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L’unité Fertial d’Annaba baisse le rideau

Comme nous l’avons annoncé au mois de janvier dernier, les travailleurs Fertial d’Annaba ont finalement eu raison de craindre pour leur emploi, au lendemain de la fermeture de l’unité Fertial d’Arzew. En effet, deux mois jour pour jour après celle d’Arzew, c’est au tour de l’unité Fertial d’Annaba de mettre la clé sous le paillasson, pour le même motif : l’absence d’autorisation d’exportation.

Ainsi, en raison des lenteurs administratives qui ont bloqué indéfiniment l’exportation de sa production, l’unité d’ammoniac de Fertial d’Annaba a vu toutes ses aires de stockage saturées. Une situation qui a contraint les responsables à opter pour la décision “fatale” d’arrêter ses installations le 23 mars 2016, a-t-on appris de sources syndicales. Pour beaucoup d’experts, il s’agit là d’une sombre perspective vis-à-vis d’une entreprise qui affiche pourtant une excellente santé financière et une stabilité sociale exemplaire, comme en attestent les indicateurs de gestion des deux unités en question. Impuissants, travailleurs, responsables et syndicalistes n’ont pu que déplorer cette lamentable situation, qui, par certains de ses aspects, semble tout à fait incompréhensible. En effet, aux yeux de ces experts, il est difficile d’accepter qu’une entreprise de l’envergure de Fertial avec ses 1 200 employés, son chiffre d’affaires de plus de 300 millions de USD dont 75% réalisés à l’exportation, ses résultats obtenus à ce jour et une perspective prometteuse, avec un projet de “revamping” de ses usines pour un montant de plus de 360 millions de USD programmés sur les 3 prochaines années puisse en être réduite à mobiliser ses énergies et à gérer, au jour le jour, de simples questions d’autorisations d’exportation. Il est à rappeler que cette question n’a pas non plus laissé indifférent le secrétaire national de la FNTPGC, qui a dénoncé l’inertie des pouvoirs publics, qui met en péril l’existence de toute l’entité économique. “Cet état de fait n’est pas dû à des problèmes de gestion ou de besoin d’aide financière, bien au contraire, cette entreprise connaît une situation financière des plus florissantes et les travailleurs bénéficient d’avantages professionnels très conséquents qui font de cette entreprise un exemple de réussite à tous les niveaux, tant qu’elle est considérée comme l’une des entreprises qui génèrent des rentrées en devises importantes”, écrit
Sid-Ali Beldjerdi, dans un communiqué accablant, qu’il a adressé au ministre de l’Industrie et des Mines, après avoir été saisi du dossier par les instances syndicales de l’entreprise Fertial.
Il est vrai que dans le cas de Fertial, dénoncent les experts, il est relevé en flagrant délit une incohérence et une incompréhension qui vont à contresens des orientations des pouvoirs publics, quant à l’accompagnement et à l’assistance des entreprises qui engrangent des plus-values économiques. Contactés à ce propos, de nombreux économistes s’interrogent sur ce blocage qui obligerait les responsables de Fertial à mettre au placard tous ses effectifs et à arrêter le fonctionnement de ses unités.
Ils sont formels sur la nécessité de trancher la question, dans les plus brefs délais, avant que cela n’engendre non seulement des pertes énormes pour l’entreprise, mais aussi l’annulation de ses commandes faites par différents clients et, par ricochet, le désengagement total de ces derniers.

B. BADIS

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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