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L’équipe nationale a fait une démonstration de force, vendredi soir, face à l’Éthiopie. Encore une fois, elle a inscrit 7 buts face à un adversaire de faible calibre, faut-il le reconnaître, même si cela n’enlève en rien le mérite des camarades de Feghouli. Ces derniers ont tout simplement été supérieurs, sur tous les plans, à leurs vis-à-vis, qui n’ont eu que deux occasions durant toutes les 90 minutes, dont une a été concrétisée. Avant le match, les Verts partaient avec les faveurs des pronostics et l’Éthiopie n’avait aucun argument pour rivaliser. La force de l’équipe algérienne se concrétise sur le terrain, et la nouveauté c’est qu’elle donne de l’ampleur à ses victoires à la maison depuis quelque temps. Cependant, il faudra maintenant “exporter” cette suprématie en Afrique et imposer sa loi dans des conditions totalement différentes de ce qui se trouve ici en Algérie. Après-demain, les Verts retrouveront le même adversaire à Addis-Abeba pour une manche retour décisive. Une victoire compostera officiellement le ticket de l’EN pour la CAN-2017 avant même les deux dernières rencontres (Seychelles et Lesotho). Pour le moment, l’équipe nationale réalise le parcours parfait avec trois victoires en trois matches, quatorze buts inscrits, soit une moyenne de plus de quatre buts par match, contre seulement deux encaissés. Les hommes de Christian Gourcuff ont franchi un énorme pas pour la qualification, mais il faudra sceller cet objectif dès ce mardi à Addis-Abeba face à une équipe éthiopienne que les Algériens ont, certes, battue en 2014 (2-1), mais force est de reconnaître que les conditions seront totalement différentes. Les joueurs algériens seront confrontés à une bête blessée, avide de sauver son honneur après la débâcle de Blida, mais aussi des conditions climatiques extrêmes – 2600 m d’altitude, 30°C. Le sélectionneur national en sait quelque chose, lui qui avait débuté son aventure avec les Verts par une victoire à Addis-Abeba. “Je sais que mardi prochain à Addis-Abeba, les conditions de jeu ne seront pas les mêmes. Avec l'altitude et le mauvais état de la pelouse, nous serons probablement dans l'incapacité de développer la même qualité de jeu. Mais nous allons quand même essayer d'adopter la même stratégie, avec l'espoir de gagner”, a indiqué le coach. Si techniquement l’équipe est largement supérieure, elle éprouve, cependant, de gros problèmes lorsqu’elle évolue au fin fond du continent. On se rappelle de ce premier match des éliminatoires de la CAN-2017 où l’équipe nationale rendait visite au Lesotho. Dans des conditions assez difficiles, les Algériens ont eu du mal à s’imposer devant un adversaire classé à la 153e place au classement Fifa. Même s’ils se sont sortis avec une victoire (1-3), il n’en demeure pas moins que les joueurs n’arrivent pas à imposer leur jeu lorsque les conditions changent, en dépit de l’énorme potentiel, aussi bien technique que physique des joueurs algériens. Pis encore. Face à la Tanzanie, pour le compte des éliminatoires du Mondial-2018, les Verts ont failli y laisser des plumes. Les camarades de Medjani ont été malmenés durant une grande partie de la rencontre. Ils étaient même menés au score 2 buts à 0 avant la réaction d’orgueil de Slimani, qui a sauvé l’équipe grâce à son doublé. Il faut dire que les Verts ont frôlé la correctionnelle, n’était une transversale et deux arrêts décisifs de M'Bolhi. Il est vrai que tous les spécialistes reconnaissent la force de l’équipe d’Algérie, mais elle reste fébrile loin de ses bases. La CAN-2015 en est également une parfaite illustration, alors que tout le monde donnait les Verts favoris pour remporter le titre. L’Algérie n’aura pas tous ses matches au stade Mustapha-Tchaker. Les éliminatoires du Mondial 2018 se profilent à l’horizon, et les quatre prochaines CAN se dérouleront en pleine Afrique, alors il est temps de traduire cette supériorité technique à l’extérieur. L’Égypte l’avait fait il y a quelques années, et cette génération algérienne devra absolument dominer le football africain lors des dix prochaines années. Malik A.

