurer la totale réussite du plan de développement validé par les pouvoirs publics”, est-il précisé. Pour le P-DG, cette situation intervient “à un moment où le groupe amorce une reprise d’activité et atteint une vitesse de croisière en matière d’investissement et en assurant l’autofinancement des salaires par le recouvrement des recettes depuis plus de six mois et qui continue à œuvrer pour la régénération du personnel par la préparation d’une relève jeune et qualifiée”. Il précise que la DG affiche “sa disponibilité au dialogue dans une transparence totale et fait appel à la sagesse et à l’engagement de ses travailleurs pour rejoindre leurs postes de travail dans la sérénité”. La réponse du syndicat ne s’est pas fait attendre. Dans une déclaration rendue publique dans l’après-midi, le syndicat s’interroge sur le long silence du P-DG pendant que toutes les unités étaient paralysées. “Suite au réveil tardif et provocateur de la direction générale, en s’adressant curieusement au collectif à travers un appel plein de contrevérités et qui prête à beaucoup d’interrogations, le syndicat du groupe et les syndicats des filiales et des unités du centre dénoncent avec la plus grande fermeté cet écrit et tiennent à apporter certains éclaircissements et précisions.” Le document du syndicat précise que le plan d’urgence accordé à l’entreprise a été obtenu grâce à l’UGTA. Et contrairement aux affirmations du P-DG, “l’activité au niveau de tous les centres de production tourne au ralenti et parfois est à l’arrêt et les plans d’investissements accusent des retards considérables dans leur concrétisation”. Pour ce qui est des salaires, le syndicat recadre le P-DG et souligne que “les salaires sont toujours versés difficilement malgré le concours précieux des pouvoirs publics qui ont pris en charge les salaires des quatre premiers mois de l’année 2016”. Le document ajoute que “la DG a toujours bloqué la titularisation des jeunes cadres”. Les syndicalistes continuent à dénoncer “la mauvaise gestion de la SNVI à tous les niveaux. Seul point de convergence entre la DG et le syndicat, tous deux demandent ‘aux travailleurs de rejoindre leurs postes de travail et de rester vigilants’”. Reste à savoir si les travailleurs vont suivre ceux qui ont le regard rivé sur le procès des deux syndicalistes de l’unité VIR qui s’ouvre aujourd’hui. M. T.

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Ali Laskri dénonce le manque de transparence du pouvoir

L’ancien premier secrétaire national et actuel cadre dirigeant du Front des forces socialistes (FFS), Ali Laskri, a déploré, avant-hier, le manque de transparence du pouvoir dans la gestion du pays, notamment en ce qui concerne la gestion des caisses sociales et des transferts sociaux ou encore les finances de l'État. S’exprimant en marge de la conférence sur le droit du travail et la retraite que le parti a organisée à Boumerdès où était invité Noureddine Bouderba, spécialiste du droit du travail, M. Laskri s’est insurgé contre l’absence d’informations et le manque de transparence sur tout ce qui touche à la santé financière du pays. “Nous avons un pouvoir dictatorial et autoritaire qui refuse de communiquer et de donner des chiffres sur la santé financière du pays, pour la simple raison qu’il ne veut pas accepter une alternative démocratique, et une alternative économique et sociale en toute transparence”, a-t-il affirmé, tout en ajoutant que même les parlementaires n’arrivent pas à obtenir les chiffres des comptes spéciaux. Et de donner l’exemple de l’attitude adoptée par le FFS face à ces pratiques. “Au FFS, nous avons mené une fronde pour avoir des informations sur la loi de finances”, a-t-il ajouté. Le responsable du FFS s’interroge sur ce manque de transparence des chiffres des comptes spéciaux ou sur la santé des caisses sociales. Il demande aux syndicalistes et aux Algériens de se mobiliser pour créer un rapport de force sérieux afin de pouvoir peser pour changer les choses. Laskri affirme que son parti milite pour la création des espaces de débats et de discussion sur les questions économiques et sociales qui touchent le pays et exige la présence et la participation des syndicats autonomes à toutes les réunions qui concernent le monde du travail. Référence, notamment, à la tripartite d’où sont exclus les syndicats autonomes. “Après tout, ce sont ces syndicats qui ont arraché, il y a quelques années, des droits et de meilleurs salaires aux travailleurs de la Fonction publique ; c’est pourquoi, nous soutenons et nous encourageons ces syndicats qui œuvrent réellement pour le bien et la prospérité des travailleurs”, a-t-il souligné. Pour M. Laskri, la conjoncture est difficile dans le pays et dans toute la région ; “c’est pourquoi, nous devons être transparents avec les travailleurs et avec le peuple en général”, a-t-il ajouté. L’ex-premier secrétaire du FFS a annoncé que le parti va organiser des journées parlementaires sur le droit du travail et sur la retraite, le 16 novembre à l’APN, avec la participation de syndicalistes, de nombreux experts et de parlementaires. “Si toutefois on nous accorde la salle et l’autorisation pour l'organisation de ces journées”, a-t-il laissé entendre. M. T.

