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“Quand j’étais gosse, j’ai toujours rêvé de jouer la Coupe Danone”

Accosté au Stade de France, à Saint-Denis, où il a assisté à la finale de la Danone Nations Cup en tant qu'ambassadeur de cette 14e édition et animé un point de presse aux côtés du patron de Danone, Emmanuel Faber, le milieu de terrain français du Paris-Saint-Germain, Blaise Matuidi, s'est déclaré honoré par cette distinction, “pour le grand amour que je porte aux enfants”, dira le joueur du PSG qui, en l'absence du parrain de cette compétition, Zinédine Zidane, a été fortement et longuement acclamé par tout le stade dès lors qu'il a fait son apparition dans l'arène sportive du grand stade parisien. Et la grande foule, parmi laquelle il y avait les fameux ultras du PSG, se met à scander le nom de Matuidi. Ce dernier a tenu aussitôt à aller saluer, sur la pelouse, les benjamins du centre de formation de football de Paris qui venaient de battre leurs homologues uruguayens en match de classement. “Figurez-vous que quand j'étais gosse, je rêvais de disputer et de gagner cette Coupe Danone, mais mon rêve ne s'est pas réalisé à l'époque, ce qui a été une grosse frustration même si, au fond de moi-même, j'avais accepté en toute sincérité le fait qu'il y avait certainement des gamins beaucoup plus doués que moi à cet âge-là”, avoue le milieu de terrain du Paris-Saint-Germain visiblement heureux d'avoir arraché, la veille, une précieuse victoire en championnat avec son équipe à Nancy. “C'est quand même une excellente initiative que cette Coupe Danone qui a pris naissance en France et qui s'est fait un nom à l'étranger puisqu'elle rassemble désormais quelque 2,5 millions à travers le monde tout en ayant révélé des joueurs talentueux qui sont devenus de véritables stars. Je pense que Danone a fait le bon choix car un tel challenge qui est reconnu par la Fifa est une bonne source de motivation pour la formation des jeunes footballeurs”, dira encore Blaise Matuidi. À un confrère espagnol qui l’a sollicité à propos de l'éventualité de voir l'entraîneur du Real de Madrid, Zinédine Zidane, à la barre technique de l'équipe de France, Matuidi a esquivé la question en soulignant que “Zidane est un grand monsieur qui fait actuellement du bon boulot au Real de Madrid, tout comme Didier Deschamps qui, dit-il, s'acquitte parfaitement bien de sa tâche de sélectionneur de l'équipe de France”. Sacré Blaise qui maîtrise l'art de l'esquive et du contrepied. M. H.

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Bob Dylan, un lauréat très discret

