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À l’occasion de ses cinquante ans de carrière artistique, Rabah Saïdani revient avec un opus où il propose une dizaine de ses titres phares, notamment “Ourouminagh”, “Amasluv a rthabourth” et “Asmi Mezziagh”.

Come-back de Rabah Saïdani, icône de la chanson kabyle

À l’occasion de ses cinquante ans de carrière artistique, Rabah Saïdani revient avec un opus où il propose une dizaine de ses titres phares, notamment “Ourouminagh”, “Amasluv a rthabourth” et “Asmi Mezziagh”.
Tout comme ses aînés, à l’exemple de Slimane Azem, de Taleb Rabah récemment décédé, Oukil Amar, Aït Menguellet, Aït Meslayène et bien d’autres, qu'il a côtoyés à un moment ou à un autre, pour ne citer que ceux-là, Rabah Saïdani, l’enfant prodige des Ath Koufi en plein cœur du majestueux Djurdjura, est de cette race d’artistes pour lesquels ciseler des mots coule dans des veines à tel point qu’ils s’isolent de longues nuits pour “accoucher” de textes irréprochables tant sur le plan de la sonorité que du contenu. Montagnard jusqu’aux ongles, l’artiste a un répertoire riche de plus de 540 chansons dont 347 existent à l’ONDA. Depuis A y akham : ô maison, son premier 33 tours, durant quarante-sept ans de sa vie, il n’a cessé d’enchaîner disque après disque (entre 33 tours et 45 tours), puis une multitude de cassettes et de CD.
Durant toute cette longue carrière, il est resté longuement attaché à sa mandoline bien qu’il fût contraint, par la suite, à intégrer dans ses chansons les instruments musicaux les plus modernes. En revisitant son riche répertoire, il est tout à fait juste de remarquer que ses paroles sont toutes sorties de ses tripes tantôt traitant la vie des petites gens, tantôt les amours cachés des jeunes de son âge et enfin, bien sûr, les valeurs auxquelles sont restés attachés ses pairs.
Il n’est pas seulement compositeur mais aussi parolier de premier rang.
D’ailleurs, pour l’anecdote, il dira qu’il aurait même refusé les textes des autres. “À qui vais-je alors donner les miens ?” avait-il répondu au maestro Kamel Hamadi qui lui aurait proposé ses services.
Depuis 1992, situation du pays oblige, Dda Rabah s’est quelque peu retiré de la scène artistique car le moment n’était pas à la joie.
Comme le maçon qui ne peut abandonner sa truelle, le chanteur reprend sa guitare, en 2009 et retrouve le chemin des studios pour enregistrer son album intitulé “A y adrar” (ô montagne), parce qu’il est resté attaché à cette montagne, comprendre par là le Djurdjura. Et son choix n’était pas du tout fortuit. Cette fois-ci, pour immortaliser son répertoire et lui redonner vie auprès des jeunes, il a décidé alors à l’occasion de ses cinquante ans de carrière artistique, comme le font souvent les chanteurs de sa trempe, d’éditer des CD sous forme de mini-compilation.
Le premier est sorti en octobre dernier. Dans cet album, il a repris une dizaine de chansons. On citera Ourouminagh, Amasluv a rthabourth, Asmi Mezziagh, Ketch thachfidh, Avava, Alaqaf, A yahviv adakinigh, Yugi ouliw et A thaqchichth et Tighri. Il ne compte pas s’arrêter là parce que d’autres titres seront insérés dans d’autres albums en projet. “Au fil du temps, j’ai compris que certaines de mes compositions, environ une quinzaine, seront supprimées et que d’autres les remplaceront”, nous avouera-t-il durant une rencontre très conviviale. Quarante-cinq après, Rabah Saïdani reste l’une des icônes des plus renommées de la chanson kabyle en particulier et de la chanson algérienne en général.
Il devrait être un exemple pour les générations actuelles et futures parce qu’il a contribué de manière efficace à l’épanouissement et l’enrichissement de cet art dans toutes ses facettes et à la préservation de la culture dans toutes ses dimensions.

O. G

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Come-back de Rabah Saïdani, icône de la chanson kabyle

Par philhadj Temps de lecture: 3 min
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