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Les passagers du vol Béjaïa-Paris ont attendu onze longues heures avant d’embarquer à destination de l’aéroport Charles-de-Gaulle. Il s’agit d’un vol supplémentaire de la compagnie aérienne nationale Air Algérie. Il était prévu à 3h du matin. Malheureusement, pour les passagers, dont beaucoup de familles avec des enfants en bas âge, le vol a été annulé, a-t-on confirmé de sources proches de l’aéroport. Le problème : c’est que, selon des passagers qui ont joint au téléphone notre journal, ils n’ont eu droit “à aucune prise en charge” alors que la loi sur les indemnisations des passagers de transport aérien, votée en avril dernier, est entrée en vigueur le 3 juillet dernier, après sa publication au Journal officiel. “C’est scandaleux !”, s’étaient écriés les passagers, qui avaient joint le journal. Nous avons bien évidemment essayé de joindre l’agence d’Air Algérie de l’aéroport Abane-Ramdane Soummam pour avoir leur version des faits, en vain. Personne au bout du fil, en dépit de nos multiples tentatives. Désormais, les passagers connaissent leurs droits d’autant que la presse, écrite et audiovisuelle, a relayé les débats sur le projet de loi relatif aux indemnisations des passagers et sur ce que prévoit la réglementation internationale aérienne. D’ailleurs, ce sont des hommes et des femmes qui connaissent parfaitement leurs droits, qui ont tenu à dénoncer la compagnie et alerter l’opinion publique sur ces désagréments, qui continuent à être causés aux passagers algériens. Il s’agit en l’occurrence des émigrés, des binationaux, qui choisissent de passer leurs vacances en Algérie en dépit du prix élevé du transport aérien. La convention de Montréal sur le transport aérien international stipule dans son article 19 que “le transporteur est responsable de dommages résultant d’un retard dans le transport aérien de passagers, de bagages ou de marchandises”. Et que le règlement introduit un régime comportant trois fourchettes de pénalisation. Ainsi, dans le cas de longs retards (deux heures ou plus, en fonction de la distance du vol), les passagers se voient proposer, dans tous les cas, des repas et des rafraîchissements ainsi que deux appels téléphoniques, deux télex, fax ou emails, à titre gratuit ; si l'heure de départ est prévue pour le jour suivant, les passagers se voient également offrir un hébergement à l'hôtel et le transport jusqu'au lieu d'hébergement et de celui-ci jusqu'à l'aéroport. Enfin, si le retard est de cinq heures au moins, les passagers peuvent choisir entre le remboursement du prix intégral du billet avec, le cas échéant, un vol de retour au point de départ initial. Mais, manifestement, aucune de ces possibilités ne semblent avoir été proposées à nos passagers, qui ont fini par embarquer dans le vol de 13h, a-t-on confirmé auprès d’une source proche de l’aéroport. L’autre disposition principale de la loi concerne le remboursement des billets en cas d’annulation de vol. Il se fera “dans un délai de huit jours, au prix auquel ils l’ont acheté”, précise le texte. “Lorsque le retard est d’au moins cinq heures, le passager peut faire valoir son droit au remboursement”, précise le texte. On n’a pas pu confirmer auprès d’Air Algérie si des passagers s’étaient présentés auprès de leur guichet pour un éventuel remboursement. M. Ouyougoute

Ils ont attendu 11 heures avant d’embarquer

Les passagers du vol Béjaïa-Paris ont attendu onze longues heures avant d’embarquer à destination de l’aéroport Charles-de-Gaulle. Il s’agit d’un vol supplémentaire de la compagnie aérienne nationale Air Algérie. Il était prévu à 3h du matin. Malheureusement, pour les passagers, dont beaucoup de familles avec des enfants en bas âge, le vol a été annulé, a-t-on confirmé de sources proches de l’aéroport.
Le problème : c’est que, selon des passagers qui ont joint au téléphone notre journal, ils n’ont eu droit “à aucune prise en charge” alors que la loi sur les indemnisations des passagers de transport aérien, votée en avril dernier, est entrée en vigueur le 3 juillet dernier, après sa publication au Journal officiel. “C’est scandaleux !”, s’étaient écriés les passagers, qui avaient joint le journal. Nous avons bien évidemment essayé de joindre l’agence d’Air Algérie de l’aéroport Abane-Ramdane Soummam pour avoir leur version des faits, en vain. Personne au bout du fil, en dépit de nos multiples tentatives.
Désormais, les passagers connaissent leurs droits d’autant que la presse, écrite et audiovisuelle, a relayé les débats sur le projet de loi relatif aux indemnisations des passagers et sur ce que prévoit la réglementation internationale aérienne. D’ailleurs, ce sont des hommes et des femmes qui connaissent parfaitement leurs droits, qui ont tenu à dénoncer la compagnie et alerter l’opinion publique sur ces désagréments, qui continuent à être causés aux passagers algériens. Il s’agit en l’occurrence des émigrés, des binationaux, qui choisissent de passer leurs vacances en Algérie en dépit du prix élevé du transport aérien.
La convention de Montréal sur le transport aérien international stipule dans son article 19 que “le transporteur est responsable de dommages résultant d’un retard dans le transport aérien de passagers, de bagages ou de marchandises”. Et que le règlement introduit un régime comportant trois fourchettes de pénalisation.
Ainsi, dans le cas de longs retards (deux heures ou plus, en fonction de la distance du vol), les passagers se voient proposer, dans tous les cas, des repas et des rafraîchissements ainsi que deux appels téléphoniques, deux télex, fax ou emails, à titre gratuit ; si l'heure de départ est prévue pour le jour suivant, les passagers se voient également offrir un hébergement à l'hôtel et le transport jusqu'au lieu d'hébergement et de celui-ci jusqu'à l'aéroport.
Enfin, si le retard est de cinq heures au moins, les passagers peuvent choisir entre le remboursement du prix intégral du billet avec, le cas échéant, un vol de retour au point de départ initial. Mais, manifestement, aucune de ces possibilités ne semblent avoir été proposées à nos passagers, qui ont fini par embarquer dans le vol de 13h, a-t-on confirmé auprès d’une source proche de l’aéroport.
L’autre disposition principale de la loi concerne le remboursement des billets en cas d’annulation de vol. Il se fera “dans un délai de huit jours, au prix auquel ils l’ont acheté”, précise le texte. “Lorsque le retard est d’au moins cinq heures, le passager peut faire valoir son droit au remboursement”, précise le texte. On n’a pas pu confirmer auprès d’Air Algérie si des passagers s’étaient présentés auprès de leur guichet pour un éventuel remboursement.

M. Ouyougoute

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