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Le Snapap organise une protestation à Jijel aujourd’hui

La Fédération nationale du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, affiliée au Snapap et à la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA), a appelé tous ses adhérents à une protestation nationale, aujourd’hui, devant la direction des œuvres universitaires de Jijel. Cette action de protestation est destinée à dénoncer les pratiques “d’arbitraire et de harcèlement” et à apporter un soutien aux trois sections syndicales des résidences universitaires, qui font l’objet de poursuites judiciaires devant le tribunal administratif. Aussi, la Fédération nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qui appelle toutes les fédérations de wilaya à travers le pays à apporter leur soutien aux représentants de la wilaya de Jijel, met en garde les responsables de ces résidences universitaires et les prévient qu’“elle ne restera pas les bras croisés”, et qu’“elle répondra en durcissant les actions de protestation, si cela s’avère nécessaire”. La fédération du Snapap, indique encore son communiqué, “ne se taira pas devant les atteintes aux droits des travailleurs, en appelant au respect de la loi 90-14 et les lois et conventions internationales en vigueur, et en exigeant des responsables en question de cesser les harcèlements et menaces et d’ouvrir les portes du dialogue constructif afin de redonner sa place à l’université”. Enfin, elle appelle tous les travailleurs adhérents au syndicat à “se tenir prêts, à faire preuve de vigilance afin d’éviter toute dérive ou dérapage” et à “se liguer autour de leur syndicat”. Sans attendre la mobilisation des autres syndicats, la fédération de la wilaya de jijel, avec plus de 50 adhérents et adhérentes, a, d’ores et déjà, entamé une action de protestation devant la direction des œuvres universitaires de la wilaya de Jijel “pour dénoncer les manœuvres et menaces venant de certains responsables envers nos représentants et adhérents à notre syndicat”, a, pour sa part, alerté la CGATA. Ce mouvement de protestation va de pair avec celui décidé dans le cadre de l’intersyndicale, dont est partie prenante le Snapap, et qui avait initié également une marche nationale organisée à Tizi Ouzou pour soutenir les communaux et dénoncer “les atteintes aux libertés syndicales” et “la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs”. Ne s’arrêtant pas là, ce syndicat a récemment brandi la menace d’autres grèves, à en croire le SG du Snapap, Rachid Malaoui, dont on retiendra cette déclaration : “Puisque la grève est un outil nécessaire pour la lutte, nous pourrions avoir recours à d’autres grèves.” Amar R.

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23 harragas condamnés à 2 millions de centimes chacun

Vingt-trois candidats à l’émigration clandestine, interceptés, jeudi dernier, au large d’Annaba, ont été condamnés, hier, par le tribunal correctionnel, à une amende de deux millions de centimes chacun, avant d’être libérés. Les harragas ont été interceptés à la limite des eaux internationales au nord du cap de Garde d’Aïn Achir. Âgés entre 20 et 30 ans, les mis en cause, qui ont levé l’ancre à partir de la plage d’échouage de Sidi-Salem, étaient entassés à bord de deux embarcations traditionnelles. Nous apprenons auprès de certains d'entre eux à leur sortie du tribunal qu’une expédition programmée durant la journée de vendredi par une cinquantaine de candidats, aurait réussi. Ces jeunes affirment que ces derniers ont atteint l’île de la Sardaigne (Italie) dans la matinée de samedi dernier. En ce début de novembre caractérisé par un “été indien”, les tentatives d’émigration clandestine se multiplient. À ce sujet, les observateurs s'interrogent sur le phénomène des harragas et se disent incapables d’expliquer cette situation qui perdure depuis plus d’une décennie, sans que les pouvoirs publics arrivent à y mettre un terme. Il est utile de signaler que depuis le début du mois de septembre dernier, l’on dénombre à Annaba l’arrestation de plus de 300 harragas, parmi lesquels des enfants en bas âge, des femmes et même des personnes handicapées. B. BADIS

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Béjaïa : les avocats protestent devant la cour

