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L’Université algérienne en deuil

Mohamed Brahim Salhi est l’auteur, notamment, d’un ouvrage intitulé Algérie : citoyenneté et identité, paru en 2010 aux éditions Achab, dans lequel il traite des événements conflictuels qui ont secoué le mouvement nationaliste algérien depuis le début des années 1930.
L’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou et toute la communauté universitaire algérienne auront perdu, ce week-end, un éminent enseignant-chercheur et sociologue bien connu en la personne du professeur Mohamed Brahim Salhi, décédé mercredi des suites d’une courte maladie et inhumé jeudi en son village natal d’Ighil-Tazert, dans la commune de Larbaâ-Nath Irathen, en présence d’une foule nombreuse.
Âgé de 64 ans, docteur d’État en lettres et sciences humaines, avec un cursus de 3e cycle en sociologie-ethnologie à l’École des hautes éudes en sciences sociales à Paris, le regretté Mohamed Brahim Salhi est aussi l’auteur de précieux travaux de recherche sur la question des identités religieuses en Algérie qui ont fait l’objet d’une thèse de doctorat de 3e cycle en 1979 suivie d’une réflexion plus large sur les changements sociopolitiques qui ont secoué l’Algérie à la fin du XXe siècle ; ce qui lui a permis de soutenir brillamment une thèse de doctorat d’État en lettres et sciences humaines à l’université de la Sorbonne (Paris III) en 2004.
Enseignant-chercheur en sociologie et anthropologie depuis 1979 à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, le défunt a exercé, durant ces dernières années, les fonctions de doyen de la Faculté des sciences humaines au nouveau Pôle technologique de Tamda où il était très estimé et apprécié par ses collègues et ses étudiants avant d’assumer, tout récemment encore, les fonctions de conseiller auprès de Nouria Benghabrit, ministre de l’Éducation nationale.
Mohamed Brahim Salhi est l’auteur d’un bel ouvrage de sociologie intitulé Algérie : citoyenneté et identité, paru en 2010 aux éditions Achab, où il s’est longuement étalé sur les différents événements conflictuels qui ont secoué le mouvement nationaliste algérien depuis le début des années 1930, puis la crise anti-berbériste de 1949, la course au pouvoir après l’Indépendance, le combat des femmes en
Algérie, les événements de Kabylie d’avril 1980 et d’avril 2001 et enfin les émeutes de Ghardaïa en mai 2004.
C’est ce qui fait que la veillée funèbre organisée jeudi soir en son domicile à Tizi Ouzou et ses obsèques, qui ont eu lieu vendredi après la prière en son village natal d’Ighil-Tazert, ont attiré une foule nombreuse constituée notamment de ses collègues enseignants et de ses anciens étudiants de l’université Mouloud-Mammeri auxquels se sont joints ses amis du Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle d’Oran (Crasco) avec lesquels il a régulièrement collaboré durant de longues années en tant que directeur de recherche socio-anthropologique alors que la station régionale de radio-Tizi Ouzou a rediffusé, durant ces deux derniers jours, de nombreuses émissions radiophoniques animées, ces derniers temps, par cet éminent chercheur dont la disparition endeuille toute la communauté universitaire algérienne.

Mohamed HAOUCHINE

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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