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Plus d’un lecteur a remarqué ce phénomène qui se répète : chaque fois qu’un régime corrompu soutenu par Washington est menacé, les terroristes apparaissent. Partout où il y a de la corruption, l’impérialisme a réussi.

Le pouvoir compradore et l’impérialisme (Partie 03)

Partie 02

Notre population est exposée à des dangers de mort.

Le peuple est exposé aux affres d’une bureaucratie tentaculaire et le système compradore tire satisfaction et même sa longévité d’une Algérie malade de son administration. Ce qui est évident, c’est que le divorce entre ce pouvoir compradore et la population est définitivement consommée.

N’importe quelle revendication populaire fait courber l’échine à ce pouvoir à la fois fragile et laxiste ; La violence, loin d’être éradiquée, évolue, prenant de plus en plus des formes aussi diverses que redoutables, d’un pouvoir menaçant en face de l’incivilité d’une population qui a perdu complètement ses repères.

Notre pays, tant sa trajectoire est incontrôlée et sa destination inconnue. Devant son incapacité (le pouvoir compradore) à vaincre les causes causantes de l’injustice, du désespoir ; de bâtir une politique industrielle et agraire, de tracer la voie ainsi au progrès social et au plein emploi.

Pour calmer les esprits, à chaque revendication ou émeute populaire, le pouvoir compradore opte pour la solution la plus facile, mettre la main dans la tirelire pour recourir systématiquement à la distribution en nature (presque) de prébendes de cette super cagnotte qu’est la manne pétrolière résidu d’une rare embellie au cours de la dernière décennie écoulée, pour notre malheur , avec comme « conséquence inattendue » , donner vie et longévité à ce pouvoir compradore.

Confiné dans son dernier carré, avant sa disparition prochaine probablement par une bourrasque insurrectionnelle, le pouvoir devra payer très cher, ses ratées avec l’Histoire, ses improvisations, ses ressources gaspillées par la mauvaise gestion, la mauvaise allocation et le vol ; que du temps perdu à vouloir, vaille que vaille, faire le contraire de ce qui devrait être fait.

C’est dire qu’on ne doit pas tricher pas avec l’Histoire.

Enfin, il faut qu’une justice martiale soit rendue et tant que l’impunité reste en vigueur, rien d’essentiel ne pourra s’accomplir dans la reconstruction de notre pays. Il faudra bien désigner et châtier les responsables de cette situation. Il faudrait bien faire payer ce qui doit l’être pour que ça serve d’exemple et que plus personne, parmi les algériens d’aujourd’hui et de demain ne soit tenté par ce qui s’est produit ici.

Dans l’ouvrage de John Perkins, un véritable mémoire d’états généraux de la banque, l’auteur un ancien membre respecté du monde bancaire qui a travaillé chez Goldman Sachs, le titre : « Confession d’un tueur à gage économique ».

Il y décrit comment son travail consistait à aider les Etats-Unis à extorquer des milliards de dollars aux pays pauvres en leur prêtant plus d’argent qu’ils ne pouvaient rembourser. Si vous dirigez un pays du Sud et que vous acceptez ces projets d’institutions telles que la Banque Mondiale ou le FMI, votre économie va être complètement déstabilisée, la corruption va se développer et les impérialistes vous tiendront à la gorge.

C’est pourquoi, aujourd’hui, avant même d’envoyer la CIA pour déstabiliser un gouvernement jugé trop indépendant, on mobilise d’abord ces tueurs à gages économiques. Partout où il y a de la corruption, l’impérialisme a réussi. Si de surcroît, un pays du tiers monde se conforme aux normes du commerce mondial, en adhérant à l’OMC, alors il est foutu !

En Algérie, L’octroie de centaines de milliards de dollars durant 14 ans, de contrats cadeaux au profit de l’ impérialisme américain et français (General Electric ,KBR, Anadarko , Technip, Alsthom, Total, Orascom, Haliburton etc..), ont permis à ces puissances de s’approprier et dominer tout le secteur du transport et de l’énergie en Algérie. Ces ruineuses concessions, qui relèvent de la très haute trahison et d’intelligence avec puissances étrangères de ce régime compradore, sont fournies en échange de circonstanciels, virtuels et conjoncturels avantages non économiques qui ne résisteront pas à l’épreuve des chamboulements politiques à venir, si maigres soient-ils, visent à :

Appuyer les dirigeants de ce régime compradore et sécuriser leurs familles qui ont volé le pays sans discontinuer depuis 16 ans.

On ne peut pas disculper ce régime, car il a fauté par « manquement et négligence à son devoir de surveillance », « de complicité de vol au premier degré » inhérent à toute fonction, à tout grade et à tout rang.

