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Le phénoménal Phelps

Le nageur américain Michael Phelps, vainqueur mardi soir de ses 20e et 21e titres olympiques, avec le 200 m papillon et le 4x200 m libre des jeux Olympiques JO-2016 de Rio (5-21 août), s'est dit “heureux” de son “paquet de médailles”. “L'autre nuit, je discutais avec Bob (Bowman, son entraîneur, ndlr) et il y a un truc qui m'est venu en tête : ‘Ça fait un sacré paquet de médailles !’ C'est juste irréel”, s'est amusé Phelps (31 ans) en conférence de presse. Phelps a commencé mardi par une médaille d'or sur 200 m papillon, une épreuve qui lui tient particulièrement à cœur et qui lui avait échappée aux Jeux de Londres en 2012, au profit du Sud-Africain Chad Le Clo. “Je voulais tellement l'avoir à nouveau cette médaille. Je me fiche du chrono, je suis juste heureux de l'avoir gagnée”, a-t-il souligné. Phelps a ensuite expliqué que lorsqu'il est revenu s'entraîner avec Bowman en 2014 après avoir pris dans un premier temps sa retraite en 2012, il lui a dit qu'il “voulait plus que tout ce 200 m papillon”. L'Américain a connu mardi une journée dorée mais particulièrement éprouvante, en débutant avec ce 200 m papillon qui lui a pris beaucoup d'énergie pour terminer avec un relais 4x200 m libre de folie. “Je suis si fatigué...”, a glissé la légende Phelps, 25 médailles olympiques tous métaux confondus, de retour dès hier dans le bassin pour les séries du 200 m 4 nages.

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3e sacre olympique pour Armstrong

L'Américaine Kristin Armstrong a décroché son troisième titre olympique dans le contre-la-montre, en remportant, hier, la course disputée sur le parcours de Pontal à Rio de Janeiro. Armstrong (43 ans), la plus âgée des championnes olympiques de cyclisme, s'était déjà imposée en 2008 et 2012. À Rio, l'Américaine a battu la Russe Olga Zabelinskaya de 5 secondes et la Néerlandaise Anna van der Breggen de 11 secondes au terme des 29,7 kilomètres d'un parcours rendu très glissant par la pluie. Armstrong, qui pointait à 2 secondes de Zabelinskaya au deuxième pointage intermédiaire (Km 19,7), a tout donné dans le final. Folle de joie, elle s'est effondrée sur la chaussée mouillée après la ligne. Sans aucun lien de parenté avec Lance Armstrong, déchu pour dopage de ses sept victoires dans le Tour de France, l'Américaine, originaire de Memphis (Tennessee), a raccroché le vélo après chacun de ses titres olympiques.Devenue mère de famille (d'un petit Lucas), elle est revenue aussi bien à Londres qu'à Rio dans l'optique des JO. Après sa cinquième place aux derniers Mondiaux, sa sélection avait été contestée dans son propre pays.

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Programme des Algériens

Aujourd’hui Boxe (Super léger 64kg) : Texeira Joedison (BRA) vs Chadi Abdelkader (16h15) -81 kg : Abdelhafid Benchabla vs Ramirez Albert (VNZ) (17h45) Judo -100kg (16e de finale) : Remarinco Ivan (EAU) vs Lyes Bouyacoub (18h21) Natation 50m nage libre : Oussama Sahnoun (21h22) Voile (17h05) Demain Boxe : -75kg (8e de finale) : Alimkhanuly Zhanibek (KAZ) Vs Abbadi Lyes (17h45) 60 kg léger (quart de finale) : Dorjnyambulu (MGL) vs Réda Benbaâziz (22h) Judo : +100kg (16e de finale) : Battulga Temullen (MGL) vs Tayeb Mohamed Amin (14h) +78 kg : Yu Sang (CHN) vs Sonia Asselah (15h17) Athlétisme : 800m : Mohamed-Amine Belférar et Yacine Hathat (14h)

