Accueil / actualite / Hamid Grine : “J’ai eu le feu vert de Sellal”
Les hasards du calendrier politique ont fait qu’hier matin, le ministre de la Communication, Hamid Grine

Hamid Grine : “J’ai eu le feu vert de Sellal”

Les hasards du calendrier politique ont fait qu’hier matin, le ministre de la Communication, Hamid Grine, était l’invité du Forum du journal El Joumhouria à Oran, avec en toile de fond la polémique née de ses déclarations ciblant le général-major à la retraite, Mohamed Mediène dit Toufik. De son entretien accordé à TSA, où il disait s’exprimer en tant que “ministre de la Communication”, pour s’en prendre à l’ex-patron du DRS, qualifiant le contenu de sa lettre “d’extrême violence”, Hamid Grine a choisi de se défendre en adoptant la posture d’un ministre discipliné. “J’appartiens à un gouvernement harmonieux, engagé, discipliné ; tout ministre qui veut faire des déclarations doit en informer son supérieur. Ma déclaration concernant la lettre du général Toufik a eu lieu dans ce cadre”, dira-t-il après avoir tenté d’éluder, à maintes reprises, les questions sur ce sujet. Et ce n’est que vers la fin du Forum que M. Grine se décidera à répondre clairement lorsqu’il lui a été demandé s’il en avait au préalable informé le Premier ministre. “Mon supérieur ne peut pas apprendre par surprise mes déclarations une fois parues, il y a une communication interne, un accord. Il y a un gouvernement engagé dans la défense des valeurs républicaines au service de l’État. Il y a concertation, il y a débat, mais nous avons un seul chef et pas deux, et c’est le Premier ministre, donc mon action était une action commune”, insiste le ministre engageant ainsi directement la responsabilité de M. Sellal. Plus loin, et dans une tentative de répondre à ceux qui l’ont qualifié de répondre en “mercenaire d’un clan du pouvoir” ou encore à Khalida Toumi qui a déclaré qu’il a enfreint “l’obligation de réserve”, le ministre soulignera qu’il ne revient pas sur ce qu’il a dit.
Durant le Forum, Hamid Grine déroulera son discours sur la nécessité de professionnaliser la presse et l’obligation pour les journalistes d’aller vers plus d’éthique et de déontologie, rappelant ainsi les cycles de formation initiés par son département depuis qu’il en est à sa tête. Néanmoins, cela ne l’empêchera pas d’user de termes violents en parlant de la presse. “Il y a quelque chose de pourri dans la presse”, s’insurge le ministre en réagissant aux interpellations de journalistes dénonçant leurs conditions socioprofessionnelles au sein de certains titres de la presse privée. Il réagira encore en dénonçant les “insultes et diffamations” sur les réseaux sociaux, demandant à leurs auteurs, dont des journalistes, “de ne pas pourrir le métier”. Par ailleurs, le ministre assure être seul à décider quand il convient de répondre à des questions ou non, en précisant : “C’est moi qui décide et fixe les règles du jeu, ce n’est pas vous (les journalistes, ndlr), je réponds quand j’ai un message, et quand je n’en ai pas, je me tais…” Au sujet des faux journalistes ayant bénéficié de cartes de presse officielles, Hamid Grine dira ne pas vouloir couvrir les faussaires, ajoutant qu’aucun nom ne lui a été transmis dans le cadre de ce dossier. Le ministre a également annoncé le lancement, la semaine prochaine, de cycles de formation intitulés “Connaître les médias” auxquels un large public est invité.

D. L

Article complet

Votre Publicité ici

À propos philhadj

Laisser une réponse

Hamid Grine : “J’ai eu le feu vert de Sellal”

Par philhadj Temps de lecture: 2 min
0