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L’inventaire des lieux et d’endroits non baptisés pour l’identification des cités de Gué de Constantine s’éternise, et le ministère de l’Intérieur fait obligation à l’APC de suggérer d’autres noms de chouhada.

Des cités sans plaques toponymes

L’inventaire des lieux et d’endroits non baptisés pour l’identification des cités de Gué de Constantine s’éternise, et le ministère de l’Intérieur fait obligation à l’APC de suggérer d’autres noms de chouhada.

À Gué de Constantine, “Monsieur Environnement” a, en ce moment, la main réellement “verte”, notamment au lieudit B14, où l’acte de verdoyer les espaces verts restitue au site l’image champêtre et gaie de ses vergers odorants d’antan, que se partageaient autrefois “Ness El-Fahs” du vieil Aïn Naâdja et leurs voisins de Birkhadem. En ce sens, il fait bon humer l’air du côté de la cité de 354-Logements, où la terre tapissée d’une abondante verdure a effacé à tout jamais (?) l’hideuse niche d’ordures qui enlaidissait le paysage et altérait l’atmosphère, entre autres sur le tronçon qui s’ouvre sur la cité limitrophe des 1306-Logements et Hay Enassim. Seul couac, aucune plaque toponymique n’est venue baptiser ces cités dites : 2548, 385 logements, etc., qui continuent d’exister au point de se perdre.
Autant d’appellations inhérentes surtout à l’intitulé des projets initiaux malgré l’œuvre achevée, qui désignent ainsi des noms de “baptême” donnés par les petites gens, à l’exemple de la cité Madrid, dénommée ainsi en raison de la nationalité du bâtisseur Dragados, en référence à la concrétisation des nombreux programmes de logements inscrits dans les plans des pouvoirs publics dans les années 1980. C’est dire que l’inventaire de lieux et d’endroits non baptisés pour l’identification des cités de Gué de Constantine s’éternise, alors que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales fait obligation à l’APC de suggérer à sa hiérarchie l’acte d’immortaliser d’autres noms de chouhada qui demeurent encore inconnus du public, ainsi que d’autres personnalités du terroir et universelles, afin d’octroyer au citoyen la désignation précise de son domicile et de faciliter la besogne au facteur. Après ce clin d’œil à la toponymie locale, cap sur le CW 14, où l’opération d’élagage des arbres permet aux automobilistes d’avoir une meilleure visibilité sur ce tronçon qui prend naissance du quatre chemins de Gué de Constantine, pour permettre l’accès à Hay Enassim (ex-Dragados), à la cité El-Hayat et jusqu’au taudis de Semmar. “Il y a eu la réfection de bordures de trottoirs du carrefour qui dessert Bachdjarah, Hay El-Badr jusqu’au lieudit Casenave, et de là vers Semmar. À cela s’est ajouté l’élagage des arbres de l’allée et la pose d’abribus”, a déclaré M. Ould Beziou Saïd, vice-président chargé de l’environnement auprès de la mairie de Gué de Constantine, lors d’une visite de ce qu’il qualifie comme “points noirs” de la commune au point de vue de l’hygiène. De la sorte et à l’acte d’humaniser Gué de Constantine, d’une once de gaîté bucolique s’est ajoutée l’hygiène, eu égard au nettoyage à l’intérieur pas du tout attrayant des marchés dits de proximité. “Le service de nettoiement procède à l’heure qu’il est au nettoyage des marchés communaux, dont la toilette est en cours d’exécution à la halle située au lieudit Casenave, ainsi qu’au marché de Aïn Naâdja, sis au boulevard Mohamed-Boudiaf. Pour ce qu’est du marché aux murs décrépis de Hay Enassim, la peinture a été refaite entièrement”, a ajouté notre interlocuteur.
Du reste, le marché de la cité des 720-Logements, établi à l’angle de l’arrêt de bus dénommé El-Poumpa, est laissé en l’état, puisqu’il est peu fréquenté, a-t-on appris. “Seule une dizaine de tenanciers d’étals persiste à survivre dans ce marché, d’où l’idée d’édifier en ce lieu et place un marché d’une contenance de 140 locaux, pour peu que les négociations avec ces gérants d’étals soient concluantes et qu’ils fassent preuve de raison, pour qu’ils consentent enfin à libérer les lieux à l’amiable. Ceci est d’autant souhaitable du fait qu’aucun de ces bénéficiaires d’étals, à l’époque trouble qu’a vécue le pays, ne peut justifier d’une existence juridique. Bien entendu et au vu de leur ancienneté sur les lieux, leur droit de jouissance sera bel et bien préservé au jour J de la réception de ce marché que nous envisageons de concevoir dans l’optique d’assurer une rente fiscale pour la trésorerie communale”, a tenu à préciser notre interlocuteur. Tout bien considéré, l’hygiène des marchés de proximité figure à l’ordre du jour de l’exécutif communal, puisqu’il est prévu de faire de l’ancien marché de la cité El-Hayat une poissonnerie et une suite d’étals de boucherie. De la sorte, c’est le tout Gué de Constantine qui se réconcilie enfin avec la question de l’environnement, pour peu qu’il y ait l’adhésion du citoyen lambda.

Louhal N.

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Des cités sans plaques toponymes

Par philhadj Temps de lecture: 4 min
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