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Réunion France-Allemagne-Russie sur la Syrie

Les présidents français et russe François Hollande et Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel auront “une réunion de travail” sur la crise syrienne aujourd’hui à Berlin, à l'issue d'un sommet sur l'Ukraine, a indiqué, hier, la présidence française. Il s'agit notamment “de faire passer toujours le même message à Vladimir Poutine sur la Syrie : un cessez-le-feu durable sur Alep et un accès humanitaire pour qu'on arrête le martyre de cette ville”, a indiqué l'entourage du président François Hollande. R. I./Agences

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Baptême du feu d’Adam Ounas face au Nigeria

C’est désormais officiel, le nouvel joueur de l’équipe nationale et des Girondins de Bordeaux, Adam Ounas est appelé pour la rencontre décisive face au Nigeria le 12 novembre prochain pour le compte de la 2e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 qui va se dérouler en Russie. En effet, l’attaquant des Girondins de Bordeaux auteur d’une très belle saison l’année dernière avec son club va honorer sa première convocation à l’occasion du match important face aux Super Eagles du Nigeria. Un match où les Verts sont dans l’obligation de le gagner au risque de compromettre sérieusement leurs chances pour une probable qualification au Mondial russe. Après le nul concédé at home face au Cameroun, lors de la 1re journée des éliminatoires, le choix de convoquer pour la première fois un joueur comme Ounas qualifié récemment pour porter les couleurs de l’EN est plus que légitime, surtout quand on connaît les qualités de ce joueur qui à un certain moment a même été la cible du sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps qui le suivait de près. En outre, Adam Ounas va sûrement faire son baptême du feu à l’occasion de la rencontre face au Nigeria en novembre. Il pourrait même figurer dans le onze qui va débuter face aux coéquipiers d’Obi Mikel. Pour rappel, courtisé depuis quelque temps par Mohamed Raouraoua, le président de la Fédération algérienne de football, Adam Ounas a décidé finalement d’opter pour les Verts. En effet, après plusieurs mois de suspense, le milieu offensif des Girondins de Bordeaux, qui a laissé planer un certain doute concernant sa décision de jouer pour l’Algérie, a fini par faire son choix de porter les couleurs nationales algériennes. Ounas était d’ailleurs présent au stade Tchaker pour assister à la rencontre contre le Cameroun. C’est la seconde recrue des Fennecs en l’espace de trois mois après Ismaïl Bennacer, la pépite algérienne d’Arsenal. Sofiane Mehenni

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L’ONU annonce une trêve au Yémen

Les armes pourraient se taire demain au Yémen à la faveur d’une trêve de 72 heures renouvelable annoncée dans la nuit de lundi à hier par l’ONU, après dix jours de violences et d’intenses pressions internationales. Le cessez-le-feu doit entrer en vigueur aujourd’hui à 23h59 locales (20h59 GMT), a indiqué lundi le médiateur de l’ONU, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, en affirmant avoir reçu des assurances de la part de “toutes les parties yéménites”. Quelques heures avant, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi avait accepté une trêve de 72 heures susceptible d’être prolongée. En annonçant la nouvelle, son ministre des Affaires étrangères Abdelmalek al-Mekhlafi avait toutefois posé des conditions, exigeant la mise en place d’un comité d’observation de la trêve, la fin du siège de Taëz, grande ville du sud-ouest, et la distribution sans entraves de l’aide humanitaire. L’Arabie Saoudite, qui mène une guerre d’agression contre les houthis sous le couvert d’une coalition arabe soutenue par Washington, s’était déclarée, par la voix de son chef de la diplomatie Adel al-Jubeir, en faveur d’une trêve avant même l’annonce de l’ONU et “à condition qu’elle soit respectée par les rebelles”, selon des propos du ministre rapportés par le quotidien Asharq al-Awsat. Les houthis n’ont pas encore réagi à l’annonce du cessez-le-feu, le sixième depuis le début en mars 2015 de ce conflit, qui a fait plus de 6900 morts et déplacé trois millions de Yéménites. Les cinq précédentes trêves avaient volé en éclats. Dans un communiqué, l’émissaire onusien pour le Yémen a souligné que cette trêve “épargnera à la population yéménite de nouvelles effusions de sang et permettra d’étendre la livraison de l’aide humanitaire”. Près de trois millions de personnes au Yémen ont besoin d’une aide alimentaire immédiate et 1,5 million d’enfants souffrent de malnutrition, selon l’Unicef. Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a par ailleurs indiqué que la nouvelle trêve reprenait les termes de celle du 10 avril, qui n’avait pas tenu, en vertu desquels les belligérants “ont obligation de permettre un accès humanitaire libre et sans entraves” et de cesser “les activités militaires de toute nature”. Le médiateur a aussi demandé “à toutes les parties yéménites, aux pays de la région et à la communauté internationale de promouvoir le plein respect de cette cessation des hostilités” et de faire en sorte qu’elle débouche sur une solution “permanente et durable au conflit”. Mais l’Arabie Saoudite jouera-t-elle vraiment le jeu ? Riyad, qui est en guerre contre les houthis, a beaucoup d’intérêts au Yémen, notamment dans le golfe d’Aden qui constitue un passage stratégique pour le commerce mondial. Le 8 octobre, des frappes aériennes de la coalition arabe lors d’une cérémonie funéraire à Sanaa avaient fait 140 morts et 525 blessés selon l’ONU, suscitant un tollé dans la communauté internationale. La coalition dirigée par Ryad qui, dans un premier temps, avait nié toute responsabilité dans ce carnage avait ensuite admis – fait rarissime – une bavure et annoncé des “compensations” pour les familles des victimes “civiles”. Mais cela ne lui épargnera pas le jugement de l’histoire. R. I./Agences

