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Du Rwanda au Congo-Brazzaville en passant par le Congo-Kinshasa, la Centrafrique et le Burundi, les chefs d’États ont clairement affiché leur volonté de se maintenir au pouvoir, alors que leurs mandats arrivaient à terme.

La maladie du pouvoir des dirigeants africains

Du Rwanda au Congo-Brazzaville en passant par le Congo-Kinshasa, la Centrafrique et le Burundi, les chefs d’États ont clairement affiché leur volonté de se maintenir au pouvoir, alors que leurs mandats arrivaient à terme. La conséquence inévitable aura été le déclenchement de crises, qui ont généré des violences provoquées par la contestation populaire. Refusant cette révolte, ils briment par la force toute protestation, à l’image du Burundi où le nombre très élevé de victimes parmi les manifestants contre le troisième mandat du chef de l’État Pierre Nkurunziza. Depuis le début des troubles fin avril, des dizaines de personnes ont été tuées et plus de 200 000 autres ont quitté le pays, selon l’ONU. Au Rwanda, où le président Paul Kagame a organisé le 18 décembre dernier un référendum modifiant la Constitution pour lui permettre de briguer un autre mandat, on s’attend également à une contestation populaire et de la part de l’opposition. À Kinshasa et à Brazzaville, les choses sont loin d’être tassées au vu de la contestation ayant accompagnée le désir de Joseph Kabila et Denis Sassou Nguesso de modifier leurs constitution respective pour continuer à être candidats à la présidence. Il faut croire que la maladie du pouvoir est contagieuse en Afrique, un continent où sauf exception, comme celle du Sénégalais Léopold Sédar Senghor, qui a quitté son poste après deux mandats, le maintien à la tête du pays devient une obsession. En effet, il est difficile de trouver un président qui a quitté le pouvoir de son plein gré. Il suffit de savoir que Robert Mugabé dirige le Zimbabwe depuis son indépendance en 1980 pour s’en convaincre.

M.T.

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Par philhadj Temps de lecture: 1 min
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