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Contrarié par la présence jeudi de diplomates étrangers au procès de deux journalistes, qu’il voulait certainement à huis clos, le président turc s’est vivement emporté contre eux hier dans un discours télévisé à Istanbul. Ne voulant certainement avoir de témoins dans ce genre de procès visant à condamner les journalistes opposés à son régime, Recep Tayyip Erdogan a martelé : “Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous faites là ?”, en s’attaquant à ces diplomates qu’il a accusés d’avoir tenté “une démonstration de force”. “Ici ce n'est pas votre pays, ici c'est la Turquie”, a-t-il ajouté tout en affirmant qu'ils ne pouvaient agir que dans le cadre de leurs consulats, et qu’“ailleurs, cela nécessite une permission”. Plusieurs diplomates européens, dont la consule générale de France et l’ambassadeur d'Allemagne à Ankara, ont également assisté à cette audience. À signaler que quelque 200 personnes entre collègues, députés d'opposition et simples citoyens, ont accompagné vendredi Can Dündar, rédacteur en chef du quotidien Cumhuriyet, et Erdem Gül, son chef de bureau à Ankara, au palais de justice d’Istanbul. Les débats à peine commencés, le tribunal pénal a décidé, sur réquisitions du procureur, de les poursuivre à huis clos pour des raisons de “sécurité nationale”, provoquant la colère du public. À la reprise de l’audience, le refus de plusieurs députés d’opposition de quitter la salle avait ensuite provoqué un incident de séance et poussé le président à ajourner le procès au 1er avril. M. T./Agences

Erdogan en cabale contre la presse opposante

Contrarié par la présence jeudi de diplomates étrangers au procès de deux journalistes, qu’il voulait certainement à huis clos, le président turc s’est vivement emporté contre eux hier dans un discours télévisé à Istanbul. Ne voulant certainement avoir de témoins dans ce genre de procès visant à condamner les journalistes opposés à son régime, Recep Tayyip Erdogan a martelé : “Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous faites là ?”, en s’attaquant à ces diplomates qu’il a accusés d’avoir tenté “une démonstration de force”. “Ici ce n'est pas votre pays, ici c'est la Turquie”, a-t-il ajouté tout en affirmant qu'ils ne pouvaient agir que dans le cadre de leurs consulats, et qu’“ailleurs, cela nécessite une permission”. Plusieurs diplomates européens, dont la consule générale de France et l’ambassadeur d'Allemagne à Ankara, ont également assisté à cette audience. À signaler que quelque 200 personnes entre collègues, députés d'opposition et simples citoyens, ont accompagné vendredi Can Dündar, rédacteur en chef du quotidien Cumhuriyet, et Erdem Gül, son chef de bureau à Ankara, au palais de justice d’Istanbul. Les débats à peine commencés, le tribunal pénal a décidé, sur réquisitions du procureur, de les poursuivre à huis clos pour des raisons de “sécurité nationale”, provoquant la colère du public. À la reprise de l’audience, le refus de plusieurs députés d’opposition de quitter la salle avait ensuite provoqué un incident de séance et poussé le président à ajourner le procès au 1er avril.

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Erdogan en cabale contre la presse opposante

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