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An-Nawawi pour l’ijtihad

D’un format carré et modeste, l’ouvrage proposé est ce qu’on peut appeler un “beau livre” tant il présente de très belles enluminures outre la restitution des paroles et les actes sacrés du Prophète. Réédités à l’occasion du Ramadhan 2016, les Quarante Hadiths du prophète Mohamed (QSSSL) présentés par l’imam An-Nawawi sont en réalité un opus, valable à l’image de la religion islamique, en tout temps et en tout lieu. Un fait indéniable : la dimension universelle du message prophétique prend toute son ampleur lorsque celui-ci est traduit dans des langues autres que l’arabe. C’est pour cela que les éditions Al-Bayazine ont décidé de publier une version en langue française, à côté de la version originale, des Quarante Hadiths du prophète Mohamed (QSSSL) présentés par l’imam Mohieddine Abou Zakariya Yahya An-Nawawi. Né en l’an 631 de l’ère Hégire (1233 après Jésus-Christ) à Nawa au sud de Damas, dans l’actuelle Syrie, An-Nawawi est considéré comme l’un des plus grands commentateurs du hadith. Il est notamment l’auteur d’ouvrages célèbres comme Riadh Al-Salihine ou Minhaj Al-Talibine. Ses ouvrages restent des références jusqu’à l’heure actuelle et sont étudiés pieusement par les musulmans de tous les temps. Son livre intitulé El-Arba’in Ennawawiya reste un livre de chevet pour beaucoup de pieux croyants, en ce qu’il contient comme hadiths embrassant tous les aspects de la vie du croyant. “Un véritable code de conduite” estime Messaoud Boudjenoun dans la présentation de l’ouvrage paru aux éditions Al-Bayazine. “Quant au nombre quarante, on le retrouve, dit-on, quatre fois dans le Coran et dix-huit fois dans les hadiths. Il est inutile de rappeler l’intérêt attaché à ce nombre dans les contes, les proverbes et la médecine populaire, aussi bien dans les pays arabes que dans le monde musulman”, signale, pour sa part, l’auteur de la traduction, l’ancien journaliste de l’APS Hocine Seddiki, pour qui le chiffre 40 n’est pas anodin dans la tradition islamique. Et de citer précisément l’un des Hadith qui y fait référence : “Celui qui - au sein de ma communauté - apprend pour transmettre les quarante Hadiths en rapport avec les prescriptions religieuses, Dieu le ressuscitera parmi les docteurs de la loi et les savants.” D’un format carré et modeste, l’ouvrage proposé par les éditions Al-Bayazine est ce qu’on peut appeler un “beau livre” tant il présente de très belles enluminures et la calligraphie d’Abdelmadjid Ghaleb, un miniaturiste né en 1935 a El-Milia, dans la wilaya de Jijel. Ce livre est donc indispensable non pas seulement pour ses réalisations artistiques mais surtout - et l’on s’en doute - pour son contenu qui reprend les actes et les paroles du Prophète. À ce titre, cet ouvrage constitue, assurément, pour tous les musulmans, un recueil de principes et une source de réflexion intarissable. Mohamed-Chérif Lachichi

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Des investisseurs sommés de quitter les lieux

