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Lancée lundi par les forces irakiennes avec l’appui des bombardements aériens de la coalition internationale antiterroriste pour reprendre Mossoul au groupe autoproclamé État islamique, l’offensive réalise ses objectifs, mais fait craindre un exode massif de civils. Les trente mille soldats irakiens et les peshmergas kurdes, mobilisés pour l’opération, continuaient hier à gagner du terrain au deuxième jour de l’offensive d’une ampleur sans précédent, pour déloger l’autoproclamé État islamique (Daech) de Mossoul, la seconde ville d’Irak. Selon le Pentagone, tout se déroule selon les prévisions, bien qu’il reconnaisse qu’il s’agira d’une “campagne difficile qui pourrait prendre du temps”. Ces déclarations ont été corroborées par Sabah al-Numan, le porte-parole des services de contre-terrorisme irakien, une des unités d’élite mobilisées. Cinquante-deux cibles ont été détruites par les avions de la coalition au premier jour de l’offensive, selon le bilan donné par le Pentagone. Ainsi, tout semble se dérouler conformément aux plans établis malgré toutes les entraves rencontrées sur le terrain, à l’exemple des grandes colonnes de fumée s'élevant dans le ciel depuis des puits de pétrole en feu, près de la base arrière des forces irakiennes à Qayyarah, à environ 70 km au sud de Mossoul. Le ciel est plombé de gris sur des kilomètres. Le but de ces incendies, selon un soldat irakien, est que les terroristes cherchent à empêcher la coalition de mener des raids aériens et de leur reprendre Qayyarah. La ville est tombée aux mains des forces irakiennes le 25 août, mais les incendies n’ont pas cessé depuis. C’est précisément depuis cette ville de Qayyarah et celle de Khazir que les forces irakiennes avancent vers le fief le plus important de l’organisation terroriste autoproclamée “État islamique”. Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, qui a estimé que la bataille de Mossoul était “un moment décisif dans (la) campagne pour infliger à l'EI une défaite durable”, a souligné cependant qu’elle devrait dans un premier temps consister à traverser les lignes terroristes pour gagner les abords de la ville avant un encerclement, qui sera suivi de violents combats de rues. Ceci étant, cette opération militaire d’envergure, qui pourrait durer des semaines et promet d'être particulièrement âpre, fait craindre un exode massif de population. Il ne fait aucun doute que cette bataille pourrait durer plusieurs mois, comme le confirment les responsables à tous les niveaux, qu’ils soient politiques ou militaires, dont le dernier en date n’est que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. “C’est une bataille qui va être longue, ce n'est pas un ‘’Blitzkrieg’’ (guerre éclair, ndlr)”, a-t-il déclaré lors d'une visite hier au salon de l’industrie de défense navale Euronaval au Bourget, près de Paris. “C’est une ville d'un million et demi d'habitants, c'est donc une affaire de longue durée, plusieurs semaines, peut-être des mois”, a mis en garde Le Drian. “C’est le creuset de notre ennemi. C’est à partir de Mossoul et de Raqa (Syrie) qu’ont été fomentés les attentats dont nous avons été victimes et que se fomentent d'autres perspectives”, a-t-il affirmé, avant de marteler : “Donc il faut taper au cœur. C'est ce que vont faire les Irakiens avec le soutien de la coalition.” Merzak Tigrine

L’étau se resserre autour de Daech en Irak

Lancée lundi par les forces irakiennes avec l’appui des bombardements aériens de la coalition internationale antiterroriste pour reprendre Mossoul au groupe autoproclamé État islamique, l’offensive réalise ses objectifs, mais fait craindre un exode massif de civils.

Les trente mille soldats irakiens et les peshmergas kurdes, mobilisés pour l’opération, continuaient hier à gagner du terrain au deuxième jour de l’offensive d’une ampleur sans précédent, pour déloger l’autoproclamé État islamique (Daech) de Mossoul, la seconde ville d’Irak. Selon le Pentagone, tout se déroule selon les prévisions, bien qu’il reconnaisse qu’il s’agira d’une “campagne difficile qui pourrait prendre du temps”. Ces déclarations ont été corroborées par Sabah al-Numan, le porte-parole des services de contre-terrorisme irakien, une des unités d’élite mobilisées.
Cinquante-deux cibles ont été détruites par les avions de la coalition au premier jour de l’offensive, selon le bilan donné par le Pentagone. Ainsi, tout semble se dérouler conformément aux plans établis malgré toutes les entraves rencontrées sur le terrain, à l’exemple des grandes colonnes de fumée s'élevant dans le ciel depuis des puits de pétrole en feu, près de la base arrière des forces irakiennes à Qayyarah, à environ 70 km au sud de Mossoul. Le ciel est plombé de gris sur des kilomètres. Le but de ces incendies, selon un soldat irakien, est que les terroristes cherchent à empêcher la coalition de mener des raids aériens et de leur reprendre Qayyarah. La ville est tombée aux mains des forces irakiennes le 25 août, mais les incendies n’ont pas cessé depuis. C’est précisément depuis cette ville de Qayyarah et celle de Khazir que les forces irakiennes avancent vers le fief le plus important de l’organisation terroriste autoproclamée “État islamique”. Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, qui a estimé que la bataille de Mossoul était “un moment décisif dans (la) campagne pour infliger à l'EI une défaite durable”, a souligné cependant qu’elle devrait dans un premier temps consister à traverser les lignes terroristes pour gagner les abords de la ville avant un encerclement, qui sera suivi de violents combats de rues. Ceci étant, cette opération militaire d’envergure, qui pourrait durer des semaines et promet d'être particulièrement âpre, fait craindre un exode massif de population. Il ne fait aucun doute que cette bataille pourrait durer plusieurs mois, comme le confirment les responsables à tous les niveaux, qu’ils soient politiques ou militaires, dont le dernier en date n’est que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. “C’est une bataille qui va être longue, ce n'est pas un ‘’Blitzkrieg’’ (guerre éclair, ndlr)”, a-t-il déclaré lors d'une visite hier au salon de l’industrie de défense navale Euronaval au Bourget, près de Paris. “C’est une ville d'un million et demi d'habitants, c'est donc une affaire de longue durée, plusieurs semaines, peut-être des mois”, a mis en garde Le Drian. “C’est le creuset de notre ennemi. C’est à partir de Mossoul et de Raqa (Syrie) qu’ont été fomentés les attentats dont nous avons été victimes et que se fomentent d'autres perspectives”, a-t-il affirmé, avant de marteler : “Donc il faut taper au cœur. C'est ce que vont faire les Irakiens avec le soutien de la coalition.”

Merzak Tigrine

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