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Jusqu’à hier soir, aucune information n’avait filtré sur le contenu des discussions engagées entre le premier responsable du groupe et le ministère de l’Industrie et des Mines quant aux décisions à prendre pour sauver le groupe.

Le dossier SNVI met le gouvernement dans l’embarras

Jusqu’à hier soir, aucune information n’avait filtré sur le contenu des discussions engagées entre le premier responsable du groupe et le ministère de l’Industrie et des Mines quant aux décisions à prendre pour sauver le groupe.

Les problèmes prévalant au groupe SNVI de Rouiba semblent inquiéter au plus haut point le gouvernement. Pour apaiser la tension et la colère qui ne cesse de monter parmi les travailleurs, le ministère de l’Industrie et des Mines a organisé, avant-hier, une réunion avec le président-directeur général, Malek Salah, en vue de désamorcer la crise structurelle qui touche cette importante entreprise publique. Il y a 20 jours, M. Salah a laissé entendre, lors d’une assemblée générale avec les travailleurs, que la situation critique que traverse le groupe résulte de défaillances des dirigeants de certaines de ses filiales. “Comme vous le savez tous, l’entreprise compte cinq filiales qui sont autonomes sur le plan de la gestion. La filialisation a commencé en 2011. Mais cela ne veut pas dire que nous fuyons nos responsabilités. Nous assumons le passif et l’actif”, a-t-il assuré. Malgré ses promesses de relancer la production et le plan d’investissement inscrit à l’actif de la SNVI, le P-DG a vite fini par être rattrapé par l’amère réalité dans laquelle se débat l’entreprise à cause du blocage de sa marchandise durant 18 mois au port d’Alger. Les travailleurs sont sortis à deux reprises dans la rue pour dénoncer les retards enregistrés dans le versement de leurs salaires. Et des émeutes d’une rare violence ont éclaté avec les forces de l’ordre qui ont osé pénétrer pour la première fois à l’intérieur des ateliers pour traquer les ouvriers qui dénonçaient les manœuvres visant la privatisation de leur outil de travail. Jusqu’à hier soir, aucune information n’avait filtré sur le contenu des discussions engagées entre le premier responsable du groupe et le ministère quant aux décisions à prendre pour sauver le groupe et relancer l’activité au sein de la filiale du véhicule industriel qui emploie pas moins de 2 500 travailleurs. Ces derniers ne veulent plus subir des retards dans le versement de leur paie et exigent la concrétisation des plans d’investissements mis en place par les pouvoirs publics pour moderniser l’entreprise, jadis considérée comme le fleuron de l’économie nationale. “Le P-DG parle d’un crédit de 110 milliards de dinars qui a été accordé par le gouvernement, mais nous n’avons plus d’argent pour acheter la pièce ou payer les taxes pour sortir nos marchandises du port. Les comptes de l’entreprise sont vides. Et nous n’avons plus de budget de fonctionnement”, se plaignent des travailleurs de la division Carrosserie. En sus de la mauvaise gestion, ces derniers parlent de plus de 13 milliards de dinars de stocks et de centaines de bus qui ne sont pas livrés aux fournisseurs à cause du manque de petites pièces. “Il y a trente ans, nous produisions jusqu’à 7 000 véhicules par an, mais cette année nous n’en avons même pas fabriqué 200. Est-ce normal ?”, se demandent-ils en soulignant que ceux qui ne peuvent pas gérer n’ont qu’à partir. D’autres travailleurs ne croient plus aux promesses du gouvernement, soulignant que le crédit de 92 milliards de dinars accordé en février dernier pour moderniser la SNVI n’est qu’“une manœuvre de plus qui vise à maquiller la triste réalité et les conséquences de la mauvaise gestion et les politiques mal pensées des autorités pour développer les entreprises publiques”.

M. T.

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Par philhadj Temps de lecture: 3 min
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