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Irak : les civils confrontés à un “risque extrême”

L'ONU a averti hier que quelque 750 000 civils habitant dans l'ouest de Mossoul étaient confrontés à “un risque extrême”, alors que se prépare l'offensive des forces irakiennes pour reprendre au groupe autoproclamé État islamique (EI/Daech) cette partie de la deuxième ville du pays. “Nous espérons que tout sera fait pour protéger les centaines de milliers de personnes de la rive ouest du Tigre. Nous savons qu'elles font face à un risque extrême et nous craignons pour leur vie”, a déclaré Lise Grande, la coordinatrice humanitaire de l'ONU pour l'Irak, dans un communiqué. Le groupe terroriste contrôle toujours l'ouest de la métropole du nord, qui était habitée par environ deux millions de personnes avant l'arrivée de l'EI en 2014. R. I./Agences

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Entres expositions, concerts, projections et rencontres

Des expositions, récitals musicaux, projections et rencontres thématiques proposés par des instituts culturels européens d'Alger, sont au programme de la “La nuit des idées” prévue aujourd’hui 25 et demain 26 janvier à Alger. La manifestation devrait s'ouvrir aujourd’hui par un concert de Amel Brahim Djelloul à l'Opéra d'Alger et le vernissage de l'exposition “Ça va waka” du photographe Nassim Rouchiche, accueillie à l'espace culturel La Baignoire. L'institut Cervantès accueillera, pour sa part, une rencontre avec l'écrivain et journaliste italien Bruno Arapia organisée par l'Institut culturel italien, et un concert de flamenco. L'espace Les ateliers sauvages propose la présentation du dernier numéro de Naqd, à l'occasion du 25e anniversaire de la revue, et la projection du film Héros sans visage de la réalisatrice péruvienne Mary Jimenez. Le café littéraire Le sous-marin, autre partenaire de “La nuit des idées”, prévoit une programmation musicale variée et des rencontres-débats animées par l'islamologue Saïd Djabelkheir et le philosophe Smaïl Mehnana, entre autres. Plusieurs rencontres-débats sur des thèmes comme la citoyenneté, la civilité et la civilisation aux frontières de la justice se tiendront à la Cinémathèque algérienne, au Centre diocésain et à l'Institut français d'Alger. Organisée sous le thème “Un monde commun”, “La nuit des idées” -coordonnée à travers le monde par le réseau des instituts français- se tiendra cette année simultanément dans une quarantaine de villes pour proposer au public de venir à la rencontre des artistes, chercheurs, philosophes et créateurs. Outre l'Algérie, la France, l'Espagne, le Soudan, l'Afrique du Sud, le Maroc, l'Argentine, le Brésil, les États-Unis, la Corée du Sud, l'Inde ou encore l'Australie, organisent au même moment “La nuit des idées” dans sa 2e édition. Cette manifestation vise, selon ses promoteurs, à favoriser l'échange, le débat et la libre circulation des idées à travers des débats ouverts, et à impliquer différents acteurs culturels et associatifs. Pour les intéressés, le programme complet est disponible sur le site de l’Institut français d’Algérie : www.if-algerie.com APS

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L’ONU réclame 4,6 milliards de dollars supplémentaires

L'ONU a appelé hier les pays donateurs à engager 4,6 milliards de dollars supplémentaires pour venir en aide aux millions de Syriens réfugiés dans les pays voisins.

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Exposition des œuvres de jeunes artistes locaux

Le rideau à peine tombé sur la 9e édition du Festival du théâtre arabe (9-19 janvier), que les regards sont déjà tournés vers le prochain grand événement culturel de l’année, à savoir la cinquantième édition du Festival du théâtre amateur prévu l’été prochain, à la maison de la culture Ould Abderrahmane-Kaki de Mostaganem. À ce propos, une réunion de coordination entre le commissariat du Festival national du théâtre amateur et les plasticiens de l'école des Beaux-arts de Mostaganem a eu lieu dernièrement pour la préparation de cette édition, sous la présidence du directeur Hachemi Ameur. L’ordre du jour était exclusivement consacré à l’aspect artistique de la manifestation, afin de faire appel aux talents locaux dans l’optique d’exposer des œuvres d’arts plastiques lors de ce cinquantième festival. Ces artistes de l’école des Beaux-arts de Mostaganem présenteront des tableaux, ainsi que des croquis sur les troupes participantes. À noter que les dates de cet événement culturel dédié au 4e art, ne sont pas encore connues officiellement, et elles seront dévoilées seulement dans les prochains mois par le commissaire du festival. M. Salah

