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Malgré les restrictions relatives à leurs déplacements dans certains espaces, les Algériens sont de grands voyageurs. Ils sont en Tunisie, en Libye, en Irak, en Syrie, en Égypte, en France, en Belgique… Pour le dispositif d’alerte générale, ou le Travel Warning, le MAE algérien donnera, périodiquement, un bulletin d’appréciation de la menace guettant les Algériens candidats au voyage à l’étranger. Ces bulletins seront émis sur les sites web du MAE et de ses démembrements extérieurs. Le Travel Warning, qui répond aux droits des citoyens d’être informés, souffre de deux points faibles. Le premier est que, souvent, les notes qu’il renferme sont interprétées par certains pays comme un appel à leur boycott au moment où ils ont le plus besoin de la solidarité. Le second est que le Travel Warning se limite à donner des conseils alors que la situation sécuritaire dans le monde a évolué, nécessitant un volet opérationnel. Pour le dispositif d’alerte ciblée, donc démarche opérationnelle plus efficace et moins coûteuse politiquement, il s’agit de mettre en œuvre l’apport des Ntic pour cibler les candidats au voyage et les approvisionner en informations utiles. À travers ce dispositif d’alerte ciblée, les autorités algériennes seront appelées à identifier, nominativement, les citoyens candidats aux déplacements dans les zones à risques. La démarche consiste, par la suite, à mettre en place des dispositifs d’alerte et d’évacuation individuelles, de groupe ou massives des ressortissants se trouvant en terrain hostile. Les Ntic, notamment les applications portées sur les téléphones mobiles, permettront aux autorités algériennes d’entrer en contact avec nos ressortissants se trouvant dans ces zones hostiles, afin de les localiser, de les doter des informations utiles. À à tout instant “t”, l’Algérien voyageur sera joint par Alger sur son portable afin de l’informer, le conseiller et l’orienter vers les lieux de regroupement pour le sécuriser, éventuellement, l’exfiltrer. Pour cela, le recours aux PNR des voyageurs algériens, qui optent pour les déplacements par avion ou par bateau, sera utile et facilitera la tâche. C’est ce que font les autres pays. Pour les sorties par voie terrestre, l’idée est de trouver le moyen de récupérer les informations nécessaires sans encombrer nos postes frontaliers. De par l’expérience des autres pays, les deux dispositifs d’alerte, générale et ciblée, sont indépendants l’un de l’autre. Alors que le premier relève de la compétence des affaires étrangères, le second est chapeauté, souvent, par une cellule de crise permanente relevant de l’autorité suprême du pays. L’efficience du dispositif d’alerte ciblée dépend du niveau de développement des Ntic, ainsi que du degré de collaboration des agences de voyages et des compagnies aériennes. Mourad KEZZAR

Deux dispositifs d’alerte pour les conseiller et les assister en cas de menace

Malgré les restrictions relatives à leurs déplacements dans certains espaces, les Algériens sont de grands voyageurs. Ils sont en Tunisie, en Libye, en Irak, en Syrie, en Égypte, en France, en Belgique…
Pour le dispositif d’alerte générale, ou le Travel Warning, le MAE algérien donnera, périodiquement, un bulletin d’appréciation de la menace guettant les Algériens candidats au voyage à l’étranger. Ces bulletins seront émis sur les sites web du MAE et de ses démembrements extérieurs. Le Travel Warning, qui répond aux droits des citoyens d’être informés, souffre de deux points faibles. Le premier est que, souvent, les notes qu’il renferme sont interprétées par certains pays comme un appel à leur boycott au moment où ils ont le plus besoin de la
solidarité.
Le second est que le Travel Warning se limite à donner des conseils alors que la situation sécuritaire dans le monde a évolué, nécessitant un volet opérationnel.
Pour le dispositif d’alerte ciblée, donc démarche opérationnelle plus efficace et moins coûteuse politiquement, il s’agit de mettre en œuvre l’apport des Ntic pour cibler les candidats au voyage et les approvisionner en informations utiles.
À travers ce dispositif d’alerte ciblée, les autorités algériennes seront appelées à identifier, nominativement, les citoyens candidats aux déplacements dans les zones à risques.
La démarche consiste, par la suite, à mettre en place des dispositifs d’alerte et d’évacuation individuelles, de groupe ou massives des ressortissants se trouvant en terrain hostile.

Les Ntic, notamment les applications portées sur les téléphones mobiles, permettront aux autorités algériennes d’entrer en contact avec nos ressortissants se trouvant dans ces zones hostiles, afin de les localiser, de les doter des informations utiles. À à tout instant “t”, l’Algérien voyageur sera joint par Alger sur son portable afin de l’informer, le conseiller et l’orienter vers les lieux de regroupement pour le sécuriser, éventuellement, l’exfiltrer.
Pour cela, le recours aux PNR des voyageurs algériens, qui optent pour les déplacements par avion ou par bateau, sera utile et facilitera la tâche. C’est ce que font les autres pays.
Pour les sorties par voie terrestre, l’idée est de trouver le moyen de récupérer les informations nécessaires sans encombrer nos postes frontaliers. De par l’expérience des autres pays, les deux dispositifs d’alerte, générale et ciblée, sont indépendants l’un de l’autre.
Alors que le premier relève de la compétence des affaires étrangères, le second est chapeauté, souvent, par une cellule de crise permanente relevant de l’autorité suprême du pays. L’efficience du dispositif d’alerte ciblée dépend du niveau de développement des Ntic, ainsi que du degré de collaboration des agences de voyages et des compagnies
aériennes.

Mourad KEZZAR

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