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L’absence de plans, un sérieux écueil

Un grand travail reste à faire pour désamianter les habitations, les structures hospitalières, les installations industrielles et les édifices publics en Algérie, ont affirmé, hier, à Oran, des spécialistes présents à une journée d’étude consacrée au thème “La santé au travail : la question de l’amiante”. Beaucoup de choses ont été faites pour désamianter des structures hospitalières et sportives dont la Coupole d'Alger. Toutefois, un travail de longue haleine reste à faire pour se débarrasser des produits en amiante encore présents dans d’autres structures, ont souligné des experts lors de cette rencontre organisée par l’unité de recherche en sciences sociales et de santé (Gras). Dans ce cadre, Lamara Mohamed Ameur du laboratoire biogénotoxicologie et santé de travail du Centre Pierre-et-Marie-Curie (CPMC) d’Alger a fait savoir que le “plus gros problème auquel font face les pouvoirs publics reste l’identification des édifices où l'amiante a été utilisé lors de leur construction à l'époque coloniale française”, soulignant qu'en “l’absence de plans, l’Algérie ne peut agir efficacement”.
En tant que membre d’un comité intersectoriel installé en 1996 et chargé d’évaluer l’effet de l'amiante
sur l’environnement et la santé, le
Pr Lamara a fait part du coût excessif des opérations de désamiantage entreprises jusqu’à présent, citant à titre d'exemple la Coupole d'Alger dont le désamiantage a coûté plus de 1,5 million d’euros. “Des écoles, des usines, des hôpitaux font l'objet de désamiantage, mais beaucoup d’autres structures contenant de l’amiante restent inconnues”, a-t-il soutenu. Le danger, a-t-on relevé, vient des poussières d'amiante quand elles sont inhalées et pénètrent de façon profonde dans le système respiratoire pour atteindre les bronches. Elles entraîneront des cancers pulmonaires et de la plèvre, des fibroses pulmonaires, des plaques pleurales qui n'apparaissent que vingt, trente, voire quarante ans après, selon des explications fournies par des spécialistes. Selon des statistiques de la Caisse nationale d’assurance sociale (Cnas) entre 1998 et 2001, plus de 44 maladies liées à l’amiante ont été recensées dont
10 mésothéliomes pleuraux et six cancers. Pour Brahim Mohamed-Brahim, médecin du travail et exo-toxicologue à Toulouse, les travailleurs doivent se soumettre régulièrement à une visite médicale particulière, ainsi qu’au port de la tenue de protection (gants, combinaison et masque) qui est obligatoire.

APS

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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