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Cinq joueurs A’ en renfort !

Le sélectionneur national des Olympiques a dévoilé hier une liste de 24 joueurs retenus pour le stage prévu du 20 au 29 mars ponctué par deux matches amicaux face à la Corée. Et en prévision de ce rendez-vous, le coach national a décidé de renforcer son effectif par l’arrivée de cinq nouveaux éléments. Il s’agit de Seddiki Ilyas (NA H Dey), Nekache Hichem (CR Belouizdad), Sayoud Amir (DRB Tadjenanet), Abid Mohamed (MC Alger), Belkheiter Mokhtar (MCE Eulma) et Benayada Hocine (USM Alger). Ces joueurs issus de la sélection nationale A’, renforceront les rangs de la sélection U23 lors de ce stage qui permettra à l’entraîneur national U23 d’avoir une idée précise sur les potentialités de chacun de ses nouveaux renforts et ce, en prévision des jeux Olympiques de Rio, prévus en août prochain. D’ailleurs, le sélectionneur des Olympiques devra trouver une solution pour pallier la défection du latéral gauche Chita, victime d’une blessure grave au genou, qui va l’éloigner des terrains six mois au minimum. La liste : Salhi Abdelkadir, Chaal Farid, Methazem Oussama, Halaimia Mohamed Reda, Benguit Raouf, Belkheiter Mokhtar, Benayada Houcine, Keniche Ryad Kamar-Eddine, Abdellaoui Ayoub, Ferhani Houari, Cherifi Redouane, Smahi Khalil, Benkhamassa Mohamed, Draoui Zakaria, Ferhat Zineddine, Meziane Bentahar Meziane Abderrahmane, Benkablia Mohamed, Amokrane Abdelhakim, Darfalou Oussama, Sayoud Amir, Abid Mohamed, Salah Nor El-Islam, Seddiki Ilyas, Nekache Hichem.

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Un stage bloqué à Palm Beach

En prévision de son big match de samedi prochain dans le cadre de la 23e journée du championnat Mobilis qui la mettra aux prises avec le club d’El-Bahia, le MCO en l’occurrence, la formation de la ville des Roses, l’USMB, est en stage bloqué à l’hôtel Palm Beach depuis dimanche dernier. Le coach Zoheir Djelloul a soumis ses troupes à un programme spécifique afin de préparer un onze type capable d’affronter le MCO dans de bonnes conditions. Revigorés suite à leur dernier succès arraché de fort belle manière lors de la précédente journée face à l’ESS, les capés de Djelloul se portent bien et affichent un moral d’acier. Selon les échos qui nous sont parvenus du lieu du stage tous les joueurs sont présents y compris le gardien Ouadah, Melika, Amiri et Boudina lesquels ont rejoint le groupe hier. Des séances d’oxygénation à la forêt de Bouchaoui, de la musculation en salle et du travail technico-tactique caractérisent le séjour des Blidéens à Palm Beach et tout porte à croire que l’USMB sera prête pour ce match du MCO qui se jouera à Oran, faut-il le rappeler à huis clos. Il est à signaler que l’USMB a disputé avant-hier un match amical à Chlef où elle s’est inclinée sur le score de 2 à 1. Nasser Zerrouki

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La tradition, entre boulet et nostalgie

