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L’année 2015 a été sans conteste une année qui a vu beaucoup de remous et de bouillonnement pour tout ce qui a trait à la condition féminine, ici en Algérie, comme ailleurs, notamment dans son droit à la parole, à l’égalité sur le terrain, à la parité dans les institutions ; son droit à défendre sa dignité, à combattre la violence sous toutes ses formes physiques ou morales ; son droit à revendiquer son statut de citoyen à part entière et à dénoncer tout acte de déni, de dénigrement ou de comportement nuisible. Entre autres manifestations qui se sont tenues en marge de ces revendications, un Congrès international féminin pour une culture de paix a marqué son passage lors de sa naissance à Oran fin 2014, non seulement par la qualité de ses contributeurs et conférenciers, mais en plus par un ouvrage de référence qui vient d’être publié et qui a regroupé les actes de ce colloque et dont chercheurs et universitaires pourront se servir à l’avenir. Un livre préfacé par Cheikh Khaled Bentounes, l’initiateur du congrès qui souligne : “Il ne fait aucun doute que la femme joue un rôle fondamental dans l’épanouissement et l’équilibre de la société (…) Nier l’évidence de l’inégalité, l’oppression, et la souffrance dues au comportement d’un autre âge et à des traditions et des coutumes archaïques qu’elle subit aujourd’hui ne fait qu’aggraver la situation…”. Et c’est à partir de ce constat que la décision d’organiser ce congrès a été prise afin de donner la parole à ces femmes qui ont toujours refusé de se taire et qui trouvent dans cette initiative une oreille attentive à leurs revendications qui ne sont en fait qu’un “droit” qui leur revient... de droit. Ainsi, de nombreux conférenciers – les hommes n’y étaient pas exclus – ont pris part à ce congrès dont les conférences ont été compilées dans ce précieux ouvrage qui a réuni chercheurs, anthropologues, philosophes, journalistes, islamologues, psycholinguistes et autres venus de France, d’Espagne, de Tunisie, du Sénégal, d’Inde, d’Indonésie, du Japon, de Turquie, du Maroc et d’Algérie. Entre autres sujets abordés : “La violence à l’égard des femmes”, par Nadia Aït-Zaï ; “Le féminin dans le coran”, par Carmen Del Rio Pereda ; “Comment mettre l’information au service de l’humain ?” par Chérif Lahdi ; “Réconciliation du masculin et du féminin comme vecteur de paix”, par Valérie Colin-Simard ou encore “Une meilleure répartition des rôles et des responsabilités”, par Wassyla Tamzali. Un ouvrage de 460 pages regroupant des textes en arabe et en français pour donner la parole aux femmes et faire dire aussi aux hommes que la femme vaut son pesant de … poudre. Samira Bendris

Les femmes prennent la parole

L’année 2015 a été sans conteste une année qui a vu beaucoup de remous et de bouillonnement pour tout ce qui a trait à la condition féminine, ici en Algérie, comme ailleurs, notamment dans son droit à la parole, à l’égalité sur le terrain, à la parité dans les institutions ; son droit à défendre sa dignité, à combattre la violence sous toutes ses formes physiques ou morales ; son droit à revendiquer son statut de citoyen à part entière et à dénoncer tout acte de déni, de dénigrement ou de comportement nuisible. Entre autres manifestations qui se sont tenues en marge de ces revendications, un Congrès international féminin pour une culture de paix a marqué son passage lors de sa naissance à Oran fin 2014, non seulement par la qualité de ses contributeurs et conférenciers, mais en plus par un ouvrage de référence qui vient d’être publié et qui a regroupé les actes de ce colloque et dont chercheurs et universitaires pourront se servir à l’avenir. Un livre préfacé par Cheikh Khaled Bentounes, l’initiateur du congrès qui souligne : “Il ne fait aucun doute que la femme joue un rôle fondamental dans l’épanouissement et l’équilibre de la société (…) Nier l’évidence de l’inégalité, l’oppression, et la souffrance dues au comportement d’un autre âge et à des traditions et des coutumes archaïques qu’elle subit aujourd’hui ne fait qu’aggraver la situation…”. Et c’est à partir de ce constat que la décision d’organiser ce congrès a été prise afin de donner la parole à ces femmes qui ont toujours refusé de se taire et qui trouvent dans cette initiative une oreille attentive à leurs revendications qui ne sont en fait qu’un “droit” qui leur revient… de droit. Ainsi, de nombreux conférenciers – les hommes n’y étaient pas exclus – ont pris part à ce congrès dont les conférences ont été compilées dans ce précieux ouvrage qui a réuni chercheurs, anthropologues, philosophes, journalistes, islamologues, psycholinguistes et autres venus de France, d’Espagne, de Tunisie, du Sénégal, d’Inde, d’Indonésie, du Japon, de Turquie, du Maroc et d’Algérie. Entre autres sujets abordés : “La violence à l’égard des femmes”, par Nadia Aït-Zaï ; “Le féminin dans le coran”, par Carmen Del Rio Pereda ; “Comment mettre l’information au service de l’humain ?” par Chérif Lahdi ; “Réconciliation du masculin et du féminin comme vecteur de paix”, par Valérie Colin-Simard ou encore “Une meilleure répartition des rôles et des responsabilités”, par Wassyla Tamzali. Un ouvrage de 460 pages regroupant des textes en arabe et en français pour donner la parole aux femmes et faire dire aussi aux hommes que la femme vaut son pesant de … poudre.

Samira Bendris

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