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Dans cet entretien accordé en marge de la clôture du Salon national de la calligraphie et de l’architecture, organisé récemment, dans la wilaya de Tamanrasset, notre interlocuteur revient sur les objectifs attendus de cette seconde édition.

“L’art calligraphique doit trouver sa dimension académique en Algérie”

Dans cet entretien accordé en marge de la clôture du Salon national de la calligraphie et de l’architecture, organisé récemment, dans la wilaya de Tamanrasset, notre interlocuteur revient sur les objectifs attendus de cette seconde édition.

Liberté : Pouvez-vous nous donner votre appréciation sur ce 2e Salon national de la calligraphie et de l’architecture ?
Henia Ahmed : D'abord, cette édition nous a permis d’établir la relation entre la calligraphie et l’architecture de cette région qui regorge de sites et de tableaux naturels d’une valeur patrimoniale inestimable. La participation des chercheurs et spécialistes en la matière a donné une autre dimension à ce rendez-vous culturel qui s’inscrit dans la dynamique de définir les approches historiques de l’art pictural et l’architecture en résumant la vie de l’homme primitif à travers ce legs en transcriptions et gravures rupestres naguère utilisées comme moyen de communication et d’échange d’expérience entre tribus qui cohabitaient en parfaite communion. L’ex-directeur de l’Unac (Union nationale des arts et cultures) Abdelhamid Laroussi, initiateur du Salon, a toujours voulu réunir les calligraphes et chercheurs nationaux autour d'une table pour redonner à cet art une dimension académique et une thématique, objet de débats et de colloques devant être animés par d’éminent universitaires anthropologues. L’aspect académique reste le maillon faible de cet art en Algérie et manque d’initiatives pour son développement.
Quel est l’objectif assigné à cette édition ?
Ce Salon est sans nul doute un espace d’échange de connaissances et d’expérience entre artistes, écrivains et historiens ayant pris part à cette manifestation, laquelle a permis de traduire l’influence des différents genres de calligraphie sur l’architecture algérienne via les œuvres exposées dans la grande salle et le hall d’accueil de la maison de la culture. Le Salon revêt une importance particulière compte tenu de la noble mission qui lui était initialement dévolue et l’objectif se traduisant par la préservation du patrimoine culturel matériel et immatériel des wilayas participantes et par la valorisation de la beauté et la finesse artistiques de la calligraphie arabe et amazighe, tifinagh notamment, en tant que traits de l’esthétique architecturale et de valeurs identitaires nationales. Nous nous employons à faire un recueil d’œuvres calligraphiques afin de mener une étude approfondie permettant d’établir les liens historiques avec les modes architecturaux de nos villes.

R. K.

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“L’art calligraphique doit trouver sa dimension académique en Algérie”

Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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