L'Académie suédoise a arrêté de “chercher” à contacter Bob Dylan, lauréat du prix Nobel de littérature, après “plusieurs tentatives infructueuses”, a indiqué lundi la secrétaire générale de l'institution, Sara Danius, a rapporté l’AFP. “À l'heure actuelle nous ne faisons rien. J'ai appelé et envoyé des courriers électroniques à son collaborateur le plus proche, et obtenu des réponses très aimables. Pour le moment cela suffit tout à fait”, avait-t-elle annoncé, avant-hier, à la radio publique suédoise SR, a ajouté l’AFP. Ces dernières déclarations de la secrétaire générale de l’académie semblent donc conforter l’idée quant à un éventuel refus de Dylan de se rendre en Suède le 10 décembre, afin de recevoir sa distinction. En effet, les membres de l’institution ont tenté à plusieurs reprises de contacter l’intéressé après l’annonce du lauréat jeudi dernier, mais Dylan ne semblait pas prêt à répondre à leurs sollicitations. Jeudi soir, soit quelques heures seulement après l’annonce du prix Nobel de littérature, qui avait provoqué, rappelons-le, des réactions mitigées dans le monde littéraire, l’artiste, qui donnait un concert à Las Vegas dans l’état du Nevada (États-Unis), n’avait fait aucune déclaration publique à propos de sa distinction, rapportaient des médias étrangers. D'après les journalistes qui avaient assisté au concert, il n'a fait que chanter, sans jamais rien dire et donc sans évoquer ce prix. Même ses proches abondaient dans ce sens en déclarant à la presse que “Dylan est resté toute la journée silencieux quant à sa récompense”. Un de ses amis, Bob Neuwirth, avait même ajouté que l’artiste “pourrait bien ne jamais faire de remerciements”. Il a été précisé que même si l’interprète de Lay lady lay venait à décliner l’invitation, ça n’enlèverait rien à son mérite. “S'il ne veut pas venir, il ne viendra pas. Ce sera une grande fête malgré tout, et la distinction lui appartient”, a indiqué la secrétaire perpétuelle, avant de poursuivre : “Je ne suis pas du tout inquiète, j'ai le sentiment qu'il va se manifester”, a rapporté l’AFP. À noter que suite à cette récompense, beaucoup de personnes ont fait entendre leurs voix, entre les défenseurs qui y voient une révolution dans le monde littéraire, et les puristes qui estiment qu’un tel prix ne devrait revenir qu’aux écrivains et poètes. Bob Dylan, de son vrai nom Robert Allen Zimmerman, est né le 24 mai 1941 à Duluth dans l’État du Minnesota, aux États-Unis. Depuis le début de sa longue et prolifique carrière en 1962, Dylan aura sorti 43 albums et écrit plus de 500 chansons, dans lesquelles il dénonce les injustices faites aux minorités, la ségrégation raciale et la guerre. Il est devenu une légende vivante du rock et de la musique folk, insolent de virtuosité avec sa guitare et poète au timbre de voix unique. Il aura marqué des générations entières d’amateurs de rock, avec des chansons comme Blowin’ in the wind, The times they are a-changin, Like a rolling stone, ou encore Ballad of a thin man. Yasmine Azzouz/AFP

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“J’ai déjà tourné la page”

L'ex-entraîneur de la sélection algérienne de football, le Serbe Milovan Rajevac, parti le 11 octobre dernier, a affirmé avoir “déjà tourné la page” et qu'il “souhaitait le meilleur” aux Verts pour la suite de leur parcours, dans une déclaration parue hier dans le journal L'Équipe. “Tout ça est derrière moi. Mon aventure avec la sélection algérienne fait désormais partie du passé. Nous avons décidé de prendre des chemins différents, de façon cordiale. La résiliation mutuelle du contrat était la meilleure option. Je leur ai souhaité le meilleur et moi, je suis prêt pour un nouveau défi”, a déclaré le technicien de 62 ans. Rajevac avait subi une pression terrible après le nul concédé à domicile le 9 octobre dernier face au Cameroun (1-1), en ouverture des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 en Russie. Ce qui l'a amené à quitter son poste 48 heures plus tard. Nommé à la tête de la sélection algérienne en juin dernier, en remplacement du Français Christian Gourcuff, le Serbe n'est donc resté que trois mois à la tête des Verts qu'il a dirigés deux fois seulement en compétitions officielles. Malgré ce départ anticipé, Rajevac dit “ne pas tenir rancune” à ses anciens employeurs et que la seule chose à laquelle il pense en ce moment, c'est de “trouver un nouveau défi à relever”. La Fédération algérienne de football, par le biais de son président Mohamed Raouraoua, a fait de même et cherche un nouveau sélectionneur national en privilégiant la piste française.

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Des peintres et sculpteurs exposent à Alger

