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Le comité citoyen pour la défense de la bande boisée, appuyé par sept associations et trois partis politiques, a organisé, hier, une marche de protestation à Aokas. Par cette action, qui en appelle d'autres en cas de sourde oreille des autorités locales, on exige l’annulation du projet d’implantation des infrastructures hôtelières dans le cadre des zones d’expansion touristique (ZET) sur le littoral. Et par là même, demander le règlement définitif du problème de la décharge publique implantée près de la plage de la même localité. En effet, ils étaient plusieurs dizaines de marcheurs à battre le pavé sur un parcours menant de la placette du chef-lieu du village vers la RN9 avant de se diriger vers le siège de l’Apc, ensuite vers celui de la daïra où un sit-in a été observé. “Non à la destruction de la bande boisée” et “Les partis politiques et les associations toujours présents pour s’opposer à ce genre de projet” ont été autant de slogans inscrits sur des banderoles brandies pour l’occasion. Lors d’une prise de parole devant le siège de la daïra, les intervenants, dont des représentants des sections locales du PST, du FFS et du MPA, ont réitéré leur opposition à l’implantation des infrastructures hôtelières sur cet espace naturel considéré, selon eux, “comme le poumon de la région”. “Nous ne sommes pas contre le tourisme, mais pour un écotourisme”, a tenu à préciser un représentant du comité citoyen. Selon ce dernier, cette marche est un rappel aux autorités qu’en dépit du gel du projet, les défenseurs de la bande boisée restent mobilisés. Dans leurs interventions, les représentants du comité n’ont pas manqué pour l’occasion de réclamer le règlement définitif du problème de la décharge publique, source de désagréments aux habitants en raison des fumées suffocantes qui s’en dégagent, et de demander qu’une enquête soit ouverte sur toutes les constructions illicites à Aokas. Évoquant le problème de la bande boisée, le comité citoyen a estimé dans une déclaration remise à la presse la veille de cette action de rue, qu’en dépit du gel du projet par les pouvoirs publics à la suite d’un mouvement de protestation en février dernier, le problème persiste et les mêmes pouvoirs publics continuent à “afficher leur mépris” à leurs doléances. La décision du gel du projet tant décrié, soulignent-ils, n’est qu’une “tentative de diversion et une énième manœuvre dilatoire”. Les rédacteurs du document ont accusé également “les squatteurs et pollueurs” ainsi que “les prédateurs et dilapidateurs du patrimoine public, convertis en investisseurs”, lesquels ont jeté leur dévolu sur la bande boisée, “à la faveur d’un forcing rendu possible grâce à la docilité de l’administration et à la complicité de prétendus de représentants du peuple”. Le comité citoyen, qui s’est insurgé contre la passivité des autorités concernant le problème de la décharge publique d’Aokas implantée sur la bande boisée, a pointé du doigt les autorités locales qui, selon lui, “ne s’émeuvent pas” en dépit de la menace permanente que cette même décharge constitue sur la santé des habitants et sur l’environnement. À noter que cette action de protestation d’aujourd’hui intervient à quelques jours de l’annonce du ministre du Tourisme, Abdelouahab Nouri, faisant état de l’envoi prochain d’une commission qui se rendra dans quatorze wilayas côtières afin d’examiner la situation des zones d’expansion touristique (ZET) dont la plupart ont été détournées de leur vocation initiale. H. Kabir

Marche de protestation à Aokas

Le comité citoyen pour la défense de la bande boisée, appuyé par sept associations et trois partis politiques, a organisé, hier, une marche de protestation à Aokas. Par cette action, qui en appelle d'autres en cas de sourde oreille des autorités locales, on exige l’annulation du projet d’implantation des infrastructures hôtelières dans le cadre des zones d’expansion touristique (ZET) sur le littoral. Et par là même, demander le règlement définitif du problème de la décharge publique implantée près de la plage de la même localité.
En effet, ils étaient plusieurs dizaines de marcheurs à battre le pavé sur un parcours menant de la placette du chef-lieu du village vers la RN9 avant de se diriger vers le siège de l’Apc, ensuite vers celui de la daïra où un sit-in a été observé. “Non à la destruction de la bande boisée” et “Les partis politiques et les associations toujours présents pour s’opposer à ce genre de projet” ont été autant de slogans inscrits sur des banderoles brandies pour l’occasion. Lors d’une prise de parole devant le siège de la daïra, les intervenants, dont des représentants des sections locales du PST, du FFS et du MPA, ont réitéré leur opposition à l’implantation des infrastructures hôtelières sur cet espace naturel considéré, selon eux, “comme le poumon de la région”.
“Nous ne sommes pas contre le tourisme, mais pour un écotourisme”, a tenu à préciser un représentant du comité citoyen. Selon ce dernier, cette marche est un rappel aux autorités qu’en dépit du gel du projet, les défenseurs de la bande boisée restent mobilisés.
Dans leurs interventions, les représentants du comité n’ont pas manqué pour l’occasion de réclamer le règlement définitif du problème de la décharge publique, source de désagréments aux habitants en raison des fumées suffocantes qui s’en dégagent, et de demander qu’une enquête soit ouverte sur toutes les constructions illicites à Aokas.
Évoquant le problème de la bande boisée, le comité citoyen a estimé dans une déclaration remise à la presse la veille de cette action de rue, qu’en dépit du gel du projet par les pouvoirs publics à la suite d’un mouvement de protestation en février dernier, le problème persiste et les mêmes pouvoirs publics continuent à “afficher leur mépris” à leurs doléances. La décision du gel du projet tant décrié, soulignent-ils, n’est qu’une “tentative de diversion et une énième manœuvre dilatoire”. Les rédacteurs du document ont accusé également “les squatteurs et pollueurs” ainsi que “les prédateurs et dilapidateurs du patrimoine public, convertis en investisseurs”, lesquels ont jeté leur dévolu sur la bande boisée, “à la faveur d’un forcing rendu possible grâce à la docilité de l’administration et à la complicité de prétendus de représentants du peuple”.
Le comité citoyen, qui s’est insurgé contre la passivité des autorités concernant le problème de la décharge publique d’Aokas implantée sur la bande boisée, a pointé du doigt les autorités locales qui, selon lui, “ne s’émeuvent pas” en dépit de la menace permanente que cette même décharge constitue sur la santé des habitants et sur l’environnement.
À noter que cette action de protestation d’aujourd’hui intervient à quelques jours de l’annonce du ministre du Tourisme, Abdelouahab Nouri, faisant état de l’envoi prochain d’une commission qui se rendra dans quatorze wilayas côtières afin d’examiner la situation des zones d’expansion touristique (ZET) dont la plupart ont été détournées de leur vocation initiale.

H. Kabir

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