L’héroïne du dernier roman de Kaouther Adimi Des pierres dans ma poche (éditions Barzakh), est anonyme, le lecteur sait seulement qu'elle est une jeune femme d'une trentaine d'années, d’origines algériennes et résidantes à Paris, où elle tient un poste important dans un magazine pour enfants. Le calme apparent dans lequel vit la narratrice va bientôt être bouleversé par un appel de sa mère, depuis l'Algérie, annonçant les fiançailles, dans les prochains jours, de sa jeune sœur. Suite à quoi, la jeune femme vit une crise existentielle, qu'elle aura du mal à gérer: d'un côté le devoir (imposé par sa mère) de se trouver un mari, “n’importe quel mari”, et de l’autre, l'envie de rester indépendante, et de réussir sa carrière professionnelle. Elle panique aussi à l'idée de rentrer en Algérie, à cause des autres, qui regarderont du coin de l'œil cette fille qui vit “là-bas”. Le personnage de la mère est aussi important que celui de la narratrice, il participe grandement au déroulement du récit, tant son emprise et son omniprésence (par téléphone) terrorisent la jeune femme. Ses appels, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit rythment le récit, apportent une bonne dose d'humour. Le lecteur est le témoin, amusé, des échanges parfois hilarants entre les deux femmes. Ces interventions maternelles sont le principal atout du roman. Un autre personnage percutant est celui de la sœur: la voix de la raison pour la narratrice. Même si au début cette dernière est étonnée que sa jeune sœur puisse se marier avant elle, jusqu'à en éprouver une certaine jalousie, elles restent cependant très attachées l'une à l'autre, et se ballottent leur mère au téléphone dès qu'elle commence à agacer l'une d'elles. Le roman narre ainsi le dernier mois de la trentenaire avant son retour au pays natal, afin d'assister au mariage de sa sœur. Des questionnements liés au mariage, à la famille, et à la solitude l'assaillent durant tout le récit, où elle apprendra à se connaître, et à trouver sa place, entre ses deux villes préférées. L'héroïne tombe aussi dans une certaine nostalgie suite à cet appel, les souvenirs de son enfance algéroise durant les années de sang resurgissent, la mort de son père, les petites amourettes du lycée, et les années fac lui donnent envie de fouler le sol algérien le plus rapidement possible, même si elle tient à sa douillette vie parisienne. D’ailleurs, le titre Des pierres dans ma poche, représente les souvenirs de la narratrice, les pierres pour cette dernière symbolisent l'enfance et l'adolescence, aussi beaux soient-ils, ils représentent néanmoins un “poids” pour elle, d'où la métaphore des pierres qu'elle entasse dans ses poches, et qu'elle compte machinalement chaque fois qu'elle se remémore l’Algérie. Écrit dans un style fluide et sans fioritures, le deuxième roman de Kaouther Adimi est captivant par ses thèmes, a priori légers. Ce roman plonge le lecteur dans une certaine nostalgie de l’Algérie du siècle dernier. Certains n’hésiteront pas à affirmer que le roman ressemble étrangement à …une autobiographie. Le parcours de Kaouther Adimi est presque similaire à celui de son héroïne. Il ne faut pas oublier également de mentionner que l'humour caractérise cette œuvre, qui est utilisé par la narratrice afin de dédramatiser les situations dans lesquelles elle se retrouve. Yasmine Azzouz Roman Des pierres dans ma poche, de Kaouther Adimi Barzakh éditions, 2015, pages 176, prix 600 DA.

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Benzia convoqué, Guedioura et Hanni zappés