Une exposition de peinture réunissant les œuvres d'une quinzaine de peintres et sculpteurs algériens établis au Canada a été inaugurée lundi au Musée des Beaux-arts d'Alger. Organisée dans le cadre des Premières Journées scientifiques et culturelles des membres de la communauté algérienne au Canada, qui se tiennent jusqu’à aujourdhui, l'exposition se décline en deux modes d'expression picturale: la peinture sur toile et la sculpture. L'artiste-licière Seddiki Khadidja dévoile huit tableaux dans lesquels elle évoque des lieux anciens d'Algérie qu'elle peint également à travers la mer et le désert, notamment dans un tableau intitulé “Timimoun. Les œuvres de cette peintre sont réalisées par un mixage, peinture et tissage, au moyen duquel cette diplômée des Beaux-arts d'Alger explore un univers qui plonge ses racines dans les traditions ancestrales. L'artiste Katia Challal présente, pour sa part, trois tableaux à travers lesquels elle explore la technique de l'acrylique sur toile. Ses peintures illustrent son attachement aux origines, a expliqué cette artiste autodidacte établie au Canada. “Le jardin parfumé”, “L'envol” ou encore “F'louka” (felouque) sont, entre autres les tableaux qui suggèrent le voyage et la séparation avec la terre natale. Pour sa part, l'artiste Hamida Mehel expose une série d'œuvres sculptées au titre de “Fragments”. Présentés en grand format, ses tableaux qui explorent de nouveaux matériaux comme la porcelaine, le verre ou encore la poudre de marbre, invitent au voyage et à la méditation. L'artiste explique son choix pour la sculpture par le besoin d'“insuffler à ses oeuvres de l'émotion, du mouvement et une dynamique afin de briser les ‘frontières’ entre le récepteur et l'artiste”, dit-elle. L'exposition se poursuit jusqu'au 24 octobre au musée des Beaux-arts. APS

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Le Nobel d’économie décerné à Oliver Hart et Bengt Holmström

Le prix Nobel d’économie a été décerné, ce lundi, à l’Américano-Britannique Oliver Hart et au Finlandais Bengt Holmström, pour leurs travaux sur la théorie des contrats. Nés en 1948 à Londres et 1949 à Helsinki, les deux chercheurs ont « développé la théorie du contrat, un cadre exhaustif d’analyse des multiples aspects du contrat comme la rémunération des dirigeants basée sur leur performance, les franchises ou les copayeurs dans les assurances, ou encore la privatisation de secteurs publics », a expliqué le jury. D’ailleurs, pour le professeur Per Strömberg, membre du comité Nobel, la théorie du contrat « est très pratique, par exemple pour éviter des bonus menant à de mauvaises décisions dans les entreprises », a-t-il indiqué dans une interview pour Nobelprize.org. Per Strömberg: This theory is super useful for example to avoid bonuses leading to wrong decisions in companies. https://t.co/lKfJgsgXhL — The Nobel Prize (@NobelPrize) 10 octobre 2016 Les prix Nobel sont attribués depuis 1901 dans cinq domaines. Celui de physique a été décerné par l'Académie royale des sciences de Suède au trio: David Thouless, F. Duncan Haldane et J. Michael Kosterlitz pour leurs “découvertes théoriques des transitions de phases topologiques et des phases topologiques de la matière”. Quant à la chimie, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède, il a été attribué au Français Jean-Pierre Sauvage, au Britannique J. Fraser Stoddart et au Néerlandais Bernard L. Feringa. Pour le Nobel de physiologie ou médecine, décerné par l'Institut Karolinska, a été attribué au japonais Yoshinori Ohsumi pour ses travaux sur l’autophagie. Concernant le Nobel de la paix, décerné par un comité nommé par le parlement norvégien (Storting), il a récompensé le président colombien Juan Manuel Santos. Enfin, le prix de la littérature sera dévoilé ce jeudi 13 octobre. C’est en 1968, que le prix en économie avait été institué par la Banque de Suède, avec l'accord de la Fondation Nobel. Dans la même année, il a été décidé de ne plus ajouter de nouvelle catégorie de prix, bien qu'ait été suggéré un prix dédié à l'écologie et l'environnement. Imène AMOKRANE @ImeneAmokrane

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“Tout est prêt pour la fête du cinéma à Annaba”

