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Le bureau de la wilaya de Béjaïa de la Coordination nationale des associations de soutien au programme du président de la République a organisé, hier, à la maison de la culture Taous- Amrouche, une rencontre avec “la société civile” de la région. Officiellement, pour célébrer le 11e anniversaire de la réconciliation nationale. À l’occasion, Me Azzi Merouane, président de la commission de suivi de l’application de la charte nationale, a animé une communication sur les bienfaits de la réconciliation nationale. L’intervenant a affirmé que la réconciliation nationale a porté ses fruits, la preuve, a-t-il dit, elle a ramené la “paix et la stabilité” pour le pays. Il étayera ses dires par des chiffres. “Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la réconciliation nationale, plus d’un millier de terroristes se sont repentis. La loi leur a donné toutes les assurances contre des poursuites judiciaires”, a soutenu Me Azzi, avant de souligner que l’objectif est d’arriver à l’élargir à d’autres catégories. Quelles catégories ? Il n'en dira rien. Parle-t-il d’une amnistie générale ? Tels ceux impliqués dans des dossiers de corruption. Difficile à savoir. Néanmoins, en analysant son discours, cette éventualité n’est pas à écarter. Pour revenir à cette rencontre, même si le mouvement associatif est trié sur le volet, il n’en demeure pas moins que des voix, pour le moins discordantes, se sont élevées sur le développement de la région, jugé à la traîne par rapport à d’autres wilayas. “Le projet du centre anticancer d’Amizour est gelé. Nous sommes condamnés à évacuer les cancéreux sur la wilaya de Sétif”, a déclaré, avec dépit, le président de l'association des cancéreux, sise à Amizour, avant que d’autres présidents d’association lui emboîtent le pas pour souligner la marginalisation, pour ne pas dire l’ostracisme, dont est victime la région de la part des pouvoirs publics. Des questions gênantes pour M. Azzi, qui n’a pas trouvé mieux que de répondre par une question : “Peut-on parler du développement quand le sang coule ?”, a-t-il répondu. Le comble, le chargé de la communication de ladite organisation au niveau de son bureau de wilaya de Béjaïa, M. Mansouri, a soutenu sur les ondes de la radio locale que cette rencontre se veut une manière de réhabiliter la wilaya de Béjaïa et que le programme du Président pour son développement sera bientôt appliqué. Et dire que pendant sa campagne électorale du 3e mandat, Bouteflika avait promis dans son discours de campagne à la salle bleue de Béjaïa que l’argent pour le développement spécial de toute la Kabylie est réservé pour son développement économique et social. Maintenant qu’il est à la moitié de son 4e mandat, on a promis, toute honte bue, que “le programme de développement du président de la République sera appliqué”. Mais qu'est-ce qui fait courir véritablement les membres de cette coordination ? On ne devrait pas tarder à le savoir avec l’approche des élections locales et législatives. L. OUBIRA

La dithyrambe de Me Azzi Merouane

Le bureau de la wilaya de Béjaïa de la Coordination nationale des associations de soutien au programme du président de la République a organisé, hier, à la maison de la culture Taous- Amrouche, une rencontre avec “la société civile” de la région. Officiellement, pour célébrer le 11e anniversaire de la réconciliation nationale. À l’occasion, Me Azzi Merouane, président de la commission de suivi de l’application de la charte nationale, a animé une communication sur les bienfaits de la réconciliation nationale. L’intervenant a affirmé que la réconciliation nationale a porté ses fruits, la preuve, a-t-il dit, elle a ramené la “paix et la stabilité” pour le pays. Il étayera ses dires par des chiffres. “Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la réconciliation nationale, plus d’un millier de terroristes se sont repentis. La loi leur a donné toutes les assurances contre des poursuites judiciaires”, a soutenu Me Azzi, avant de souligner que l’objectif est d’arriver à l’élargir à d’autres catégories. Quelles catégories ? Il n'en dira rien. Parle-t-il d’une amnistie générale ? Tels ceux impliqués dans des dossiers de corruption. Difficile à savoir. Néanmoins, en analysant son discours, cette éventualité n’est pas à écarter. Pour revenir à cette rencontre, même si le mouvement associatif est trié sur le volet, il n’en demeure pas moins que des voix, pour le moins discordantes, se sont élevées sur le développement de la région, jugé à la traîne par rapport à d’autres wilayas. “Le projet du centre anticancer d’Amizour est gelé. Nous sommes condamnés à évacuer les cancéreux sur la wilaya de Sétif”, a déclaré, avec dépit, le président de l'association des cancéreux, sise à Amizour, avant que d’autres présidents d’association lui emboîtent le pas pour souligner la marginalisation, pour ne pas dire l’ostracisme, dont est victime la région de la part des pouvoirs publics. Des questions gênantes pour M. Azzi, qui n’a pas trouvé mieux que de répondre par une question : “Peut-on parler du développement quand le sang coule ?”, a-t-il répondu. Le comble, le chargé de la communication de ladite organisation au niveau de son bureau de wilaya de Béjaïa, M. Mansouri, a soutenu sur les ondes de la radio locale que cette rencontre se veut une manière de réhabiliter la wilaya de Béjaïa et que le programme du Président pour son développement sera bientôt appliqué. Et dire que pendant sa campagne électorale du 3e mandat, Bouteflika avait promis dans son discours de campagne à la salle bleue de Béjaïa que l’argent pour le développement spécial de toute la Kabylie est réservé pour son développement économique et social. Maintenant qu’il est à la moitié de son
4e mandat, on a promis, toute honte bue, que “le programme de développement du président de la République sera appliqué”. Mais qu'est-ce qui fait courir véritablement les membres de cette coordination ? On ne devrait pas tarder à le savoir avec l’approche des élections locales et législatives.

L. OUBIRA

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La dithyrambe de Me Azzi Merouane

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