Le sélectionneur national, Christian Gourcuff, a dévoilé la liste de 23 joueurs concernés par les deux sorties de cette fin de mois face à l’Éthiopie. La première lecture de cette liste montre que le coach national fait toujours confiance au même groupe, à quelques exceptions près. À cet effet, nous enregistrons l’arrivée sans surprise de Yassine Benzia. Ce dernier a été dernièrement officiellement autorisé par la Fifa à endosser le maillot de l’équipe algérienne. La seule surprise dans cette liste, c’est le fait de ne pas trouver Sofiane Hanni, alors qu’il était annoncé en force parmi les nouveautés de l’effectif des Fennecs pour cette double confrontation importante pour la qualification à la CAN-2017. Hanni devra, donc, patienter avant de pouvoir honorer sa première convocation avec les Verts. Les joueurs choisis pour chaque compartiment ont souvent été convoqués. Ainsi, pour le poste de gardien but, Gourcuff a fait appel au trio composé de M’Bolhi, qui revient en force depuis quelques semaines, Doukha et Asselah. Là aussi, certains estiment que Chaouchi aurait pu prétendre à une place dans ce groupe surtout qu’il fait partie des meilleurs à son poste actuellement dans le championnat national. À moins qu’il y ait une affaire Chaouchi… En défense, Djamel Mesbah qui a été évincé par son club, la Sampdoria, n’a pas été retenu, alors que Rafik Halliche, qui devait retrouver l’équipe après plusieurs mois d’absence à cause d’une grave blessure au genou, a été encore une fois laissé au repos puisqu’il vient tout juste de reprendre les entraînements avec son club, le SC Qatar. À signaler qu’en l’absence de Mesbah, la doublure de Ghoulam sur flanc gauche de la défense sera Ramy Bensebaïni, qui a déjà évolué à ce poste à Montpellier. En plus des deux gardiens de but, Doukha et Asselah, on retrouve deux joueurs de champs locaux, à savoir Ziti-Khoutir et Khoualed. Au milieu de terrain, Gourcuff n’a pas jugé utile de faire appel à Adlène Guedioura, même si ce dernier s’est illustré le week-end dernier par un but somptueux face à Arsenal. Il faut dire que l’Algérien de Watford ne joue que très rarement en Premier League, alors que Bentaleb, qui a perdu sa place de titulaire avec Tottenham, est retenu. Abeïd, Taïder Boudebouz et Mesloub composent ce compartiment en toute logique, eux qui jouent régulièrement avec leur club respectif et possèdent un temps de jeu conséquent. Feghouli, en revanche, a pu revenir dans la compétition pour être retenu pour les deux matches face à l’Éthiopie. Il faut savoir que le milieu de terrain du CF Valencia a raté plusieurs rencontres de son équipe depuis le début de la phase retour, mais il est rétabli à temps. Le compartiment offensif reste celui où le sélectionneur national aura l’embarras du choix. La présence des joueurs comme Brahimi, les deux meilleurs buteurs des Verts, Slimani et Soudani, l’arrivée de Benzia, qui affiche une belle forme depuis qu’il a rejoint le LOSC, Ghezzal qui a retrouvé la joie de jouer après le départ d’Hubert Fournier ou encore ce que fait Mahrez avec Leicester a obligé le sélectionneur national à ne pas faire appel à Sofiane Hanni, même si ce dernier est le meilleur buteur du championnat de Belgique. Les Verts entreront en stage au Centre technique national de Sidi-Moussa à partir du 21 mars. La liste : Gardiens de but : Raïs M’Bolhi, Malik Asselah, Azzeddine Doukha Défenseurs : Mehdi Zeffane, Hichem Belkaroui, Ramy Bensebaïni, Faouzi Ghoulam, Aïssa Mandi, Carl Medjani, Mohamed Ziti-Khoutir, Nacereddine Khoualed. Milieux de terrain : Mehdi Abeïd, Nabil Bentaleb, Saphir Taïder, Ryad Boudebouz, Sofiane Feghouli, Walid Mesloub. Attaquants : Yassine Benzia, Yassine Brahimi, Rachid Ghezzal, Riyad Mahrez, Islam Slimani, Hillal Al-Arabi Soudani.

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Bensenada : “Oui pour le 5-juillet !”

Le rejet ferme prononcé récemment par le président du NA Hussein Dey, Mahfoud Ould Zemirli

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Tension toujours perceptible à Hussein Dey

Dans notre édition d’hier, Liberté a évoqué la possibilité de solutionner la question de la domiciliation de la demi-finale NAHD-USMBA au stade du 5-Juillet.

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Ranieri : “Seuls les points sont importants pour la course au titre”

À huit journées du tomber de rideau du championnat anglais (Premier League), les Foxes de Ryad Mahrez sont toujours leaders avec de surcroît un écart considérable (5 points sur Tottenham) ! Lundi au King Park Power face à Newcastle (19e), une équipe qui lutte pour son maintien en Premier League anglaise, les protégés de l’entraîneur italien Claudio Ranieri et ont remporté le match. Mais ils avaient souffert face à une bonne équipe de Newcastle bien organisée, dirigée par un nouveau manager en la personne de Rapha Benitez, l’ancien coach du Real de Madrid. Certes, c’est une petite victoire mais ô combien importante pour les Foxes qui se rapprochent encore plus du titre de champion d’Angleterre. “Ce fut un match difficile, un match piège par excellence pour nous mais nous avons gagné et c’est l’essentiel. Nous avons certes mieux joué face à Aston-Villa ou face à West Bromwich chez nous au King Park Power, mais à chaque fois, on avait fait match nul, pour vous dire que seuls les points sont importants à ce moment de la saison. C’était un match dur mais on est resté concentrés jusqu’à la fin du match et on a empoché les trois points de la victoire face à une bonne équipe de Newcastle qui m’a impressionné”, a déclaré après le match le manager de Leicester-City Claudio Ranieri. Ce succès face aux Magpies permet à Leicester-City de conforter son fauteuil de leader et garder à distance ses poursuivants directs pour le titre à savoir les Spurs de Tottenham où évolue l’autre Algérien Nabil Bentaleb. Après le succès face à Newcastle, tout le monde est unanime à dire que L’équipe de Ryad Mahrez a fait un grand pas vers le titre, même si l’entraineur italien des Foxes refuse toujours d’évoquer le titre, mais n’empêche sa réaction en fin de match et son message aux supporters était un signe révélateur qu’il commence désormais à croire au titre. “Je sais que c’est difficile, on doit continuer à travailler et gagner des rencontres. Nos supporters croient en nous. Ils commencent à rêver du titre, ils sont fiers de nous. On va faire en sorte de faire notre travail comme nous avons l’habitude de le faire. Pour ce qui est de ma réaction en fin de rencontre, elle est des plus légitimes, j’ai demandé au public de donner de la voix pour booster l’équipe qui menait au score, alors que Newcastle était dans un moment fort de la partie. Ils nous dominaient, et dans ces moments difficiles, le public a un rôle important à jouer”, explique le coach des Foxes. En outre, et pour la suite du championnat, Ranieri estime que “sincèrement je ne regarde pas ce que font les autres équipes. Je ne regarde même pas le tableau ! Maintenant après cette victoire face à Newcastle, on se focalise sur le prochain match en déplacement à Crystal Palace, une rencontre très difficile, leur entraîneur Alain Pardew était au stade pour nous superviser, on s‘attend à une rencontre très délicate”, avertit l’entraineur italien. Sofiane Mehenni