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Libye-Tunisie pourrait avoir lieu à Tchaker

Alors que le stade Ahmed-Zabana était désigné dans un premier temps pour accueillir le match Libye-Tunisie comptant pour la 2e journée du groupe A des éliminatoires de la Coupe du monde 2018, la Fédération tunisienne de football a envoyé des émissaires à Oran pour inspecter l'état du terrain et préparer un rapport qui a été envoyé à la Fifa. Les Tunisiens ont réfuté ce stade arguant que l’état de la pelouse est dangereux pour les joueurs. Du coup, la Fifa a répondu favorablement à la requête de la Fédération tunisienne et demandé à la Libye de choisir un autre lieu de domiciliation de la rencontre mais toujours en Algérie. Selon les dernières nouvelles, le match pourrait être domicilié au stade Mustapha-Tchaker de Blida. Pour rappel, la sélection libyenne est interdite de match à domicile pour des raisons de sécurité. A. I.

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Le Nobel d’économie décerné à Oliver Hart et Bengt Holmström

Le prix Nobel d’économie a été décerné, ce lundi, à l’Américano-Britannique Oliver Hart et au Finlandais Bengt Holmström, pour leurs travaux sur la théorie des contrats. Nés en 1948 à Londres et 1949 à Helsinki, les deux chercheurs ont « développé la théorie du contrat, un cadre exhaustif d’analyse des multiples aspects du contrat comme la rémunération des dirigeants basée sur leur performance, les franchises ou les copayeurs dans les assurances, ou encore la privatisation de secteurs publics », a expliqué le jury. D’ailleurs, pour le professeur Per Strömberg, membre du comité Nobel, la théorie du contrat « est très pratique, par exemple pour éviter des bonus menant à de mauvaises décisions dans les entreprises », a-t-il indiqué dans une interview pour Nobelprize.org. Per Strömberg: This theory is super useful for example to avoid bonuses leading to wrong decisions in companies. https://t.co/lKfJgsgXhL — The Nobel Prize (@NobelPrize) 10 octobre 2016 Les prix Nobel sont attribués depuis 1901 dans cinq domaines. Celui de physique a été décerné par l'Académie royale des sciences de Suède au trio: David Thouless, F. Duncan Haldane et J. Michael Kosterlitz pour leurs “découvertes théoriques des transitions de phases topologiques et des phases topologiques de la matière”. Quant à la chimie, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède, il a été attribué au Français Jean-Pierre Sauvage, au Britannique J. Fraser Stoddart et au Néerlandais Bernard L. Feringa. Pour le Nobel de physiologie ou médecine, décerné par l'Institut Karolinska, a été attribué au japonais Yoshinori Ohsumi pour ses travaux sur l’autophagie. Concernant le Nobel de la paix, décerné par un comité nommé par le parlement norvégien (Storting), il a récompensé le président colombien Juan Manuel Santos. Enfin, le prix de la littérature sera dévoilé ce jeudi 13 octobre. C’est en 1968, que le prix en économie avait été institué par la Banque de Suède, avec l'accord de la Fondation Nobel. Dans la même année, il a été décidé de ne plus ajouter de nouvelle catégorie de prix, bien qu'ait été suggéré un prix dédié à l'écologie et l'environnement. Imène AMOKRANE @ImeneAmokrane

