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Plus d’un lecteur a remarqué ce phénomène qui se répète : chaque fois qu’un régime corrompu soutenu par Washington est menacé, les terroristes apparaissent.

Le pouvoir compradore et l’impérialisme (Partie 01)

« Les impérialistes soulèvent une grosse pierre pour ensuite la laisser tomber sur leurs pieds ».

Mao Tse Toung

« Quand les Etats-Unis sont contents de moi, cela veut dire que je suis sur la mauvaise route»

Gamal Abdel-Nasser, discours de Suez, 1956

Plus d’un lecteur a remarqué ce phénomène qui se répète : chaque fois qu’un régime corrompu soutenu par Washington est menacé, les terroristes apparaissent.

Partout où il y a de la corruption, l’impérialisme a réussi.

Abstract

L’allié objectif de l’impérialisme est la bourgeoisie compradore (du verbe espagnol comprer qui veut dire acheter) est une bourgeoisie parasite mercenaire achetée par l’étranger, qui ne produit rien dans le pays, elle s’enrichit et vit de commissions en faisant des contrats et des transactions avec les puissances étrangères. Elle leur sert d’agent, soit pour s’emparer des matières premières minérales ou énergétiques au profit de ces mêmes puissances, soit s’approprier la production nationale énergétique (par exemple le gaz naturel) au prix le plus bas par un transfert de la rente (ex : le ciment avec Lafarge et les produits ammoniaqués pour Orascom (intérêts français et non égyptiens)).Cette bourgeoisie compradore se confond avec le pouvoir en Algérie, relayée par ses agents ou prêtes noms.

La bourgeoisie compradore en Algérie écoule les produits des puissances étrangères sur le marché local en éliminant les concurrents locaux et en fermant leurs usines, que j’illustre par deux exemples non exhaustifs : 1- La fermeture de l’usine de fabrication de lampes d’éclairage de Mohammadia, dorénavant le marché est entre les mains des barons compradores de l’importation ; 2-Le démantèlement des usines de production de sucre (ENA sucre) et des huiles (Sogedia) au profit des monopoles privés sucriers et oléicoles.

Ces compradores n’ont pas de vision pour développer leur pays : ils investissent à l’étranger, ne rapatrient jamais les capitaux gagnés sur des commissions ou exportés illégalement, profitent de leur argent et vivent uniquement pour eux et leurs héritiers.

Les compradores ont investis toute la sphère du pouvoir en Algérie, c’est une brochette de flibustiers dirigeants présents dans les institutions civiles, politiques, militaires qui monopolisent et centralisent la prise de décision, agissent en douce dans la chose économique, ont réussi à faire passer l’économie nationale de façon subreptice sous les fourches caudines des français.

Tous ces compradores sont dotés d’un immense pouvoir : le pouvoir de nomination et de destitution (qui est au faite, le vrai pouvoir).

Ce pouvoir compradore veille à ce que tous les cadres politiques , militaires, opérationnels se tiennent droits dans leurs bottes ; Aucune personnalité civile ou militaire n’a le droit de mettre son doigt sur la moindre « anomalie » même si elle porte atteinte à l’intérêt supérieur du pays, ou divulguer des informations inhérentes aux permanentes et récurrentes forfaitures d’Etat ; Personne ne doit broncher, si non , le risque de perdre ses maigres privilèges, voir hypothéquer sa carrière et sa promotion. De temps en temps on libère les soupapes par l’intermédiaire d’une presse aux ordres et manipulée, pour jeter en pâture à la « populace », quelques seconds couteaux ; une atmosphère délétère de dissimulation terrorise tout le monde. Ces dirigeants compradores invisibles, ils sont alliés aux puissants courants d’affaires, internationaux, aux commerçants locaux qui leurs servent de courroies de transmissions et de prêtes noms.

S’il y a une réelle volonté politique, l’invisibilité de ces compradores est jugulable, ils peuvent être aisément identifiables grâce à toute un arsenal de batteries de banques de données détenues par l’Etat Algérien ( les documents administratifs, CNRC, Douanes, Fisc, Notaires, Cadastre, Livres Fonciers, Banque d’Algérie, réseaux de ministères, alliances et liens familiaux, rapprochement dans l’espace et le temps des fortunes et des investissements en Algérie, l’origine des fonds, les billets d’avion de leurs déplacements à l’étranger et de leurs familles ,les réseaux d’affaires et de banques à l’étranger, les fournisseurs etc..).

Que va-t-il résulter de cette atmosphère de fin de règne, chez-nous ? Déjà la coalition dominante du pouvoir, panique, perd pied, rejetée de partout par le peuple, bouliquement accaparatrice de la rente minière et énergétique du peuple, incrustée à l’intérieur de toutes les institutions de l’Etat et du pouvoir s’agite et projette de prendre d’assaut pour une nième fois le pouvoir.