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La JSK redoute l’accumulation de rencontres à partir de février

Alors que le championnat professionnel de Ligue 1 a repris du service depuis le week-end dernier qui a vu donc le “clasico” MCA-JSK reporté à une date ultérieure, à cause des internationaux réquisitionnés par les deux équipes nationales A et militaire en déplacement à l’étranger, voilà que la formation kabyle a encore vu sa rencontre du week-end prochain face au NAHD décalée de nouveau pour les mêmes motifs, ce qui fait que la JSK devra attendre le… 3 février prochain pour reprendre le chemin de la compétition, en déplacement au stade du 1er-Novembre de Mohamadia pour rencontrer l’USM El-Harrach. Et s’il faut rappeler que la JSK a disputé son dernier match de championnat le 24 décembre dernier au stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou face au Chabab de Belouizdad, il faut bien convenir que les Canaris auront été soumis à une véritable période d’hibernation de cinq semaines, d’où les craintes d’un grave manque de compétition qui pourrait bien avoir des conséquences néfastes pour le club kabyle alors que bien des clubs de Ligue 1 auront disputé, entre-temps, deux journées de championnat pour se remettre en jambes. L’autre souci des dirigeants, des joueurs et du staff technique kabyles réside dans le fait que le club sera ensuite soumis à une programmation démentielle à partir de la mi-février alors que les premiers tours éliminatoires de la Coupe de la CAF pointent déjà à l’horizon puisque les camarades d’Ali Rial se préparent d’ores et déjà à effectuer un long périple, par vol régulier, au Liberia, pour y affronter, en tour préliminaire, le Monrovia CB… le 11 février prochain. Cela suppose donc que son match de la 19e journée contre l’Entente de Sétif sera encore renvoyé tout comme le match CAB-JSK de la 20e journée puisque la formation kabyle est appelée à disputer le match retour contre Monrovia, une semaine après le match aller en terre libérienne, autrement dit, le 18 février à Tizi Ouzou. C’est ce qui fait que le coach tunisien de la JSK, Sofiene Hidoussi, appréhende énormément le marathon démentiel qui attend son équipe à compter de la mi-février, ce qui peut mettre la JSK dans une situation fort embarrassante surtout que sa situation actuelle n’est guère reluisante en championnat avec une position peu confortable au classement général. “C’est vrai que la grosse accumulation de matches à venir ne nous arrangera pas dans les semaines qui suivent du fait que nous serons soumis à un rythme infernal qui pourra nous poser bien des problèmes pour la suite de la saison”, dira Hidoussi qui estime, cependant, que “la JSK se prépare du mieux qu’elle peut pour faire face à cette situation complexe même si elle souffre énormément de l’absence de ses quatre joueurs internationaux qui n’ont pu prendre part à cette période de préparation hivernale”. Cela dit, la JSK n’a pas effectué de préparation hivernale à Alger, comme cela était prévu initialement, et la bande à Hidoussi s’est contentée de travailler sereinement dans son jardin habituel du 1er-Novembre tout en ayant disputé deux matches amicaux en déplacement contre l’Olympique de Médéa puis le NARB Réghaïa tout en envisageant éventuellement un troisième match test ce week-end à Tizi Ouzou ne serait-ce que pour huiler davantage la machine kabyle et accentuer la période de rodage des cinq nouvelles recrues du mercato hivernal en l’occurrence Khelili (ex-CRB), les deux ex-Usmistes, Benaldjia et Baïtèche, l’avant-centre blidéen Zerguine et le Franco-Algérien Thomas Izerghouf qui ont encore besoin de quelques jours d’adaptation pour assurer leur insertion progressive dans la camp kabyle. Mohamed HAOUCHINE

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Syrie : des avancées politiques, l’opposition invitée à Genève