Il faut maintenant conquérir l’Afrique

L’équipe nationale a fait une démonstration de force, vendredi soir, face à l’Éthiopie. Encore une fois, elle a inscrit 7 buts face à un adversaire de faible calibre, faut-il le reconnaître, même si cela n’enlève en rien le mérite des camarades de Feghouli. Ces derniers ont tout simplement été supérieurs, sur tous les plans, à leurs vis-à-vis, qui n’ont eu que deux occasions durant toutes les 90 minutes, dont une a été concrétisée. Avant le match, les Verts partaient avec les faveurs des pronostics et l’Éthiopie n’avait aucun argument pour rivaliser. La force de l’équipe algérienne se concrétise sur le terrain, et la nouveauté c’est qu’elle donne de l’ampleur à ses victoires à la maison depuis quelque temps. Cependant, il faudra maintenant “exporter” cette suprématie en Afrique et imposer sa loi dans des conditions totalement différentes de ce qui se trouve ici en Algérie. Après-demain, les Verts retrouveront le même adversaire à Addis-Abeba pour une manche retour décisive. Une victoire compostera officiellement le ticket de l’EN pour la CAN-2017 avant même les deux dernières rencontres (Seychelles et Lesotho). Pour le moment, l’équipe nationale réalise le parcours parfait avec trois victoires en trois matches, quatorze buts inscrits, soit une moyenne de plus de quatre buts par match, contre seulement deux encaissés. Les hommes de Christian Gourcuff ont franchi un énorme pas pour la qualification, mais il faudra sceller cet objectif dès ce mardi à Addis-Abeba face à une équipe éthiopienne que les Algériens ont, certes, battue en 2014 (2-1), mais force est de reconnaître que les conditions seront totalement différentes. Les joueurs algériens seront confrontés à une bête blessée, avide de sauver son honneur après la débâcle de Blida, mais aussi des conditions climatiques extrêmes – 2600 m d’altitude, 30°C. Le sélectionneur national en sait quelque chose, lui qui avait débuté son aventure avec les Verts par une victoire à Addis-Abeba. “Je sais que mardi prochain à Addis-Abeba, les conditions de jeu ne seront pas les mêmes. Avec l'altitude et le mauvais état de la pelouse, nous serons probablement dans l'incapacité de développer la même qualité de jeu. Mais nous allons quand même essayer d'adopter la même stratégie, avec l'espoir de gagner”, a indiqué le coach. Si techniquement l’équipe est largement supérieure, elle éprouve, cependant, de gros problèmes lorsqu’elle évolue au fin fond du continent. On se rappelle de ce premier match des éliminatoires de la CAN-2017 où l’équipe nationale rendait visite au Lesotho. Dans des conditions assez difficiles, les Algériens ont eu du mal à s’imposer devant un adversaire classé à la 153e place au classement Fifa. Même s’ils se sont sortis avec une victoire (1-3), il n’en demeure pas moins que les joueurs n’arrivent pas à imposer leur jeu lorsque les conditions changent, en dépit de l’énorme potentiel, aussi bien technique que physique des joueurs algériens. Pis encore. Face à la Tanzanie, pour le compte des éliminatoires du Mondial-2018, les Verts ont failli y laisser des plumes. Les camarades de Medjani ont été malmenés durant une grande partie de la rencontre. Ils étaient même menés au score 2 buts à 0 avant la réaction d’orgueil de Slimani, qui a sauvé l’équipe grâce à son doublé. Il faut dire que les Verts ont frôlé la correctionnelle, n’était une transversale et deux arrêts décisifs de M'Bolhi. Il est vrai que tous les spécialistes reconnaissent la force de l’équipe d’Algérie, mais elle reste fébrile loin de ses bases. La CAN-2015 en est également une parfaite illustration, alors que tout le monde donnait les Verts favoris pour remporter le titre. L’Algérie n’aura pas tous ses matches au stade Mustapha-Tchaker. Les éliminatoires du Mondial 2018 se profilent à l’horizon, et les quatre prochaines CAN se dérouleront en pleine Afrique, alors il est temps de traduire cette supériorité technique à l’extérieur.
L’Égypte l’avait fait il y a quelques années, et cette génération algérienne devra absolument dominer le football africain lors des dix prochaines années.

Malik A.

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Il faut maintenant conquérir l’Afrique

Par philhadj Temps de lecture: 3 min
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