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La multiplication des attentats signés Daech, particulièrement en Europe, semble avoir modifié l’approche de la lutte contre cette organisation terroriste, qui se concrétise sur le terrain par de vastes offensives contre ses positions en Irak et en Syrie et l’élimination de ses cadres dirigeants. Au moment où l’armée syrienne est sur le point de reprendre la ville historique et stratégique de Palmyre, celle d’Irak se rapproche peu à peu de Mossoul, alors que le Pentagone envisage de renforcer la présence militaire américaine dans ce pays, dès que Barack Obama aura donné son feu vert aux propositions qui lui seront présentées dans les semaines à venir. Outre les offensives militaires contre les positions de Daech en Irak et en Syrie, la mort de deux cadres importants de cette organisation terroriste, en l’occurrence Omar le “Tchétchène”, mais surtout son numéro deux Abdel Rahmane al-Qadouli, “qui était l’un des principaux responsables de l'EI, agissant comme leur ministre des Finances et responsable de plusieurs complots extérieurs”, constitue “un coup de frein aux capacités de cette nébuleuse criminelle à conduire des opérations en Irak et en Syrie, et à l'étranger”, selon le secrétaire à la Défense Ashton Carter. Ainsi, tout indique que le soutien à la lutte contre l’État islamique, qui était tributaire de considérations géopolitiques, car jugé profitable au régime de Bachar al-Assad, semble désormais plus important. C’est probablement dans ce cadre qu’entre la visite du Secrétaire général de l’ONU à Bagdad, Ban Ki-moon, qui a discuté avec les responsables irakiens des moyens d’aider ce pays à lutter contre le terrorisme, en ce moment où la baisse des cours du pétrole a eu un effet dévastateur sur son économie. Les Occidentaux se sont peut-être résignés à se débarrasser de manière diplomatique du président syrien, dont le retour en force sur le terrain le rend plus difficile à déquiller. Il a su tirer profit de la présence militaire russe en Syrie comme le montrent les succès répétitifs de son armée contre les rebelles et contre Daech. Devant ces développements, les Occidentaux ont donc fini par admettre que le danger représenté par l’État islamique pour leur sécurité intérieure nécessite davantage d’opérations sur le terrain pour le mettre hors d’état de nuire, quitte à ce que Bachar al-Assad en tire profit sur le court et moyen termes. L’important dans l’immédiat est de réduire la capacité d’action de cette organisation terroriste, qui sera beaucoup plus occupée à parer au plus pressé que de préparer des attentats hors de ses bases. Merzak Tigrine

L’État islamique acculé en Irak et en Syrie !

La multiplication des attentats signés Daech, particulièrement en Europe, semble avoir modifié l’approche de la lutte contre cette organisation terroriste, qui se concrétise sur le terrain par de vastes offensives contre ses positions en Irak et en Syrie et l’élimination de ses cadres dirigeants.
Au moment où l’armée syrienne est sur le point de reprendre la ville historique et stratégique de Palmyre, celle d’Irak se rapproche peu à peu de Mossoul, alors que le Pentagone envisage de renforcer la présence militaire américaine dans ce pays, dès que Barack Obama aura donné son feu vert aux propositions qui lui seront présentées dans les semaines à venir. Outre les offensives militaires contre les positions de Daech en Irak et en Syrie, la mort de deux cadres importants de cette organisation terroriste, en l’occurrence Omar le “Tchétchène”, mais surtout son numéro deux Abdel Rahmane al-Qadouli, “qui était l’un des principaux responsables de l'EI, agissant comme leur ministre des Finances et responsable de plusieurs complots extérieurs”, constitue “un coup de frein aux capacités de cette nébuleuse criminelle à conduire des opérations en Irak et en Syrie, et à l'étranger”, selon le secrétaire à la Défense Ashton Carter. Ainsi, tout indique que le soutien à la lutte contre l’État islamique, qui était tributaire de considérations géopolitiques, car jugé profitable au régime de Bachar al-Assad, semble désormais plus important.
C’est probablement dans ce cadre qu’entre la visite du Secrétaire général de l’ONU à Bagdad, Ban Ki-moon, qui a discuté avec les responsables irakiens des moyens d’aider ce pays à lutter contre le terrorisme, en ce moment où la baisse des cours du pétrole a eu un effet dévastateur sur son économie.
Les Occidentaux se sont peut-être résignés à se débarrasser de manière diplomatique du président syrien, dont le retour en force sur le terrain le rend plus difficile à déquiller. Il a su tirer profit de la présence militaire russe en Syrie comme le montrent les succès répétitifs de son armée contre les rebelles et contre Daech.
Devant ces développements, les Occidentaux ont donc fini par admettre que le danger représenté par l’État islamique pour leur sécurité intérieure nécessite davantage d’opérations sur le terrain pour le mettre hors d’état de nuire, quitte à ce que Bachar al-Assad en tire profit sur le court et moyen termes. L’important dans l’immédiat est de réduire la capacité d’action de cette organisation terroriste, qui sera beaucoup plus occupée à parer au plus pressé que de préparer des attentats hors de ses bases.

Merzak Tigrine

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L’État islamique acculé en Irak et en Syrie !

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