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Hanoune : “Le changement ne peut pas se faire de l’intérieur du système”

Pour la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, le pouvoir met en danger la pérennité et l’indépendance de la nation algérienne.

Louisa Hanoune s’est distinguée par un discours tranchant, hier, lors d’un meeting organisé à la bibliothèque communale de Hassen-Badi (ex-Belfort), à Alger, à l’occasion de la célébration du 26e anniversaire du Parti des travailleurs.
Un changement de cap, cette fois-ci radical, puisque la SG du PT plaide carrément pour le départ du système. “Le changement démocratique ne peut pas se faire de l’intérieur du pouvoir, car c’est ce même pouvoir qui représente le plus grand danger pour le pays. Ce sont le peuple et les travailleurs qui vont imposer le changement”, a-t-elle soutenu. Louisa Hanoune, qui parlait sur un ton que l’on pourrait qualifier de “prérévolutionnaire”, s’est dite convaincue que “le pouvoir actuel représente un danger sur la pérennité et l’indépendance de la nation algérienne”.
Sauf que, avertit-elle, “la majorité ne peut pas accepter un suicide collectif dans le silence pour contenter les prédations d’une minorité”. Et “contrairement à Octobre 1988”, enchaîne la première dame du PT, “le peuple algérien n’aura pas, cette fois-ci, l’impression de combattre seul lorsqu’il décidera de faire changer les choses”. Bien au contraire, elle affirme que “le Parti des travailleurs place une grande confiance en la maturité du peuple algérien, et nous lui disons qu’il peut compter sur nous pour l’encadrement de sa combativité”.
Louisa Hanoune a avoué n’avoir jamais imaginé que “les choses allaient s’aggraver aussi vite dans le pays jusqu’à menacer les fondements de la nation algérienne d’effondrement”. Elle cite d’abord “la menace sur le multipartisme” qu’elle juge “plus que jamais d’actualité”. Pour preuve, elle rappelle les récentes “attaques violentes”, voire “la tentative de putsch”, qui ont visé son parti. Ensuite, elle énumère les projets de lois “compradores, antinationaux et anticonstitutionnels”, à l’exemple du code de l’investissement, la loi imposant obligation de réserve aux retraités de l’armée et la loi électorale. Un “arsenal de lois” qui, à ses yeux, représente “la mise à mort des acquis démocratiques”, et que l’on a, d’ailleurs, passé avec “force et violence” à l’Assemblée populaire nationale (APN), pendant ce mois de Ramadhan.
L’autre menace que Louisa Hanoune estime “plus que jamais inquiétante” est l’“atteinte à la liberté de la presse et d’expression qui a atteint son apogée”.
Pour la SG du PT, il y a, sans aucun doute, des “intentions totalitaires”. Mais la violence comme moyen, fait-elle remarquer, “ne peut pas aboutir”. “Un système politique qui réprime est un système faible et qui a peur de son peuple. Un système fort, bien au contraire, tire sa force de son peuple. Aussi, un peuple libre peut se mobiliser contre les dangers internes et externes, mais un peuple enchaîné accepte et se résigne comme c’était le cas en Irak”, a-t-elle asséné. Louisa Hanoune rappelle, à cet effet, les enseignements de la guerre de Libération nationale pour dire que “la volonté des peuples est indomptable”.
Au Parti des travailleurs, elle jure que leur combat sera pour “la démocratie, la souveraineté nationale et l’État unitaire”. Sur sa lancée, elle ajoute que “nous allons mettre à contribution toutes nos forces et énergies pour y arriver”.
Enfin, la SG du PT a mis en garde contre toutes ces situations qu’elle qualifie comme étant “porteuses de violences sociales, de menaces sur la paix et de déracinement de l’unité nationale”. Elle conclut sur ce propos : “Attention, attention, attention…”

Mehdi Mehenni

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Par philhadj Temps de lecture: 3 min
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