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Quelle mouche a donc piqué l’ancien président français pour s’en prendre à nouveau à l’Algérie ?

Nicolas Sarkozy s’en prend à nouveau à l’Algérie

Quelle mouche a donc piqué l’ancien président français pour s’en prendre à nouveau à l’Algérie ? Participant à une conférence consacrée au “monde aujourd’hui”, tenue récemment aux Émirats arabes unis, Nicolas Sarkozy est revenu sur le projet d’Union pour la Méditerranée (UPM) qu’il avait lancé en juillet 2008. Dans ce cadre, il a déploré la fermeture, depuis 10 ans, de la frontière entre l’Algérie et le Maroc, sans faire cas, à aucun moment, de la responsabilité des autorités de Rabat dans la décision de fermeture. L’ancien président français a même joué dans la simplification, réduisant celle-ci au seul conflit au Sahara occidental. Et, profitant de la présence d’ambassadeurs accrédités aux Émirats et d’hommes d’affaires, le président de l’UMP devenu parti des Républicains (droite) a affiché ses préférences pour le voisin de l’Ouest, soutenant que “tout le monde n’a pas la chance d’avoir un souverain comme le roi du Maroc”. Celui qui n’a jamais admis que l’Algérie ne soit pas tombée dans la bourrasque du printemps arabe a usé d’un langage vicieux, qui rappelle un certain verbiage colonial, encensant Mohammed VI qui “a modifié la Constitution au moment du printemps arabe” et “pris des risques politiques considérables qui ont garanti la paix au Maroc”. Par ailleurs, Sarkozy a clairement exposé ses couleurs, réaffirmant son soutien à Rabat et motivant son alignement par une vérité non démentie par les associations françaises de soutien au peuple sahraoui : “La position de la France a toujours été de soutenir la marocanité du Sahara occidental.” Mais le malheureux candidat à la présidentielle de 2012, qui ne cache plus ses ambitions pour 2017, s’est placé en porte-à-faux des nombreux rapports constatant et dénonçant les violations des droits de l’homme dans les zones sahraouies occupées, en déclarant : “On aurait du mal à me convaincre de la nécessité d’une République sahraouie dans une région du monde minée par le terrorisme.” Sarkozy, celui-là même qui, avec l’aide de Bernard Henry-Lévy, est derrière le chaos en Libye et qui aspire à revoir les accords d’Évian, a encore dérapé sur l’Algérie. Comme en juillet 2015 à Tunis, il a tenté de mener sa campagne anti-algérienne, se faisant cette fois l’avocat du Maroc. Laissant de côté les “affaires” qui le menacent, ainsi que les problèmes et défis auxquels fait face la France, l’ex-chef d’État s’est prêté à une évaluation sur notre pays, “si riche de ses potentialités et d’une population extraordinaire”, en estimant que “la question de son développement et de sa modernisation est posée”. Une question destinée à justifier la relance de son projet de l’UPM, en imputant la responsabilité à notre pays dans le sabordage de cette construction. “La priorité de la politique de la France doit être tournée vers la Méditerranée et je regrette que mon projet d’Union pour la Méditerranée ait été abandonné”, s’est-il plaint. Décidément, Sarkozy a raté l’occasion de se taire… encore une fois !

Hafida Ameyar

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Nicolas Sarkozy s’en prend à nouveau à l’Algérie

Par philhadj Temps de lecture: 2 min
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