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Le feuilleton des affrontements entre autochtones et migrants clandestins qui tentent par tous les moyens de remonter vers Tamanrasset ne semble pas prendre fin dans le Sud algérien. Après Ouargla, Béchar et Tamanrasset, c'est au tour de Timiaouine, localité située à l'extrême sud de la wilaya d'Adrar, de faire les frais d'un flux migratoire disproportionné en raison de la politique laxiste des autorités du pays. De violentes échauffourées ont encore éclaté entre des migrants de nationalités malienne, camerounaise, gambienne pour la plupart d’entre eux, et leurs passeurs travaillant avec un groupe de transporteurs desservant clandestinement la ligne Timiaouine-Tamanrasset. Il a fallu l’intervention des GGF déployés dans l’immense désert de Tanezrouft, à quelques encablures de la frontière algéro-malienne, pour remettre de l’ordre dans cette contrée promise à mille et un périls. Une source bien informée auprès du consulat général du Mali, à Tamanrasset, a appris qu’un groupe de transporteurs travaillant de connivence avec les passeurs assurant la desserte Gao-Timiaouine serait à l’origine de ces affrontements. “Ils acceptent (les passeurs, ndlr) de transporter des migrants sans payer préalablement leur voyage. Une fois arrivé à Timiaouine, l’autre groupe de transporteurs devant prendre le relais exigent le paiement de la totalité de la somme due. Les migrants qui n’ont pas les moyens de payer se font retirer leurs papiers en guise de caution avant de les détenir dans un semblant de foyer pour migrants clandestins. Certains sont contraints d’appeler leurs proches et leurs familles pour payer le transport en plus des frais d’hébergement et de restauration cumulés pendant leur séjour à Timiaouine. D’autres, par contre, refusent de s’inféoder et préfèrent recourir à la violence pour faire pression et, du coup, dénoncer ces pratiques liberticides”, relate notre source. Ainsi, la situation a pris une tournure dangereuse qui a failli plonger toute une commune dans le chaos. Ce qui a nécessité l’intervention des escadrons de la gendarmerie qui ont procédé à l’évacuation de tous les migrants, deux fois plus nombreux que la population locale, vers Talahandak, à 15 km de Timiaouine, ajoute la même source. Profitant de cette délocalisation forcée, certains opportunistes ont pris d’assaut le foyer déserté et volé tous les bagages des migrants manifestants. RABAH KARECHE

Des centaines de migrants africains manifestent à Timiaouine

Le feuilleton des affrontements entre autochtones et migrants clandestins qui tentent par tous les moyens de remonter vers Tamanrasset ne semble pas prendre fin dans le Sud algérien. Après Ouargla, Béchar et Tamanrasset, c'est au tour de Timiaouine, localité située à l'extrême sud de la wilaya d'Adrar, de faire les frais d'un flux migratoire disproportionné en raison de la politique laxiste des autorités du pays. De violentes échauffourées ont encore éclaté entre des migrants de nationalités malienne, camerounaise, gambienne pour la plupart d’entre eux, et leurs passeurs travaillant avec un groupe de transporteurs desservant clandestinement la ligne Timiaouine-Tamanrasset. Il a fallu l’intervention des GGF déployés dans l’immense désert de Tanezrouft, à quelques encablures de la frontière algéro-malienne, pour remettre de l’ordre dans cette contrée promise à mille et un périls. Une source bien informée auprès du consulat général du Mali, à Tamanrasset, a appris qu’un groupe de transporteurs travaillant de connivence avec les passeurs assurant la desserte Gao-Timiaouine serait à l’origine de ces affrontements. “Ils acceptent (les passeurs, ndlr) de transporter des migrants sans payer préalablement leur voyage. Une fois arrivé à Timiaouine, l’autre groupe de transporteurs devant prendre le relais exigent le paiement de la totalité de la somme due. Les migrants qui n’ont pas les moyens de payer se font retirer leurs papiers en guise de caution avant de les détenir dans un semblant de foyer pour migrants clandestins. Certains sont contraints d’appeler leurs proches et leurs familles pour payer le transport en plus des frais d’hébergement et de restauration cumulés pendant leur séjour à Timiaouine. D’autres, par contre, refusent de s’inféoder et préfèrent recourir à la violence pour faire pression et, du coup, dénoncer ces pratiques liberticides”, relate notre source. Ainsi, la situation a pris une tournure dangereuse qui a failli plonger toute une commune dans le chaos. Ce qui a nécessité l’intervention des escadrons de la gendarmerie qui ont procédé à l’évacuation de tous les migrants, deux fois plus nombreux que la population locale, vers Talahandak, à 15 km de Timiaouine, ajoute la même source. Profitant de cette délocalisation forcée, certains opportunistes ont pris d’assaut le foyer déserté et volé tous les bagages des migrants manifestants.

RABAH KARECHE

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