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“Tout est prêt pour la fête du cinéma à Annaba”

“Nous sommes prêts pour la fête du cinéma à Annaba”, c’est en ces termes rassurants que le commissaire du Festival d’Annaba du film méditerranéen (FAFM) a confirmé la tenue effective de la 2e édition de cet événement culturel, lors de la conférence de presse qu’il a animée hier. Et d’assurer que cet événement qui se tiendra bien du 6 au 12 octobre courant sous le thème “L’humanité de l’image, l’image de l’humanité”, devrait voir la participation de 12 pays avec une vingtaine de films en compétition pour le prestigieux “Anab d’or”. M. Saïd Ould Khelifa a annoncé que la présidence du jury chargé du choix des meilleures œuvres en compétition, sera confiée au journaliste belge André Ceuterick aux côtés du Palestinien Arif El-Mechraoui, de l’Égyptien Wahid Touila, du Tunisien Mohamed Boualem et de l’universitaire algérien Achour Saïdi. Cela en rappelant qu’André Ceuterick a été délégué général et président du Festival international du film d’amour de Mons en Belgique, alors que tous les autres membres du jury de cette édition sont de parfaits spécialistes du 7e art et qu’ils ont déjà fait partie de jurys dans d’autres festivals. Toujours côté participation à l’encadrement du FAFM-2016, il est annoncé la présence à Annaba du célèbre cinéphile Ahmed Bedjaoui qui animera une série de conférences sur le cinéma, dont une sera consacrée au 400e anniversaire de la mort de Shakespeare, souligne-t-on. À ce propos le conférencier informera que la Grande-Bretagne sera présente comme l’invitée du festival et que ce pays marquera la commémoration du dramaturge avec la projection de deux longs-métrages Bill et Much ado About Nothing respectivement de Richard Bracewell et de Kenneth Branagh. Abordant l’aspect logistique et accueil du festival du film, Saïd Ould Khelifa s’est félicité de la coïncidence de l’événement avec l’ouverture officielle de la Cinémathèque d’Annaba, qui a été complètement rénovée et équipée d’un matériel numérique de projection de dernière génération. Cette salle abritera les courts-métrages et les documentaires retenus pour cette semaine, alors que la salle du théâtre régional Azzedine-Medjoubi a été réservée pour la projection de la vingtaine de longs-métrages en lice pour le “Anab d’or”, a indiqué le commissaire du FAFM en signalant que la bibliothèque sera, comme l’année dernière, consacrée au film pour l’enfance, dessins animés et films d'animation, avec des programmes spécialement concoctés pour les différentes tranches d’âge. D’une manière générale, cette 2e édition du FAFM verra la participation de l’Algérie avec trois films Maintenant, ils peuvent venir, Chronique de mon village et Le tableau troué ; celle de l’Espagne avec L’Olivier ; de la France avec deux films Tour de France et D’une pierre 2 coups ; de l’Italie avec Dustur ; du Maroc avec Mélodie de la morphine ; de la Palestine avec deux longs-métrages 3 000 nuits et The Idol ; de la Tunisie avec The last of us et bien d’autres de Syrie, de Turquie, de Malte et de Chypre. L’invité d’honneur de cette édition est l’Iran qui présentera cinq films dont deux d’Abbas Kiarostami : Où est la maison de mon ami et Le goût de la cerise, Iranien de Mehran Tamadon, Nahid d’Ida Panahandeh et No land’s Song d’Ayat Nadjafi. Un hommage particulier sera rendu au réalisateur Mohamed Khan avec la projection du film La fille de l’usine. A. ALLIA

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“Corps-voix-théâtre”, l’exil raconté autrement