Des investisseurs ont décidé de recourir à la justice et l’affaire est actuellement pendante auprès du tribunal de Bir Mourad-Raïs. La Direction générale de l’Agence de promotion du parc des Grands-Vents, dont le siège social est situé sur la RN 36 d’Ouled-Fayet dans la commune de Dely Ibrahim, vient de notifier à un consortium de 91 investisseurs, la résiliation pure et simple de leurs contrats qu’ils avaient signés durant l’actuel exercice 2016, a-t-on su de Attafi Mouslim, le propriétaire du Quad Club Attafi que nous avons rencontré dans l’enclos du circuit de catering qui faisait récemment la joie des accros du quad : “Tout allait pour le mieux pour la réalisation d’un circuit Quad club doté d’une cafétéria, un fast-food, conformément au procès-verbal d’installation n° 04/SEMO/DT/APPG/2016 du 15 mai 2016 qui est annexé à la convention n° 09/2016 et qui m’octroie le droit de jouissance durant dix ans sur une parcelle de terrain de 72 000m2 localisée en face du Credeg. À noter que le bornage du terrain a été opéré par les agents dûment mandatés par l’Agence de promotion du parc des Grands-vents, l’APPVG, lors d’une sortie sur le terrain en ma présence et celle d’autres investisseurs. Mais, au matin du 21 juillet dernier, une escouade d’agents de sécurité m’a signifié le refus verbal d’accéder à mon chantier pour lequel j’ai consenti un lourd investissement. Hallucinant, le nouveau responsable de l’Agence de promotion du Parc des Grands-vents a remis en cause le contrat pourtant dûment signé par son prédécesseur. Et depuis, nous n’avons plus aucun interlocuteur, puisque l’actuel dirigeant de l’APPGV nous refuse une audience ou à argumenter, ce que nous considérons comme une décision unilatérale. Pire, le maire d’Ouled Fayet s’en est mêlé pour tenter de démolir le club à l’aide d’un bulldozer sans qu’il ne soit muni d’un arrêté municipal de démolition ou d’une décision de justice dans ce sens. Et depuis, je n’ai de cesse d’être harcelé par le représentant de la wilaya d’Alger et les agents de sécurité de l’APPGV qui menacent de procéder à la saisie de mes biens. C’est une hérésie, étant donné que mon activité est étayée d’un registre du commerce et d’une déclaration d’existence émise par la direction des impôts de la wilaya d’Alger-ouest”. Du reste, la pile de documents dont nous avons copie fait également cas d’Abidi Abdellah qui envisageait le montage d’un manège, suivant un contrat pour lequel, il déclare : “J’ai d’abord satisfait à la clause portant versement de mensualités, représentant une année de location selon la convention n° 34/2016 inhérente à l’assemblage d’un manège de divertissement ainsi que d’une cafétéria et un restaurant sur une superficie de 20 000 m2, localisée dans la zone Sud à proximité de la passerelle piétonnière. C’est dire la légalité de la transaction, eu égard au PV d’installation n° 08/SEMO/DT/APPGV/2016 du 28 juin 2016 qui fut suivie aussitôt d’un plan de bornage établi par les cadres de l’APPVG en ma présence. Hélas, et au matin du 21 juillet, l’ordre d’évacuer mon bien m’a été signifié oralement, au motif d’une résiliation de contrat pour laquelle je n’ai reçu aucune notification. Et depuis, le matériel d’amusements, de loisirs, dont le train et les toboggans gonflables moisissent au port d’Alger et engendre d’onéreux frais de dépôt d’emmagasinage. Bien entendu, j’aurais souhaité avoir d’autres éclaircissements sur la résiliation d’un projet qui ne souffre d’aucune ambiguïté, si ce n’est qu’il soit créateur d’emploi et porteur de richesses, eu égard à la spécificité d’une maintenance qu’il importe d’inclure dans la nomenclature de formations de nos instituts d’apprentissage”. Autre investissement attendu près du pavillon de communication d’Ouled Fayet, un complexe sportif et de loisirs dénommé Sarl “Sport Leigt Club” qui a été conçu sur un lot de terrain de 150 000m2 par Rekik Farouk, selon la convention n° 50/2016 : “À l’instar de mes collègues, je n’en suis qu’à l’entame de ma première année sur les dix ans pour lesquels je m’étais acquitté des frais locatifs. Pourtant, et à la lecture de l’article 5 du bail, il est clairement stipulé ‘que toute contestation née dans l’exécution du présent contrat se doit d’être arrangée à l’amiable ou portée devant le tribunal compétent, après que tous les moyens d’arrangement aient été épuisés’. Or, ce n’est pas le cas et cela se ressent sur l’avenir de nos jeunots qui n’ont plus d’endroits où exprimer leurs talents footballistiques. En effet, c’aurait été une belle opportunité de se lier aux écoles de football”. Tout bien considéré, “le parc Dounia se trouve pénalisé d’une kyrielle de projets qui auraient fait le bonheur des familles, notamment les enfants. Et puis : ça représente quoi la surface consentie à nos investissements, comparé à la superficie d’environ 660 ha du parc Dounia ?”, s’interrogent nos interlocuteurs. En effet, ce parc n’a eu de cesse de s’accroître pour devenir en 1999, le “Parc de loisirs de Dely Ibrahim au lieudit les Grands vents” régi par le décret exécutif n° 06-235 du 8 Joumada Ethania 1427 correspondant au 4 juillet 2006 du temps du défunt Governorat du Grand Alger. Du reste et en l’absence d’interlocuteurs fiables, les investisseurs ont décidé de recourir à la justice, où l’affaire est actuellement pendante auprès du tribunal de Bir Mourad-Raïs, nous dit-on. Au demeurant, le parc Dounia perd ainsi un méga projet piloté en partenariat exclusif avec Starlight France, où il est prévu la réalisation d’un projet intitulé “Plan d’aménagement du terrain grand vent de sport Light-Club”, où il est convenu d’édifier un ensemble de 80 bungalows ainsi qu’une salle couverte pour la musculation, une laverie dans le mode self-service et un bloc de douches-vestiaires. Outre cela, il est prévu la location de casiers ainsi qu’une patinoire, des buvettes et deux salles couvertes pour fitness. D’ailleurs, on en serait encore là, à énumérer une maîtrise d’œuvre qu’il convient de juger sur pièce. Quant à nous, nous aurions souhaité avoir l’avis de responsable de l’APPGV que nous avions sollicité, en vain. Louhal N.

