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Le parquet du tribunal de Ghardaïa a requis, hier, une peine de 18 mois de prison ferme assortie d’une amende de 18 000 Da contre les neuf scouts, en détention depuis trois semaines, accusés d’avoir caillassé un véhicule particulier. Un verdict qui a fait monter la tension d’un cran et suscité encore une fois la colère de la communauté mozabite à laquelle appartiennent les neuf lycéens. Me Salah Dabouz, avocat et président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, qui a assisté au procès, a dénoncé énergiquement la position des magistrats et des agents de police qui se sont laissé, selon lui, manipuler par un individu n’ayant apporté aucune preuve contre les jeunes qu’il a accusés à travers plusieurs versions, contradictoires, des faits. L’avocat a également qualifié la procédure de “sanction collective” et la poursuite pour flagrant délit d’illégale et d’injuste, puisque n’ayant jamais été établie. “C’est un acte très grave et inadmissible de la part du parquet”, a signalé Me Dabouz. Si le plaignant, qui prétend être caillassé, a été réellement ciblé par une personne, pourquoi alors a-t-on procédé à l’arrestation des 8 autres ?, s’est-il interrogé. Pourquoi les services de police n’ont-ils pas mené d’enquête et pourquoi ont-ils bâti le dossier de l’affaire en s’appuyant uniquement sur les déclarations d’un seul individu. Le plaignant a déclaré qu’une personne encagoulée et portant une abaya (habit traditionnel mozabite) a brusquement surgi d’une rue, au moment de son passage, et a lancé une pierre sur le pare-brise de sa voiture avant de prendre la fuite. Sauf que, précise l’avocat, à ce moment-là, les neuf jeunes étaient à moto à l’arrêt, et aucun d’eux ne portait de cagoule. Ils s’apprêtaient à prendre la route de Gourara pour rentrer chez eux. En tout état de cause, vu les zones d’ombre qui entourent cette affaire, son traitement risque de raviver encore une fois la tension, alors que toute la vallée du M’zab ne s’est pas encore relevée des violences qui l’ont secouée, avec des plaies toujours visibles à travers le constant dispositif de sécurité qui quadrille Ghardaïa. G. Chahinez

Le procureur requiert 18 mois de prison

Le parquet du tribunal de Ghardaïa a requis, hier, une peine de 18 mois de prison ferme assortie d’une amende de 18 000 Da contre les neuf scouts, en détention depuis trois semaines, accusés d’avoir caillassé un véhicule particulier. Un verdict qui a fait monter la tension d’un cran et suscité encore une fois la colère de la communauté mozabite à laquelle appartiennent les neuf lycéens.
Me Salah Dabouz, avocat et président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, qui a assisté au procès, a dénoncé énergiquement la position des magistrats et des agents de police qui se sont laissé, selon lui, manipuler par un individu n’ayant apporté aucune preuve contre les jeunes qu’il a accusés à travers plusieurs versions, contradictoires, des faits.
L’avocat a également qualifié la procédure de “sanction collective” et la poursuite pour flagrant délit d’illégale et d’injuste, puisque n’ayant jamais été établie. “C’est un acte très grave et inadmissible de la part du parquet”, a signalé Me Dabouz.
Si le plaignant, qui prétend être caillassé, a été réellement ciblé par une personne, pourquoi alors a-t-on procédé à l’arrestation des 8 autres ?, s’est-il interrogé.
Pourquoi les services de police n’ont-ils pas mené d’enquête et pourquoi ont-ils bâti le dossier de l’affaire en s’appuyant uniquement sur les
déclarations d’un seul individu. Le plaignant a déclaré qu’une personne encagoulée et portant une abaya (habit traditionnel mozabite) a brusquement surgi d’une rue, au moment de son passage, et a lancé une pierre sur le pare-brise de sa voiture avant de prendre la fuite.
Sauf que, précise l’avocat, à ce moment-là, les neuf jeunes étaient à moto à l’arrêt, et aucun d’eux ne portait de cagoule.
Ils s’apprêtaient à prendre la route de Gourara pour rentrer chez eux. En tout état de cause, vu les zones d’ombre qui entourent cette affaire, son traitement risque de raviver encore une fois la tension, alors que toute la vallée du M’zab ne s’est pas encore relevée des violences qui l’ont secouée, avec des plaies toujours visibles à travers le constant dispositif de sécurité qui quadrille Ghardaïa.

G. Chahinez

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