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Attendu, hier, à la cérémonie d’installation de la commission “d’études et de concertations” du parti, présidée par le ministre de l’Agriculture, Abdeslam Chelghoum, membre du comité central, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saâdani, a brillé par son absence. Une absence fort remarquée mais surtout inexpliquée. Selon l’ancien ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbas, qui a mis à profit cette tribune pour présenter son livre sur la nouvelle Constitution adoptée par le président Abdelaziz Bouteflika, sous le titre Visa pour l’avenir, Saâdani serait “retenu par un empêchement de dernière minute”. “Le secrétaire général, M. Amar Saâdani, qui devait en principe être parmi nous aujourd’hui, s’excuse de ne pas pouvoir venir en raison d’un empêchement de dernière minute”, a, en effet, souligné d’emblée ce membre influent du CC issu du 10e congrès du parti. Un congrès toujours contesté par les “redresseurs”. Ould Abbas ne donnera aucune précision sur cet “empêchement de dernière minute”. Ce qui dément, de fait, l’information avancée par certains cercles et qui voudrait que Saâdani soit parti aux Lieux saints de l’islam pour y accomplir le pèlerinage. Il faudrait que ce soit assez grave ou assez important pour qu’Amar Saâdani, qui en avait fait la promesse, rate une si belle occasion de porter l’estocade à ses nombreux détracteurs. Surtout que son absence a duré tout l’été. Cela, quand bien même il aurait alors délégué ses prérogatives à Mohamed Boumahdi qu’il avait nommé comme SG intérimaire du parti. Il était d’autant plus attendu en raison de la coïncidence de cette rentrée avec les préparatifs des prochaines échéances électorales, notamment les législatives de mai de 2017. Quel impératif a-t-il donc empêché Saâdani d’assister à cette importante activité du parti dont l’objectif, précise le président de cette commission d’études et de concertation du FLN, en l’occurrence Abdeslam Chelghoum, est justement l’ouverture d’un débat général sur les “questions de fond” à l’approche de ces échéances importantes ? Pour les représentants du mouvement de redressement du FLN, l’absence de Saâdani répondrait à son “lâchage” par les cercles de décision et que l’activité du jour du parti ne serait qu’une “simulation”. Selon eux, il s’agirait d’une manœuvre visant à faire croire que le parti fonctionnerait toujours au moment où, croient-ils savoir, les jours d’Amar Saâdani seraient bel et bien comptés. Si le propos des redresseurs, notamment le comité pour le redressement de ligne du parti mené par Layachi Daâdoua, dont la principale revendication, réitérée lors de la réunion tenue jeudi dernier à Alger, est de déchoir Saâdani, trouve son explication dans le cheminement logique de leur combat, la participation à la rencontre d’hier de certains cadres du parti en disgrâce avec l’actuel SG conforte néanmoins cette thèse. Il a été remarqué notamment la présence inexpliquée de l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdelkader Khomri, renvoyé du gouvernement lors du remaniement de 2015. Parmi les présents à la cérémonie d’installation de la commission “d’études et de concertations” figuraient, par ailleurs, des ministres, anciens ou en exercice, à l’instar d’Iman-Houda Feraoun, ministre des Ptic, son prédécesseur, Moussa Benhamadi, ou encore l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, mais aussi des cadres et des élus du parti, à l’instar du vice-président de l’APN, l’incontournable Baha Eddine Tliba. Farid Abdeladim

Intrigante absence d’Amar Saâdani

Attendu, hier, à la cérémonie d’installation de la commission “d’études et de concertations” du parti, présidée par le ministre de l’Agriculture, Abdeslam Chelghoum, membre du comité central, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saâdani, a brillé par son absence.
Une absence fort remarquée mais surtout inexpliquée. Selon l’ancien ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbas, qui a mis à profit cette tribune pour présenter son livre sur la nouvelle Constitution adoptée par le président Abdelaziz Bouteflika, sous le titre Visa pour l’avenir, Saâdani serait “retenu par un empêchement de dernière minute”. “Le secrétaire général, M. Amar Saâdani, qui devait en principe être parmi nous aujourd’hui, s’excuse de ne pas pouvoir venir en raison d’un empêchement de dernière minute”, a, en effet, souligné d’emblée ce membre influent du CC issu du 10e congrès du parti. Un congrès toujours contesté par les “redresseurs”. Ould Abbas ne donnera aucune précision sur cet “empêchement de dernière minute”. Ce qui dément, de fait, l’information avancée par certains cercles et qui voudrait que Saâdani soit parti aux Lieux saints de l’islam pour y accomplir le pèlerinage.
Il faudrait que ce soit assez grave ou assez important pour qu’Amar Saâdani, qui en avait fait la promesse, rate une si belle occasion de porter l’estocade à ses nombreux détracteurs. Surtout que son absence a duré tout l’été. Cela, quand bien même il aurait alors délégué ses prérogatives à Mohamed Boumahdi qu’il avait nommé comme SG intérimaire du parti. Il était d’autant plus attendu en raison de la coïncidence de cette rentrée avec les préparatifs des prochaines échéances électorales, notamment les législatives de mai de 2017. Quel impératif a-t-il donc empêché Saâdani d’assister à cette importante activité du parti dont l’objectif, précise le président de cette commission d’études et de concertation du FLN, en l’occurrence Abdeslam Chelghoum, est justement l’ouverture d’un débat général sur les “questions de fond” à l’approche de ces échéances importantes ? Pour les représentants du mouvement de redressement du FLN, l’absence de Saâdani répondrait à son “lâchage” par les cercles de décision et que l’activité du jour du parti ne serait qu’une “simulation”.
Selon eux, il s’agirait d’une manœuvre visant à faire croire que le parti fonctionnerait toujours au moment où, croient-ils savoir, les jours d’Amar Saâdani seraient bel et bien comptés. Si le propos des redresseurs, notamment le comité pour le redressement de ligne du parti mené par Layachi Daâdoua, dont la principale revendication, réitérée lors de la réunion tenue jeudi dernier à Alger, est de déchoir Saâdani, trouve son explication dans le cheminement logique de leur combat, la participation à la rencontre d’hier de certains cadres du parti en disgrâce avec l’actuel SG conforte néanmoins cette thèse. Il a été remarqué notamment la présence inexpliquée de l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdelkader Khomri, renvoyé du gouvernement lors du remaniement de 2015.
Parmi les présents à la cérémonie d’installation de la commission “d’études et de concertations” figuraient, par ailleurs, des ministres, anciens ou en exercice, à l’instar d’Iman-Houda Feraoun, ministre des Ptic, son prédécesseur, Moussa Benhamadi, ou encore l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, mais aussi des cadres et des élus du parti, à l’instar du vice-président de l’APN, l’incontournable Baha Eddine Tliba.

Farid Abdeladim

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