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Quoi de plus beau qu’une excursion convenue aux alentours immédiats de la Basse Casbah ?, dis-je au terme d’une pause-café à mon ami Bouraïb Mohamed, ce chroniqueur d’El Moudjahid. Et au terme de l’escalade de l’abrupt escalier de la rue Hedjadji-Mustapha, il n’y avait pas foule de vendeurs de livres de bandes dessinées qui, d’habitude, bradaient les aventures de nos héros d’antan, dont le Grand Blek le Roc, Kiwi, Cap’tain Swing et autres Zembla, le seigneur de la jungle, pour pouvoir acheter un ticket d’entrée pour une matinée à la salle de cinéma Nedjma. Non ! Il n’y avait pas non plus l’interminable file d’attente de cinéphiles qui piaffaient d’impatience au guichet de ce lieu mythique, où les Casbadjis venaient quêter un instant de bonheur auprès d’inaccessibles stars d’Hollywood. Autour de nous, et plutôt que de vendre des illustrés, les petits “Ya Ouled” d’aujourd’hui préfèrent vendre des cigarettes. Peut-on leur en vouloir pour autant, du fait que nous n’avons rien fait pour ensemencer dans les cœurs de ces petits mioches l’amour de la BD et du septième art ? Pour l’exemple, ces gamins ne connaissent rien de l’ambiance du cinoche de leur papa, qui est fermé depuis belle lurette, nous dit-on. D’ailleurs, ils ne jouent plus à nos jeux d’enfance, auxquels on ne les a pas habitués. Alors, penauds, nous nous dirigeons pour une “ziara” (visite) au cimetière du saint Sidi Ben Ali, où reposent également N’fissa et Fatma, les deux filles du dey Hassan Pacha, mortes pour avoir été touchées chacune d’une flèche de Cupidon. Et là aussi, la nécropole était fermée, au motif que le mausolée fut converti en un “mossala” (lieu de prière). Nous eûmes cependant le temps de nous rafraîchir à la fontaine Rosa, avant de nous diriger vers “houanet” (boutiques) de Sidi Abdellah, si pleins de détritus en lieu et place du négoce de la viande qui faisait la notoriété de la houma. Découragés par le silence inhabituel de La Casbah, nous avons rebroussé chemin pour nous ressourcer au “Nadi Ettaraqi” des Ulémas d’Alger, que nous avons trouvé également fermé à la place des Martyrs. Seule consolation, café Tlemçani était ouvert tout comme le café de la Marine, où nous nous sommes rafraîchis de notre périple dans une médina, où tout était fermé. Qu’elle était triste ma “Bahdjati” en ce jeudi 24 mars courant ! L. N.

La vieille cité à l’abandon !

Quoi de plus beau qu’une excursion convenue aux alentours immédiats de la Basse Casbah ?, dis-je au terme d’une pause-café à mon ami Bouraïb Mohamed, ce chroniqueur d’El Moudjahid. Et au terme de l’escalade de l’abrupt escalier de la rue Hedjadji-Mustapha, il n’y avait pas foule de vendeurs de livres de bandes dessinées qui, d’habitude, bradaient les aventures de nos héros d’antan, dont le Grand Blek le Roc, Kiwi, Cap’tain Swing et autres Zembla, le seigneur de la jungle, pour pouvoir acheter un ticket d’entrée pour une matinée à la salle de cinéma Nedjma. Non ! Il n’y avait pas non plus l’interminable file d’attente de cinéphiles qui piaffaient d’impatience au guichet de ce lieu mythique, où les Casbadjis venaient quêter un instant de bonheur auprès d’inaccessibles stars d’Hollywood. Autour de nous, et plutôt que de vendre des illustrés, les petits “Ya Ouled” d’aujourd’hui préfèrent vendre des cigarettes. Peut-on leur en vouloir pour autant, du fait que nous n’avons rien fait pour ensemencer dans les cœurs de ces petits mioches l’amour de la BD et du septième art ? Pour l’exemple, ces gamins ne connaissent rien de l’ambiance du cinoche de leur papa, qui est fermé depuis belle lurette, nous dit-on. D’ailleurs, ils ne jouent plus à nos jeux d’enfance, auxquels on ne les a pas habitués. Alors, penauds, nous nous dirigeons pour une “ziara” (visite) au cimetière du saint Sidi Ben Ali, où reposent également N’fissa et Fatma, les deux filles du dey Hassan Pacha, mortes pour avoir été touchées chacune d’une flèche de Cupidon. Et là aussi, la nécropole était fermée, au motif que le mausolée fut converti en un “mossala” (lieu de prière). Nous eûmes cependant le temps de nous rafraîchir à la fontaine Rosa, avant de nous diriger vers “houanet” (boutiques) de Sidi Abdellah, si pleins de détritus en lieu et place du négoce de la viande qui faisait la notoriété de la houma. Découragés par le silence inhabituel de La Casbah, nous avons rebroussé chemin pour nous ressourcer au “Nadi Ettaraqi” des Ulémas d’Alger, que nous avons trouvé également fermé à la place des Martyrs. Seule consolation, café Tlemçani était ouvert tout comme le café de la Marine, où nous nous sommes rafraîchis de notre périple dans une médina, où tout était fermé. Qu’elle était triste ma “Bahdjati” en ce jeudi 24 mars courant !

L. N.

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La vieille cité à l’abandon !

Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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