Dans le communiqué final des négociations d’Astana, les participants ont insisté sur la préservation de l’unité territoriale de la Syrie, de sa souveraineté, mais aussi du “caractère multiracial, démocratique et non-confessionnel” du pays. Les négociations d’Astana, au Kazakhstan, sur la Syrie, ont abouti au projet de la mise en place d’un “mécanisme tripartite de suivi du cessez-le-feu en Syrie”, qui sera supervisé par la Russie, la Turquie et l’Iran, les parrains de ce dialogue entre l’opposition politico-armée et le régime de Damas. “La Turquie, la Russie et l'Iran ont convenu de mettre en place un mécanisme tripartite de suivi du cessez-le-feu en Syrie”, a indiqué une source turque de Sputnik. “Les parties (impliquées dans cette crise) ont décidé de créer un mécanisme de contrôle tripartite pour garantir le respect complet du cessez-le-feu, éviter toute provocation et élaborer des mécanismes régissant le cessez-le-feu”, a indiqué le communiqué final, dont des extraits ont été rapportés par l’agence de presse syrienne Sana. “Les parties précitées (Moscou, Téhéran et Ankara, ndlr) essaieront, via des pas tangibles et en utilisant leurs influences sur les parties (syriennes), à consolider le régime du cessez-le-feu, réalisé conformément aux arrangements signés le 29 décembre 2016 et à la résolution 2336 du Conseil de sécurité (CS) de l’an 2016, et ce, dans le but de réduire la violence et les violations, d’établir la confiance et d’assurer l’accès rapide et sans obstacles des aides humanitaires conformément à la résolution 2165 du CS, la protection aux civils et la liberté de leur déplacement en Syrie”, lit-on encore dans le communiqué final. “Il n'y a pas de solution militaire au conflit, qui ne peut être réglé qu'à travers un processus politique”, mentionne le document signé par les trois pays qui ont décidé d’unir leurs efforts pour relancer un dialogue inter-syrien, soumis à une influence négative de l’Arabie saoudite et de ces alliés du Golfe et de certaines capitales occidentales. Par ailleurs, cette déclaration finale n'a pas été signée par les deux délégations syriennes, qui ne négocient pas face à face, mais présentée par les parrains de la rencontre d'Astana. “La rencontre d'Astana a réussi à atteindre l'objectif de consolider le cessez-le-feu pour une période donnée, montrant le chemin vers un dialogue entre les Syriens”, s'est félicité, lors d'une conférence de presse, le principal négociateur du régime, Bachar Jaafari, a rapporté l’AFP. “Il n'y avait qu'un objectif à Astana : consolider le cessez-le-feu et le régime”, a-t-il ajouté. Autre avancée de cette rencontre de deux jours, l’opposition syrienne est invitée à participer aux discussions de Genève qui devraient avoir lieu le 8 février prochain, lit-on sur le site de l’agence officielle Sana. Le grand rendez-vous d’Astana marque ainsi un grand virage dans la gestion d’une crise syrienne qui, jusque-là, était soumise à un malsain jeu géopolitique des plus périlleux, provoquant une des pires crises de réfugiés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1939-1945. Lyès Menacer

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Le bilan financier ne sera pas approuvé

Plus qu’auprès des supporters qui n’ont toujours pas digéré cette énorme bourde juridico-financière, les membres du conseil d’administration de la société sportive par actions qui gère l’équipe professionnelle du Mouloudia d’Oran n’arrivent pas à expliquer la naïveté avec laquelle “l’affaire Gafaïti” a été gérée. N’hésitant pas à pointer du doigt le président Belhadj Mohamed dit Baba comme principal responsable de cette perte sèche de deux milliards de centimes, certains membres du CA de la SSPA/MCO ont confié à Liberté “être décidés à interpeller celui qui en est la cause dès que le conseil d’administration se réunira”. “Aucun club en Algérie n’aurait commis une telle bourde. Aucun club ne perd plus d’argent par incompétence que le MCO. Mais cette fois-ci c’en est trop ! nous sommes, d’ailleurs, décidés à ne pas cautionner ce manque flagrant de métier. Il n’est, du reste, pas question que nous approuvions un bilan financier dans lequel serait insérée cette somme. On n’acceptera jamais de voir le MCO payer les frais alors que c’est Baba, entraîné par un environnement direct incompétent et véreux, qui a commis cette bêtise. Ce n’est pas au MCO de payer. C’est à Baba d’assumer son erreur et de consentir à accepter cette perte sur son propre argent”, estimait ce membre du CA de la SSPA/MCO. Pour rappel, le Mouloudia a été condamné par la CRL à verser la somme de 1,2 milliard de centimes, comme dommages et intérêts, à Adel Gafaïti qui émargeait à raison de 8 000 euros par mois. Ce qui a le plus choqué dans l’entourage du club, ce sont la facilité et la légèreté avec lesquelles le désormais ex-défenseur du MCO a pu démontrer qu’il n’avait rien touché puisqu’aucun document administratif ne le prouve. Pourtant, à sa signature, Gafaïti avait encaissé en liquide 800 millions de centimes représentant une avance de quatre salaires. Aucune traçabilité de cet argent ne pourra être prouvée par le président Belhadj dit Baba dans la mesure où le joueur n’a signé ni décharge ni aucun autre document pouvant attester de la somme qu’il a empochée. Outre les 800 millions perçus à l’intersaison, l’ex-joueur de Norwich City touchera une indemnité de 1,2 milliard de centimes alors qu’il n’a joué que quelques minutes à El-Hamri où il était pratiquement au chômage technique. Rachid BELARBI

