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Dans le cadre d’un programme de rencontres avec les auteurs de productions artistiques initié, cette année, par l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (Onda) qui compte toucher une douzaine de wilayas, le DG de l’Onda, Sami Hocine Bencheikh, a animé, hier, à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, une rencontre-débat avec des artistes de la région. Profitant de l’occasion, le DG de l’Onda a remis des aides et a honoré “des artistes qui passent des moments difficiles”, a-t-il souligné, à l’image d’Akli Yahiatène, Kheloui Lounès, Oukil Amar et Belkheir Mohand-Akli. Pour le DG de l’Onda, la wilaya de Tizi Ouzou compte plus de 2 200 auteurs sur les 11 000 membres de l’Onda, ce qui représente un taux de 20% du potentiel artistique du pays. “C’est dire que Tizi Ouzou est une région très importante pour la création artistique et il est de notre devoir de protéger toutes les œuvres. Ce programme est lancé pour aller à l’écoute de nos membres et leur expliquer ce que nous avons fait et ce que nous allons faire. Je suis disposé à prendre des décisions sur place car l’Onda appartient aux auteurs et son argent vient de l’exploitation de leurs œuvres”, dira le DG de l’Onda sur un ton rassurant, et ce, avant de s’étaler sur un arsenal de décisions relatives à la prise en charge de la vie sociale des auteurs. Il expliquera à cet effet que “l’Onda a mis en place un dispositif de protection sociale des auteurs à commencer par le bénéfice d’une retraite complémentaire versée aux auteurs âgés de plus de 60 ans et qui ont accumulé des droits d’auteurs évalués à 270 000 DA et quinze ans d’ancienneté comme membres de l’Onda. Si ces trois critères sont réunis, l’auteur peut postuler et bénéficier de cette retraite complémentaire d’un montant moyen de 45 000 DA/mois. Nous avons aussi prévu une allocation vieillesse allouée aux auteurs âgés de plus de 65 ans ainsi que des aides sociales accordées aux auteurs en difficulté pour les assister surtout sur le plan médical. À cet effet, nous avons installé une commission composée d’auteurs élus qui se réunit deux fois par semaine pour allouer ces aides sociales”. Par ailleurs, le DG de l’Onda a expliqué les efforts fournis pour la protection des œuvres à travers des campagnes de sensibilisation mais aussi d’intervention sur le terrain en partenariat avec la police et la gendarmerie, les douanes et le ministère de la Justice. “Grâce à cette action nous sommes sur une croissance d’enregistrement de plus de 20% ce qui permet d’augmenter le niveau de rémunération des auteurs”, a-t-il déclaré tout en interpellant la radio locale pour déclarer le passage des artistes sur ses ondes afin qu’ils soient rémunérés. Le chanteur Rabah Ouferhat, président local du syndicat des artistes, dira : “Nous sommes là pour débattre des droits d’auteur et des droits voisins surtout pour lutter contre le piratage, la contrefaçon et de tout ce qui échappe aux contrôle de l’Onda. Toutefois, si les textes existent, beaucoup reste à faire surtout que de nombreux artistes chanteurs, plasticiens, comédiens ne peuvent pas cotiser à la sécurité sociale car ils ne travaillent pas. Cela interpelle l’État pour prendre en charge cette frange de la société.” K. Tighilt

La protection sociale des artistes en débat

Dans le cadre d’un programme de rencontres avec les auteurs de productions artistiques initié, cette année, par l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (Onda) qui compte toucher une douzaine de wilayas, le DG de l’Onda, Sami Hocine Bencheikh, a animé, hier, à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, une rencontre-débat avec des artistes de la région.
Profitant de l’occasion, le DG de l’Onda a remis des aides et a honoré “des artistes qui passent des moments difficiles”, a-t-il souligné, à l’image d’Akli Yahiatène, Kheloui Lounès, Oukil Amar et Belkheir Mohand-Akli.
Pour le DG de l’Onda, la wilaya de Tizi Ouzou compte plus de 2 200 auteurs sur les 11 000 membres de l’Onda, ce qui représente un taux de 20% du potentiel artistique du pays. “C’est dire que Tizi Ouzou est une région très importante pour la création artistique et il est de notre devoir de protéger toutes les œuvres. Ce programme est lancé pour aller à l’écoute de nos membres et leur expliquer ce que nous avons fait et ce que nous allons faire. Je suis disposé à prendre des décisions sur place car l’Onda appartient aux auteurs et son argent vient de l’exploitation de leurs œuvres”, dira le DG de l’Onda sur un ton rassurant, et ce, avant de s’étaler sur un arsenal de décisions relatives à la prise en charge de la vie sociale des auteurs. Il expliquera à cet effet que “l’Onda a mis en place un dispositif de protection sociale des auteurs à commencer par le bénéfice d’une retraite complémentaire versée aux auteurs âgés de plus de 60 ans et qui ont accumulé des droits d’auteurs évalués à 270 000 DA et quinze ans d’ancienneté comme membres de l’Onda. Si ces trois critères sont réunis, l’auteur peut postuler et bénéficier de cette retraite complémentaire d’un montant moyen de 45 000 DA/mois. Nous avons aussi prévu une allocation vieillesse allouée aux auteurs âgés de plus de 65 ans ainsi que des aides sociales accordées aux auteurs en difficulté pour les assister surtout sur le plan médical. À cet effet, nous avons installé une commission composée d’auteurs élus qui se réunit deux fois par semaine pour allouer ces aides sociales”.
Par ailleurs, le DG de l’Onda a expliqué les efforts fournis pour la protection des œuvres à travers des campagnes de sensibilisation mais aussi d’intervention sur le terrain en partenariat avec la police et la gendarmerie, les douanes et le ministère de la Justice. “Grâce à cette action nous sommes sur une croissance d’enregistrement de plus de 20% ce qui permet d’augmenter le niveau de rémunération des auteurs”, a-t-il déclaré tout en interpellant la radio locale pour déclarer le passage des artistes sur ses ondes afin qu’ils soient rémunérés. Le chanteur Rabah Ouferhat, président local du syndicat des artistes, dira : “Nous sommes là pour débattre des droits d’auteur et des droits voisins surtout pour lutter contre le piratage, la contrefaçon et de tout ce qui échappe aux contrôle de l’Onda. Toutefois, si les textes existent, beaucoup reste à faire surtout que de nombreux artistes chanteurs, plasticiens, comédiens ne peuvent pas cotiser à la sécurité sociale car ils ne travaillent pas. Cela interpelle l’État pour prendre en charge cette frange de la société.”

K. Tighilt

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