Ne cultivez pas vos illusions, il n’y aura aucune annonce décisive, que des non évènements.

L’OTAN et les USA, montrent leur vrai visage en soutenant les mascarades de ce régime compradore et pensent que leurs intérêts sont indissociablement liés à la prédation de nos ressources et qu’elles sont en périls. Les compradores et leurs sbires qui ont volé le pays s’attellent à aliéner le peuple dans de faux débats ou problèmes.

Quelle sera l’étendue du cataclysme qui en résultera ? Quelle triste fin de règne pour ce régime, qui supportera Urbi Orbi, sur son dos, ses affaires de corruption d’Etat, de vol et de prédation.

Ces représentants de ce régime, ne sont pas des épiphénomènes (comme semble le présenter la presse), mais des pions, des éléments clefs du dispositif, digne représentants et successeurs d’un système monstrueux qui a détruit l’Algérie.

Depuis la mort de Houari Boumedienne, c’est l’Etat major de l’armée qui gouverne en se cachant et que personne n’a élu ni choisi. Il faut que cela cesse. Notre Etat-major a beaucoup à faire, doit entamer de profondes réformes pour alléger et ‘’lifter’’ notre Armée qui reste très désuète, la rendre ultra opérationnelle en temps réel, bâtir une nouvelle et profonde doctrine militaire à la lumière des nouveaux bouleversements géostratégiques, scientifiques et technologies, et aussi des récentes nouvelles armes dévastatrices guidées par les fulgurants progrès de la guerre électronique.

La clandestinité est inhérente à toute lutte de libération nationale et est impérative à la stratégie révolutionnaire ; Après l’indépendance, une excroissance maligne de cette clandestinité sera reconduite et sera le socle de l’exercice et de la pratique du pouvoir.

De cette confusion historique vont naître des prétendants assoiffés de pouvoir, prisonnier d’une tautologie, le pouvoir pour le pouvoir (Houb er riassa, Houb El m’al oua Houb Nissa). En s’agrippant à leurs postes, ces prétendants ont empêché, masqué et évité tout débat véritable sur la finalité de l’exercice du pouvoir et de sa réelle légitimité.

Des décennies durant, on nous a martelé, qu’ils disposaient de la légalité nécessaire car elle s’appuyait sur la légitimité révolutionnaire. Cette légitimité révolutionnaire tronquée n’a jamais été chèrement acquise. La révolution fût impudiquement confisquée, par des fabulateurs et des embusqués, qui n’ont jamais participé, les armes à la main aux combats ou exposés leurs corps à l’épreuve et à la puissance du feu.

(Ce point doit constituer le vrai débat de fond sur la révolution Algérienne !).

Les premiers symptômes que nous pressentons de cette campagne d’agitation prélude à la raréfaction drastique des ressources, ne nécessitent pas les aptitudes d’un grand analyste pour démontrer que l’Algérie est sans aucun doute prisonnière et toujours l’otage depuis 1962 sans discontinuer, de ceux qui veulent encore reconduire ce système moribond, source de notre déclin.

Ce pouvoir exercé sans finalité constructive, réduit à une braillante fidélité au chef et à sa bande, pour lesquels les algériens ne s’y reconnaissent plus et ne s’y sentent aucunement représentés, va-t-il durer ? Pourquoi l’Etat n’arrive pas aux yeux de la population, à incarner réellement la souveraineté nationale et qu’il ne semble pas non plus être préoccupé pat l’intérêt général ni le bien collectif ? Les algériens refusent de plus en plus de se soumettre à un pouvoir rongé par la corruption des compradores.

Ce système s’est emmuré derrière des méthodes de gouverner où les critères de recrutement et de promotion sont fondés exclusivement sur la passion obsessionnelle d’allégeance à la Securitate, à la coalition dominante et aux oligarchies des Partis organiques qui ne sont en fin de compte que des intérêts privés, ne permettaient que la montée de générations spontanées et incultes. Sournoisement, on est parvenu à un renversement de l’échelle des valeurs pour bannir le mérite et l’excellence et traquer tous les éléments valables.

Ce pouvoir s’est aussi cloisonné derrière des hommes, des méthodes où un ensemble complexe de réseaux de corruption ont été progressivement tissés, prenant l’allure d’un écran, à l’intérieur duquel on régente toutes les activités et les fonctions y afférentes, publiques, privées, partisanes et associatives. En dehors de cet écran, plus rien ne devient possible, et toute action ou initiative tombe inéluctablement sous le coup de la prohibition.

Dr Belhoucine Mohamed

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Le pouvoir compradore et l’impérialisme (Partie 01)

Par philhadj Temps de lecture: 7 min
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