Dirigé par la metteure en scène franco-algérienne Hadda Djaber et assisté par la comédienne Meryem Medjkane, le stage théâtral Corps-voix-théâtre, qui se produit aujourd’hui à l’Institut français d’Oran, et après avoir fait des escales à Alger et Tlemcen, est une initiative créée dans le cadre du projet “Les itinérantes”, porté par la compagnie Leila soleil et l’association Momkin, avec le soutien de la région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur). Ce projet est né de la rencontre de plusieurs artistes euro-méditerranéennes, comme Meryem Medjkane (Algérie), la plasticienne Emilie Petit (France), la danseuse et chorégraphe Dalia Naous (Liban), ou encore la réalisatrice Camille Leprince (France). Le but de cette initiative est de porter, à travers une formation théâtrale, des ateliers, des rencontres, et un nouveau regard sur l’exil. Le stage théâtral réparti sur deux jours, est une formation approfondie sur les techniques de l’acteur, qui s’adresse à toutes les tranches d’âge et catégories confondues, comme les acteurs professionnels, les amateurs, et à toute personne désireuse de découvrir ce métier. Les premiers stages qui se sont tenus à Alger, Tlemcen et celui qui se tient en ce moment à Oran, ont rencontré “un grand succès et un réel enthousiasme auprès des participants”, est-il indiqué dans le communiqué. Les stagiaires (une quinzaine), sont issus de tous les horizons professionnels. Hadda Djaber nous a confié à ce propos que son apport à ces journées de formation théâtrale est “le travail sur la partie supérieure du corps et de la voix, les bases corporelles qui permettent une meilleur appréhension du texte, des émotions et du stress”. Par ailleurs, elle nous a expliqué que le choix de la pièce L’aube d’Ismaël de Mohamed Dib, qui sera interprétée par la comédienne Meryem Medjkane et le comédien Tarif Bouarrara, s’est fait en raison du parcours de l’auteur (exilé en France par l’administration coloniale en 1959), et qui est en corrélation avec le thème de cette belle initiative. “Dib a subi l’exil” a déclaré notre interlocutrice. “Ce thème est le noyau central de la pièce théâtrale que je mets en scène. Par cet acte, je veux travailler sur l’enracinement de l’être dans sa terre, de l’exil et de ses difficultés”. Au vu des débuts prometteurs de ce projet, Djaber espère que ce genre de formations se développera dans le futur “car les gens sont très demandeurs, on espère qu’il y aura une suite à ce projet”, a-t-elle précisé. Côté rencontres et débats, les artistes, comme Emilie Petit, Dalia Naous, Meryem Medjkane, et Camille Leprince se sont réunies dans le cadre de ce projet lourd de sens et qui fait écho à l’actualité : celui des réfugiés et de l’exil. Les intervenantes, s’interrogeront, à travers leurs échanges, sur les différentes facettes de l’exil (exil intérieur, réel choisi ou subi), et le rôle de la création artistique, qui devient le porte-voix de milliers d’exilés, mais aussi un moyen de transcendance, est-il noté dans le communiqué. Par ailleurs, la question de l’exil sera posée à travers trois territoires spécifiques, et sera explorée par les quatre jeunes femmes organisatrices ce de cet évènement. Outre les rencontres, il y aura également des espaces de laboratoires artistique et de partage de parcours de vie autour de l’exil, des ateliers de théâtre en Algérie avec des femmes (Oran/Alger/Tlemcen), des jeunes (Amizour), où sont pris en compte au travers d’un travail d’expression corporelle et vocale les notions de racines d’exil intérieur et d’émigration, des ateliers d’arts plastiques avec des femmes des quartiers Nord de Marseille où il a été question de la mémoire de l’immigration, et l’exposition “Lignes d’horizon” (Lignes de vie et cicatrices) d’Emilie Petit. Yasmine Azzouz

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L’autre scandale de la réélection de Bongo

