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Israël, un État réputé pour ses violations à répétition du droit international en étant notamment la puissance occupante de la Palestine, a été élu à la présidence de la commission juridique de l’Assemblée générale de l’ONU. Un non-sens ! Comment l’État hébreu a-t-il réussi à arracher les voix de109 pays sur les 193 que compte l’Assemblée générale de l’ONU, qui lui ont permis d’être élu président de la commission juridique onusienne ? En effet, pour la première fois de son histoire, Israël a été élu à la présidence d’une structure de l’ONU, alors qu’il symbolise l’occupation et le déni de droit vis-à-vis de l’autre. Il ne fait aucun doute, que quand on traîne une réputation aussi mauvaise, on ne peut recourir qu’aux méthodes répréhensibles, notamment la corruption, pour convaincre les électeurs. Et pourtant, les textes fondamentaux de l’ONU stipulent clairement que “la Sixième commission est le forum principal pour l’étude des questions légales à l’Assemblée générale”. Israël n’a aucune qualification pour remplir cette mission. À part le gouvernement de Benjamin Netanyahu, qui n’a pas raté l’occasion de fêter bruyamment cette victoire, l’évènement a été pratiquement passé sous silence par la presse internationale. Israël a été élu par le groupe des pays occidentaux et autres à l’ONU, dont c’était le tour de choisir un président pour la commission. L’opposition du Yémen, au nom du groupe arabe, a été contournée par un vote. Même si l’élection s’est déroulée à bulletins secrets, des voix se sont élevées pour dénoncer un soutien de pays arabes à l’élection de l’État hébreu. Ils seraient au nombre de quatre à avoir voté en faveur d’Israël. Le fait que ce pays, qui représente l’occupation, soit porté à la tête de cette commission constitue un non-sens. D’ailleurs la déclaration de la responsable palestinienne Hanane Achraoui : “Il est ironique qu’Israël, un État qui continue à violer la loi et les conventions internationales, les lois humanitaires internationales et nombre de résolutions de l’ONU, soit nominé pour diriger une commission juridique dont l’objectif est de promouvoir la législation internationale et de protéger les libertés et les droits fondamentaux de l’homme”, résume parfaitement cette absurdité. Selon elle, “le fait que le groupe des pays occidentaux et autres se soient rangés derrière Israël tourne en dérision le système légal international et récompense Israël pour ses violations flagrantes de la législation internationale et pour ses actes de punition collective et de violence”. Il n’est pas logique qu’Israël préside la commission juridique de l’Assemblée générale, alors qu’il viole quotidiennement depuis 1948 les droits fondamentaux des Palestiniens. Pis encore, cette élection constitue un encouragement pour le gouvernement de Benjamin Netanyahu dans sa politique de déni des droits du peuple palestinien. Le hic dans l’histoire est que le bureau, qui assiste le président de la commission est formé de représentants de pays favorables à la cause palestinienne. Il s’agit du Pakistan, du Venezuela, de la Hongrie et de la Zambie. Merzak Tigrine

ONU : quand Israël prend la tête de la commission juridique

Israël, un État réputé pour ses violations à répétition du droit international en étant notamment la puissance occupante de la Palestine, a été élu à la présidence de la commission juridique de l’Assemblée générale de l’ONU. Un non-sens !

Comment l’État hébreu a-t-il réussi à arracher les voix de109 pays sur les 193 que compte l’Assemblée générale de l’ONU, qui lui ont permis d’être élu président de la commission juridique onusienne ? En effet, pour la première fois de son histoire, Israël a été élu à la présidence d’une structure de l’ONU, alors qu’il symbolise l’occupation et le déni de droit vis-à-vis de l’autre. Il ne fait aucun doute, que quand on traîne une réputation aussi mauvaise, on ne peut recourir qu’aux méthodes répréhensibles, notamment la corruption, pour convaincre les électeurs. Et pourtant, les textes fondamentaux de l’ONU stipulent clairement que “la Sixième commission est le forum principal pour l’étude des questions légales à l’Assemblée générale”. Israël n’a aucune qualification pour remplir cette mission.
À part le gouvernement de Benjamin Netanyahu, qui n’a pas raté l’occasion de fêter bruyamment cette victoire, l’évènement a été pratiquement passé sous silence par la presse internationale. Israël a été élu par le groupe des pays occidentaux et autres à l’ONU, dont c’était le tour de choisir un président pour la commission. L’opposition du Yémen, au nom du groupe arabe, a été contournée par un vote. Même si l’élection s’est déroulée à bulletins secrets, des voix se sont élevées pour dénoncer un soutien de pays arabes à l’élection de l’État hébreu. Ils seraient au nombre de quatre à avoir voté en faveur d’Israël. Le fait que ce pays, qui représente l’occupation, soit porté à la tête de cette commission constitue un non-sens. D’ailleurs la déclaration de la responsable palestinienne Hanane Achraoui : “Il est ironique qu’Israël, un État qui continue à violer la loi et les conventions internationales, les lois humanitaires internationales et nombre de résolutions de l’ONU, soit nominé pour diriger une commission juridique dont l’objectif est de promouvoir la législation internationale et de protéger les libertés et les droits fondamentaux de l’homme”, résume parfaitement cette absurdité. Selon elle, “le fait que le groupe des pays occidentaux et autres se soient rangés derrière Israël tourne en dérision le système légal international et récompense Israël pour ses violations flagrantes de la législation internationale et pour ses actes de punition collective et de violence”.
Il n’est pas logique qu’Israël préside la commission juridique de l’Assemblée générale, alors qu’il viole quotidiennement depuis 1948 les droits fondamentaux des Palestiniens. Pis encore, cette élection constitue un encouragement pour le gouvernement de Benjamin Netanyahu dans sa politique de déni des droits du peuple palestinien.
Le hic dans l’histoire est que le bureau, qui assiste le président de la commission est formé de représentants de pays favorables à la cause palestinienne. Il s’agit du Pakistan, du Venezuela, de la Hongrie et de la Zambie.

Merzak Tigrine

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ONU : quand Israël prend la tête de la commission juridique

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