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Kaboul : sanglant attentat au cœur d’une manifestation pacifique

Un sanglant attentat a fait de très nombreuses victimes dont au moins 61 morts, hier, au cœur d'une manifestation pacifique de la minorité hazara à Kaboul. “Malheureusement, le nombre a augmenté à 61 morts et celui des blessés atteint 207” a indiqué à l’agence AFP, le porte-parole du ministère, Mohammad Ismaïl Kawoosi, alors que le précédent bilan faisait état d'une trentaine de tués. Une explosion s'est produite en fin de cortège alors que plusieurs milliers de manifestants, issus pour l'essentiel de la communauté hazara chiite dans l'Afghanistan majoritairement sunnite, défilaient depuis le matin dans le calme. L'attentat, le premier depuis le 30 juin dans la capitale afghane, a été revendiqué par l’organisation terroriste État islamique, via son agence de presse Amaq. “Deux combattants de l'État islamique ont fait exploser leurs ceintures explosives lors d'un rassemblement chiite dans le quartier Dehmazang à Kaboul en Afghanistan” a annoncé l'Amaq. Des images insoutenables postées sur les réseaux sociaux montraient des corps déchiquetés, à demi-dénudés, gisant au sol au milieu des débris. R. I./Agences

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Turquie : Erdogan poursuit la purge

Après l’armée et la justice, la riposte du président turc s’est étendue au secteur de l’éducation hier, une semaine après l’échec du putsch. La garde à vue a été portée à 30 jours et un millier d'écoles ont été fermées dans le cadre de l’état d’urgence. Les premières mesures concrètes de l’instauration de l’état d'urgence ont été publiées au Journal officiel. Elles portent sur l’extension de quatre à 30 jours de la durée de la garde à vue et l’exclusion à vie de la fonction publique des fonctionnaires liés au prédicateur en exil Fethullah Gülen, accusé d’être à l’origine du putsch. Un millier d’organisations privées, qui auraient un lien lui, ont été dissoutes, dont 1 043 établissements d'enseignement, 15 universités, 1 229 associations et fondations, 19 syndicats. La justice turque a annoncé la libération de 1 200 militaires, tous non gradés. C'est le premier élargissement aussi important depuis la tentative de coup d'Etat du 15 juillet, après laquelle 7 400 soldats avaient été placés en garde à vue. Militaires, policiers, magistrats, “civils” selon l'agence Anadolu: un total de 4 500 personnes ont été placées en détention. Réagissant à ces mesures, le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, qui s’est dit autant préoccupé par la répression que par “les chars dans les rues d'Istanbul”, a estimé que “la Turquie met en prison son avenir”. Ces critiques de responsables européens laissent froid le président Recep Tayyip Erdogan, qui a déclaré hier dans une interview à la chaîne française France 24 : “Ce qu’ils disent ne m’intéresse pas et je ne les écoute pas.” “L’Union européenne, qui depuis 53 ans fait attendre à la porte la Turquie, est guidée par ses préjugés”, a-t-il dénoncé. Merzak Tigrine

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Entre paillettes et hommages