Les avocats affiliés à l’ordre régional des avocats de la wilaya de Béjaïa en ont gros sur le cœur quant aux conditions dans lesquelles ils exercent leur mission de défense. En effet, ces auxiliaires de justice sont revenus, hier, à la charge pour exprimer leurs doléances par la tenue d’un rassemblement de protestation au niveau de la cour de Béjaïa. Les avocats ont décidé également de boycotter toute la session criminelle dont l'ouverture était programmée pour hier. Cette montée au créneau des avocats, initiée par leur ordre régional de Béjaïa, est décidée par cette instance après délibération et avoir observé précédemment un arrêt de travail de trois jours. À noter que les avocats ont répondu massivement, a-t-on constaté sur les lieux de leur manifestation, à l’appel de leur organisation. Devant la foule des avocats, le bâtonnier, Me Djenadi Mohand-Saïd, s’est adressé à ses confrères pour “dénoncer les conditions lamentables dans lesquelles la défense exerce sa mission au niveau de la cour et des tribunaux de la wilaya de Béjaïa”. L’intervenant s’est étalé longuement alors sur les revendications de leur corporation. Le réaménagement des tribunaux de Kherrata, d’Amizour, de Sidi-Aïch et de l’annexe de Tazmalt, saccagés lors des évènements du “Printemps noir” et qui tardent à rouvrir leurs portes et les mesures draconiennes prises à l’encontre des avocats pour ce qui est des visites à leurs clients détenus sont dénoncés par le bâtonnier de Béjaïa. “C’est avant tout la population des régions des tribunaux saccagés qui est pénalisée”, relève l’orateur avant d’énumérer les entraves auxquelles font face au quotidien les avocats de la région dans leur mission de défense au sein des tribunaux. Il a cité, à titre d'exemple, l’accès aux dossiers complets de leurs mandants. Enfin, l’ordre des avocats de Béjaïa s'est déclaré déterminé à poursuivre son combat pour “l’amélioration de leurs conditions de travail”. L. OUBIRA

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Le Pr Zitouni dénonce la bureaucratie paralysante

Le Plan national anti-cancer piloté par le Pr Zitouni connaît déjà ses premiers couacs en raison de la bureaucratie alors que le cancer, rien que celui du sein emporte une dizaine de femmes par jour. Le professeur Zitouni, président du Plan national de lutte contre le cancer (Pnac), a indiqué, hier, que “cette bureaucratie paralysante” a causé un retard dans la mise en œuvre du Plan anti-cancer. Sans entrer dans les détails, le professeur évoque aussi d’autres programmes qui entrent dans ce plan et qui connaissent aussi du retard dans leur application. Il cite, par exemple, le programme de la radiothérapie qui devait couvrir l’ensemble des établissements spécialisés dans la lutte contre le cancer à travers l’acquisition des équipements par le ministère de la Santé et qui n’a pas été faite à ce jour. Ainsi que le plan de lutte contre les maladies non transmissibles dont le cancer. “Malheureusement, ce plan a connu beaucoup de retard et on ne connaît pas les résultats de son action sur le terrain”, a-t-il déclaré lors des 1res Journées médico-chirurgicales sur le cancer du sein, organisées par le Centre anti-cancer de Blida. Selon le Pr Zitouni, le plan cancer entre dans la phase d’application. Selon lui, “c’est une étape cruciale, mais ça ne veut pas dire difficile ou impossible, car les professionnels sont assurés de la pleine disponibilité des autorités qui avaient adopté le Plan cancer avec un budget de plus de 200 milliards de dinars”. Ce dernier a annoncé que le lancement du Pnac a été précédé par la mise en place de tous les instruments juridiques et législatifs, ainsi que le comité de pilotage et de suivi. Il explique que le plan cancer repose sur la prévention et le dépistage. Un dépistage qu’il est urgent de lancer, selon lui, comme préconisé par l’OMS. “Il y a un groupe de travail coordonné par de très grands spécialistes qui ont finalisé le plan d’action. Et il va y avoir prochainement un véritable programme national de dépistage jusqu’à l’échéancier de 2019. Ce programme sera adressé au ministère pour qu’il commence à être appliqué à partir du mois de janvier de 2017”, annonce le professeur. Concernant la prévention, le Pr Zitouni explique qu’il n’y a que la prévention qui peut faire baisser les chiffres du cancer. Selon lui, dans tous les pays, le chiffre du cancer a augmenté, et les seuls pays qui ont connu une légère baisse d’incidence ou de prévalence sont ceux qui ont débuté, il y a vingt à trente ans, des politiques audacieuses de prévention. Dix femmes décèdent chaque jour du cancer du sein en Algérie Selon le Dr Samira Tarouadada de l’ESH de Blida, le cancer du sein tue dix femmes par jour en Algérie avec 11 000 nouveaux cas par an. Elle explique aussi qu’il touche de plus en plus de jeunes filles, une tendance due, selon elle, à la mauvaise alimentation. Pour le Pr Boudjela Abdelkader Al-Hakim de l’EHS de Blida, 80% des femmes atteintes de cancer du sein se présentent avec des nodules de 4,5 à 5 cm, alors que le nodule ne devrait pas dépasser 2,5 cm. De nombreuses études attestent que le risque d’essaimage métastatique est lié à la taille de la tumeur. Dans ce cadre, les malades dépistées à temps guérissent définitivement dans la majorité des cas. De plus, les traitements utilisés face à un cancer dépisté à sa phase infraclinique sont moins lourds, moins coûteux, mais aussi moins mutilants et avec moins de séquelles physiques. K. FAWZI

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