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Marché de Semmar : la fin d’une époque

Désormais, le marché de gros informel situé dans la commune de Gué-de-Constantine appelé communément “Semmar” est en train de vivre ses derniers mois. Après une existence d’une vingtaine d’années, ce vaste espace commercial des produits alimentaires dans lequel exercent quelque 800 commerçants et qui offre plus de 20 000 emplois fermera ses portes dans moins de deux ans. C’est le délai durant lequel sera construit un autre marché d’une dimension supérieure à Baba Ali, dans la commune de Birtouta, où une assiette foncière de 80 hectares vient d’être dégagée à proximité de l'autoroute. La décision est prise pour que ce marché soit réalisé suivant les standards internationaux. Le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, accorde un intérêt particulier à ce projet. Il multiplie ces derniers jours ses réunions avec l’Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa) pour trouver, d’un commun accord, des solutions à l’épineuse problématique des marchés parallèles. Les deux parties se sont mises d’accord pour que l’édification de ces futures halles soient financées par les commerçants eux-mêmes. Au cours d’une rencontre avec l’Ugcaa, M. Belaïb a, à ce propos, émis le vœu de voir les commerçants créer une entreprise qui s'occupera du design et de la réalisation. Mieux, il a annoncé également l'association de la société de réalisation et de gestion des marchés de gros des fruits et légumes (Magro) qui “détient une expérience à la réalisation de ces projets”. Une proposition qui, apparemment, n’arrange pas l’union, d’autant plus que son secrétaire général, Salah Souilah, estime que Magro a montré ses limites quant à la réalisation de ce genre de projets. Il est sceptique puisque, selon lui, cette société avait accusé des retards dans la livraison des huit marchés que la tutelle lui a confiés. Cela étant, le ministre a mis l’accent sur la nécessité d’accélérer les travaux de construction pour que cette large structure soit réceptionnée dans un délai ne dépassant pas deux ans.
Dans le cas où les commerçants ne parviendraient pas à assurer le financement intégral du projet, M. Belaïb évoque la possible contribution du gouvernement. Bakhti Belaïb a souligné que la concrétisation de ce marché est une expérience pilote pour ériger à l'avenir d'autres installations de même acabit afin de mettre fin définitivement aux marchés illicites. La Direction du commerce d'Alger (DCA) y a recensé près de 450 commerçants détenteurs d'un registre du commerce, soit 65% du nombre total. La DCA a, par cette action, voulu identifier les commerçants pour leur permettre de bénéficier de locaux à l'intérieur du nouveau marché. Ceux-là seront inscrits sur une première liste des bénéficiaires de locaux. Une autre liste sera établie pour ceux qui ne possèdent pas de registre du commerce ou qui ne l’ont pas encore renouvelé. L’intégration de ces grossistes dans le nouveau marché sera étudiée au cas par cas.

B. K.

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Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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