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“Il y a ceux qui parlent de la stabilité du pays, je suis le premier homme politique à la défendre, mais la stabilité ne veut pas dire le retour au parti unique.

“La stabilité ne veut pas dire un retour au parti unique”

“Il y a ceux qui parlent de la stabilité du pays, je suis le premier homme politique à la défendre, mais la stabilité ne veut pas dire le retour au parti unique. Il n’est pas question de retourner au temps du parti unique”, a déclaré le président du MPA, Amara Benyounès, lors d’un meeting populaire qu’il a animé, hier, dans la ville d’Aïn El-Hammam.
Tout en prenant la défense de l’opposition, Amara Benyounès, qui s’adressait à une foule nombreuse, estime que nous ne devons retourner ni aux années 1990 ni encore aux années d’avant 1990. “C’est une double chose que nous devons refuser, car si nous retournons dans l’avant 1990, on revivra inévitablement l’après 1990. C’est le système du parti unique qui nous a ramené le terrorisme et la dictature”, a-t-il souligné, tout en plaidant plutôt pour l’instauration d’une vraie démocratie. “La seule solution pour préserver le pays”, dit-il.
“Ils appellent à un front intérieur pour immuniser l’Algérie. Oui, nous voulons un front intérieur, mais qu’on sache que la seule chose qui peut immuniser l’Algérie contre l’intervention étrangère, c’est la démocratie. Il n’y a pas d’autres solutions en dehors de la démocratie. La solution n’est ni dans l’islamisme ni dans le parti unique”, dira-t-il en taclant les forces au pouvoir qui stigmatisent à chaque fois l’opposition. Il y a eu la sortie du groupe des 19 moins 1, puis moins 3, puis moins 4, dit-il, et il y a eu la proposition d’Ouyahia de créer un pôle pour soutenir le Président, puis celle d’Amar Sâadani pour un front national… Chacun est libre de faire la proposition qu’il veut et dire ce qu’il veut, mais il faut, a-t-il ajouté, “évacuer la violence verbale. Autrement, il ne peut y avoir de démocratie forte sans une opposition forte”. “Nous devons construire une opposition forte, car sans une opposition forte, le pays ne peut pas tenir. Si le pays va à la dérive, ce sont les islamistes qui prendront les rênes”, a-t-il prévenu, tout en considérant que “ceux qui sont contre que l’opposition s’exprime et qu’elle s’organise ne sont pas des démocrates. Ils veulent nous reconduire à la case de départ”.
S’agissant des élections sénatoriales, le président du MPA a annoncé que ses élus, au nombre de 45 à Tizi Ouzou, vont voter pour le FFS parce que, a-t-il argumenté, “c’est le parti avec qui nous sentons que nous pouvons faire quelque chose”.

S. L.

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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