L’ouverture de la 9e édition du Fiofa a eu lieu vendredi, au TRO. À cette occasion, une pléiade d’artistes du monde arabe était présente pour célébrer le 7e art, jusqu’au 27 juillet prochain. Un total de 34 œuvres a été retenu en compétition officielle dans les catégories court et long métrage et documentaire. Le coup d’envoi de la 9e édition du festival international d'Oran du film arabe (Fiofa), a été donné dans la soirée du vendredi, au théâtre régional Abdelkader-Alloula. Avant le lancement des festivités, les grands noms du cinéma arabe, réalisateurs et artistes de différentes disciplines ont monté les marches du TRO, sous les flashs des photographes. Ainsi les spectateurs et les curieux, très nombreux réunis devant le TRO, ont pu voir défiler les vedettes de la soirée, notamment l'actrice égyptienne Safia El-Omari accompagnée de Farouk El-Fichaoui, l’actrice et chanteuse Nicole Saba, et du comédien Samy Naceri, pour ne citer que ceux-là. Après le défilé sur le tapis rouge, les invités se sont retrouvés dans la salle du TRO, richement décoré à cette occasion. Le “coup de starter” a été donné par Azzedine Mihoubi. Dans son intervention, le ministre de la Culture, a rappelé son attachement pour que “le cinéma algérien retrouve sa place dans le monde des arts, et puisse à nouveau se développer y compris grâce à des partenariats et des actions de coopération”. Faisant référence à la situation de violence et de terrorisme qui touche le monde arabe, le ministre a indiqué que “de partout l'on dit de nous que nous ne sommes capables que de produire du terrorisme, nous avons une réponse forte à apporter, un message fort par le biais de la culture et de la création”. Et d’ajouter : “Aujourd'hui c'est l'image qui domine qui a le plus d'impact, nous avons failli politiquement. C'est sur le plan culturel que nous devons réussir.” Après le discours officiel, place aux festivités ! La soirée d’ouverture de cette 9e édition qui se tient jusqu’au 27 juillet, a été marquée par de nombreux hommages. Le premier était dédié au moudjahid Yacef Saâdi, dans le cadre de la célébration du 50e anniversaire du film culte La bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo. Pour lui rendre un bel hommage, Yacef Saâdi a été appelé sur scène pour être honoré en tant que figure historique. Une distinction lui a d’ailleurs été décernée. Enchaînant les moments de commémoration, le Fiofa, a rendu également hommage au film Omar Gatlato de Merzak Allouache. Sortie il y a 40 ans, cette œuvre a marqué des générations, à cet effet, le comédien principal, Boualem Benani, présent ce vendredi à la cérémonie, s’est vu honoré pour son rôle d’Omar. Dans une brève intervention, l'acteur a souligné que depuis 40 ans il n'a pas eu l'occasion de se distinguer et de ne pas avoir eu l’occasion de jouer dans un nouveau film. Il a, entre autres, plaidé pour la réouverture des salles de cinéma en Algérie. Pour cette édition 2016, un total de 34 œuvres de 14 pays (Syrie, Irak, Liban, Algérie…) a été sélectionné en compétition officielle, dans les catégories long et court métrages et documentaire. Ces films abordent tous les tourments, les violences et les déchirures qui s'abattent sur les pays et les sociétés arabes. Enfin, la soirée d’ouverture s’est poursuivie en musique au théâtre de verdure avec un concert de l’artiste Khadem Saher. D. LOUKIL

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La voix éternelle d’Ihesnawen

La maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou a abrité les 22 et 23 juillet, un vibrant hommage au regretté artiste cheikh El- Hasnaoui, de son vrai nom Mohamed Khelouat. L’initiative revient à l’association qui porte le nom de cet illustre chanteur et compositeur de musique chaâbi, qui a débuté sa carrière durant les années 1930 à Alger. À ses débuts, El-Hasnaoui a été remarqué dans le milieu artistique algérois par sa première chanson, A yemma yemma, et dans laquelle il a évoqué le déracinement et l’exil. Un exil qu’il fredonnera longtemps. La chanson a été composée en 1928, et c’est également un hymne à sa mère, décédée alors qu’il avait seulement deux ans. À travers cet hommage à El-Hasnaoui, ce sont l’œuvre et la vie d’un monument de la chanson qui sont revisitées. Et c’est dans cette optique que le programme de l’association organisatrice a été élaboré. L’ouverture de cette manifestation a été marquée par une exposition d’archives et par la visite de la maison natale de cheikh El-Hasnaoui à Taâzibt (Ihesnawen), à 10 km du chef-lieu de Tizi Ouzou. L’ouverture de la cérémonie a été donnée par la directrice de la culture Nabila Goumeziane, le P/APC de Tizi Ouzou Ouaheb Ait Menguellet, le vice président d’APW le Dr Messalah et le député Tayeb Mokadem qui ont, tour à tour, remercié les organisateurs et rappelé la grandeur du maître qu’était El-Hasnaoui. Ensuite, la délégation a visité le village natal d’El-Hasnaoui. Sur place, Khelouat Arezki, le frère du regretté cheikh El-Hasnaoui, a remercié les organisateurs tout en déclarant : “C’est un plaisir de voir que même les jeunes d’aujourd’hui admirent cheikh El-Hasnaoui”. Dans la soirée, il a été projeté à la Maison de la culture le film documentaire d’Abderazak Larbi-Chérif, intitulé Cheikh El-Hasnaoui, de la Maison-Blanche à l’océan bleu. L’auteur rapporte même dans ce film, des séquences inédites d’El-Hasnaoui, filmées une année avant son décès en 2002, à l’âge de 92 ans, à Saint-Pierre de la Réunion. Par ailleurs, au programme de la journée d’hier, devait se tenir un concours de poésie dans lequel devait participer une trentaine de poètes, suivi d’un gala artistique en hommage à l’une des voix éternelles de la chanson algérienne, cheikh El-Hasnaoui. Il est à rappeler que l’association cheikh-El- Hasnaoui, récemment réactivée, compte collecter tous les documents écrits, filmés ou sonores sur la vie et l’œuvre de cet artiste à la voix unique ainsi que la transcription des textes et partitions de ses œuvres. Par cette initiative, elle souhaite contribuer aux recherches sur la vie et l’œuvre de l’artiste, préserver son œuvre, écrire une biographie autorisée et officielle d’El- Hasnaoui et organiser des cours de musique. K. Tighilt

