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Le président du FCE a présenté son bilan et réfuté toutes les accusations portées contre sa personne et l’organisation qu’il préside.

Les mises au point de Haddad

Le président du FCE a présenté son bilan et réfuté toutes les accusations portées contre sa personne et l’organisation qu’il préside.
“À ceux qui défendent l’immobilisme, je dis ceci : nous travaillons dur, nous créons des entreprises, nous créons des emplois et payons beaucoup d’impôts. Nous ne sommes pas des prédateurs.” Le président du Forum des chefs d’entreprise, Ali Haddad, n’a pas pris de gants pour répondre, hier, lors d’une conférence de presse organisée en marge de la tenue de l’assemblée générale de l’association patronale à l’hôtel El-Aurassi (Alger), à ceux qui mènent, contre lui, “une campagne de diabolisation, savamment orchestrée et insidieusement entretenue d’une manière régulière”. Sur la proximité du FCE avec les pouvoirs publics, Ali Haddad, entouré des vice-présidents et du président d’honneur, Omar Ramdane, et de l’ancien président Réda Hamiani, une manière de montrer l’unité et la solidarité dans les rangs du FCE, a rappelé : “Nous avons, à maintes reprises et sans aucun complexe, affirmé que notre rôle n’est nullement de nous opposer au gouvernement, comme il n’est nullement question pour nous de nous aligner sur tout ce qui vient du gouvernement.”
Continuant sur sa lancée, M. Haddad s’interroge sur les motivations de ceux qui accusent l’association patronale de mener une diplomatie parallèle. “Est-ce que participer à des forums et autres rencontres à l’étranger, dans le but de mieux exposer les atouts dont dispose notre pays en termes d’opportunités d’investissement et de mettre en relation d’affaires des partenaires locaux avec des investisseurs potentiels, est synonyme de diplomatie parallèle ? En quoi le fait de rappeler que nous avons tourné le dos, économiquement parlant, au continent africain, censé être notre prolongement naturel avec des opportunités inestimables pour nos produits, constitue-t-il un quelconque piétinement à notre remarquable diplomatie ? Est-ce que le fait d’installer des représentants de notre organisation dans les pays abritant les grandes places financières à travers le monde, en impliquant les meilleurs éléments de notre dynamique communauté à l’étranger, constitue une substitution à nos représentations diplomatiques ?”, s’est-il interrogé, soulignant le besoin pour l’Algérie d’attirer les investissements directs étrangers et d’exporter ses produits vers les marché extérieurs. Le président du FCE a assuré, également, que son organisation n’a jamais demandé la privatisation des entreprises publiques.
Ce qu’elle a revendiqué, c’est la consécration du principe de la liberté d’entreprendre et la liberté d’investir pour le secteur privé. “Une revendication qui a fini par être prise en charge dans le projet de révision de la Constitution”, s’est félicité M. Haddad, se réjouissant, aussi, que le projet de Constitution prévoit “expressément la non-discrimination entre le public et le privé”. Sur la monopolisation de la représentation patronale au détriment des autres organisations, le président du FCE a soutenu qu’il n’a jamais empêché qui que ce soit d’activer, de rencontrer les pouvoirs publics et de leur faire part de ses doléances ou propositions. “Avons-nous le pouvoir d’empêcher qui que ce soit d’inviter des organisations patronales étrangères, ou de leur rendre visite ?”, interpelle le président du FCE, estimant que “les raisons du déficit de représentativité de certains sont à chercher ailleurs”.
Le patron du groupe ETRHB réfute tout favoritisme
Concernant son groupe ETRHB, créé avec ses frères il y a de cela 27 ans, Ali Haddad a réfuté tout favoritisme dans le cadre des marchés publics. L’exemple le plus édifiant, selon lui, est le projet d’autoroute Est-Ouest. Sur les 1 216 km, le groupe ETRHB a participé dans le cadre d’un groupement constitué de plusieurs entreprises algériennes pour la réalisation du tronçon Oued Fodda-Khemis Miliana sur 73 km. La partie réellement réalisée par l’ETRHB n’est que de 32 km.
Le groupe a, également, participé à la mise à niveau du tronçon de Lakhdaria. “Ce qui devait être une mise à niveau superficielle, s’est avéré être un chantier titanesque avec des déblais dépassant les 8 mètres de profondeur. C’est ce qui a fait fuir une grande entreprise nationale choisie avec nous dans le cadre de ce projet”, a précisé le patron de l’ETRHB, expliquant qu’à chaque fois qu’une entreprise algérienne participe à la réalisation d’un projet, c’est de la devise que l’Algérie économise. “Où est donc la dilapidation dont parlent certains ? L’Algérie est-elle condamnée pour l’éternité à faire appel aux étrangers à chaque fois qu’elle a besoin de réaliser un mètre cube de béton ou la moindre conduite d’eau et avec des devises qui partent pour être réinvesties pour créer des emplois ailleurs ?”, s’interroge M. Haddad, indiquant que personne n’a fait de cadeau à son groupe qui a payé, cette année, plus 20 milliards de dinars de contributions et d’impôts. L’ETRHB a 15 000 collaborateurs et compte porter ses effectifs à 25 000 durant l’année en cours.

L’ETRHB travaille avec 5 banques publiques et d’autres banques privées
Le patron de l’ETRHB se dit sidéré par les informations colportées concernant un crédit qui lui aurait été accordé par la BNA, d’un montant invraisemblable se chiffrant à plusieurs milliards de dinars.
M. Haddad précise qu’en tant qu’opérateur économique, il a tout à fait le droit de demander un crédit d’investissement pour financer ses projets si son dossier est complet et offre toutes les garanties. “C’est une pratique normale. Il ne s’agit pas d’une faveur”, a-t-il indiqué, rappelant que la SNVI a bénéficié d’un milliard de dollars.
Des entreprises internationales ont obtenu des financements des banques publiques sans que cela pose problème à qui que ce soit. Le patron de l’ETRHB a affirmé que son groupe travaille avec 5 banques publiques et d’autres banques privées. “Effectivement, nous avons demandé un crédit de 5 milliards de dinars répartis entre 3 milliards de dinars pour l’équipement et 2 milliards de dinars pour le cautionnement”, a-t-il indiqué. M. Haddad a affirmé qu’il ne créera pas de société aérienne.

Meziane Rabhi

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Par philhadj Temps de lecture: 4 min
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