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Le sucre et le phosphate brut sont les principaux produits que l’Algérie exporte timidement en dehors des hydrocarbures à côté du gaz industriel, des dattes et des topinambours.

Le sucre et le phosphate brut en pole position

Le sucre et le phosphate brut sont les principaux produits que l’Algérie exporte timidement en dehors des hydrocarbures à côté du gaz industriel, des dattes et des topinambours. Selon Ali Bey Nasri, président de l’Association des exportateurs algériens, l’exportation du sucre a rapporté, en 2014, plus de 250 millions de dollars à côté du phosphate brut exporté qui ne rapporte pas beaucoup étant donné que l’Algérie importe, en contrepartie, plus chers des produits fabriqués à base de phosphate. En marge du séminaire sur les logistiques et services dans l’exportation, organisé en fin de semaine par la Chambre de commerce et d’industrie de la wilaya de Blida, Ali Bey Nasri a affiché un certain pessimisme quant à la vision actuelle de l’État sur l’exportation prétendue pourtant comme alternative en ces temps de crise. Il a estimé que le gouvernement manque de stratégie sur l’exportation et la concurrence. “Sur les 550 exportateurs qui sont inscrits, seuls 50 exportent régulièrement. Ces derniers représentent 97% des 2,5 milliards de dollars de recette réalisée en 2014 par l’exportation hors hydrocarbures”, a-t-il indiqué.
Il a précisé que le secteur de l’exportation est loin de répertorier 800 produits algériens à l’export. “On ne peut parler des 200 litres d’huile d’olive exportés en 2014 alors que la Tunisie en exporte 14 000 tonnes pour un montant de 960 millions de dollars. Voilà la différence”, a-t-il souligné.
Ce dernier s’interroge sur le devenir des 44 propositions présentées durant la dernière tripartite. De son côté, Riadh Amour, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la wilaya de Blida, explique que ce séminaire est une occasion pour les opérateurs économiques d’avoir des informations sur le processus de service et logistique lors de l’opération d’exportation, estimant que l’Algérie n’a d’autre choix que de s’orienter vers le modèle production – exportation. “L’objectif est d’atteindre au moins un nombre de 1 200 à 1 500 exportateurs d’ici à l’année 2017. Nos voisins ont déjà atteint de loin ce nombre. Nous n’avons pas d’autres choix que de réussir ce pari”, a-t-il déclaré.

K. F.

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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