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“L’investissement dans l’exploitation agricole est bridé”

L’exploitation des terres agricoles du domaine privé de l’État se trouve dans la même situation que celle qui a prévalu à la veille de la promulgation de la loi n°10-03 en 2010. Que doit-on faire pour impulser une véritable dynamique d’investissement dans l’agriculture ? M. Ahmed-Ali, cadre supérieur au ministère de l’Agriculture, à la retraite, apporte des éléments de réponse. Liberté : Peut-on faire un bilan de la mise en œuvre de la loi 10-03 du 15 août 2010 fixant les conditions et les modalités d’exploitation des terres agricoles du domaine privé de l’État ? Ahmed-Ali :La loi 10-03 appelée communément “Loi sur les concessions agricoles” ou “Loi Benaïssa”, du nom du ministre de l’Agriculture en fonction au moment de sa promulgation, a un peu plus de 6 ans. Elle est venue en principe apporter du nouveau pour le bien-être des agriculteurs, relancer la production et l’investissement et améliorer la sécurité alimentaire du pays. Son contenu et son esprit prennent en charge l’essentiel des insuffisances et contraintes rencontrées lors de la mise en œuvre de la loi de 1987. Deux bilans peuvent être établis à ce sujet. Le premier bilan concerne l’opération de conversion du droit de jouissance en droit de concession qui consiste à transformer l’acte administratif portant droit de jouissance perpétuel en vertu de la loi de 1987 en acte de concession portant droit de concession tel que prévu par la loi de 2010 pour chacun des 219 000 concessionnaires exploitant 2,5 millions d’hectares. L’opération tire à sa fin après six années et qui a mobilisé des moyens financiers matériels et humains considérables de l’Onta (Office national des terres agricoles) et de l’administration des domaines et de la conservation foncière. Il reste encore, comme l’a déclaré récemment le ministre de l’Agriculture, quelques dossiers non encore traités par les commissions ad hoc de wilaya ou se trouvant au niveau des juridictions. Le deuxième bilan porte sur la mise en œuvre des dispositions prévues par la loi. À ce sujet, il faut dire que toutes les autres dispositions contenues dans la loi sont gelées, et qui sont directement en rapport avec la gestion et l’administration de l’exploitation agricole. Ainsi, il est malheureux de constater que l’exploitation des terres agricoles du domaine privé de l’État se trouve dans la même situation que celle qui a prévalu à la veille de la promulgation de la loi n°10-03 du 15 août 2010. Mais pourquoi un tel retard ? D’abord il fallait achever totalement l’opération de conversion du droit de jouissance en droit de concession qui a pris énormément de temps, comme nous l’avons souligné plus haut, alors qu’il était possible d’engager les autres dispositions au fur et à mesure de l’avancement de ladite opération. Ensuite les procédures de leur mise en œuvre n’ont pas encore été élaborées, empêchant ainsi les exploitants agricoles concessionnaires de disposer pleinement de l’exercice de leur droit de concession, étant entendu que ces procédures relèvent des compétences, conjointement des administrations chargées de l’agriculture et du domaine national. De quelles contraintes s’agit-il exactement ? Il faut reconnaître que les exploitants attendaient depuis très longtemps la levée des contraintes à leur activité, comme par exemple sortir de l’indivision ou céder leurs droits de concession ou encore engager des opérations de partenariat. Ils espéraient beaucoup dans les nouveautés apportées par la loi de 2010. Parmi ces nouveautés, il faut citer en premier lieu la constitution de l’exploitation agricole individuelle et par conséquent la sortie de l’indivision de l’exploitation collective ; il s’agit de l’un des axes principaux introduits par la nouvelle loi de 2010. C’est une disposition qui ne fait que traduire une réalité informelle reconnue et qui répond parfaitement aux espoirs de milliers d’agriculteurs afin de régulariser des partages informels effectués très vite au lendemain de la mise en œuvre de la loi de 1987, pour contourner la naissance de conflits au sein des jeunes exploitations collectives. En effet, le recensement général de l’agriculture réalisé en 2001 a dénombré l’existence de 105 172 exploitations agricoles individuelles, alors que les statistiques officielles ne portent que 66 522, soit une augmentation de 38 650 exploitations. L’avantage de la nouvelle loi est non seulement de corriger les inégalités induites par les partages effectués, mais également de rectifier les partages non conformes aux dispositions législatives et réglementaires relatives au morcellement des terres agricoles. Le plus important est de donner la liberté à chaque concessionnaire de disposer comme il le souhaite de son droit, pour libérer les initiatives et ouvrir les possibilités d’investissement et d’accès nécessaire au crédit bancaire, sous réserve évidemment du respect, comme souligné plus haut, des prescriptions réglementaires en matière de lutte contre le morcellement des terres. Des partages amiables seront certainement favorisés, par les exploitants agricoles, sur les partages judiciaires, et le tout dans le cadre des dispositions du code civil. Il est certain que de nombreuses situations seront introduites auprès des sections foncières des juridictions qui devront s’y préparer pour juger rapidement les affaires et éviter ainsi des pertes préjudiciables aux investissements