“Nous sommes prêts pour la fête du cinéma à Annaba”, c’est en ces termes rassurants que le commissaire du Festival d’Annaba du film méditerranéen (FAFM) a confirmé la tenue effective de la 2e édition de cet événement culturel, lors de la conférence de presse qu’il a animée hier. Et d’assurer que cet événement qui se tiendra bien du 6 au 12 octobre courant sous le thème “L’humanité de l’image, l’image de l’humanité”, devrait voir la participation de 12 pays avec une vingtaine de films en compétition pour le prestigieux “Anab d’or”. M. Saïd Ould Khelifa a annoncé que la présidence du jury chargé du choix des meilleures œuvres en compétition, sera confiée au journaliste belge André Ceuterick aux côtés du Palestinien Arif El-Mechraoui, de l’Égyptien Wahid Touila, du Tunisien Mohamed Boualem et de l’universitaire algérien Achour Saïdi. Cela en rappelant qu’André Ceuterick a été délégué général et président du Festival international du film d’amour de Mons en Belgique, alors que tous les autres membres du jury de cette édition sont de parfaits spécialistes du 7e art et qu’ils ont déjà fait partie de jurys dans d’autres festivals. Toujours côté participation à l’encadrement du FAFM-2016, il est annoncé la présence à Annaba du célèbre cinéphile Ahmed Bedjaoui qui animera une série de conférences sur le cinéma, dont une sera consacrée au 400e anniversaire de la mort de Shakespeare, souligne-t-on. À ce propos le conférencier informera que la Grande-Bretagne sera présente comme l’invitée du festival et que ce pays marquera la commémoration du dramaturge avec la projection de deux longs-métrages Bill et Much ado About Nothing respectivement de Richard Bracewell et de Kenneth Branagh. Abordant l’aspect logistique et accueil du festival du film, Saïd Ould Khelifa s’est félicité de la coïncidence de l’événement avec l’ouverture officielle de la Cinémathèque d’Annaba, qui a été complètement rénovée et équipée d’un matériel numérique de projection de dernière génération. Cette salle abritera les courts-métrages et les documentaires retenus pour cette semaine, alors que la salle du théâtre régional Azzedine-Medjoubi a été réservée pour la projection de la vingtaine de longs-métrages en lice pour le “Anab d’or”, a indiqué le commissaire du FAFM en signalant que la bibliothèque sera, comme l’année dernière, consacrée au film pour l’enfance, dessins animés et films d'animation, avec des programmes spécialement concoctés pour les différentes tranches d’âge. D’une manière générale, cette 2e édition du FAFM verra la participation de l’Algérie avec trois films Maintenant, ils peuvent venir, Chronique de mon village et Le tableau troué ; celle de l’Espagne avec L’Olivier ; de la France avec deux films Tour de France et D’une pierre 2 coups ; de l’Italie avec Dustur ; du Maroc avec Mélodie de la morphine ; de la Palestine avec deux longs-métrages 3 000 nuits et The Idol ; de la Tunisie avec The last of us et bien d’autres de Syrie, de Turquie, de Malte et de Chypre. L’invité d’honneur de cette édition est l’Iran qui présentera cinq films dont deux d’Abbas Kiarostami : Où est la maison de mon ami et Le goût de la cerise, Iranien de Mehran Tamadon, Nahid d’Ida Panahandeh et No land’s Song d’Ayat Nadjafi. Un hommage particulier sera rendu au réalisateur Mohamed Khan avec la projection du film La fille de l’usine. A. ALLIA

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“Corps-voix-théâtre”, l’exil raconté autrement