Décidément, la réélection d’Ali Ondimba Bongo était entachée d’irrégularités, révélées par les conversations des observateurs de l’Union européenne, qui étaient placés sous écoute par les autorités gabonaises. Dans un article publié hier sous le titre “Watergate au Gabon”, le journal français Le Journal du Dimanche révèle que les services secrets gabonais ont placé sur écoute des membres de la mission d’observation déployée par l’Union européenne pour surveiller l’élection présidentielle du 27 août dernier. Le contenu des conversations enregistrées atteste de leurs doutes sur la sincérité du résultat, selon cette publication, qui fait état des extraits d’une vingtaine d’enregistrements, et écrit qu’une des personnes écoutées a “formellement identifié sa propre voix”. Pour le JDD, qui n’a pas précisé comment il a obtenu les enregistrements, “les conversations enregistrées révèlent de lourdes suspicions de trucage des résultats” de la présidentielle gabonaise, officiellement remportée par le président sortant Ali Bongo Ondimba face au candidat de l’opposition Jean Ping. “Ils sont en train de chercher comment tricher et que ça ne se voit pas trop”, affirme fin août un des membres de la mission de l’UE, selon un de ces extraits, et ajoute : “Des urnes sont en cours d'acheminement à Libreville et vont faire la différence”. Il y a lieu de signaler que le certain Pierre B. qui est “la principale cible des services gabonais” selon le JDD, signalait le 30 août à un interlocuteur qu’il y a eu “des modifications de chiffres cette nuit sur Wikipédia”, en affirmant : “Ils ont gonflé la population du Haut-Ogooué ! C’est pas encourageant”. “Ils ont fait exactement ce que j’espérais qu’ils n’allaient pas faire”, commente le jour-même la chef adjointe de la mission de l'UE dans un échange avec Pierre B.. Les observateurs européens, qui étaient invités par le gouvernement gabonais, s’étaient montrés très critiques à l’issue du processus électoral, affirmant officiellement que l’analyse des résultats révélait “une évidente anomalie”. Vendredi, le gouvernement gabonais avait annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire sur la mission de l’Union européenne au motif de “dysfonctionnements dommageables en son sein”. Réagissant hier au contenu de l’article du JDD, le ministre gabonais de la Communication, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a estimé que ce n’était qu’un “contre-feu”. “C'est de l'enfumage pour maquiller l'implication de certains observateurs de l'Union européenne en faveur de l'opposition et le jeu trouble de certains diplomates européens”, a-t-il dit, avant d’ajouter que “cette mission est sortie de son rôle: elle n’a été ni neutre, ni impartiale”. Reste à savoir maintenant si l’Union européenne donnera suite à ces révélations, ou se limitera à en prendre acte seulement ? Merzak Tigrine

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Joseph Kabila joue avec le feu

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a réussi un coup de force pour se maintenir au pouvoir, en reportant de deux ans la présidentielle prévue pour fin décembre, ce qui met en péril le processus démocratique dans le pays. Ce report a été annoncé par le président de la très contestée Commission électorale nationale indépendante (Céni), Corneille Nangaa, lors de la plénière de samedi du “Dialogue national”, boycottée par une partie de l’opposition. “La convocation de l'électorat pour les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales en une seule séquence interviendra en novembre 2017”, a déclaré à la presse Corneille Nangaa. “Cette convocation coïncidera avec l'inscription des candidatures”, a-t-il ajouté, soulignant que sa commission a besoin d’au moins “504 jours à partir du 31 juillet 2017” pour réussir le pari d’un scrutin parfait, du point de vue technique. “Les experts de l'OIF et de l'ONU sont clairs là-dessus. Il faut à la Céni six mois maximum après le 31 juillet 2017 pour organiser les trois scrutins”, a démenti Jean-Lucien Bussa, porte-parole de l'opposition au “dialogue national”, ajoutant que “la Céni doit recevoir des assignations du dialogue et non faire ce qu'elle veut”, a repris l’AFP. “Nous cherchons à résoudre la crise, le peuple n'attend pas la présidentielle au 25 novembre 2018”, a-t-il dénoncé. En prétextant des difficultés techniques, la Céni offre à Joseph Kabila une voie royale pour rester au pouvoir, pour au moins deux ans de plus, ce que lui-même avait envisagé en tentant de faire passer son projet de révision constitutionnelle. La révision de la Constitution devait lui permettre de faire sauter le verrou des mandats présidentiels, limités à deux par l’actuelle première loi du pays, et d’enchaîner un mandat de transition de deux ans. Cela laissera une grande marge de manœuvre à Joseph Kabila, notamment pour verrouiller le jeu politique, quitte à user de la force comme cela a déjà été le cas à maintes reprises. Le dernier épisode de violence en date remonte à la mi-septembre dernière, lors d’une manifestation de l’opposition à Kinshasa durant laquelle des dizaines de manifestants ont été tués et des centaines d’autres blessés, après des heurts avec la police. Donc, si cette annonce de la Céni venait à être mise en œuvre, en dépit du refus de l’opposition, cela risquerait d’entraîner le pays dans une nouvelle et périlleuse phase d’instabilité. Le spectre de la guerre ethnique de 1998-2002 plane, en effet, sur un pays qui connaît une forte instabilité dans sa province du Nord-Kivu, où des groupes rebelles règnent en maître sur de nombreuses zones riches en minerais. Les menaces de sanctions internationales et les appels des puissances occidentales au respect de la Constitution du pays demeurent jusque-là inaudibles. Lyès Menacer