et aux patrimoines vivants, végétal et animal des exploitations. C’est également le cas de la cession du droit de concession. La loi de 2010, a énoncé le principe de la cession du droit de concession avec la possibilité d’acquisition de plusieurs droits de concession par un seul exploitant, sous réserve que les parcelles concernées soient d’un seul tenant et dont la superficie ne doit pas dépasser 10 fois la superficie de référence fixée par voie réglementaire. Cette disposition n’est pas encore entrée en vigueur officiellement, bien que des transactions occultes se sont produites et se produisent encore, dont certaines se sont opérées sous l’empire de la loi de 1987 et non encore régularisées. De nombreux concessionnaires sont en attente de voir la publication des procédures pour pouvoir céder leurs droits, et pour certains d’entre eux, pouvoir tirer la rente foncière tant attendue pour s’investir dans une activité plus rentable. Dans ce cadre, deux questions doivent trouver rapidement des réponses appropriées, la première concerne le prix de cession pour lequel les procédures devront trancher entre l’évaluation domaniale et le prix du marché, et la deuxième devra trancher entre le notaire et l’administration des domaines au sujet de la formalisation de l’acte de cession. Il semble justement que ce sont les deux principales contraintes rencontrées par les exploitants concessionnaires… Effectivement, ce sont les deux principales contraintes pour lesquelles il faudra rapidement répondre aux doléances des concessionnaires, sinon et puisque, comme dit l’adage, “la nature a horreur du vide”, l’informel va continuer à régner sur les terres agricoles du domaine de l’État, comme ce fut le cas durant 30 années sous l’empire de la loi de 1987. Il y a également la disposition concernant le partenariat, qui peut constituer une solution pour les exploitants qui ont déjà engagé dans l’informel des contrats de location parfois à long terme avec des détenteurs de fonds privés. Les procédures doivent préciser le rôle de l’ONTA, sur le contrôle du contrat de partenariat ainsi que la nature de sa publication dont fait référence l’article 20 de la loi et qui ne s’apparente nullement à une publicité foncière puisqu’il n’y a aucun transfert de propriété à formaliser, mais plutôt à une publicité, dans le Bulletin officiel des annonces légales (BOAL), conformément au décret exécutif n°16-136 du 25 avril 2016. En outre, il est indispensable d’établir un modèle de contrat conjointement entre l’ONTA et la Chambre nationale des notaires pour uniformiser les concepts et aider les notaires dans la passation des contrats et les magistrats dans le traitement des contentieux. Où en est la mise en œuvre des sanctions à l’encontre des concessionnaires ayant contrevenu à la loi ? Les cas de manquements aux obligations des concessionnaires énumérés textuellement par la loi de 2010 sont sanctionnés par la résiliation administrative de l’acte de concession et non plus par voie judiciaire comme c’était le cas dans la loi de 1987. Là, également, cette disposition n’est pas encore entrée en vigueur en raison de l’absence de procédures. Cette carence de l’administration encourage les contrevenants à la loi à persister dans leurs comportements de détournement de la vocation agricole des terres, de sous-location ou encore de non-paiement de la redevance domaniale nécessaire à financer les activités de l’ONTA. Les modalités d’indemnisation des biens superficiaires des concessionnaires concernés par la résiliation de leurs droits de concession ainsi que la provenance des fonds financiers nécessaires devront également être précisées. Les recours qui seront inévitablement introduits auprès des juridictions impliqueront bien évidement des situations particulières pour la gestion des investissements de l’exploitation. La lecture de la loi révèle d’autres dispositions non encore appliquées… Effectivement, d’autres dispositions sont prévues par la loi, mais non encore appliquées ; il s’agit de l’exercice du droit de préemption par l’ONTA en cas de cession du droit de concession, de la rétrocession des terres rendues disponibles, de la saisie du droit de concession, notamment, par les institutions de crédits et de la transmissibilité du droit de concession en cas de décès du concessionnaire. Toutes ces dispositions méritent que des procédures soient établies pour permettre leur mise en œuvre, c’est ce qui fait défaut pour l’instant. Peut-on dire que nous sommes, pour ainsi dire, devant un nouveau statu quo ? Ces retards nous font penser aux mêmes contraintes rencontrées dans la mise en œuvre de la loi de 1987 qui n’a été concrétisée, faut-il le rappeler, qu’à travers l’établissement des actes administratifs des exploitations agricoles collectives et individuelles (EAC et EAI) ; en d’autres termes, nous sommes en train de revivre la loi de 1987. Certainement que des raisons objectives et/ou subjectives sont à l’origine de ce statu quo. La prudence des différents gouvernements à traiter les questions foncières, aux conséquences imprévisibles et qui supposent déranger la paix sociale, notamment à l’approche des multiples échéances électorales, n’est pas à écarter, comme il est possible également qu’il s’agisse uniquement du peu d’intérêt des pouvoirs publics et de leur mauvaise appréciation de l’importance de la mise en œuvre de la loi par rapport à d’autres actions considérées prioritaires. Entretien réalisé par : Hamid SaÏdani