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Mouassa : “La priorité, c’est de battre le MCA”

Alors qu’il était attendu mardi soir afin de remplacer l’entraîneur français Dominique Bijotat démissionnaire, Kamel Mouassa est arrivé à Tizi Ouzou hier matin où il a aussitôt rallié le stade du 1er-Novembre pour diriger aussitôt son premier entraînement sous les couleurs de la JSK. Dès son arrivée, le nouvel entraîneur de la JSK, qui revient pour la 4e fois à la barre technique du club kabyle, a longuement parlé à ses joueurs dans les vestiaires où, aux dernières nouvelles, il a tenu à leur faire part d’un langage franc pour exiger de la discipline et du travail sérieux pour sauver le club kabyle. “Vous portez le maillot du club le plus titré d’Algérie et il vous appartient de l’honorer tel qu’il se doit”, aurait déclaré d’emblée Kamel Mouassa à ses joueurs tout en exigeant de tout le monde de “se mobiliser au maximum non seulement pour sauver la JSK, mais pour prétendre à un classement honorable en fin de saison”. Mouassa a tenu aussi à motiver ses joueurs en leur rappelant que “c’est en enchaînant les bons résultats que l’on peut retrouver la confiance” et ce, avant de diriger sa première séance d’entraînement en présence du président Hannachi et de quelques dirigeants de la JSK. Si Ferrahi était le seul joueur absent, hier, à l’entraînement pour blessure à la cuisse qui risque de le priver certainement du match-choc de ce samedi face au MC Alger, Mouassa n’a pas hésité à faire suer, comme d’habitude, les camarades d’Ali Rial visiblement heureux de travailler sous la houlette de leur nouvel entraîneur déjà bien connu pour sa rigueur en matière de discipline et surtout pour son tempérament de gagneur. À la fin de l’entraînement, Mouassa n’a pas hésité à s’adresser aimablement à la presse pour rappeler que l’objectif principal est de sauver le club kabyle. “La JSK, c’est chez moi et je ne pouvais pas tourner le dos à mon club de toujours”, dira Mouassa qui précisera à l’occasion que “peu importe la fonction que j’occuperai à la JSK, mais dites-vous bien que l’on trouvera une solution pour gérer le banc de touche, l’essentiel étant de préparer tel qu’il se doit ce match important face au MCA qu’il va falloir gagner coûte que coûte pour tirer le club vers le haut du classement et redresser progressivement cette situation peu reluisante”. Enfin, Mouassa estime que “la grosse préoccupation de la JSK réside au niveau de la défense qui prend l’eau de partout depuis quelques semaines, mais l’on ne tardera pas à trouver des solutions de rechange pour renforcer le compartiment défensif surtout qu’il y a de bons joueurs à remettre avant tout en confiance, l’essentiel étant de travailler d’arrache-pied et de faire surtout preuve d’une grande discipline, un principe sacré sur lequel je ne ferai aucune concession”, conclut Mouassa qui a programmé une autre séance d’entraînement pour hier en fin de journée. Mohamed HAOUCHINE

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“Une œuvre imaginaire qui s’inspire de la culture sahélo-maghrébine”