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“Au royaume de Koukou”, les racontaristes seront rois…

Une semaine culturelle haut en couleur se prépare au village de Souamaâ, près de la région de Mekla, en Kabyle. C’est Raconte-art, le rendez-vous annuel devenu incontournable, qui en est à sa 13e édition. Comme chaque année, il s’y prépare de bien belles choses culturelles entre art plastique, conte, chant, musique, danse, littérature, poésie, cinéma… Autour d’un thème central qui sera cette fois “Au royaume de Koukou”, une manière de revenir au passé à travers la grande Histoire et de construire l’avenir à partir de petites histoires contées par les uns et les autres, tissées çà et là par ceux qui feront jaillir la lumière du savoir à travers leurs divers spectacles et représentations artistiques. La femme aura aussi une part importante dans cette manifestation puisqu’il y sera, entre autres, question à travers le compte-rendu d’une enquête menée par Tinhinane Makaci sur le thème : “Quel avenir pour les femmes algériennes ?”. Durant toute une semaine – dès aujourd’hui, et ce jusqu’au 27 juillet – les habitants de Souamaâ ouvriront leurs portes aux festivaliers, qui sont chaque année de plus en plus nombreux, et recevront près de 300 invités qui viendront semer l’amour de l’art et récolter la joie du partage dans une ambiance qui verra des dizaines de rendez-vous dont le cinéma avec, entre autres, les courts métrages et films documentaires Ahmed Oulkadi, un roi kabyle de Djamel Aït Iften ; Le clandestin de Benamar Bakhti ; Khouya de Yanis Koussim ; La 3e vie de Kateb Yacine de Brahim Hadj Slimane. Il y aura également une exposition-vente de livres, et des rencontres littéraires : “Un auteur, un livre”, avec entre autres : Ali Akkache pour son recueil de poésie Tafat, Faouzia Laradi pour Faux pas, Djamel Mati pour Yoko et les gens du Barzakh”, Lazhari Labter pour La cuillère et autres petits riens, et Sarah Haidar pour La morsure du coquelicot. Les pièces de théâtre seront également au menu avec Sket el-moor de la compagnie Nedjma-Théâtre de Sétif, Serkhet el-oued de la troupe tunisienne Jeunes artistes. Il sera programmé, entre autres, des lectures de contes, des ateliers de dessin, des initiations à la photo, à la vidéo, des chants folkloriques, des lectures et veillées poétiques, de la musique… un tout qui animera et égayera pendant une semaine le village kabyle de Souamaâ. Et des rencontres-débat, il y en aura aussi tout au long de ce festival qui se veut un lieu de communication, d’échange de savoir et de partage d’opinions. Petits et grands se mêleront à ces animations qui apportent à chaque escale dans un village donné – et c’est le principe de ce festival - une note de gaieté et un souffle innovateur qui feront que le vivre-ensemble voulu se mêlera à l’hospitalité coutumière pour faire de l’endroit un havre de paix et de culture… En somme, Raconte-Art est, à chacune de ses stations, un lieu d’échange et un rendez-vous de partage à l’avenir fort prometteur tant son engagement est sain et sincère en ces moments difficiles où la culture a, plus que tout autre moment, un rôle primordial à jouer non seulement dans la sauvegarde du patrimoine ancestral mais aussi et surtout pour la survie de l’art dans toutes ses disciplines… Samira Bendris

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