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“Restons derrière cette équipe pour atteindre notre objectif”

Les supporters de la JSMB ne décolèrent toujours pas. Ils ont du mal à digérer le dernier revers concédé à domicile, le week-end dernier, face au GC Mascara (0-1). Ils étaient nombreux d’ailleurs à la reprise, dimanche dernier, au stade Opow, à venir exprimer leur déception mais aussi pour secouer les joueurs. Le lendemain c’était au tour du président Boualem Tiab de rencontrer une partie de fans au siège du club. “Je comprends parfaitement votre déception mais il faut que vous sachiez que moi-même je suis déçu autant que vous. Le plus important à présent et de rester solidaire derrière cette équipe pour qu’elle puisse atteindre son objectif qui est l’accession. Le championnat est encore long et on fera en sorte de remobiliser nos troupes au plus vite”, dira en substance le boss béjaoui à ces supporters. Il est vrai qu’il reste encore 14 matches à jouer et rien n’est encore perdu mais les camarades de Boumechra doivent hausser leur niveau de jeu s’ils souhaitent réellement retrouver l’élite dès la saison prochaine. Les Vert et Rouge en sont à leur troisième défaite à domicile depuis l’entame de la saison et ce n’est certainement pas à ce rythme qu’ils vont atteindre leur objectif. Les choses deviennent de plus en plus serrées. En effet, au vu du potentiel des équipes qui prétendent à jouer l’accession, il semble que le Paradou, leader avec 9 points d’avance, ainsi que le CABBA, dauphin avec 28 points et qui reste sur une courbe ascendante incroyable avec un volume de jeu impressionnant, sont bien partis pour accéder. Il ne reste donc, a priori, qu’une place à disputer entre la JSMB, l’USM Blida et l’US Biskra. D’ailleurs, les Vert et Rouge vont se rendre ce vendredi à Biskra pour affronter l’USB locale dans un match à six points. Les protégés de Younes Ifticen doivent impérativement revenir avec au moins le point du match nul. Une défaite ne fera qu’enfoncer davantage les Béjaouis qui sont en plein doute. Z. Tairi

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“Cette année encore, nous serons au rendez-vous !”

