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C’est un constat amer que vient de faire le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes). Pour la première sortie publique de l’actuel bureau, issu du dernier congrès tenu le début de ce mois, le syndicat tire la sonnette d’alarme quant à la situation générale de l’université algérienne. Pour son coordinateur national, M. Azzi, “il y a une contradiction entre le discours officiel et ce que vit l’université”. Djamel Noui, chargé de l’information au sein du nouveau bureau exécutif du Cnes, n’a pas, lui aussi, mâché ses mots pour dire tous les maux que vit l’enseignement supérieur. “Il faut associer le partenaire social d’une manière effective et ne pas se suffire de quelques déclarations de bonnes intentions dans la presse”, a-t-il dit pour relever le fossé qui sépare “la réalité” dans les universités et “le discours de la tutelle”. Les deux conférenciers n’ont pas écarté de probables actions de rue pour faire valoir leurs revendications. Des actions qu’ils conditionnent à un quitus du conseil national prévu sous peu. Ils ont relevé, par ailleurs, la dégradation des conditions de vie et de travail des enseignants. Ils ont informé que des enseignants touchent quelque 46 000 DA. “L’austérité n’a pas épargné ce que les officiels appellent un secteur stratégique qui est l’enseignement supérieur”, ont-ils dénoncé, avant d’ajouter que les budgets alloués à la recherche ont été revus à la baisse. Ce qui constitue, à leurs yeux, un grave précédent qui aura des répercussions néfastes sur l’enseignement. Interrogé sur leur évaluation du système LMD, les animateurs du Cnes ont regretté que ce système, qui fait le bonheur des autres universités de par le monde, “a été dépouillé de son essence même lors de son application”. Évoquant la loi d’orientation sur l’enseignement supérieur, ils ont appelé à l’association des partenaires sociaux dans les prises de décision et les débats, afin d’aboutir à une loi qui garantirait les droits et les devoirs de tout un chacun. Ils ont relevé qu’actuellement, des doyens et des recteurs “agissent en véritables nababs dans certains campus”, précisant qu’ils “jouissent de soutien au sein même du ministère”. À propos du groupe d’enseignants qui dénonce les résultats du 5e congrès, les conférenciers ont affirmé que le groupe “d’opposants” n’est pas “représentatif” et qu’il agit “pour des intérêts personnels, au détriment de ceux des enseignants et de la recherche supérieure”. M. Mouloudj

Le Cnes tire la sonnette d’alarme

C’est un constat amer que vient de faire le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes). Pour la première sortie publique de l’actuel bureau, issu du dernier congrès tenu le début de ce mois, le syndicat tire la sonnette d’alarme quant à la situation générale de l’université algérienne. Pour son coordinateur national, M. Azzi, “il y a une contradiction entre le discours officiel et ce que vit l’université”. Djamel Noui, chargé de l’information au sein du nouveau bureau exécutif du Cnes, n’a pas, lui aussi, mâché ses mots pour dire tous les maux que vit l’enseignement supérieur. “Il faut associer le partenaire social d’une manière effective et ne pas se suffire de quelques déclarations de bonnes intentions dans la presse”, a-t-il dit pour relever le fossé qui sépare “la réalité” dans les universités et “le discours de la tutelle”. Les deux conférenciers n’ont pas écarté de probables actions de rue pour faire valoir leurs revendications. Des actions qu’ils conditionnent à un quitus du conseil national prévu sous peu. Ils ont relevé, par ailleurs, la dégradation des conditions de vie et de travail des enseignants. Ils ont informé que des enseignants touchent quelque
46 000 DA. “L’austérité n’a pas épargné ce que les officiels appellent un secteur stratégique qui est l’enseignement supérieur”, ont-ils dénoncé, avant d’ajouter que les budgets alloués à la recherche ont été revus à la baisse. Ce qui constitue, à leurs yeux, un grave précédent qui aura des répercussions néfastes sur l’enseignement. Interrogé sur leur évaluation du système LMD, les animateurs du Cnes ont regretté que ce système, qui fait le bonheur des autres universités de par le monde, “a été dépouillé de son essence même lors de son application”. Évoquant la loi d’orientation sur l’enseignement supérieur, ils ont appelé à l’association des partenaires sociaux dans les prises de décision et les débats, afin d’aboutir à une loi qui garantirait les droits et les devoirs de tout un chacun. Ils ont relevé qu’actuellement, des doyens et des recteurs “agissent en véritables nababs dans certains campus”, précisant qu’ils “jouissent de soutien au sein même du ministère”. À propos du groupe d’enseignants qui dénonce les résultats du
5e congrès, les conférenciers ont affirmé que le groupe “d’opposants” n’est pas “représentatif” et qu’il agit “pour des intérêts personnels, au détriment de ceux des enseignants et de la recherche supérieure”.

M. Mouloudj

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