“La Maison du Griot” (éditions Zyriab), c’est une œuvre où se déclinent l’imagination débordante de l’auteure, ses connaissances historiques et anthropologiques, le tout plongé dans une atmosphère où se mêlent les fortes émotions, la ferveur religieuse, la souffrance, la patience, le courage et l’espoir. C’est l’histoire d’une mère et de sa fille, métamorphosées en chamelles par un sorcier éconduit, malfaisant et au cœur ravagé par la soif de vengeance. “Dès la prochaine lune, qui était proche, les deux femmes, Aminata et sa fille, ainsi que toute leur descendance féminine seraient transformées en chamelles pendant sept générations. Elles ne pourraient reprendre leurs formes humaines qu’après qu’elles se seraient immergées dans les eaux, à l’endroit où le fleuve Sénégal rencontre l’océan Atlantique, faute de quoi, elles resteraient à jamais chamelles.” C’est le vieil Abraham, le grand-père et protecteur, qui informa Aminata et sa fille Fatou de la triste nouvelle, après qu’il eût prié en vain pour changer le cours des choses. Après avoir cheminé ensemble à travers le désert et changé de propriétaires, la mère et la fille seront séparées, ajoutant de la peine à leur malheur. L’auteure suivra l’itinéraire de Fatou devenue Naga, jeune, belle et intelligente chamelle qui va charmer ses maîtres successifs et leurs familles. Sadia Azzoug-Talbi profitera des pérégrinations de Naga pour faire découvrir au lecteur la civilisation sahélo-maghrébine du Moyen-Âge. L’auteure donnera libre cours à son imagination et à son érudition historico-anthropologique pour conduire le lecteur des rives du fleuve Sénégal aux Haut-Plateaux algériens, jusqu’à Sidi Aïssa. Après un séjour à la Montagne Sacrée, la jeune chamelle entreprendra un long voyage vers le Sud où, après une halte dans la ville savante de Tombouctou, son destin s’accomplira en retrouvant sa forme humaine après son immersion dans l’embouchure du fleuve Sénégal. Le bonheur sera complet après d’émouvantes retrouvailles entre la mère (qui a elle aussi retrouvé sa forme humaine) et la fille qui font la promesse d’honorer la maison du griot en perpétuant la tradition au son de la musique ancestrale. C’est l’histoire que l’on peut découvrir dans ce livre de 170 pages de Sadia Azzoug-Talbi, La Maison du Griot, paru en 2015 aux édtions Zyriab. C’est une œuvre où se déclinent l’imagination débordante de l’auteure, ses connaissances historiques et anthropologiques, le tout plongé dans une atmosphère où se mêlent les fortes émotions, la ferveur religieuse, la souffrance, la patience, le courage et l’espoir. À la fin du récit, le lecteur se souviendra certes du secret bien gardé de deux chamelles qui ont conservé leurs capacités humaines de réfléchir et de s’exprimer, mais aussi et surtout des images des peuples rencontrés, des traditions rapportées et des personnages décrits avec la précision du peintre. Il en ressort imprégné des valeurs du Sahel et du Maghreb de l’époque, des légendes forgées par la richesse imaginative de la culture orale africaine. Tombouctou, “la Sorbonne des sables”, nous livre ses manuscrits ancestraux, ses sciences enseignées à des étudiants venus des quatre coins du monde, ses mosquées en terre à l’architecture singulière, ses caravansérails dont la forte fréquentation renseignait sur le caractère de plaque tournante commerciale de la cité. On y découvre l’obsession de ses habitants de sauvegarder et de protéger ce patrimoine de l’humanité contre les velléités de destruction qui se manifestaient périodiquement. Sadia Azzoug-Talbi est tellement fascinée par Tombouctou qu’elle lui consacre la page des citations, en reprenant les mots d’Ahmed Baba : “Le sel vient du Nord, l’or vient du Sud, l’argent vient du pays des Blancs, mais la parole de Dieu, les choses saintes, les contes jolis, on ne les trouve qu’à Tombouctou.” ALI BEDRICI La Maison du Griot, de Sadia Azzoug-Talbi éditions Zyriab - 2015, 170 pages

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M’bolhi rassure Gourcuff

Le gardien de but algérien Raïs M'bolhi a enchaîné sa quatrième titularisation en championnat turc de football de première division lors de la victoire de son équipe Antalyaspor face à Bursaspor (3-0), lundi soir dans le cadre de la 25e journée.

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