Dans une conférence de presse, Zehira Yahi, commissaire du festival, a dressé le bilan de cette édition qui s’est tenue du 1er au 8 décembre dernier. Elle est revenue également sur les perspectives du 8e Fica. Le 7e Festival international du cinéma d’Alger (journées dédiées au film engagé), a connu pour cette édition, une grande affluence du public. “Pour cette année, nous avons dépassé le cap des 8 000 spectateurs, soit un nombre plus important que celui de la 6e édition, et nous nous en réjouissons !”, a indiqué Zehira Yahi commissaire du Fica. Et de renchérir à propos de la programmation : “Nous considérons qu’il y a eu une sélection de qualité optimale. Sur un total de 90 œuvres visionnées, nous avons choisi 19 films, et ce n’était pas facile.” Ces déclarations ont été faites lors d’une conférence de presse, hier matin, au CNCA. Accompagnée par Ahmed Bedjaoui (directeur artistique), Zehira Yahi est revenue sur les moments forts de cette édition et sur les perspectives de cet événement consacré au 7e art qui a proposé des “films de qualité qui ont abordé différents sujets. Ces œuvres ont mis en exergue des valeurs humaines formidables. Des films qui ont dénoncé les guerres et l’économie libérale, ont également traité d’une question d’actualité brûlante, à savoir les migrants”, a indiqué la commissaire. Pour sa part, Ahmed Bedjaoui a souligné : “Cet engouement du public pour ce festival, démontre qu’il y a du répondant pour le secteur culturel. Les gens s’intéressent à ce dernier et cela démontre que la société algérienne a évolué parce que la culture est un indicateur.” À propos du volet financier, il faut rappeler que le comité a organisé ce Fica avec le reliquat de 2015, et a fait appel au sponsoring pour le maintien de cette édition. “Nous avons réalisé cette édition dans des conditions difficiles, mais la qualité était présente dans la programmation, et la réalisation du festival”, a précisé Ahmed Bedjaoui. Et d’ajouter : “C’est vrai que nous avons fonctionné au reliquat et à l’apport de sponsors, mais ce festival était soutenu par le ministère de la Culture et nous voulions montrer que la culture pouvait se prendre en charge.” D’ailleurs, pour la préparation de la 8e édition, le commissariat “demandera au ministère de nous soutenir financièrement pour garder le niveau de ce festival et sa réputation. Le plus important est que le Fica soit maintenu”. À cette question, Zehira Yahi a appuyé les propos d’Ahmed Bedjaoui en soulignant : “Pour l’édition 2016, nous avons sollicité peu de sponsors privés qui, d’ailleurs, n’ont pas répondu ! En revanche, les institutions publiques ont été présentes. Nous sommes sélectifs pour préserver la réputation du festival, mais nous élargirons l’éventail des opérateurs.” Concernant le prochain Fica, Ahmed Bedjaoui a déclaré : “Nous avons commencé la préparation de la 8e édition, en contactant les gens et en visionnant les films. D’ailleurs, nous allons essayer de programmer plus de films algériens et asiatiques, notamment sud-coréens.” Et la commissaire du festival de répliquer : “Nous n’avons pas de souci pour la 8e édition !” Pour rappel, la 7e édition du Festival international du cinéma d’Alger (dédié au film engagé) a vu la projection de 19 films entre fiction et documentaires en compétition. D’ailleurs, les grands favoris de cette année étaient le doc iranien Sonita, et le film dramatique I, Daniel Blake de Ken Loach. Le Fica a été, entre autres, ponctué par deux tables rondes animées par des professionnels du 7e art et la rediffusion des films à la Cinémathèque d’Alger. Hana Menasria

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