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Le quotidien arabophone Echourouk est sommé de payer une dette avoisinant une soixantaine de milliards de centimes (574,4 millions de dinars) aux imprimeries publiques. C’est du moins le montant de sa dette révélé hier par la Société d’impression d’Alger (SIA), via un communiqué relayé par l’agence officielle (APS). La SIA qualifie de “fausses allégations” les affirmations de ce quotidien quant à la “prétendue relaxe” des chèques impayés. L’allusion est faite aux déclarations des responsables d’Echourouk dans son édition du 4 mai 2017 où ils avaient déclaré avoir “remboursé l'entreprise publique à hauteur de 98% de ses créances”. L’imprimerie a rappelé qu'Echourouk, “contrairement à ses affirmations, a été condamné par le tribunal pénal d'Hussein-Dey en date du 25 novembre 2015, un jugement confirmé par la cour d'Alger en date du 8 mars 2016”. Ce cas, précise-t-on dans le même communiqué, concerne “seulement la SIA”. Les autres imprimeries, souligne la direction de l’imprimerie, “ne sont pas pour autant épargnées par le défaut de règlement et le comportement irresponsable d'émissions de chèques rejetés pour insuffisance de provisions”. Selon la SIA, au moins “29 chèques ont été rejetés”. Ce qui, explique-t-on dans le communiqué, “a contraint les imprimeries à saisir les tribunaux compétents et obtenir des jugements définitifs mais, malheureusement, inexécutables en raison de l'insuffisance de provision dans les comptes d'Echourouk pour ne citer que l'exemple de la Simpral”. Même si elle menace de recourir à d’“autres procédures” qu’elle n’explique pas, la direction de l’imprimerie publique se déclare, néanmoins, “disponible” à trouver une solution à l’amiable “dans l’intérêt des deux parties”. Dans le détail, est-il précisé dans le même communiqué, “les dettes d'Echourouk auprès de la SIA s’élèvent à 204 459 280,78 DA, à 231 536 130,22 DA auprès de la Simpral, à 93 670 860,13 DA auprès de la SIO et à 44 824 714,68 DA auprès de la SIE”. Soit un total de 574 490 985,81 DA que le journal Echourouk “ne peut contester”, insiste la direction de l’imprimerie publique. L’imprimerie précise que “toutes ces créances sont arrêtées au 30 avril 2017”. Pour la SIA, “ces chiffres démontrent à eux seuls les facilitations accordées par les imprimeurs à la société Echourouk qui se résument notamment en un échéancier de paiement qui n'est pas respecté et un volume de créances équivalent à une année d'activité”. Cette situation, ajoute la SIA, aurait engendré “un déséquilibre structurel et chronique de certaines imprimeries, à l'instar de la Simpral qui se retrouve actuellement en cessation de paiement et l'imminence d'un dépôt de bilan”. Farid Abdeladim

“Echourouk” croule sous les dettes

Le quotidien arabophone Echourouk est sommé de payer une dette avoisinant une soixantaine de milliards de centimes (574,4 millions de dinars) aux imprimeries publiques. C’est du moins le montant de sa dette révélé hier par la Société d’impression d’Alger (SIA), via un communiqué relayé par l’agence officielle (APS). La SIA qualifie de “fausses allégations” les affirmations de ce quotidien quant à la “prétendue relaxe” des chèques impayés. L’allusion est faite aux déclarations des responsables d’Echourouk dans son édition du 4 mai 2017 où ils avaient déclaré avoir “remboursé l'entreprise publique à hauteur de 98% de ses créances”. L’imprimerie a rappelé qu'Echourouk, “contrairement à ses affirmations, a été condamné par le tribunal pénal d'Hussein-Dey en date du 25 novembre 2015, un jugement confirmé par la cour d'Alger en date du 8 mars 2016”. Ce cas, précise-t-on dans le même communiqué, concerne “seulement la SIA”. Les autres imprimeries, souligne la direction de l’imprimerie, “ne sont pas pour autant épargnées par le défaut de règlement et le comportement irresponsable d'émissions de chèques rejetés pour insuffisance de provisions”. Selon la SIA, au moins “29 chèques ont été rejetés”. Ce qui, explique-t-on dans le communiqué, “a contraint les imprimeries à saisir les tribunaux compétents et obtenir des jugements définitifs mais, malheureusement, inexécutables en raison de l'insuffisance de provision dans les comptes d'Echourouk pour ne citer que l'exemple de la Simpral”.
Même si elle menace de recourir à d’“autres procédures” qu’elle n’explique pas, la direction de l’imprimerie publique se déclare, néanmoins, “disponible” à trouver une solution à l’amiable “dans l’intérêt des deux parties”.
Dans le détail, est-il précisé dans le même communiqué, “les dettes d'Echourouk auprès de la SIA s’élèvent à 204 459 280,78 DA, à 231 536 130,22 DA auprès de la Simpral, à 93 670 860,13 DA auprès de la SIO et à 44 824 714,68 DA auprès de la SIE”. Soit un total de 574 490 985,81 DA que le journal Echourouk “ne peut contester”, insiste la direction de l’imprimerie publique. L’imprimerie précise que “toutes ces créances sont arrêtées au 30 avril 2017”. Pour la SIA, “ces chiffres démontrent à eux seuls les facilitations accordées par les imprimeurs à la société Echourouk qui se résument notamment en un échéancier de paiement qui n'est pas respecté et un volume de créances équivalent à une année d'activité”. Cette situation, ajoute la SIA, aurait engendré “un déséquilibre structurel et chronique de certaines imprimeries, à l'instar de la Simpral qui se retrouve actuellement en cessation de paiement et l'imminence d'un dépôt de bilan”.

Farid Abdeladim

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