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“La religion est devenue un fonds de commerce politique”

C’est en présence d’une grande foule que l’écrivain Amin Zaoui a dédicacé, avant-hier, à la librairie multilivres Cheïkh-Omar à Tizi Ouzou, son essai “Un incendie au paradis !” (éditions Tafat). D’emblée, Amin Zaoui adressera ses vifs remerciements aux lectrices et lecteurs de la wilaya de Tizi Ouzou, venus nombreux à cette séance d’échange. “Je suis très heureux de voir, de plus en plus, un lectorat favorable à mes livres et à la littérature en général. Aujourd’hui, on a fêté ce livre, Un incendie au paradis !, que je conseille à lire et que je considère, avec toute modestie, comme un livre citoyen.” Le livre traite, selon Amin Zaoui, de trois sujets fondamentaux dans notre société : “Il y a tout d’abord la religion, qui est devenue malheureusement un fonds de commerce politique, et qui devient, une fois politisée, une menace pour la paix sociale, pour la liberté et la modernité”. Le deuxième sujet évoqué par l’auteur est la femme. “Sans la visibilité économique, culturelle et politique de la femme, un pays ne peut pas être moderne. La modernité c’est d’abord la femme et sa citoyenneté. Malheureusement, il est constaté que la femme est encore au deuxième collège”, estimera Amin Zaoui. La troisième problématique citée dans ce livre est la culture. “J’ai beaucoup évoqué des langues que je défends d’ailleurs. La diversité linguistique dans notre pays est la seule qui puisse garantir l’unité nationale. Cette diversité linguistique regroupant l’arabe, tamazight et le français peut constituer pour notre pays un havre pour faire de lui un pays fort, moderne et ouvert sur l’autre, et le réconcilier avec lui-même”. Et d’ajouter : “J’ai parlé aussi des cultures. Je considère qu’un pays qui ne respecte pas les autres cultures universelles ne peut pas conserver sa culture et ne peut pas être en dialogue civilisationnel avec l’autre. La diversité garantit la promotion des langues. On ne peut pas, dans le cas de l’Algérie, promouvoir une langue sans cette diversité. Les langues aussi s’aiment entre elles, il y a une concurrence, une jalousie et, dans les deux cas, il y a l’amour.” Sur un autre volet, pour l’écrivain, il est plus que nécessaire aujourd’hui de séparer la religion de la science et de la littérature. Seule cette séparation, a-t-il dit, peut donner à notre culture et éducation une voie positive. “Séparer la religion de la politique donne une vie politique et spirituelle saine. Sans cette séparation des deux pouvoirs, à savoir le pouvoir religieux et le pouvoir civil, la société ne peut pas avancer. Si on veut respecter le débat politique et la spiritualité religieuse, il faut séparer les deux. Malheureusement, jusqu’à maintenant, il y a une commercialisation dans la religion, et ce, pour avancer quelques pas dans le politique”, a encore estimé l’auteur. Et concernant la démission des intellectuels qu’il avait évoqués au début du livre, l’écrivain Amin Zaoui, affirmera que “les universitaires sont devenus des instituteurs”, car, a-t-il précisé, “un universitaire est celui qui possède de la culture. Seulement, chez nous, ils ne participent pas aux débats intellectuels, politiques et sociétaux pour faire avancer la société. Ils ne guident pas les débats intellectuels. La scène de débats est abandonnée”. K. Tighilt

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