Accueil / actualite / L’Algérie rejoint le rang des “pays à risques élevés”
La Compagnie française d'assurances pour le commerce extérieur (Coface) a, une nouvelle fois, rétrogradé l’Algérie dans sa dernière évaluation trimestrielle des risques d'impayés des entreprises, publié mercredi. Dans son baromètre risque-pays du 2e trimestre 2016, l’agence française spécialisée dans l’assurance-crédit a baissé la note de l’Algérie de B (risque assez élevé) à C (risque élevé). La Coface relève que le pays reste fortement dépendant du secteur des hydrocarbures. La politique budgétaire expansionniste menée jusqu’en 2015, note la Coface, a permis de limiter l'impact du choc pétrolier sur l'activité économique mais la croissance devrait ralentir en 2016 en raison d’une baisse des dépenses publiques. Le pays a connu en 2015 un déficit record pour la seconde année consécutive. Ce dernier atteindrait 15% en 2016, après avoir atteint 16% en 2015 selon les dernières données du FMI. Le Fonds de régulation des recettes (FRR) tend à s’épuiser (passant de 25,6% du PIB en 2014 à de 12,3% du PIB en 2016). Le déficit du compte courant continue de se creuser, alors que les exportations d'hydrocarbures ont chuté de près de moitié. Les flux IDE restent faibles et n’excèdent pas 1% du PIB. Les réserves de change, bien qu’importantes, ont diminué. En janvier dernier, la note de l’Algérie avait déjà été abaissée de la catégorie A4 du “risque convenable”, à la catégorie B dite de “risque assez élevé”. Au début de l’année, la Coface avait averti que le faible prix des hydrocarbures continuerait à peser sur l’activité algérienne en 2016. L’Algérie reste très dépendante du secteur de l’énergie qui assure 30% de son PIB. Les difficultés rencontrées par le secteur en raison du manque de compétitivité et de l’obsolescence du capital productif laissent à penser que si la conjoncture du marché pétrolier se maintenait ce dernier continuerait d’observer des performances négatives en 2016. “La croissance hors hydrocarbures montrerait en 2016 des signes de diminution. Les secteurs manufacturiers qui ont observé un ralentissement en 2015 en particulier dans les ISMMEE (industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques électriques et électroniques) et les matériaux de construction pourraient voir leur activité davantage décélérer en 2016”, pronostiquait l’Agence française d’assurance-crédit. L’inflation a significativement augmenté en 2015 et devrait se maintenir à un niveau similaire en 2016. “La fonte des réserves de change et la diminution de moitié du Fonds de régulation en 2015 limiterait les perspectives de financement en 2016 et conduirait à une augmentation de la dette publique estimée à 30%”, a estimé la Coface, ajoutant que les comptes extérieurs continueraient de souffrir de la baisse des recettes d’exportation en 2016. La Coface évalue le risque de crédit moyen des entreprises d'un pays. Pour ce faire, elle utilise des données macroéconomiques, financières et politiques. Elle prend également en compte l'expérience de paiement qu'elle enregistre sur les entreprises du pays et son appréhension de l'environnement des affaires du pays. M. R.

L’Algérie rejoint le rang des “pays à risques élevés”

La Compagnie française d'assurances pour le commerce extérieur (Coface) a, une nouvelle fois, rétrogradé l’Algérie dans sa dernière évaluation trimestrielle des risques d'impayés des entreprises, publié mercredi. Dans son baromètre risque-pays du 2e trimestre 2016, l’agence française spécialisée dans l’assurance-crédit a baissé la note de l’Algérie de B (risque assez élevé) à C (risque élevé). La Coface relève que le pays reste fortement dépendant du secteur des hydrocarbures. La politique budgétaire expansionniste menée jusqu’en 2015, note la Coface, a permis de limiter l'impact du choc pétrolier sur l'activité économique mais la croissance devrait ralentir en 2016 en raison d’une baisse des dépenses publiques. Le pays a connu en 2015 un déficit record pour la seconde année consécutive. Ce dernier atteindrait 15% en 2016, après avoir atteint 16% en 2015 selon les dernières données du FMI. Le Fonds de régulation des recettes (FRR) tend à s’épuiser (passant de 25,6% du PIB en 2014 à de 12,3% du PIB en 2016). Le déficit du compte courant continue de se creuser, alors que les exportations d'hydrocarbures ont chuté de près de moitié. Les flux IDE restent faibles et n’excèdent pas 1% du PIB. Les réserves de change, bien qu’importantes, ont diminué. En janvier dernier, la note de l’Algérie avait déjà été abaissée de la catégorie A4 du “risque convenable”, à la catégorie B dite de “risque assez élevé”. Au début de l’année, la Coface avait averti que le faible prix des hydrocarbures continuerait à peser sur l’activité algérienne en 2016.
L’Algérie reste très dépendante du secteur de l’énergie qui assure 30% de son PIB. Les difficultés rencontrées par le secteur en raison du manque de compétitivité et de l’obsolescence du capital productif laissent à penser que si la conjoncture du marché pétrolier se maintenait ce dernier continuerait d’observer des performances négatives en 2016. “La croissance hors hydrocarbures montrerait en 2016 des signes de diminution. Les secteurs manufacturiers qui ont observé un ralentissement en 2015 en particulier dans les ISMMEE (industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques électriques et électroniques) et les matériaux de construction pourraient voir leur activité davantage décélérer en 2016”, pronostiquait l’Agence française d’assurance-crédit.
L’inflation a significativement augmenté en 2015 et devrait se maintenir à un niveau similaire en 2016. “La fonte des réserves de change et la diminution de moitié du Fonds de régulation en 2015 limiterait les perspectives de financement en 2016 et conduirait à une augmentation de la dette publique estimée à 30%”, a estimé la Coface, ajoutant que les comptes extérieurs continueraient de souffrir de la baisse des recettes d’exportation en 2016.
La Coface évalue le risque de crédit moyen des entreprises d'un pays. Pour ce faire, elle utilise des données macroéconomiques, financières et politiques. Elle prend également en compte l'expérience de paiement qu'elle enregistre sur les entreprises du pays et son appréhension de l'environnement des affaires du pays.

M. R.

Article complet

Votre Publicité ici

À propos philhadj

Laisser une réponse

L’Algérie rejoint le rang des “pays à risques élevés”

Par philhadj Temps de lecture: 2 min
0