Dirigé par la metteure en scène franco-algérienne Hadda Djaber et assisté par la comédienne Meryem Medjkane, le stage théâtral Corps-voix-théâtre, qui se produit aujourd’hui à l’Institut français d’Oran, et après avoir fait des escales à Alger et Tlemcen, est une initiative créée dans le cadre du projet “Les itinérantes”, porté par la compagnie Leila soleil et l’association Momkin, avec le soutien de la région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur). Ce projet est né de la rencontre de plusieurs artistes euro-méditerranéennes, comme Meryem Medjkane (Algérie), la plasticienne Emilie Petit (France), la danseuse et chorégraphe Dalia Naous (Liban), ou encore la réalisatrice Camille Leprince (France). Le but de cette initiative est de porter, à travers une formation théâtrale, des ateliers, des rencontres, et un nouveau regard sur l’exil. Le stage théâtral réparti sur deux jours, est une formation approfondie sur les techniques de l’acteur, qui s’adresse à toutes les tranches d’âge et catégories confondues, comme les acteurs professionnels, les amateurs, et à toute personne désireuse de découvrir ce métier. Les premiers stages qui se sont tenus à Alger, Tlemcen et celui qui se tient en ce moment à Oran, ont rencontré “un grand succès et un réel enthousiasme auprès des participants”, est-il indiqué dans le communiqué. Les stagiaires (une quinzaine), sont issus de tous les horizons professionnels. Hadda Djaber nous a confié à ce propos que son apport à ces journées de formation théâtrale est “le travail sur la partie supérieure du corps et de la voix, les bases corporelles qui permettent une meilleur appréhension du texte, des émotions et du stress”. Par ailleurs, elle nous a expliqué que le choix de la pièce L’aube d’Ismaël de Mohamed Dib, qui sera interprétée par la comédienne Meryem Medjkane et le comédien Tarif Bouarrara, s’est fait en raison du parcours de l’auteur (exilé en France par l’administration coloniale en 1959), et qui est en corrélation avec le thème de cette belle initiative. “Dib a subi l’exil” a déclaré notre interlocutrice. “Ce thème est le noyau central de la pièce théâtrale que je mets en scène. Par cet acte, je veux travailler sur l’enracinement de l’être dans sa terre, de l’exil et de ses difficultés”. Au vu des débuts prometteurs de ce projet, Djaber espère que ce genre de formations se développera dans le futur “car les gens sont très demandeurs, on espère qu’il y aura une suite à ce projet”, a-t-elle précisé. Côté rencontres et débats, les artistes, comme Emilie Petit, Dalia Naous, Meryem Medjkane, et Camille Leprince se sont réunies dans le cadre de ce projet lourd de sens et qui fait écho à l’actualité : celui des réfugiés et de l’exil. Les intervenantes, s’interrogeront, à travers leurs échanges, sur les différentes facettes de l’exil (exil intérieur, réel choisi ou subi), et le rôle de la création artistique, qui devient le porte-voix de milliers d’exilés, mais aussi un moyen de transcendance, est-il noté dans le communiqué. Par ailleurs, la question de l’exil sera posée à travers trois territoires spécifiques, et sera explorée par les quatre jeunes femmes organisatrices ce de cet évènement. Outre les rencontres, il y aura également des espaces de laboratoires artistique et de partage de parcours de vie autour de l’exil, des ateliers de théâtre en Algérie avec des femmes (Oran/Alger/Tlemcen), des jeunes (Amizour), où sont pris en compte au travers d’un travail d’expression corporelle et vocale les notions de racines d’exil intérieur et d’émigration, des ateliers d’arts plastiques avec des femmes des quartiers Nord de Marseille où il a été question de la mémoire de l’immigration, et l’exposition “Lignes d’horizon” (Lignes de vie et cicatrices) d’Emilie Petit. Yasmine Azzouz

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L’autre scandale de la réélection de Bongo