C’est cette forte jurisprudence constitutionnelle, que je classe comme un « Grand Arrêt de Principe », qui plaidera en faveur d’une inéligibilité définitive de ce régime.

Cette désinvolture qui consiste à piétiner, à « tricoter », et défigurer la constitution, et à la façonner selon les dimensions du « costume » de ce régime, comme bon lui semble et selon son humeur, à la veille de chaque élection doit pousser les Chourafas à un sursaut national pour mettre fin à ces mascarades à répétition.

Ce pouvoir compradore corrompu, cliniquement mort, composé de gérontocrates finissants, tous des supplétifs de l’armée française. Ces gérontocrates sont les commanditaires directs, durant la décennie rouge (et non noire) de crimes de sang, 300.000 morts et de 50.000 disparus, imprescriptibles crimes.

Ces supplétifs criminels de l’Armée française, n’avaient d’autre choix que de livrer l’Algérie à l’impérialisme pour qu’ils soient en retour absous et maintenus au pouvoir.

Tristes marchandages pour masquer les crimes de sang à l’encontre des algériens, pour perpétuer le vol et brader les richesses de l’Algérie.

Se ranger en faveur des résolutions de l’ONU, qui appuient un référendum en RASD, pour sauver la face du régime, qui débouchera sans conteste sur une décolonisation heureuse et très probable du Sahara Occidental et isoler ainsi le Makhzen Marocain, qui de jure et de facto reste toujours un fidèle allié de l’impérialisme. Mais à quel prix ?

Des accords secrets (conditions des superpuissances) imposent à l’Algérie, l’ouverture des frontières en vue de soutenir financièrement et économiquement le Maroc, sans contreparties.

Aussi ,

Manœuvrer, trouver le timing, et pousser l’Algérie à normaliser ses relations avec l’ennemi sioniste.

Ce dernier point peut être réalisé, ce sera le deal que proposera ce régime compradore aux puissances impérialistes, s’il sent que sa fin est proche ou sa vie en danger de mort. (Rappelez-vous la visite de Kerry et son dîner avec un ex premier ministre très lié aux milieux sionistes parisiens, à cet égard, celui-ci est entretenu et sous les bons soins à Paris, du judéo-sioniste israélien de Colomb-Béchar Prosper Amouillah (dit Messaoud) collecteur de fond pour Tsahal).

Le premier magistrat du pays , d’emblée empiète la constitution, refuse de publier son bilan de santé alarmant, en violation sur toutes les coutures de la constitution, dont le bilan, avec certitude, lui interdit d’exercer aucune charge d’Etat . Ce que semble révéler le diagnostic du professeur Jacques Monségu , cardiologue au Val de Grâce qui a déménagé à Grenoble, qui le suit (Qui soigne et check , aussi Mohamed Salah Mediene).

Ce pouvoir, ne représente pas la diversité de notre peuple, n’agit que dans l’intérêt d’une minorité qui s’est appropriée la rente économique, ne pourra pas se maintenir au pouvoir sans le soutien des puissances impérialistes. C’est un pouvoir fragile et faible.

Vous comprenez pourquoi, ces « compensations » ont été payées au prix de lourds sacrifices financiers fossiles non renouvelables, en troquant des contrats cadeaux en échange du soutien politique des puissances impérialistes (Dernièrement, la très grave et fatale erreur du pouvoir compradore qui a offert et cédé en gré à gré, la construction de centrales électriques pour combler la moitié de nos besoins d’énergie électrique, à un seul constructeur, l’américain General Electric pour la réalisation de 8 centrales électriques de 9400 MGW, pour un montant pharamineux de 32 milliards de dollars, 3 fois plus cher que la concurrence, par exemple à celle de l’iranien Mapna !).

Toute cette agitation était superfétatoire, pourquoi ? Parce que ces deux impérialismes sont en net déclin et la fin de leur hégémonie est proche. Le pouvoir compradore, en retard d’une guerre, l’est à la fois, par mauvaise appréciation du sens du monde et ensuite demeure sourd à la sonnerie du Tocsin, nous annonçons que nous sommes déjà passé à l’Heure d’un monde multipolaire. Le capital n’est plus monopolisé par les puissances impérialistes. Des pays émergents comme la Chine, le Brésil, l’Inde, le Vietnam, l’Indonésie, l’Iran, se sont développés parce que les capacités de production sont là-bas. Et ce développement offre aujourd’hui aux pays du Sud l’opportunité de devenir indépendants une bonne fois pour toute.

D’un autre côté l’agression impérialiste en Syrie est à son paroxysme. Qui sortira vainqueur ? Sans aucun doute le peuple Syrien et la mouqqaouama face aux ennemis sionistes et wahabites takfiristes.

Dr Belhoucine Mohamed

Partie 04

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Le pouvoir compradore et l’impérialisme (Partie 03)

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