Décidément, la réélection d’Ali Ondimba Bongo était entachée d’irrégularités, révélées par les conversations des observateurs de l’Union européenne, qui étaient placés sous écoute par les autorités gabonaises. Dans un article publié hier sous le titre “Watergate au Gabon”, le journal français Le Journal du Dimanche révèle que les services secrets gabonais ont placé sur écoute des membres de la mission d’observation déployée par l’Union européenne pour surveiller l’élection présidentielle du 27 août dernier. Le contenu des conversations enregistrées atteste de leurs doutes sur la sincérité du résultat, selon cette publication, qui fait état des extraits d’une vingtaine d’enregistrements, et écrit qu’une des personnes écoutées a “formellement identifié sa propre voix”. Pour le JDD, qui n’a pas précisé comment il a obtenu les enregistrements, “les conversations enregistrées révèlent de lourdes suspicions de trucage des résultats” de la présidentielle gabonaise, officiellement remportée par le président sortant Ali Bongo Ondimba face au candidat de l’opposition Jean Ping. “Ils sont en train de chercher comment tricher et que ça ne se voit pas trop”, affirme fin août un des membres de la mission de l’UE, selon un de ces extraits, et ajoute : “Des urnes sont en cours d'acheminement à Libreville et vont faire la différence”. Il y a lieu de signaler que le certain Pierre B. qui est “la principale cible des services gabonais” selon le JDD, signalait le 30 août à un interlocuteur qu’il y a eu “des modifications de chiffres cette nuit sur Wikipédia”, en affirmant : “Ils ont gonflé la population du Haut-Ogooué ! C’est pas encourageant”. “Ils ont fait exactement ce que j’espérais qu’ils n’allaient pas faire”, commente le jour-même la chef adjointe de la mission de l'UE dans un échange avec Pierre B.. Les observateurs européens, qui étaient invités par le gouvernement gabonais, s’étaient montrés très critiques à l’issue du processus électoral, affirmant officiellement que l’analyse des résultats révélait “une évidente anomalie”. Vendredi, le gouvernement gabonais avait annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire sur la mission de l’Union européenne au motif de “dysfonctionnements dommageables en son sein”. Réagissant hier au contenu de l’article du JDD, le ministre gabonais de la Communication, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a estimé que ce n’était qu’un “contre-feu”. “C'est de l'enfumage pour maquiller l'implication de certains observateurs de l'Union européenne en faveur de l'opposition et le jeu trouble de certains diplomates européens”, a-t-il dit, avant d’ajouter que “cette mission est sortie de son rôle: elle n’a été ni neutre, ni impartiale”. Reste à savoir maintenant si l’Union européenne donnera suite à ces révélations, ou se limitera à en prendre acte seulement ? Merzak Tigrine

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Joseph Kabila joue avec le feu

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a réussi un coup de force pour se maintenir au pouvoir, en reportant de deux ans la présidentielle prévue pour fin décembre, ce qui met en péril le processus démocratique dans le pays. Ce report a été annoncé par le président de la très contestée Commission électorale nationale indépendante (Céni), Corneille Nangaa, lors de la plénière de samedi du “Dialogue national”, boycottée par une partie de l’opposition. “La convocation de l'électorat pour les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales en une seule séquence interviendra en novembre 2017”, a déclaré à la presse Corneille Nangaa. “Cette convocation coïncidera avec l'inscription des candidatures”, a-t-il ajouté, soulignant que sa commission a besoin d’au moins “504 jours à partir du 31 juillet 2017” pour réussir le pari d’un scrutin parfait, du point de vue technique. “Les experts de l'OIF et de l'ONU sont clairs là-dessus. Il faut à la Céni six mois maximum après le 31 juillet 2017 pour organiser les trois scrutins”, a démenti Jean-Lucien Bussa, porte-parole de l'opposition au “dialogue national”, ajoutant que “la Céni doit recevoir des assignations du dialogue et non faire ce qu'elle veut”, a repris l’AFP. “Nous cherchons à résoudre la crise, le peuple n'attend pas la présidentielle au 25 novembre 2018”, a-t-il dénoncé. En prétextant des difficultés techniques, la Céni offre à Joseph Kabila une voie royale pour rester au pouvoir, pour au moins deux ans de plus, ce que lui-même avait envisagé en tentant de faire passer son projet de révision constitutionnelle. La révision de la Constitution devait lui permettre de faire sauter le verrou des mandats présidentiels, limités à deux par l’actuelle première loi du pays, et d’enchaîner un mandat de transition de deux ans. Cela laissera une grande marge de manœuvre à Joseph Kabila, notamment pour verrouiller le jeu politique, quitte à user de la force comme cela a déjà été le cas à maintes reprises. Le dernier épisode de violence en date remonte à la mi-septembre dernière, lors d’une manifestation de l’opposition à Kinshasa durant laquelle des dizaines de manifestants ont été tués et des centaines d’autres blessés, après des heurts avec la police. Donc, si cette annonce de la Céni venait à être mise en œuvre, en dépit du refus de l’opposition, cela risquerait d’entraîner le pays dans une nouvelle et périlleuse phase d’instabilité. Le spectre de la guerre ethnique de 1998-2002 plane, en effet, sur un pays qui connaît une forte instabilité dans sa province du Nord-Kivu, où des groupes rebelles règnent en maître sur de nombreuses zones riches en minerais. Les menaces de sanctions internationales et les appels des puissances occidentales au respect de la Constitution du pays demeurent jusque-là inaudibles. Lyès Menacer

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“La religion est devenue un fonds de commerce politique”

C’est en présence d’une grande foule que l’écrivain Amin Zaoui a dédicacé, avant-hier, à la librairie multilivres Cheïkh-Omar à Tizi Ouzou, son essai “Un incendie au paradis !” (éditions Tafat). D’emblée, Amin Zaoui adressera ses vifs remerciements aux lectrices et lecteurs de la wilaya de Tizi Ouzou, venus nombreux à cette séance d’échange. “Je suis très heureux de voir, de plus en plus, un lectorat favorable à mes livres et à la littérature en général. Aujourd’hui, on a fêté ce livre, Un incendie au paradis !, que je conseille à lire et que je considère, avec toute modestie, comme un livre citoyen.” Le livre traite, selon Amin Zaoui, de trois sujets fondamentaux dans notre société : “Il y a tout d’abord la religion, qui est devenue malheureusement un fonds de commerce politique, et qui devient, une fois politisée, une menace pour la paix sociale, pour la liberté et la modernité”. Le deuxième sujet évoqué par l’auteur est la femme. “Sans la visibilité économique, culturelle et politique de la femme, un pays ne peut pas être moderne. La modernité c’est d’abord la femme et sa citoyenneté. Malheureusement, il est constaté que la femme est encore au deuxième collège”, estimera Amin Zaoui. La troisième problématique citée dans ce livre est la culture. “J’ai beaucoup évoqué des langues que je défends d’ailleurs. La diversité linguistique dans notre pays est la seule qui puisse garantir l’unité nationale. Cette diversité linguistique regroupant l’arabe, tamazight et le français peut constituer pour notre pays un havre pour faire de lui un pays fort, moderne et ouvert sur l’autre, et le réconcilier avec lui-même”. Et d’ajouter : “J’ai parlé aussi des cultures. Je considère qu’un pays qui ne respecte pas les autres cultures universelles ne peut pas conserver sa culture et ne peut pas être en dialogue civilisationnel avec l’autre. La diversité garantit la promotion des langues. On ne peut pas, dans le cas de l’Algérie, promouvoir une langue sans cette diversité. Les langues aussi s’aiment entre elles, il y a une concurrence, une jalousie et, dans les deux cas, il y a l’amour.” Sur un autre volet, pour l’écrivain, il est plus que nécessaire aujourd’hui de séparer la religion de la science et de la littérature. Seule cette séparation, a-t-il dit, peut donner à notre culture et éducation une voie positive. “Séparer la religion de la politique donne une vie politique et spirituelle saine. Sans cette séparation des deux pouvoirs, à savoir le pouvoir religieux et le pouvoir civil, la société ne peut pas avancer. Si on veut respecter le débat politique et la spiritualité religieuse, il faut séparer les deux. Malheureusement, jusqu’à maintenant, il y a une commercialisation dans la religion, et ce, pour avancer quelques pas dans le politique”, a encore estimé l’auteur. Et concernant la démission des intellectuels qu’il avait évoqués au début du livre, l’écrivain Amin Zaoui, affirmera que “les universitaires sont devenus des instituteurs”, car, a-t-il précisé, “un universitaire est celui qui possède de la culture. Seulement, chez nous, ils ne participent pas aux débats intellectuels, politiques et sociétaux pour faire avancer la société. Ils ne guident pas les débats intellectuels. La scène de débats est abandonnée”. K. Tighilt

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